Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 Evolution du Maroc en 1951.

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:27

page 47

- Selva Frères, Travaux Publics - Bâtiment, Casablanca.


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:28

page 48
- A. Football, rugby, athlétisme, mouvements d'ensemble; B. Tennis couverts, escrime, boxe ; 1. Salle d'honneur, administration, places réservées, journalistes, athlètes ; 2. Accès gradins couverts ; 3. Accès gradins non couverts ; 4. Tunnel conduisant à la gare routière ; 5. Grande entrée du stade ; 6. Entrée et sortie bâtiment « B » ; 7. Parking.


LE STADE D'HONNEUR DE CASABLANCA


CASABLANCA  aura bientôt  son  stade, un stade digne de la grande ville nord-africaine,  un stade désiré et  réclamé depuis   longtemps   par   tous   les   sportifs   du Maroc.   Le   premier   coup  de  pioche  a  été donné en mars  1950.
Situé entre le quartier du Maarif et celui de l'Hippodrome, au sud du boulevard Louis Barthou, l'ensemble des bâtiments et des terrains du stade couvrira une superficie totale de 10 hectares environ.
Le projet de M. Dangleierre, architecte, comprend :
1" le stade d'honneur proprement dit, comportant 30.000 places assises, destiné aux compétitions de football, de rugby et d'athlétisme, et aux mouvements d'ensemble.
2"    Deux    grands    parkings   de    500 voitures chacun, un parking pour les voitures officielles et une gare routière pour les services d'autobus ;
3° une enceinte couverte de 6.000 places assises pour les compétitions de tennis, de basket-bail, de volley-ball, d'escrime et de boxe, entourée d'un certain nombre de courts et de terrains réservés aux éliminatoires.
Le grand axe du plateau du stade d'honneur est orienté nord-sud, légèrement incliné vers l'est. Long de 230 mètres sur 130 mètres de large, il permettra l'installation d'un terrain de football, d'un terrain de rugby et de pistes d'athlétisme. Le plateau sera séparé des gradins par un fossé à bords francs, isolant des compétiteurs et les mettant à l'abri de « l'enthousiasme des foules... »
Les gradins, établis en amphithéâtre, permettront au plus grand nombre de spectateurs d'avoir le dos au soleil couchant.
Au centre de la partie ouest des gradins se trouvera la tribune d'honneur, contenant 700 places, avec une tribune de 70 places réservée aux représentants de la presse. ...


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:30

page 49
- Ce que sera le stade d'honneur : photographies de la maquette réalisée par M. Jean Rémy, d'après les plans de M. Dangleterre, architecte. - En bas, à gauche : la tribune d'honneur.
- Ci-dessus ; l'implantation du stade par rapport à la ville. Photomontage réalisé à partir d'une vue aérienne de M. Flandrin.
- Ci-contre et ci-dessous : détails des piliers-contrepoids du portafaux de la tribune. A gauche, on aperçoit la gare des autobus et le tunnel de raccordement à la route.

A droite et à gauche de cette tribune d'honneur, les gradins couverts abriteront 7.500 places. Les gradins d'extrémité, non couverts, contiendront 19.500 places ei les gradins Est 4.000.
L'accès aux gradins se fera par une large galerie couverte et circulaire. Cette galerie permettra aux spectateurs de venir se détendre aux « entractes ». L'entrée d'honneur et les entrées des gradins couverts seront constituées par trois passerelles jetées au-dessus de la gare routière, située en contrebas.
Sous les gradins seront installés les vestiaires, répartis en deux quartiers, pour 240 hommes et 120 famines, groupés par salles de 20, avec douches, ainsi que l'infirmerie comprenant le bureau du médecin, une salle d'attente et une salis de visite ou de pansement. Enfin, dans l'axe des deux quartiers, se trouvera une piscine d'eau chaude.
Toute la construction sera faite en béton armé vibré. On prévoit 5.500 m3 de béton et l'emploi de 790 tonnes d'acier. Signalons en passant, que trois ingénieurs ont collaboré à l'étude de celle construction, MM. Lossier, Bureau Hennebique et de Ziegler.
LES TRAVAUX EN COURS
La première tranche des travaux a été confiée à l'entreprise Quillery. Elle comprend la gare routière, les gradins de tribune et le poriafaux.
Les terrassements pour le plateau ont intéressé 122.000 m2. Le terrain présentant une nette dénivellation, celle-ci a été utilisée de telle manière que l'accès aux gradins se fasse pratiquement de plein pied, tandis que la gare des autobus, se trouve en sous-sol.


