Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 MAROC 1950

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: MAROC 1950   Sam 14 Juil - 8:50



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Edition FONTANA - Casablanca 1950








SA MAJESTE SIDI MOHAMED BEN YOUSSEF. Sultan du Maroc.



Le Général d'Armée A. JUIN. Commissaire Résident Généralde la République Française au Maroc.


Cet album est le témoignage de la vitalité et du dynamisme de ce pays. Notre jeune équipe n'aurait pu mener à bien cette œuvre de propagande sans l'appui et la compréhension des Services Officiels et des Industriels et Commerçants marocains.
A ceux qui nous ont fourni la documentation rédactionnelle et photographique, aux souscripteurs de publicités et d'ouvrages, à toutes les personnes qui, par leur action, ont bien voulu nous témoigner leur confiance et faciliter ainsi notre tâche, nous adressons nos plus vifs remerciements.
LES EDITEURS


Ont collaboré à  cette édition :
Pour les illustrations :
Les SERVICES DE DOCUMENTATION DU BUREAU DE LA PRESSE DE LA RESIDENCE GENERALE, l'OFFICE MAROCAIN DU TOURISME et MM. BELIN, FLANDRIN, GILLOT, MARTI, ALBERT MONNIER, PRANDINO.
Ainsi que les Sociétés et Entreprises :
AFRICAINE DE TRAVAUX ET DE CONSTRUCTION, AFRI-CAN-EMBAL, AIR-FRANCE, ALMO, AMIEUX-MAROC, ASTRAL-CELLUCO, ATELIERS DE BONDY, ATELIERS PYROS, BABCOCK & WILCOX, BOUCHONNERIES MAROCAINES H. CHELLABI, BRIQUETERIES DU SOUSS, CAMPEGGI, CARRERES, CARRIERES DE L'OUED-YQUEM, C.G.E. MAROC, CHAPON & ROUX, CHAINE HOTELIERE DU TOURISME MAROCAIN, CHAUX & CIMENTS, CHOCOLATE-RIE AIGUEBELLE-MAROC, CLEMM-AFRIQUE, COMPAGNIE CHERIFIENNE DES TEXTILES, COMPAGNIE SUCRIERE MAROCAINE, COSMAR, DELORY, DIMA-TIT, DJELLABA, DURISOL, ELECTRA, ENERGIE ELECTRIQUE DU MAROC, ERIES-MAROC, ERNAULT-THOMAZEAU, FENIE, FOUGEROLLE, G.E.T.I.F.A., GOURVENEC, HENRY HAMELLE, ICOMA, ICOPRA, IMBERTI, JARDINA, M" LA-MALI, LAMBDA, LESIEUR-AFRIQUE, MARTINI-ROSSI, MICHAUD, MODUR, NEPTUNE D'ANZA, NICOLAS & BORDAS, OFFICE CHERIFIEN DE CONTROLE ET D'EXPORTATION, OFFICE CHERIFIEN DES PHOSPHATES, PAUL BERNARD, FERMO-MAROC, PORT DE FEDALA, S.A.D.E.M., SAFIOTE, S.A.M.T.A.M., SAR-DEX, S.A.T.P.A.N,, SCHNEIDER, SCUPA, SELVA FRERES, SERVICE DE L'ELEVAGE, SICAM, S.I.F., SIPEC, SITRAC, S.M.C.R.R., S.M.M.T.P., SOCALI, SOMATER, S.P.A.C., STRAFOR-MAROC, TRUCHETET-TANSINI & A. DODIN, U.T.U., M. VIL-LARS, Chef des Services Municipaux d'Agadir.
Les photographies en couleurs ont été tirées et développées par les STUDIOS MARTI, d'après les procédés ECKTACHROME.
Les photographies de la couverture et du sommaire sont de M. ALBERT MONNIER.
Pour les clichés :
En noir : LAGARDERE & FOISSAC, de Toulouse, et la PHOTOGRAVURE FRANCO-MAROCAINE.
En couleurs: CORNEVIN-BRETON, de Paris, et LAGARDERE & FOISSAC, de Toulouse.
Pour les dessins et réalisations publicitaires :
MM.  JACQUIN,  MARTIN,  PHILIPPE, REMY.
Pour la traduction anglaise :
Mrs  HUTCHINSON-SEJOURNE,   Bachelor of Arts.
Présentation extérieure :
RELIURE FARAIRE.
Les encarts en couleurs ont été tirés sur les presses de l'IMPRIMERIE DE FEDALA.
La conception, la réalisation technique et artistique sont de MM. Albert MONNET et Denis DELROISSE.





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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:38

page 5


SOMMAIRE

LIMINAIRE

par M. Francis LACOSTE, Ministre Plénipotentiaire,
Délégué à la Résidence Générale de la République Française au Maroc.

L'ADMINISTRATION MAROCAINE.

L'EQUIPEMENT DU PROTECTORAT:
Grands travaux hydrauliques ;
Production d'énergie électrique ;
Hydraulique agricole ;
Routes - Chemins de fer - Transports.

LES PORTS ET LES VILLES.
Casablanca - Fédala - Safi - Agadir - Nord du Maroc.

LES HÔPITAUX. — LES ECOLES.

LA CHAINE DU FROID.

L'ESSOR DU TOURISME.

LES PRODUCTONS:
Mines et produits du sous-sol;
Agriculture et élevage ;
Pêche - Conserverie - Industries alimentaires - Vins et spiritueux ;
Huiles et savons ;
Artisanat - Textiles - Tabac ;
Liège - Tannerie et cuirs - Emballage;

LE BATIMENT

LE COMMERCE EXTÉRIEUR.


Edité par PUBLICITÉ - EDITION FONTANA - MAROC, 47, Rue de Provins CASABLANCA.

MAROC 1950


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:39

page 7

" ... La meilleure manière de servir la France dans ce pays, d'y assurer la solidité de son établissement, c'est de lui apporter et l’âme et le cœur de ce peuple."
Maréchal Lyautey




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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:46

page 8


Société AMIEUX-MAROC. Agadir.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:48

page 9


LE MAROC ET SON DESTIN

Among the various features that give contemporary Morocco its outstanding originality, one of the most striking is undoubtedly the contrast between the persistence of an ancient past and thé appearance of some of the most daring forms of modem civilisation.
While the opening of new mines and tourism have pushed thé limits of classical « useful Morocco » as far as the edges of thé Gréat Désert, within thèse limits traditional agriculture is gradually being transformed, following or influenced by the most up-to-date technical improvements, and gréat Western-type industries are rising beside age-old crafts. Everywhere, without overwhelming or banishing the delightful and often touchingly beautiful survivais of an age still récent, but with its origins in the dim past, arises a new and surprîsing way of living.
It is the multiple aspects of this latter that are brilliantly set forward in the valuable inventory that follows :
This work will prove ail the more interesting in that it appears at a time when the effort furnished immediately after the Second World War is beginning to bear fruit.
This account of the rescurces of Morocco should not only inspire gréat pride in those who, only a few décades ago, began to tap thèse resources.
It should persuade them that the success of this undertaking calls out for even more enterprise, that there remains on ail sides material for progress and création, and above all, that Morocco justifies and rewards the faith that is placed in her future.