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:31

page 50
- De   gauche   à   droite    :    Le   Docteur   Daléas,    MM.   Renaudin   et   Sory, architectes,  le Docteur Charbonneau.
- A l'hôpital Colombani   :  En blouse blanche,   le Docteur Chenebauli;  au second   rang    :    M.    Baraduc    et   le   Docteur   Sicauli,   Directeur   de   la Santé Publique.

L'EQUIPEMENT SANITAIRE A CASABLANCA
par le Docteur CHARBONNEAU Médecin-Chef de l'Hôpilal Maurice Gaud

IL serait impossible au cours de ce bref exposé de parler des réalisations en cours  au  Maroc  dans le domaine de la Santé Publique. Nous noterons simplement que de grands hôpitaux de plus de 500 lits sont en construction à Oujda, Meknès, Rabat et Safi, que les hôpitaux de Marrakech et de Fès  ont été agrandis et modernisés,  que le nombre  de lits d'hospitalisation dans la région d'Agadir a doublé depuis deux ans.
La ville de Casablanca avait pris, pendant la guerre, une extension telle que les formations sanitaires déjà existantes se révélèrent insuffisantes. Il devenait donc urgent de construire de nouveaux hôpitaux et dispensaires.
Avant d'aborder l'étude succincte de ces différentes formations il ne paraît pas inutile de donner un plan d'ensemble de l'organisation sanitaire de la ville.
Les Européens trouvent à l'hôpital Colombani tous les services d'hospitalisation et de consultation indispensables. Cependant il fallut agrandir ou transformer complètement certains services pour répondre aux besoins nouveaux dus à l'accroissement de la population.
Mais le problème était beaucoup plus difficile à résoudre pour les Marocains dont la population avait proportionnellement augmenté beaucoup plus et qui utilisent toutes les formations sanitaires mises à leur disposition. Il était nécessaire d'avoir une organisation en surface et en profondeur qui puisse répondre aux nombreux besoins. Le plan suivant fut adopté. A la base, des dispensaires de quartier permettent à tous de recevoir des petits soins sans avoir à se déplacer.
Au centre des grands secteurs urbains : Nouvelle Médina, Ancienne Médina et Quartier Industriel, des Centres de Santé furent établis. Les Marocains y trouvent, non seulement des consultations de médecine générale mais de chirurgie, d'oto-rhino-laryngologie, de dermato-vénérologie, de pneumologie, de pédiatrie et de femmes enceintes. Enfin les hôpitaux généraux et spécialisés complètent cette œuvre importante.
L'hôpital musulman « Maurice Gaud » pour les Marocains musulmans et l'hôpital « Jules Mauran » pour les Marocains Israélites,  reçoivent  tous les  malades  médicaux  et  chirurgicaux.
Par ailleurs les tuberculeux pulmonaires sont groupés à l'hôpital d'El-Hank, les malades atteints de tumeur, aux salles ...


IT would be impossible to give an adequate idea of the work accomplished by the Health Services of Morocco in such a brief account as this.
We would simply point cut that large hospitals of more than 500 beds are being built in Oujda, Meknes, Rabat and Safi. that Ihe hospitals of Marrakech and Fez have been extended and modernised and that the number of hospital beds in the Agadir region has doubled in two years.
During the war years, Casablanca grew at such a pace that the health services already in existence proved insufficient. Thus the construction of new hospitals and infirmaries became urgent and a wide programme of health equipment was drawn
up as soon as hostilities ended.
Before giving a concise study of lire different branches, a general idea of the health organisation of the town would be valuable.
The European population receives all the necessary hospital and consultative services in the Colombani hospital. It has been necessary to enlarge or transform completely certain services to answer the needs of the increasing population.
The problem was much more difficult for the Moroccan population which has increased at a much greater rate and makes   use  of  all   the  health  services  at  its   disposal.  A   wide and, at the same time, graduated organisation was necessary to answer the various requirements. The following plan was adopted. On the lowest level, district dispensaries deal with all minor accidents on the spot, so that the patients are not Obliged to go far for the treatment of minor ailments.
In the main sectors of the town, Nouvelle Medina, Ancienne Medina and the industrial districts, clinics have been established where Moroccans are given not only general medical consultations, but also surgery, nose, throat and ear care, treatment for venereal skin diseases, lung troubles and pregnancy. The work is completed by the general and specialized hospitals.
The hospitals Maurice Gaud for Moroccan musulmans and Jules Mauran for Moroccan Jews, give all medical and surgical care Each hospital has a maternity ward.
Otherwise tubercular patients are put into the hospital of El Hank, those With tumours in the Salle Speder, nervous disorders and lung cases requiring surgical treatment in the new wards of the Colombsni hospital. Finally the Ben Ahmed Sanatorium, the preventive centre of Oued-Zem for boys and that of Sidi El Ayachi for girls, bring to an end this list of hospitals in the Casablanca region.
Thus a brief account of the Casablanca health services was not useless before dealing with the units opened during 1951. Such a rough outline brings into rslief the efforts made.
The musulman hospital « Maurice Gaud » was completed during 1951. A first series of 200 beds was inauguarated January 15 th 1949. In 1950, 150 new beds were put at the disposal of the public and during 1951, 350 other beds, 50 being for maternity cases, were added.