Parmi les traits si divers qui donnent à la physionomie du Maroc contemporain sa puissante originalité, l'un des plus frappants sans doute est le contraste qui oppose à la persistance d'un passé millénaire l'apparition du modernisme le plus hardi. Tandis que les découvertes minières et le tourisme font reculer jusqu'au delà des franges du Grand Désert les limites du classique « Maroc utile », à l'intérieur de celui-ci l'agriculture traditionnelle peu à peu se transforme à l'exemple et sous l'influence des plus récentes techniques agronomiques, et la grande industrie occidentale se juxtapose au plus antique artisanat. Partout, sans que soient pour autant oblitérées ou prescrites les survivances souvent charmantes, souvent aussi d'une beauté prenante et rare, d'une époque toute récente encore et dont l'origine pourtant se perd dans les siècles, partout surgissent les formes surprenantes d'une vie nouvelle. Ce sont les multiples aspects de celle-ci qu'évoque brillamment le précieux recueil que l'on va parcourir : l'intérêt de cet ouvrage apparaîtra d'autant mieux qu'il vient au moment où l'effort déployé dès le lendemain de la deuxième guerre mondiale commence à porter ses fruits.
L'inventaire présenté ici des ressources du Maroc ne doit pas seulement inspirer une grande fierté à ceux qui, en quelques dizaines d'années à peine ont commencé à les mettre en œuvre. Il doit persuader que les résultats de cette entreprise commandent d'entreprendre encore, qu'il reste, en tous domaines, matière à progrès, matière à création, et surtout que le Maroc justifie, et récompense, la foi qu'on accorde à son destin.
Francis LACOSTE
Minisire Plénipotentiaire
Délégué à la Résidence Générale
de la République Française au Maroc


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:49

page 10


COMPAGNIE INDUSTRIELLE DE TRAVAUX ( Entreprises SCHNEIDER ) Casablanca


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:51

page 11

La Résidence Générale de la République

L'ADMINISTRATION MAROCAINE

Il apparaît utile de grouper ici un certain nombre de renseignements pratiques de manière à permettre aux milieux économiques, agricoles, industriels et financiers de connaître les principaux services administratifs centraux avec lesquels ils sont amenés à être en rapport.
Avant d'entamer cet exposé, il convient d'abord de rappeler que Sa Majesté le Sultan, souverain du Maroc, est assisté d'un Maghzen central composé d'un certain nombre de Vizirs ayant la direction des services traditionnels chérifiens, dont l'action est coordonnée par le Grand Vizir ; ce dernier contrôle également l'action des Pachas et Caïds, représentants de Sa Majesté le Sultan, dans les différentes régions du Maroc.
Cinq délégués du Grand Vizir sont chargés d'une mission de liaison permanente auprès des directeurs des Finances, de l'Agriculture, du Commerce et des Forêts, des Travaux Publics, des P.T.T. de la Production Industrielle et des Mines, de la Santé Publique, du Travail, et du Conseiller Juridique.
Le Commissaire Résident Général, dépositaire de tous les pouvoirs de la République Française au Maroc, est assisté par la Délégué à la Résidence Générale, par trois Cabinets spécialisés : civil, militaire, diplomatique. La Direction des Affaires Chérifiennes assure la liaison avec le Maghzen central.

La Direction de l'Intérieur assure la coordination de l'action des autorités de contrôle et de l'administration régionale et locale. Elle comprend notamment :
— La section des liaisons administratives ;
— La division du personnel civil et du budget ;
— La division du personnel militaire de contrôle à laquelle se rattachent le service des forces auxiliaires et le bureau d'assistance aux anciens militaires marocains ;
— la division des affaires rurales qui groupe :
— le service des collectivités ;
— le service de la prévoyance ;
— le service du contrôle des Municipalités ;
— le service de l'urbanisme et de l'architecture ;
— le service des métiers et arts marocains.
Le Secrétaire Général du Protectorat assure la centralisation et coordonne l'activité de l'ensemble des services administratifs ; il dispose pour cela de services propres :
— Service de l'Inspection Générale des Services administratifs et contrôle administratif ;
— Service du personnel ; élaboration des textes intéressant les divers personnels administratifs ou techniques de tous les services de l'Administration ; Contrôle de l'application des textes intéressant le personnel ; contentieux, matériel.
— Imprimerie Officielle.
— Service de Législation : études législatives et mise au point des textes législatifs ou réglementaires ;
— Section Economique : coordination et contrôle de l'activité des services qui concourent à l'économie marocaine. A cette Section est rattaché le Service Central des Statistiques.
— Service de l'Administration Générale :
contrôle de l'application des lois et règlements d'administration générale tels que
ceux qui concernent les associations et syndicats, certaines professions libérales, état civil, etc...

DIRECTION DES FINANCES
A) L'Administration Centrale. Elie comprend :
1) Le Service du budget ;
2) Le Service des pensions et de la Caisse
de Prévoyance ;
3) L'inspection et le contrôle financier ;
4) Le Service du crédit ;
5) Le Service du Trésor et des assurances ;(études financières, trésorerie, circulation monétaire, emprunts et assurances) et bureau provisoire des dommages de guerre.
6) Le Service des changes (mouvements de capitaux, commerce de l'or et avoirs en devises) ;
7) La coordination fiscale ;
Le Service d'ordonnancement mécanographique.

B) Le contrôle des engagements de dépenses.
C) Les régies financières. (quatre services centraux et extérieurs).
1) Service des impôts directs (recensements préalables et assiettes de tous les impôts directs, confection des rôles et contentieux statistiques agricoles) ;
2) Service des perceptions et recettes municipales (recouvrement des impôts directs, des produits domaniaux, des amendes et condamnations pécuniaires, contrôle financier
des municipalités et des établissements publics) ;
3) Service de l'enregistrement et du timbre (assiette et recouvrement des droits d'enregistrement, de timbre et d'un certain nombre d'autres taxes) ;
4) Service des Domaines (reconnaissance des immeubles domaniaux, privés et collectifs, gestion du domaine privé de l'Etat, vente du matériel réformé et successions vacantes ou en déshérence).
D) L'Administration des douanes et impôts indirects.
Elle comprend des services centraux (à Casablanca) et des services extérieurs :
— tarifs des douanes et impôts indirects, admissions exceptionnelles, privilèges diplomatiques ; recouvrement et application des impôts indirects ; régimes spéciaux : ...


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:52

page 12

... entrepot, transit, admissions temporaires ; surveillance générale douanière des côtes et frontières ; perception de certaines taxes spéciales (taxe ad vade de 2 1/2 %, droit des pauvres, etc...)
DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS
A) Services Centraux :
Service administratif ;
— Bureau de l'administration générale(gestion du domaine public et des établissements classés, élaborations des textes législatifs en matière de travaux publics et contentieux) ;
— Bureau du personnel ;
— Bureau de la comptabilité.
Deux bureaux techniques :
— 1" Bureau (routes, chemins de fer, aviation, bâtiments, marchés) ;
— 2" Bureau (ports, travaux municipaux, contrôle des concessions, distributions d'eau et d'électricité, personnel des services concédés).
Service d'entretien des bâtiments administratifs.
B) Services extérieurs :
Circonscription du Nord (arrondissements de Rabat, Meknès, Fès, Oujda). Circonscription du Sud :
— 1" arrondissement : Service Maritime ;
— 2' ' » Casablanca ;
— 3' » Marrakech ;
— 4' » Agadir.
Circonscription de l'Air et des chemins de fer.
Circonscription spécialisée de l'Hydraulique et de l'Electricité (contrôle des distributions d'énergie électrique ; hydraulique ; barrages). Quatre arrondissements : Rabat, Casablanca, Tadla, Marrakech.
Service des transports routiers.
Service de l'Habitat.