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:33

page 51
- L'inauguration du contre ami-cancéreux de l'hôpital Colombani : De gauche à droite : Le Docteur Fournïer, médecin-chef du centre Bergonié, S.E. Si Tayeb el Mokri, pacha de Casablanca, M. Marazzani, Me Zarrouk.
- Ci-dessous : Le nouvel Hôpital Maurice-Gaud. Remarquer la disposition générale « en peigne ». L'ensemble de l'édifice couvre 12.000 m2; il comprend 8 pavillons de 60 lits chacun, reliés entre eux par une rue couverte. Deux grandes entrées : Chirurgie et Médecine.
Les plans sont de MM. Renaudin, Sory et Perrotte, architectes D.P.L.G. Les travaux ont été exécutés par l'entreprise Rosiagni-Cabaret.

... Speder du Centre Bergonié de Colombani, les affections neurologiques et pulmonaires relevant de la chirurgie, dans les nouveaux pavillons de l'hôpital Colombani. Enfin le sanatorium de Ben Ahmed, le préventorium d'Oued-Zem pour les garçons et celui de Sidi El Ayachi pour les filles, complètent l'équipement hospitalier de la région de Casablanca.
Il n'était pas inutile de décrire rapidement l'organisation sanitaire de la ville de Casablanca avant de donner quelques renseignements sur les formations ouvertes au cours de l'année 1951. Cet aperçu schématique souligne l'effort réalisé.
L'hôpital musulman « Maurice Gaud » a été terminé au cours de l'année 1951. Une première tranche de 200 lits avait été inaugurée le 15 janvier 1949. En 1950, 150 lits nouveaux furent mis à la disposition du public et, au cours de l'année 1951, 350 autres lits, dont 50 lits de maternité, ont été installés.
Le premier service de consultation du « Centre de Santé des Roches Noires », situé au milieu du quartier industriel, a été ouvert en 1950 mais, au cours de l'année 1951, les services spécialisés ; service de ramassage de sang, pneumologie, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie, dermato-vénérologie, ont commencé à fonctionner.
L'important « Centre de Santé de la Nouvelle Médina », où sont examinés et soignés plus de 1.500 malades par jour, a été agrandi. Le 1" mai, les nouveaux services de pneumologie et de pédiatrie ont été ouverts au public. Au mois de janvier, les salles du Centre Bergonié, destinées aux Marocains atteints de tumeurs, ont reçu les premiers malades tandis que, sous la présidence effective du docteur Aujaleu, directeur de l'Hygiène Sociale au Ministère, le pavillon des tuberculeux européens et le service de chirurgie pulmonaire destiné à l'ensemble de la population ont été inaugurés le 7 juin 1951.
En 1950, les nouvelles salles de la Maternité de Jules Mauran, les dispensaires d'Aïn Chok et de la rue Larrey avaient ouvert leurs portes. En 1951, la plus grande partie des formations prévues au programme d'équipement est achevée si bien que l'on peut affirmer que l'infrastructure de l'équipement sanitaire de Casablanca est actuellement terminée.
Mais les programmes de constructions dans le domaine sanitaire varient avec les techniques et les besoins ; il convient également dans ce pays, de tenir compte de l'évolution sociale des habitants et des problèmes humains. Aussi d'autres chantiers sont-ils déjà ouverts, notamment au cœur des cités prolétariennes de Ben M'Sik et des Carrières Centrales, afin de répondre aux immenses besoins des populations marocaines.