DIRECTION DE L'AGRICULTURE, DU COMMERCE ET DES FORETS
Elle groupe divers services dont l'activité a pour but de développer la production agricole du pays ainsi que les commerces intérieur et extérieur. Elle comprend :
— l'inspection administrative et technique des services ;
— le service administratif (personnel et comptabilité) ;
— et les trois divisions suivantes :

A) Division du Commerce et de la Marine Marchande :
1) Cabinet. Service central (coordination des divers services de la division ; secrétariat de la commission du commerce extérieur ; liquidation commerciale et industrielle ; fichier industriel).
2) Bureau administratif et de documentation commerciale : foires et expositions en France et à l'étranger ; statistiques du commerce extérieur ; préparation et publication des annuaires économiques).
3) Service du commerce extérieur : contrôle des besoins des divers secteurs économiques.
4) Bureau des accords commerciaux et des programmes : et en liaison avec les administrations et organismes intéressés de tous les programmes d'importation et d'exportation en vue de la participation du Maroc aux accords commerciaux, conclus par la France avec les pays étrangers ; établissement des documents demandés au titre de l'O.E.C.E. et de l'E.C.A. ; questions relatives aux investissements et programmes à long terme ;
5) Service des importations et des approvisionnements généraux : centralisation et répartition des divers crédits en devises ouverts au Maroc ; licences d'importations ;
6) Bureau des exportations et des relations commerciales ; exportations sur l'étranger; licences d'exportation.
7) Service de la répartition ;
Service des industries de transformation ;
9) Office Marocain de la propriété industrielle et registre central du commerce (à Casablanca) ;
10) Service des Poids et Mesures (à Casablanca) ;
11) Service de la Marine Marchande et des Pêches maritimes (à Casablanca) ; contrôle la flotte de commerce et de pêche et la main-d'œuvre maritime ; élaboration de la législation maritime ; questions économiques et techniques concernant les pêches maritimes.
Dans chaque port du Maroc : un quartier ou un sous-quartier maritime suivant l'importance du port et un vice-consulat de France en matière maritime.
A ce service est rattaché :
— le service scientifique des pêches maritimes qui effectue des recherches océanographiques et de biologie maritime.
Il existe à Casablanca un service du commerce chargé d'une mission de liaison commerciale.

B) Division de la Production Agricole :
1) Service de l'Agriculture (vulgarisation et informations agricoles ; enseignement
professionnel ; enquêtes et statistiques ; contingents, fermes expérimentales ; relations avec les chambres consultatives ; rapports avec les sociétés, indigènes de prévoyance).
Lui sont rattachés les services :
— de l'horticulture ;
— de la recherche agronomique et de l'expérimentation agricole ;
— de la défense des végétaux ;
2) Le service de l'Elevage centralise et vulgarise les renseignements relatifs à l'élevage, s'occupe de l'amélioration des espèces, de l'expérimentation zootechnique, de la police et du contrôle sanitaire, vétérinaire, tant à l'intérieur qu'à l'importation et à l'exportation.
Lui sont rattachés :
— le service des haras marocains ;
— le laboratoire du service de l'Elevage ;
— l'institut antiaphteux.
3) Le bureau des Vins et Alcools et de la répression des Fraudes applique les statuts de la viticulture, réglemente le commerce des vins, spiritueux et alcools, procède à l'étude de la réglementation en matière de répression des fraudes. De ce service dépend :
— le laboratoire officiel de chimie de Casablanca.

C) La Division des Eaux et Forêts.
Elle a pour mission de procéder à la reconnaissance, à l'exploitation, la conservation et la reconstitution du domaine forestier ; de réglementer la police de la chasse et de la pêche fluviale ainsi que les questions de pisciculture.

D) Le service de la Mise en valeur et du Génie rural.
Il est chargé de la création et de l'aménagement des points d'eau, de l'irrigation, de l'expérimentation hydraulique, de l'électrification rurale, des chemins ruraux, du contrôle des associations syndicales agricoles.
Il s'occupe également de l'équipement économique (chaîne du froid, industries, coopératives agricoles) et participe aux études de mise en valeur des grands périmètres.

E) Les services de la Conservation Foncière et le Service Topographique.
1) Le service de la conservation de la Propriété foncière a pour attributions la préparation et l'application de la législation concernant le régime de la propriété foncière ; l'accomplissement des formalités de la procédure d'immatriculation des immeubles ; la la tenue des livres fonciers.
2) Le service topographique complète l'action du service précédent en effectuant des levés préalables à l'immatriculation des propriétés, leur morcellement ou leur fusion ; il opère également des travaux de géodésie, de triangulation et établit le réseau du premier ordre de l'exécution des réseaux des 2me, 3me et 4me ordres des tirés aux travaux de topographie.
Un certain nombre d'établissements publics, des offices, dotés de la personnalité civile et de l'autonomie financière, sont rattachés à la division de l'Agriculture, du Commerce et des Forêts. Ce sont :
1) L'Office Chérifien Inter-professionnel des Céréales (O.C.I.C.) chargé de l'étude de la production, de la commercialisation, des mouvements et du stockage des céréales ; il s'occupe également des industries de transformation des céréales et dérivés ;
2) L'Office Chérifien de Contrôle et d'Exportation, a son siège à Casablanca, mais est rattaché administrativement à la Division du Commerce et de la Marine Marchande.
Il a pour mission d'effectuer le contrôle technique de la production et du conditionnement de certains produits à l'exportation. Ce contrôle se traduit par l'apposition sur les produits exportés d'une marque O.C.E. sorte de label dont le but est la sauvegarde de la renommée de la production marocaine. Il est chargé, en outre, de recueillir les informations sur les débouchés possibles des produits marocains et organise les foires et expositions.
3) L'Office Marocain du Tourisme est rattaché lui aussi à la division du commerce et de la Marine Marchande ; il est chargé de suivre et d'harmoniser toutes les questions intéressant le Tourisme.

DIRECTION DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE ET DES MINES
Elle comprend :
A) La division des Mines et de la Géologie :
1) Le Service des Mines s'occupe des questions minières, délivre les permis miniers, fait étudier par un laboratoire la teneur des minerais ;
2) Le service Géologique établit la carte géologique du Maroc et étudie les gîtes minéraux.
A cette division est rattaché le Centre d'Etudes hydro-géologiques et l'Ecole de Prospection et d'études minières.
B) La division de la Production Industriellle.
A pour attributions le contrôle des industries métallurgiques, mécaniques, de matériaux de construction et de produits chimiques et la répartition des produits de ces industries.
C. - La division des Produits Pétroliers et véhicules automobiles s'occupe de l'importation des produits pétroliers, de la gestion de la comptabilité de la caisse du contrôle des carburants, de la répartition des véhicules automobiles et des pneumatiques contingentés.

DIRECTION DE L'OFFICE DES POSTES, DES TELEGRAPHES ET DES TELEPHONES
A) Exploitation postale et services financiers ;
B) Télécommunications ;
C) Service administratif ;
D) Bâtiments ;
E) Radiodiffusion ;



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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:54

page 13


S.I.F. Société Cherifienne Sondages Injections Forages. Casablanca.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:55

page 14


Etablissements CARRERES. Rabat.



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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:57

page 15


L'EAU DU MAGHREB ... SOURCE DE VIE

In North Africa the organisation of modem economy and the development of natural advantages corresponding to the needs of an ever-ïncreasing population, cannot be envisaged without the capture and rational utilisation of the natural ressource that provides the basis of ail wealth, namely river water and subterranean sheets of water.
At the same time this is the first step necessary in the libération of the Moghreb by modem technical means and the most shining example of the efforts made against poverty and chronic famine.
Only water can offer new land to the cultivator and multiply tenfold the fertility of the soil, still given up to cattle pasture and precarious extensive cultivation.
Collected behind great dams, conducted into turbines and transformers, water provides the electricity that feeds the whole of industry. That is why hydro-electrieity and all the uses to which it can be put, has been proved to be an indispensable instrument in the development and modernisation of North-African countries.
In its possession of natural water ressources, Morocco accupies a privileged position in the Moghreb. It owes its advantages to the height of the mountains, to the part of regulator played by the depth and condition of the high altitude snow, to thé relatively abundant relief rainfall determined by the mountain groups that constitute a véritable atmospheric barrage, whencs they may be said to anticipate the river-dams in their function, to the meeting of the Atlantic and Méditerranean climates, to the mounting as far as Mogador of thé Canary current, which brings with it its humidity, directly favourable to végétation even when insufficient to cause rain and finally to a subterranean circulation of water favoured by spécial geological formations.
Altogether thèse fortunate conditions explain the extent and density of the water network that has hardly any équivalent in countries of the same latitude.
Raincharts show that those régions receiving more than 24 inches of rainfall are infinitely much more developed than in Algeria and stretch without a break from Tangiers to the upper walley of the Dades.
The central part of this zone, that is to say the Middls Atlas Mountains and their western extensions, must be considered as thé water-tower of Morocco. It is from there and notably from the Zaian country, between Khenifra and Tinihadit, that the most plentifully supplied watercourses radiate, in the first place the Moulouya, then the Oum er Rebia and the Oued Guigou tribuary of the Sebou.