The first consulting service of the « Centre de Sante des Roches-Noires » situated in the centre of the industrial district, was opened in 1950 but during 1951 special services for blood collecting, lung troubles, throat nose ear ailments, and venereal skin diseases were opened to the public. In January, the wards of the Centre Bergonra, destined for Moroc-
can tumour sufferers, were opened to the first patients, while, under the very capable direction of Doctor Aujaleu, Directeur de 1'Hygiena Sociale au Ministers, the wing for European tubercular cases and the lung surgery service open to the population as a whole, were inauguarated on June 7th 1951.
In 1950 the new wards of the Jules Maura n maternity wing, the dispensaries of Aim Chock and la rue Larrey had opened their doors to the public. In 1950 the greater part of the units foreseen in the equipment programme was completed so that it can be elaimed that, on the lower levels, the equipment of Casablanca health services is now complete.
But the Construction programme in the health section varies with technique and requirements. Attention must be paid, at the same lime, to the social evolution and the human problems of the country. Thus other building sites are already being used, especially in the centre of the working class districts of Ben M'Sik and the Carrieres Cenlrales, to provide for the great needs of the Moroccan Population.


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:34

page 52


L'OFFICE de COTATION des VALEURS MOBILIÈRES


ORIGINES DE LA BOURSE DE CASABLANCA
L'Office de Cotation de Casablanca remonte à 1929. A cette époque, il n'était qu'un simple office de compensation traitant un nombre réduit de valeurs chéri-fiennes et siégeant à la Banque d'Etat. Les établissements de crédits de la zone française du Maroc étaient et restent encore les seuls intermédiaires habilités à régulariser les échanges entre acheteurs et vendeurs. En fait, on ne peut dire que l'Office est une Bourse des Valeurs au sens spécifique et intégral du terme. Son armature de fonctionnement n'est pas identique à celle de la Bourse de Paris, les agents de change ou courtiers agréés n'existant pas au Maroc. Cependant, son activité opératoire s'apparente à celle d'une bourse des valeurs. D'autre part, les diverses réformes de structure accomplies depuis l'origine ont tendu à faire de l'Office un organisme bien conçu pour l'action pratique susceptible de rendre les mêmes services qu'une bourse officielle et de donner toutes garanties à la clientèle appelée à l'utiliser.

EVOLUTION DE L'OFFICE DE COMPENSATION
De 1929 à 1940, le nombre des valeurs inscrites à la cote s'est accru progressivement. Des dispositions nouvelles visant l'amélioration du fonctionnement de l'Office sont intervenues durant la période de guerre.
En 1943, aux termes de l'arrêté du 18 juillet, de nouvelles modifications sont SDportées à la structure administrative de l'Office.
C'est à partir de 1949 qu'est abrogée la réglementation de guerre. L'enregistrement des opérations par cessions directes cesse d'être obligatoire. Par ailleurs, l'Office de Cotation est investi du monopole de la négociation des valeurs mobilières admises à la cote.
Le régime des introductions fait l'objet d'une procédure précise et de conditions particulières. Seules seront admises aux négociations de l'Office les valeurs saines, solides, justifiant d'un standing éprouvé.

LES AMÉLIORATIONS DE L’ANNÉE  1951
Les mesures intervenues que nous venons d'exposer, pour nécessaires et bienfaisantes qu'elles apparaissent, n'en ont pas moins été jugées insuffisantes. En effet, le volume des transactions s'avérait à l'expérience encore étriqué. En 1949 et en 1950, la moyenne des échanges se chiffrait seulement à 250 millions par mois. Ce qui ne représente guère plus de la moitié du niveau atteint en 1947-1948 pendant la fameuse et regrettable période de hausse. L'étroitesse permanente du marché décourageait, il faut bien le dire, les usagers de la! Bourse, peu enclins à immobiliser leurs capitaux, si la possibilité ne leur est pas offerte, en cas de nécessité absolue, de se dégager à courte échéance.
Le Comité de Direction de l'Office, à la suite d'une décision prise fin décembre 1950, conclut alors à la nécessité d'assouplir le fonctionnement de l'organisme et d'élargir son champ opératoire. En conséquence, à dater du 8 janvier dernier, il a été créé des séances quotidiennes, sauf le samedi et le dimanche. Afin de faciliter les arbitrages éventuels avec les places extérieures, les horaires des séances ont été fixés de 10 heures 30 à 12 h. 30. La procédure de la criée appliquée à l'origine sur cinq valeurs a été étendue à quarante valeurs. Certains titres traités hors cote et devenus plus suivis ont été inscrits à la cote officielle. L'inscription au tableau est permise à des valeurs françaises extra-marocaines mais qui ne pourront être introduites qu'après libération de la SICOVAM et des formalités de regroupement. Il a été même envisagé d'admettre aux négociations quelques valeurs étrangères.
On ne saurait trop souligner l'importance réelle des réformes intervenues par les conséquences qu ' elles impliquent. L'inscription des valeurs nouvelles au tableau ne pourra que décongestionner le marché et, partant, lui assurer un meilleur équilibre. En outre, la faculté de transférer librement au Maroc les titres regroupés offre aux porteurs l'indéniable avantage de la possession matérielle des titres. Les réformes réalisées se sont d'ailleurs produites à un moment favorable. Les capitaux métropolitains affluant au Maroc trouvent en ce moment des conditions attractives de placement par ce fait que les valeurs mobilières affranchies des servitudes de la métropole bénéficient ainsi de privilèges qui ne sont pas à dédaigner. Il est hors de doute qu'à la faveur d'une telle situation le Maroc est en passe de devenir un marché financier d'envergure.

L'ESSOR ACTUEL DE L'OFFICE DE COTATION
La portée des mesures que nous venons d'exposer n'a pas manqué de se manifester par des résultats positifs. Depuis le début de janvier, l'activité boursière de l'Office de Cotation s'est considérablement améliorée. Alors que le volume des échanges, nous l'avons déjà dit, voisinait 250 millions par mois, au cours de ces deux dernières années, l'année 1951 a enregistré 625 millions pour janvier, 755 millions pour février, 640 millions pour mars. La quantité de titres échangés a suivi un accroissement parallèle. De 50.000 moyenne mensuelle de 1950, elle passe à 79.000 en janvier 1951, 117.000 en février, 95.000 en mars. La hausse généralisée des cours constatée depuis le début de cette année, n'entre que pour une part très relative dans l'augmentation révélée. Par ailleurs le marché des obligations et rentes a présenté une grande stabilité. Les négociations sur les revenus variables (actions et parts) ont quadruplé en février, triplé en mars.

L'AVENIR DE L'OFFICE DE COTATION
Comme on peut s'en rendre compte, les dispositions prises par la Direction de l'Office se sont révélées concluantes par leurs résultats encourageants. De cette expérience, il ressort que l'Office de Cotation offre désormais à la base toutes les conditions requises pour s'ériger en véritable Bourse des Valeurs. Cette question, à vrai dire, n'est pas nouvelle et aurait été mise à l'étude. Toutefois, dans les milieux officiels, on estime que la transformation de l'Office en Bourse des valeurs serait une initiative prématurée dans la conjoncture actuelle. Le problème est assez complexe en soi en raison des aménagements nouveaux que nécessiterait l'organisme ainsi transformé. A cet effet, il postule un examen approfondi des opportunités à saisir et des difficultés à surmonter. En particulier, l'installation d'agents de change ou de courtiers agréés implique a priori l'existence d'un marché extrêmement actif, enrichi au surplus d'une gamme de valeurs cotables aussi variée qu'extensible.
Quoi qu'il en soit, l'Office de Casablanca est promis à un avenir indiscutable. Son armature administrative est parfaitement au point. Son Comité de Direction s'efforce d'en perfectionner les rouages. Rappelons que l'Office fait paraître tous les jours de séance un Bulletin de cotation des valeurs accessible au public par voie d'abonnements et qui indique les cours de tous les titres admis : revenus fixes, revenus variables, classés par catégorie économique des sociétés. En outre, une partie est réservée aux valeurs admises au hors-cote, au cours des monnaies d'or ainsi qu'aux informations financières concernant les sociétés cotées. Le local où s'effectuent les opérations de l'Office est situé rue Georges Louis à côté de l'immeuble de la « Vigie Marocaine ». Le public est autorisé à assister aux séances. Des cabines téléphoniques installées dans le local sont mises à la disposition des membres adhérents à l'Office qui ont ainsi la possibilité de communiquer avec l'extérieur et particulièrement avec Paris.