En Afrique du Nord, l'organisation d'une économie moderne et l'accroissement des ressources à la mesure des besoins d'une population toujours plus nombreuse, ne peut se concevoir sans la capture et l'utilisation rationnelle d'une richesse qui est la source de toutes les autres : l'eau des fleuves ou des nappes souterraines.
Tel est aussi bien le nécessaire point de départ de la libération du Moghreb par la technique moderne et l'expression la plus saisissante de la lutte entreprise contre la misère et les famines chroniques.
Seule, l'eau peut offrir aux paysans de nouvelles terres et décupler la fertilité des sols, encore voués aux parcours du bétail ou à une exploitation extensive et précaire ; accumulée derrière de gigantesques barrages et conduite dans les turbines et les transformateurs, elle fournit à l'industrie l'énergie électrique qui en soutient l'activité.
C'est pourquoi l'hydraulique en toutes ses applications apparaît bien comme l'indispensable instrument de la mise en valeur et de la modernisation d'un pays nord-africain.
Quant aux ressources naturelles en eau, le Maroc occupe une place absolument privilégiée dans le Moghreb. Il doit ses avantages à la hauteur de ses montagnes, au rôle régulateur de l'enneigement à haute altitude, à l'abondance relative des précipitations, déterminée par la présence de massifs montagneux qui constituent un véritable barrage atmosphérique, préfiguration des ouvrages qui interrompent le cours des fleuves, à la rencontre des influences atlantiques et méditerranéennes, à la remontée jusqu'à Mogador du courant des Canaries, qui entraîne des condensations d'humidité directement favorables à la végétation, même lorsqu'elles ne se résorbent pas en pluies, enfin, à une circulation souterraine favorisée assez souvent par la disposition particulière des formations géologiques.
La réunion de toutes ces chances explique l'étendue et la densité d'un réseau hydrographique qui a peu d'équivalent à la même latitude.
Nos cartes pluviométriques montrent que les régions qui reçoivent plus de 600 mm. d'eau, infiniment plus développées qu'en Algérie, s'étendent d'un seul tenant de Tanger à la haute vallée du Dadès.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 1 Mai - 7:59

page 16


SOMAICO Société Marocaine d'Air Comprimé. Casablanca.

La partie centrale de cette zone, c'est-à-dire le Moyen-Atlas et ses prolongements occidentaux, doit être considérée comme le château d'eau du Maroc. C'est de là et notamment du pays zaïan, entre Khénifra et Tinihadit, que rayonnent les cours d'eau les plus fortement alimentés et au premier rang, la Moulouya, l'Oum Er Rébia et l'Oued Guigou, affluent du Sebou.
Retenons la classification traditionnelle, qui distingue :
— les fleuves méditerranéens, c'est-à-dire essentiellement la Moulouya au débit irrégulier et au régime fort saccadé/; assez abondant toutefois pour se prêter à l'irrigation de la plaine des
Triffas et même théoriquement à l'aménagement d'un ouvrage d'accumulation ;
— le réseau très ramifié du Sebou et de ses affluents, parmi lesquels l'Oued BetH a déjà été mis largement à contribution par l'hydraulique (barrage d'El Kansera) ; le bassin du Sebou, favorisé au point de vue pluviométrique et hydrographique et ethnique, constitue le cœur du Maroc utile, le lieu d'élection de l'agriculture française ;
— les fleuves de la Mseta, c'est-à-dire de la pénéplaine qui occupe toute la partie centrale du Maroc atlantique et où les cours d'eau suivants sculptent un relief « en creux » : Bou-
Regreg, Cherrat, Nefifikh, Mellah et l'Oum er Rébia. Ce dernier, long de 550 km., enrichi par les grands affluents du Tadla : Oued El Abid et Tessaout, offre des ressources exceptionnelles et est
déjà devenu l'artère maîtresse du système hydraulique marocain, le principal support de la production électrique et de la mise en valeur intensive du bled. Son rôle prépondérant dans l'équipement, non seulement marocain, mais nord-africain, est déjà un fait acquis ;
— les fleuves du Sud : l'altitude de l'Atlas au sud de Marrakech, a permis l'écoulement, dans une région déjà subdésertiqe, des eaux pérennes du Sous, au sud de la chaîne, et du Tensift au nord, Tensift dont l'affluent, le N'Fis, a été utilisé pour l'aménagement du barrage Cavagnac ;
— les cours d'eau sahariens : Dra, Ziz ou Guir. On connaît leur indigence, la violence de leurs crues-éclair, la rapidité de leur disparition dans la hammada. Au delà de la zone d'épandage,
l'hydraulique perd ses droits.
Dans l'état actuel des recherches poursuivies méthodiquement par le Centre d'Etudes Hydrologiques du Maroc, il n'est pas encore possible de dresser le bilan des réserves aquifères du pays. Mais d'ores et déjà, on peut affirmer qu'elles sont considérables. L'Oriental, région particulièrement déshéritée en fait d'eaux superficielles, pourra puiser assez largement aux nappes artésiennes qui ceinturent la plaine des Angad, à celles des environs de Berguent et Taourirt qui ouvrent de vastes perspectives d'irrigation. Aux approches de Fès, les dernières recherches ont abouti à la découverte de masses d'eau très considérables. Des résultats encourageants ont été obtenus dans le Tafilalet. On connaît par ailleurs depuis longtemps la générosité de la nappe du Haouz, dans la région de Marrakech, nappe drainée par des milliers de rhétaras creusées par les Marocains depuis de nombreuses générations. Enfin, on fonde de très grands espoirs sur le réserves souterraines du Sous dont la prospection s'intensifie de mois en mois afin de mesurer les possibilités de mise en valeur d'une région qui pourrait devenir, si les premiers indices tenaient leurs promesses, le jardin du Maroc. Car la nappe, alimentée par les immenses châteaux d'eau de l'Atlas, du Siroua et de l'Anti-Atlas compte sans doute parmi les plus riches du pays.
Dans le Rharb, les eaux de pluies, d'infiltration ou de ruissellement, s'accumulent dans d'immenses merdjas qui couvrent près de 50.000 ha. L'assainissement et le drainage de ces marais d'eau douce, permettrait de conquérir un magnifique domaine, exceptionnellement favorable à la culture des primeurs et de faire apparaître près de l'embouchure du Sebou une nouvelle Mitidja.


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MessageSujet: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 18:38

page 17


Entreprise FOUGEROLLE pour travaux publics. Casablanca.


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MessageSujet: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 18:41

page 18


SATPAN Société Auxiliaire de Travaux Publics d'Afrique du Nord. Casablanca.




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MessageSujet: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 19:00

page 19

Vue générale du barrage d'Im Fout. (Photo Gillot)

Avant l'instauration du Protectorat, seuls quelques ouvrages assez primitifs dans les régions du Sud marquaient la volonté de certaines communautés éparses d'utiliser à leur profit l'action fertilisante de l'eau. Situation d'autant plus regrettable qu'un déboisement effréné altérait progressivement le climat originel, beaucoup plus humide qu'aujourd'hui, et appauvrissait les réserves superficielles et souterraines. Pline le Naturaliste nous définit le Sebou comme « un fleuve magnifique et navigable » roulant au milieu des forêts, et pour l'auteur du Périple d'Hannon, le Cap Cantin aujourd'hui strictement dénudé était un promontoire verdoyant tout bruissant d'eaux courantes. Peu à peu le désert a recouvert les palmeraies de jadis. Il était temps de lutter contre cette destruction de plus en plus menaçante, temps de vivifier l'agriculture et de donner à une industrie naissante un équipement hydroélectrique rigoureusement indispensable. La construction de grands barrages sur les fleuves s'imposait comme la condition essentielle d'une sorte de résurrection.