THE Casablanca Quotation Office, created in 1929 was al the beginning only a clearing house dealing with a small number of Moroccan Securities. Since then, the Quotation Office, though not yet deserving the name of a security stock exchange, continues to increase in size, several official decrees having improved its organisation. In 1949 the Office was given the monopoly of transaction in listed transferable securities and in 1951 the daily sittings were made the rule except on Saturdays and Sundays.
Since January 1951 the Stock Exchange activity of this Office has become more brisk. Whereas the volume of transaction was formerly about 250 millions per month, it attained the 625 million mark in January, 755 million in February and 95 million in March. On the other hand the stock and share market has proved very steady.
The Quotation Office thus presents at present all the conditions required for the setting up of a Stock Exchange, but such a transformation at the present juncture, would seen premature. It must be added thai French extra-Moroccan securities may be introduced, onto the market, after certain formalities. The consequence of this is to assure a better balance.



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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:36

page 53


LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D'INDUSTRIE DE CASABLANCA

RÉSUMER en une page l'activité déployée pendant une année par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca, n'est pas chose aisée, cette compagnie manifestant avec ardeur une activité constructive résolument orientée vers l'avenir,
Avec une vigueur sans défaillance, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca a défendu le principe de la liberté économique tout au long des mois qui viennent de s'écouler. Elle a défendu l'œuvre française au Maroc, inscrite dans des résultats probants : les exportations n'ont-elles pas, en 1951, couvert 54 pour cent des importations ? La superficie des usines nouvellement construites, qui était de 160.000 mètres carrés en 1947, n'est-elle pas passée à 300.000 mètres carrés en 1950 ? Voilà qui est éloquent et comme ces nouvelles usines sont admirablement outillées, tandis que leur superficie doublait, le montant des investissements les concernant triplait, compte tenu des fluctuations de la monnaie.
Se préoccupant de l'angoissant problème du logement, la Chambre de Commerce et d'Industrie créait le Comité Interprofessionnel du Logement, ou C.C.I. dont nous parlons d'autre part, et organisait dans ses locaux, les Journées de l'Habitat, sous la présidence de M. le Ministre plénipotentiaire, délégué à la Résidence générale et en présence de M. Lambert-Ribot, Maître des Requêtes au Conseil d'Etat, Président du Centre National pour l'Amélioration de l'Habitat.
Au Conseil du Gouvernement comme à la Commission du Budget, la voix de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca s'est faite entendre pour demander avec énergie des compressions dans tous les domaines, et exposer la nécessité de créer un Haut Conseil Economique; la France aurait la possibilité de résoudre les graves problèmes que posent d'une part l'accroissement des populations d'Afrique du Nord et d'autre part les régions insuffisamment peuplées et exploitées de l'A.O.F. et de l'A.E.F.
Les travaux du port de Casablanca continuent de retenir l'attention de la compagnie, et l'inauguration du quai Les Enfants a été pour celle-ci l'occasion d'affirmer, une fois de plus, l'intérêt qu'elle porte au port et sa reconnaissance à l'égard de ceux qui le construisent. La mémoire de M. Les Enfants, mort sur la brèche, à la tête des Entreprises Schneider, ne périra pas et il était juste qu'elle soit officiellement honorée.
La Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca avait été saisie dès 1949 du projet de travaux à exécuter au port entre 1949 et 1952. A l'époque, le président de la Compagnie avait insisté sur la nécessité de voir grand et d'agir vite. On a vu plus haut qu'il avait été suivi et que les travaux exécutés ou en cours d'exécution doteront le port de Casablanca d'un avant-port de 240 hectares, d'un nouveau môle de 700 mètres de quai et d'une forme de radoub. En outre, l'outillage et l'équipement seront complétés, une gare de triage maritime sera réalisée et éventuellement créée une zone franche, dont le principe a été admis.
C'est également dans l'immeuble de la C.C.I. que s'est tenue la réunion de la Commission des Ports qui a mis au point les projets concernant les travaux à exécuter dans les ports du Maroc, au cours des années à venir.
La Chambre de Commerce et d'Industrie a protesté contre un projet de relèvement des taxations portuaires destiné à combler le déficit de la manutention marocaine, estimant à juste titre, qu'il n'appartenait pas aux usagers actuels du port de supporter la charge des travaux dont bénéficieront les générations à venir. Elle a, d'autre part, en accord avec les groupements professionnels intéressés, mis au point un projet de parc de stockage des huiles végétales d'importation, et obtenu l'abaissement du tarif appliqué au chargement du vin en vrac afin d'encourager au maximum l'exportation des vins marocains.
Enfin, un projet d'installation et d'exploitation d'un entrepôt frigorifique sur le môle Choix a été étudié.
De nombreuses études ont été faites et de nombreux rapports ont été adressés par des commissions spécialisées au cours de l'année, notamment au sujet de l'application de la taxe judiciaire en matière de réalisation de marchés commerciaux, l'attribution des licences de transport à Casablanca, l'application du supplément à l'impôt des patentes aux revenus mobiliers de certaines sociétés, les projets d'arrêtés viziriels concernant la sécurité et l'hygiène des travailleurs, les modifications au dahir créant la Caisse d'Aide Sociale et à l'arrêté résidentiel déterminant ses modalités d'application, l'évaluation de la valeur loca-tive des établissements industriels et commerciaux servant de base au calcul de la patente, les conditions d'exercice de la profession d'assureur et un certain nombre d'arrêtés sur la réglementation de la durée du travail, le nouveau régime des allocations familiales, etc...
Enfin, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca est représentée dans des organismes de plus en plus nombreux, parmi lesquels nous ne citerons que la commission de révision des listes électorales, le comité de lutte contre la vie chère, la Commission ...


THE activity of the Casablanca Chamber of Trade and Industry has been revealed during ('he past two years by the opening up of port extension works, previously elaborated by this authority. These works will provide the port of Casablanca with a new breakwater with 700 metres gf wharf an outer harbour 240 hectares in area and a graving dock.
The Chamber of Trade and Industry of Casablanca, has defended, during the whole of the year 1951, the principle of economic freedom on one hand and on the other, french achievements in Morocco, achievements proved by the following figures.
In 1950, the exports covered 54 % of the imports and the surface occupied by newly-built factories passed from 160,000 square metres in 1947 to 300,000 in 1950.
The C.C.I, has taken part in the creation of the Union of Chamber of Trade « Maroc-Atlantique ».
Problems examined are those of housing, mo roc can port-improvement, social security, high cost of living, etc... and this Chamber has taken part in the meetings of numerous organisations, notably the " Commission des Accords Commerciaux " which modifies proposals made when international agreements are renewed.


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:37

page 54
- L. BARBER Ldt, Casablanca.

... de fixation des prix des garnis et des chambres d'hôtel, la Commission des accord commerciaux qui examine et met au point les propositions à présenter au Gouvernement de la République à l'occasion du renouvellement des accords commerciaux avec les pays étrangers, la Commission régionale d'Assistance et d'Entraide, la Commission itinérante de classement des hôtels de tourisme, etc...
La liste en est longue et ne peut trouver place dans ces colonnes.
Le rayonnement de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca se fait sentir à l'extérieur, grâce à une politique de présence qui s'est traduite notamment par sa représentation à l'assemblée des Chambres de Commerce de France, à Paris et à la XXV0 conférence des Chambres de Commer-se Françaises de la Méditerranée à Marseille en octobre 1950. Au cours de cette conférence, M. Marill, président de la CCI. a présenté un rapport d'ensemble sur la situation économique du Maroc en 1949 et pendant les trois premiers trimestres de 1950.
En accord avec la Chambre de Commerce de Bordeaux, la C.C.I. a participé à la création de l'Union des Chambres de Commerce « Maroc-Atlantique », à laquelle ont adhéré toutes les Chambres de Commerce et d'Industrie du Maroc, toutes celles des ports français de l'Atlantique et la Chambre de Dakar.
La C.C.I. était également présente à la Foire de Bordeaux et au Congrès internaticnal des Chambres de Commerce qui s'est tenu à Rome et auquel participaient trente-quatre pays étrangers, ainsi qu'aux Journées d'Etudes qui se sont tenues à Paris et avaient trait à l'écoulement des produits nord-africains.
D'autre part la C.C.I. a reçu une délégation de la Chambre de Commerce de Bordeaux ayant à sa tête son président et le général Chaban-Del-mas, député maire de Bordeaux, puis des délégations des Chambres de Commerce de Brest, de Dunkerque, de Dieppe, de Rouen et de Marseille. Elle a reçu également une délégation franco-suédoise,, comprenant plusieurs hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères de Stockholm, M. Depret-Bixio, conseiller commercial près l'ambassade de France à Berne, avec lequel elle a étudié le développement des exportations marocaines vers la Suisse, enfin une délégation de commerçants suisses venus pour envisager l'accroissement des relations économiques entre la Suisse et le Maroc.
Achevons ce tour d'horizon rapide en rappelant que c'est à Casablanca que se sont tenues les principales journées du Congrès International des Echanges et que c'est au Maroc que se réunira en 1952, le Congrès de la Chambre de Commerce Internationale.
Il ne nous est pas possible de nous étendre plus longuement sur l'activité de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca qui, on s'en doute, est fréquemment intervenue auprès des hautes autorités du Protectorat pour défendre les intérêts du commerce et de l'industrie privée et favoriser les exportations. On se souvient également que la C.C.I. a obtenu du gouvernement français un « modus vivendi » dans le conflit dit « des sardines », qui respecte les intérêts des industriels marocains de la conserve.
Cette activité de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Casablanca a le mérite d'œuvrer en vue de l'intérêt général. Elle participe à cette œuvre française au Maroc qui se poursuit en dépit de toutes les difficultés pour le plus grand bien du pays.