LES AMENAGEMENTS DE L'OUM-ER-REBIA
SIDI-SAID-MACHOU. — Contrairement à ce qui peut être observé couramment en Kurope, les premiers ouvrages ont été édifiés non pas sur les fortes ruptures de pente au débouché de la montagne, mais généralement sur le cours inférieur du fleuve. Le cas le plus typique est évidemment celui de Sidi Saïd Machou, premier en date des ouvrages de système de l'Oum Er Rébia, car ici, le barrage se dresse à 35 kms à peine de la mer. Utilisant une dénivellation de 13 mètres comprise entre deux méandres convexes de sens contraire, séparés par une triple boucle assez largement dilatée, l'aménagement comporte : à l'amont un barrage percé de vannes et surmonté d'un pont-route ; à l'aval une usine électrique équipée avec quatre groupes principaux, composé chacun d'un groupe turbine alternateur à axe vertical de 6.500 K.V.A., deux groupes transformateurs de 10.000 K.V.A. Barrage et usine sont reliés par un tunnel de 1 km. et demi, de 6 m. 50 de diamètre traversant de part en part l'isthme compris entre la naissance et la fin des méandres. Les eaux retenues par le barrage sont dirigées vers le souterrain grâce à une prise d'eau aménagée à la cote 28,80 et le tunnel débouche sur une chambre d'eau d'un volume de 24.000 m3. La production moyenne annuelle est de l'ordre de 65 millions de kilowats-heure.

DAOURAT : Situés entre Sidi Saïd Machou et Imfout, l'usine-barrage et le poste de transformation de Daourat ont été conçus pour fournir des ressources supplétives pendant l'organisation nécessairement longue des vastes aménagements de l'amont. Les travaux commencés fin 1945 sont actuellement en cours d'achèvement.
L'équipement de l'usine proprement dite comporte deux groupes Kaplan de 50 m3-se-eonde sous 21 m. de chute, et un poste de transformation comprenant trois groupes de deux transformateurs pour 150.000, 22.000 et 380 volts.
Des ouvrages de Daourat on attend une production moyenne de 75 millions de kilowatts-heure par an.


THE HARNESSING OF THE OUM ER REBIA
SIDI SAID MACHOU. — Contrary to what can be currently observed in Europe, the first works were constructed not on the broadest shelves of the first mountain slopes but generally on the lower courses of the rivers. The most typical case is that of Sidi Said Machou the first construction of the Oum Er Rebia system for here the dam rises barely 21 miles away from the sea.
DAOUKAT : Situated between Sidi Saïd Machou and Imfout the dam worlts and the transformer centre of Daourat were devised to provid supplementary power during the necessarly long and immense task of harnessing the upper river.
IMFOUT : Imfout is a much more powerful and complète unit since it is destined not only for the generating of electricty but also for the irrigation of over 770 square miles of the soil of Abda Doukkala.

THE HYDRAULIC SYSTEM OF OUED EL ABID
On thé heights of thé Tadla is to be found the crowning point of the gréât hydro-electric artery of Morocco, Oum Er Rebia. There as System of dams power-stations and canals with numerous diversions, succeed one another for over 30 miles.


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MessageSujet: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 19:12

page 20

Barrage de Daourat. (Photo Gillot)

IM'FOUT : Avec Im'Fout se présente un organisme beaucoup plus puissant et aussi plus complet puisqu'il se destine non seulement à la production électrique, mais également à l'irrigation, sur plus de 200.000 hectares, du terroir des Abda-Doukkala.
Le barrage, popularisé par de nombreuses descriptions, s'érige à 50 kms en amont de Daourat, à 160 kms de l'embouchure de l'Oum Er Rebia et à 22 kms du pont de Mechra Ben Abbou (sur la route de Casablanca à Marrakech). Il présente cette particularité remarquable d'être édifié en deux étapes, les premiers travaux ayant ménagé la possibilité d'une surélévation ultérieure. Au surplus, la phase initiale est déjà largement dépassée. Le barrage a surélevé le plan d'eau de 38 mètres de la cote 153 à la cote 190, créant ainsi une retenue de 83 millions de mètres cubes le volume de la tranche utilisable étant de 46 millions de mètres cubes. Sur la rive droite, une galerie en charge avec prise d'eau et conduites forcées alimente les deux groupes Kaplan de 50 m3-seconde constituant, pour l'essentiel, l'équipement actuel de l'usine. Sur la rive gauche s'amorce une dérivation qui commandera le réseau d'irrigation des Abda-Doukkala dont la mise en service est prévue pour 1952.
Rappelons que la possibilité de surélever le barrage de 33 mètres a été envisagée, ce qui porterait la retenue à 1,5 milliard de mètres cubes.

LE COMPLEXE HYDRAULIQUE DE L'OUED EL-ABID

Le programme d'équipement de l'Oum Er Rebia, grande artère hydroélectrique du Maroc, trouve un couronnement grandiose à la hauteur du Tadla. Là s'organise tout un système de barrages, de centrales et de canaux, aux articulations très déliées, se succédant sur une cinquantaine de kilomètres.
Le programme a été inspiré par la préoccupation d'utiliser une dénivellation de plus de 200 mètres sur une distance de 10 kms seulement séparant le thalweg de l'Oued El Abid de la plaine du Tadla où 40 kms plus loin l'Oum Er Rebia dessine des méandres profondément burinés.
Cette situation privilégiée, sous le rapport de la capture de l'énergie électrique, est également on ne peut plus favorable à la fertilisation du Tadla où s'étendent les territoires des Béni Moussa et Béni Amir.
Le Genissiat marocain se compose des éléments suivants :

BIN EL OUIDANE. — II s'agit à Bin El Ouidane, au confluent de l'Oued El Abid et de l'Assif Aransal, d'élever un barrage voûte de 130 mètres de haut, fondations comprises, et de ménager ainsi une retenue de 1,4 milliard de m3. Au barrage sera directement associée l'usine, première centrale du système. Puissance installée : 120.000 kw contre 30.000 à Im'Fout.

AIT OUARDA. — A Aït Ouarda, c'est-à-dire à 4 kms à l'aval de Bin El Ouidane, sera construit un barrage de compensation d'une retenue de 2.500.000 m3. Cet ouvrage peut être considéré, indépendamment de son rôle compensateur, comme un relais et un barrage de prise pour l'usine d'Afourer.

AFOURER. — C'est à partir d'Aït Ouarda qu'est exploitée la dénivellation de 225 mètres entre la vallée du fleuve et celle de son affluent. Après la prise un tunnel de 10 kms et 1/2 traversant de part en part le Djebel Tazerkount, et déjà en cours d'exécution, dérivera l'eau sur l'usine d'Afourer qui assurera la production principale. Puissance installée : 80.000 kw.
D'Afourer également partiront deux canaux d'irrigation chargés d'alimenter le réseau des Ëéni-Moussa - Béni-Amir. L'un se dirigera immédiatement à l'Ouest; l'autre orienté au Nord, traversera sur 41 kms la plaine du Tadla pour restituer à l'Oum Er Rebia les débits non absorbés. Cette jonction se situera à Kasba Zidania où fonctionne déjà une usine qui, évidemment, utilisera les eaux de restitution avant leur retour final à l'Oum Er Rebia.

KASBA ZIDANIA. — Kasba Zidania est déjà pourvu d'ouvrages aménagés depuis 1936, comportant un barrage avec sur la rive gauche prise d'eau pour l'irrigation des Béni Amir et une centrale hydroélectrique. Cette dernière utilise deux groupes turbo-alternateurs et des transformateurs. La production annuelle est de l'ordre de 30 millions de kilowatts-heure. Si Kasba Zidania fonctionne actuellement comme un centre autonome, il s'intégrera nécessairement dans le « complexe » hydraulique de l'Oued El Abid.
Barrage de JJaourat
Cet ensemble imposant est appelé à fournir au Maroc 550 millions de kwh par an et à permettre l'irrigation d'un périmètre de 80.000 ha dans les Béni Moussa, témoignage des mérites de la technique française aussi éloquent que le port de Casablanca. (Photo Gillot)


The Moroccan Genissiat is composed of thé followings units :
BIN EL OUIDANE : There, at Bin El Ouidane, at the confluence of the Oued El Ahid and the Assif Ahana, it is proposed to construct a vaulted dam 135 mètres (450 feet) high including foundations. This will arrange for the damming of 1,8 milliard cubic yards of water.
The first power station of the whole System will be built at the dam. Its power out put will be 90.000 kw as against 23.000 at Im'Fout.
AIT OUARDA : At Ait Ouarda, four kilomètres (2 1/2 miles) downstream from Bin El Ouidane a supplementary dam will be built with the rétention of 2.500.000 cubic mètres of water (3.300.000 cubic yards).
AFOURER : At Ait Ouarda thé 225 mètre (750 foot) différence in level between the river valley and that of its tributary has been utilised, thé captured water will pass through a 10 1/2 kilomètre (6 1/2 mile) tunnel, already under construction cutting right through the mountain Djebel Takerkoust, to the power station of Afourer masterpiece of the system. The power output is estimated at 9.200 kw.
KASBA ZIDANIA : is already provided with works installed since 1936 consisting of a dam and a power station while on the left bank the water is captured to irrigate Béni Amir.
The electric policy of thé Moroccan government consists essentially of puttlng in charge of the Protectorate the construction of works that meet the essential économie requirements of the separate régions and of the country as a whole.


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MessageSujet: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 19:26

page 21
Bin-El-Ouïdane. — Télé aval des canaux de dérivation (Photo Gillot)
Vue des chantiers du barrage de Bin-El-Ouïdane. La sortie des canaux de dérivation.

AUTRES BARRAGES MAROCAINS

De toute évidence, l'équipement de l'Oum Er Bebia forme l'armature essentielle de l'hydraulique marocaine ; il est le seul à posséder cette unité au sein d'une organisation cohérente et cette puissance ou déjà effective ou latente qui, à elle seule, pourrait alimenter toute l'industrie du pays. Encore était-il souhaitable que la plupart des régions fussent pourvues de leurs propres aménagements ; aussi bien, l'irrigation, en plusieurs secteurs, imposait strictement la construction d'un certain nombre d'ouvrages. Ces derniers présentent donc un grand intérêt local, principalement en fonction du développement de l'agriculture.

Le barrage de la Moulouya réclamé pendant trente ans par les délégués d'Oujda n'a d'autre objet que l'irrigation de la plaine des Triffas, comprise entre les frontières espagnole et algérienne, la mer et les monts Beni-Snassen. D'anciens projets tendant à la construction d'un ouvrage d'accumulation ont dû être abandonnés pour des raisons financières. Il ne s'agit aujourd'hui que de dériver les eaux de la Basse Moulouya en direction de Berkane et, à cet effet, d'édifier un barrage de 14 mètres de hauteur. Les travaux commencés fin 1947, se poursuivent actuellement.

Les barrages de Fès constituent un aménagement important au point de vue hydroélectrique et comportent des ouvrages de prise d'eau sur les oueds Pès, Bilendoum et Zhoun, des conduites forcées et deux usines, Fès-amont et Fès-aval d'une production globale de 21 millions de kwh.

El Kansera : Sur l'oued Beth, tout près de Dar El Hamri, dans le Rharb a été construit, en 1935, un barrage de 51 mètres de hauteur susceptible de retenir 225 millions de m3. Ultérieurement une centrale électrique a été adjointe à cet ouvrage et équipée avec deux turbines à réaction, deux alternateurs à courant triphasé et
deux transformateurs. La production s'élève à 13 millions de kwh.
En outre, conformément à son affectation primitive, l'aménagement d'El Kansera alimente le périmètre de Sidi Slimane où
10.000 hectares sont actuellement irrigués.

Lalla Takeskoust ; Dans la région de Marrakech le barrage Cavagnac, près de la source sacrée de Lalla Takeskoust, est un peu la réplique d'El Kansera, destiné comme lui à irriguer la région et à alimenter une usine électrique. L'outillage, l'économie de l'aménagement, la hauteur du barrage sont à peu près du même ordre.
Mais la capacité de retenue est plus faible, l'étendue du périmètre
actuellement irrigué ne dépasse guère 6.000 Hectares et l'usine ne
fournit pas plus de 7 millions de kwh.

Projets. — on ne peut s'étendre longuement sur de nombreux projets de barrages, faute de pouvoir apprécier leur consistance et les perspectives d'investissement. Les plus anciens et les plus étudiés, semble-t-il concernent le Nord : Mélaïna sur le Sebou, M'Jara sur l'Ouergha, barrage du M'Dez, etc. Il est également question d'un barrage sur l'Oued Massa au sud d'Agadir.
La politique hydraulique du Gouvernement chérifien consiste essentiellement à mettre à la charge du Protectorat l'édification des ouvrages répondant à une nécessité économique absolue sur le plan national ou régional. La Résidence a toutefois invité expressément les intérêts privés à s'associer en vue de la construction de barrages ou d'aménagements supplémentaires susceptibles d'ajouter aux ressources agricoles ou industrielles d'un secteur déterminé.
C'est selon cette formule que s'est constituée, en juillet 1949, une société ayant pour objet la réalisation d'un ouvrage hydroélectrique dans le Haut Sebou, et pour administrateurs les présidents des Chambres françaises et marocaines de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Pès.
Il est donc difficile de mesurer dès aujourd'hui la densité du futur réseau hydraulique du Maroc ; on peut penser en effet qu'à la faveur de nouveaux afflux de capitaux, l'exemple de Fès sera suivi en plusieurs régions.
Cet exposé des travaux actuels et futurs nous permet d'envisager avec un large optimisme l'avenir de l'Economie marocaine. Il est en effet évident que les résultats déjà fort appréciables dans le domaine de l'énergie électrique, ne feront que s accroître et permettront le développement toujours plus rapide des différentes activités industrielles. Si d'autre part, nous nous tournons vers l'hydraulique agricole, nous trouvons le même avenir prospère dû aux progrès de l'irrigation ; celle-ci donnera naissance à des cultures intéressantes, telle celle de la betterave sucrière ; pour ce qui est du coton, le Maroc arrivera bientôt à satisfaire tous les besoins de sa population.
Ainsi, ces deux facteurs essentiels : industries et agriculture contribueront, grâce à l'énergie électrique et à l'hydraulique agricole, au plein épanouissement d'un pays déjà prospère.