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:38

page 55
- FEAU - MAROC, Casablanca.
- BROUCHET, Casablanca.


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:39

page 56

- SAMI, Société d'Applications Mécaniques et Industrielles, Casablanca.


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MessageSujet: Evolution du Maroc en 1951.   Ven 5 Juil - 13:40

page 57


- Le port  de Fédala. Au premier plan, le pori de pêche, au fond, le port de commerce et des produits pétroliers.



FEDALA AU TRIPLE VISAGE

FEDALA est à la fois une station balnéaire, un port pétrolier et une cité industrielle. Sous ces trois aspects, Fédala ne cesse de se développer et les deux années qui viennent de s'écouler ont été marquées par des événements importants.
A Fédala, on a eu sans doute moins de difficultés qu'à Casablanca pour délimiter d'une façon absolue les quartiers résidentiels et le quartier industriel. Grâce à cette séparation très nette entre les deux villes, le développement des usines et leur multiplication, phénomène auquel nous assistons actuellement, ne nuiront en rien au charme et à l'agrément de la station balnéaire.
Une ceinture de verdure servira bientôt de frontière entre les deux zones, celle de la plage et celle des usines. Une route sera prochainement construite et raccordée à la grand'route de Casablanca pour éviter aux baigneurs et aux estivants, la traversée du quartier industriel. Un pont sera établi en aval du pont actuel, sur l'Oued Mellah, et l'on accédera directement, en traversant le parc dont les ombrages rivalisent d'harmonie avec les massifs de fleurs, à la plage qui s'étend jusqu'au rocher Mannesman. La plage de Fédala est un joyau serti entre d'autres. Cette situation privilégiée devait entraîner toute une série d'aménagements que nous ne ferons que citer : le golf, les tennis et un champ de course où se retrouvent les turfistes dès la fin de la saison d'Anfa. On projette l'installation de nouveaux courts de tennis, d'un terrain de polo et d'une carrière pour les cavaliers.
Pour être plus accueillante à ses visiteurs, la ville s'efforce ...


FEDALA is, at the same time a seaside resort, a petrol port and an industrial town. These three sections of the town continue to develop and great efforts have been made during the last two years.
It is less difficult in Fedala than in Casablanca to see where the industrial district ends and where the residential one begins. On account of this very clear dividing line, the development and amazing increase in number of the factories will in no way decrease the attractiveness of Fedala as a seaside resort.
A bell of graen will soon separate the two zones that is to say the beaches and the factories. A road will be made, leading to the main Casablanca road to save summer visitors and bathers passing through the industrial quarter.
Fedala beach is a perfect exemple of the many delightful ones along the coast. From the Senatta beach as far as the centre of Port Blondin, these twenty-five kilometres of sandy shore attract baihars. Such a fortunate situation should bring along with it a whole series of amusements which we will only mention in passing, such as golf links, tennis courts and a racecourse. The laying out of new tennis-courts has been planned as well as a polo-pitch and a race-course.
The earliest industry established in Fedala was the canning industry, justified by its development as a large fishing port Others soon followed as a result of the increasing industrialisation ...

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