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MessageSujet: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 19:27

page 22
Injection de ciment dans un tunnel de dérivation. (Photo Gillot)

LE CONCOURS DE L'INDUSTRIE PRIVÉE


Un grand nombre d'entreprises privées françaises, de la métropole ou de l'Afrique du Nord, ont apporté leur concours à la construction des barrages ou à la fourniture des matériels.
C'est le département « Travaux Publics » de l'ENTREPRISE SCHNEIDER et Cie qui a réalisé le barrage de Daourat. (Cette même entreprise s'est également occupée en Afrique du Nord des ports d'Alger, de Mers-El-Kebir, de Casablanca et de Safi).
Dans le Tadla les canaux d'irrigation des Béni Amir et Béni Moussa actuellement en chantier et compléments des barrages d'Afourer et Bin El Ouidane ont nécessité les efforts de différentes Sociétés de Travaux Publics : TRUCHETET TANSINI et A. DODIN, SATPAN (Société Auxiliaire de Travaux Publics d'Afrique du Nord), SADEM (Société Auxiliaire d'Entreprises Marocaines).
Sur les chantiers de Bin El Ouïdane travaillent deux sociétés importantes : la SOCIETE GENERALE D'ENTREPRISE ET L'ENTREPRISE POUGEROLLE (qui s'est déjà signalée au Maroc par les travaux de Méhédya, la création du Port de Rabat et le chemin de fer du Tanger-Fès).
A Im' Fout, le canal tête morte de 17 kms a par l'importance des travaux, nécessité la création de 3 lots répartis entre : GETIFA (Truchetet Tansini et Dodin, Grands Travaux de l'Est). LES TRAVAUX SOUTERRAINS et LES TRAVAUX MAROCAINS de GENIE CIVIL.
La Sté S.I.F. a fait procéder à des forages ou injections intéressant les barrages et l'hydraulique agricole.
La Sté des Grands Equipements Marocains — SOGREM — appartenant au groupe SOFITRA a poursuivi activement en 1948 et 49 les études et travaux préliminaires à l'établissement d'un projet de barrage sur l'Oued Massa, a levé des plans et tracé une carte agropédologique des régions susceptibles d'être mises en valeur. De leur côté l'ALSTHOM, la C.E.M. (Cie Electromécanique), JEU-MONT, ont apporté une contribution très importante à l'équipement des centrales hydroélectriques de Sidi Saïd Machou, d'Im Fout, d'AIourer, d'El Kansera, de Fès, ae Lalla-Takerkoust, etc.. La SOCIETE DES CHAUX, CIMENTS ET MATERIAUX DE CONSTRUCTION AU MAROC a fourni en 1948 quelque 50.000 tonnes de ciment pour l'édification des barrages. Ces quelques raisons sociales,
choisies parmi les plus représentatives de l'Entreprise française, n'épuisent évidemment pas la liste des firmes qui ont contribué à cette grande œuvre.


Production d'énergie électrique


L'importation des combustibles grève d'une lourde hypothèque l'économie marocaine en compromettant l'équilibre de la balance commerciale et en majorant dans des proportions parfois dangereuses le prix de revient d'un grand nombre de produits. C'est ainsi qu'au cours du premier semestre de 1949, les achats de charbon, d'essence, de pétrole, de gazoil et de fuel ont coûté au Protectorat 2 milliards 300 millions de francs, dont près du tiers a été payé en dollars.
Etant donné la relative médiocrité des réserves locales d'anthracite et de pétrole, il devait entrer dans les vues du gouvernement chérifien de libérer de plus en plus le pays de l'importation des combustibles solides ou liquides en développant à la limite des possibilités la production d'énergie électrique pour assurer par l'électricité, la traction des chemins de fer, l'exploitation des mines, phosphates, charbonnages, gisements métallifères, le fonctionnement des usines de l'industrie de transformation, etc...
Cette préoccupation majeure a donné naissance à un organisme devenu l'un des grands régulateurs de l'activité économique, à savoir l'ENERGIE ELECTRIQUE DU MAROC, société anonyme française constituée le 8 janvier 1924, avec la participation des Compagnies de Chemins de Fer PLM et P.O., de la Compagnie des Produits Chimiques et Electro-métallurgiques Alais, Froges et Camargue, de la S.M.D., de la Compagnie Marocaine, etc.. Les conventions des 9 mai et 22 novembre 1924 concédaient au nouvel organisme la construction, l'exploitation d'usines et de lignes pour la production, le transport et la distribution de l'énergie électrique au Maroc, cette concession devant prendre fin le 31 décembre 1999.

En dépit de la guerre, qui a apporté ur, retard considérable dans l'équipement des centrales et la construction des barrages, la production d'électricité a augmenté avec une étonnante rapidité. Elle est passée de 144 millions de kwh en 1938 à 328 en 1947 et à 390 en 1948. Pour 1950 on prévoit un nouveau progrès de 20 %, soit 475 millions de kwh environ. Ces chiffres marquent les étapes d'un accroissement ... / ...

THE OUTPUT OF ELECTRIC POWER IN MOROCCO
In spite of the war that caused a considérable set-back in the equipmeni of power-stations and the building of dams, the output of electricty has increased with an astonishing rapidity. It passed the 144 million KWH, mark in 1938 to 328 in 1947 and 397 in 1948. In 1949 a 20 % addition has been realised, about 475 million KWH. Thèse figures mark the stages of a much wider increase since the completion of works now under construction or which will shortly be in full working order, will enable the output to rise to over 1 million kwh in 1953. The probable consumption at this date is estimaied at 800 kwh, so the surplus will be passed over to Algérie. To be exact, the potential hydroelectric output of Morocco is assessed at 2 million kwh a year.



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MessageSujet: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 19:28

page 23
Installations intérieures à la Centrale hydro-eleclrique d'Imfout
Vue générale des chantiers de la nouvelle centrale thermique des Roches-Noires. (Photos Gillot)

... / ... infiniment plus ample, puisque au terme des travaux en cours de réalisation ou dont la mise à exécution est imminente, la production pourra dépasser 1 milliard de kwh en 1956. La consommation probable à cette date étant estimée à 800 millions de kwh, l'excédent éventuel pourra être exporté sur l'Algérie. Précisons enfin que le potentiel hydroélectrique du Maroc est évalué à plusieurs milliards de kwh par an.
En 1949 l'activité industrielle n'a souffert d'aucune entrave sérieuse, malgré le développement véritablement explosif de certaines branches, comme la conserverie. Toutefois l'indice de production de l'industrie — base : 100 en 1938 — demeurait légèrement supérieur à celui de l'électricité — 200 contre 185 — En 1950, ces proportions tendront à s'inverser puisque pour cette année, les besoins de l'économie et de la vie urbaine sont de l'ordre de 400 millions de kwh. Toute crainte quant à une insuffisance éventuelle de la fourniture de l'électricité parait donc entièrement superflue.

Sur les 390 millions de kwh produits en 1949, 183 ont été fournis par les centrales thermiques et 207 millions par les centrales hydroélectriques. Tels sont les deux éléments de l'équipement énergétique constitué par la grande société concessionnaire du Maroc.

LES CENTRALES THERMIQUES ont évidemment précédé les barrages pour parer aux besoins les plus urgents créés par la modernisation du Maroc. Il est d'usage de distinguer deux catégories d'installations selon la nature du combustible utilisé : les centrales à vapeur alimentées par le charbon et les centrales « diesel ». Cette classification est un peu dépassée déjà, et dans l'avenir les deux moyens seront souvent employés concurremment dans la même usine. Sont actuellement en activité ;
la Centrale à vapeur ds Casablanca-Roches-Noires, mise en service l'année même de la fondation de la Société, en 1924. Son équipement se compose de quatre groupes turboalternateurs constitués chacun par une turbine à vapeur système Zoelly-Schneider de 10.000 CV, par un alternateur à courant triphasé accouplé à la turbine. Le projet d'une nouvelle centrale a été mis au point et les commandes passées pour l'acquisition d'un matériel électromécanique impliqué dans l'exécution de la première tranche et composé de deux turboalternateurs de 15.000 kilowatts. La production annuelle des Roches-Noires dépasse déjà 120.000.000 kwh.
la Centrale à vapeur et diesel d'Oujda, la plus importante installation thermique du Maroc après celle de Casablanca domine toute l'activité minière de l'oriental et bénéficie de la proximité du charbonnage de Djérrada. Son outillage évolue avec une grande rapidité depuis 1947. L'élément Diesel comprend : 2 groupes Diesel-alternateurs de 1.400 CV; deux groupes de 1.140 cv; 1 groupe de 1.000 cv; 2 groupes de 600 cv; 3 groupes de 500 cv. Il faut noter le caractère provisoire de l'équipement électrogène diesel, appelé à être démonté pro
chainement, dès l'installation, actuellement en cours, du nouvel appareillage à vapeur et à être affecté aux nouveaux centres dont l'aménagement est prévu à Agadir et à Salé.


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MessageSujet: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 19:29

page 24
Chaniiers de la nouvelle centrale thermique des Roches-Noires :
- Galerie d'amenée ei d'évacuation
- Nœud de galeries pour chambres des vannes. (Photo Gillot)

... / ... en service : en 1950, sera achevé l'installation du groupe 5.500 kw N° 2. Enfin, un groupe de 10-12.000 kw a été commandé pour être employé dès 1950. Jusqu'en 1948, la production moyenne annuelle d'Oujda ressortait à 60 millions de Kwh. On peut aujourd'hui considérer que ce chiffre sera doublé dans un proche avenir.
La Centrale Diesel de Petitjean, installée en 1947 est munie d'un groupe diesel électrogène de 5.200 cv et présente cet intérêt particulier d'être appelée à utiliser les ressources
locales de gasoil ou de gaz méthane fournis par les gisements pétroliers du Rharb, dans un secteur dont Petitjean est juste ment le centre. La production annuelle est de l'ordre de 16 millions de kwh, mais pourra être doublée grâce à la mise en place prochaine d'un nouvel élément de 5.200 cv.
— Les Centrales Diesel de Secours aménagées à Salé, Mazagan et Safi sont équipées de groupes électrogènes d'une puissance respective de 1.000, 200 et 600 cv et fournissent en moyenne 12 millions de kwh par an. La construction d'une nouvelle centrale s'achève à Agadir et l'usine sera mise en route après montage des appareils diesel d'Oujda.
Les nouvelles extensions ou créations laissent prévoir pour 1952 une production globale annuelle de 380 millions de kwh d'origine thermique.
Un si large effort d'équipement impliquait le concours de grandes entreprises métallurgiques dont on retrouve sans surprise le nom sur divers éléments de l'outillage des centrales du Maroc : DELAUNAY-BELLEVILLE, BABCOCK et WILCOX, FOSTER WHEELER, SCHNEIDER et ALSTHOM.

LES CENTRALES HYDROELECTRIQUES, inséparables des barrages ont été évoquées dans le chapitre précédent, en même temps que les grands ouvrages d'art de l'Oum-er-Rébia ou du Sebou. Mentionnons cependant une modeste, mais utile installation hydroélectrique, qui n'aurait pu prendre plan qu'arbitrairement dans la nomenclature des barrages. Il s'agit de la centrale d'appoint de Meknès; cette usine, utilisant une prise d'eau pratiquée sur l'oued Boufekrane à 8 kms au sud de Meknès, met en œuvre trois groupes turbo-alternateurs de 300 kw et peut fournir un million et demi de kwh par an.
Il suffira d'indiquer ici les probabilités de production, en année d'hydraulicité normale, des diverses usines hydroélectriques, après achèvement de tous les travaux en cours :
( voir tableau ci-dessus )
Les chiffres qui précèdent ne tiennent compte que des évaluations les plus modérées. Dans quelques années, la production hydroélectrique du Maroc s'élèvera donc au moins à 840 millions de kwh par an, et la production thermique à 380, soit en tout 1 milliard 220 millions de kwh. Encore n'est-il pas tenu compte des projets de barrage à l'étude et dont la réalisation n'est pas rigoureusement certaine. Parallèlement, le réseau de distribution s'étend et gagne en puissance pour s'adapter à cette dilatation générale du potentiel économique ; les lignes de haute tension (2.290 kms) vont être prolongées et l'on prépare l'installation d'une artère nord-africaine Maroc-Algérie sur lignes de 150.000 volts. Rien n'illustre avec autant d'éclat la richesse des réserves du pays que ce fait extraordinaire : Le Maroc appelé à devenir exportateur d'électricité.


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MessageSujet: Re: MAROC 1950   Jeu 2 Mai - 19:31

pages 24a 24b



Société Marocaine des Entreprises Truchetet, Tansini, A. Dodin.




Mills. Maroc Casablanca.


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MessageSujet: MAROC 1950   Ven 3 Mai - 6:54

page 25


HYDRAULIQUE AGRICOLE
Irrigation of vast areas of the Moroccan inlard régions provides the most triking and concrète justification for the existence of the Protectorate govemment. It literally finds fulfillment in this respect.
Hydraulics act on the soil as light on a Sensitive plate and expose (in the photographie sense of the Word) a new Morocco. It is difficult to assess in advance the imminent conséquence of this French work but it can be regarded as an anticipation of the policy ot the western nations for the development of thé African continent.
It will be remembered that in the view of Ambassador Labonne, two words résume the whole of French policy in Morocco : « Water and the kilowatt ». A single Word might, if need be suffice, « hydraulics ».



L'irrigation de vastes surfaces dans le bled marocain donne au régime de protectorat sa justification la plus éclatante et son expression la plus concrète ; il se réalise littéralement en elle. L'hydraulique agit sur le territoire chérifien comme la lumière sur une plaque sensible et y révèle, au sens photographique du mot, un nouveau Maroc. Il est difficile de mesurer à l'avance l'imminente portée de cette œuvre française, dont on peut dire qu'elle préfigurerait la grande politique de mise en valeur du continent africain par les nations d'Occident.

LES TERRES IRRIGUEES
En comptant les territoires irrigués depuis des siècles par les paysans marocains au moyen de séguias en terre ou, comme dans le Haouz, de rhétaras, galeries souterraines non revêtues, la capture et l'emploi rationnel de l'eau fertilise 80.000 has environ. Toutefois, le domaine actuel de l'hydraulique agricole moderne n'occupe guère plus de 35.000 has répartis dans les périmètres suivants :
Le périmètre de Sidi-Slimane, alimenté par le barrage d'El Kansera du Beth est appelé à s'étendre sur 30.000 has, mais où le tiers seulement de cette surface est présentement irrigué.
Ce secteur est desservi par un canal principal de 50 kms, presqu'entièrement bétonné, dominant un réseau de canaux secondaires et tertiaires, bétonné également sur 75 kms et possédant en outre des conduites en terre d'une centaine de kilomètres.
Les cultures se sont développées très favorablement et le succès répond aux espérances. Le périmère a été surtout consacré aux orangeries (4.000 has), à la vigne (1.000 has environ), au tabac (5 à 600 has), aux nioras ou piments rouges (500 has) et aux cultures maraîchères, toutes formes d'exploitation favorisées par la qualité des sols alluvionnaires de la plaine des Beni-Ahsen. Un effort méthodique de 12 ou 13 ans a fait de ces surfaces une terre riche et productive où l'horticulture, le vignoble et le verger marocains ont gagné un nouveau domaine en raison de l'adaptation généralement judicieuse de l'agriculture aux nouvelles conditions de mise en valeur réalisées par l'eau. Déjà s'ébauche une organisation commerciale et industrielle destinée à valoriser les produits : stations d'emballage et de conditionnement, caves coopératives, installations de séchage de tabac, etc...
Par ailleurs, la fondation d'une industrie marocaine de la sacherie, en 1948, grâce à la Compagnie Chérifienne des Textiles, semble devoir donner une assez forte impulsion aux cultures de chanvre, médiocrement développées jusqu'à ce jour, malgré leur rendement satisfaisant.
Le périmètre des Beni-Amir - Beni-Moussa est appelé à dominer après l'achèvement des grands ouvrages de Bin El Oui-dane, Aït-Ouarda et Afourer quelque 130.000 has dans le Tadla.
Actuellement, seule la partie nord du territoire a été irriguée sur 18.000 has grâce aux aménagements hydrauliques de Kasba-Zidania, qui alimentent un canal principal, prolongé jusqu'à la route d'Oued-Zem-Fquih Ben Salah ; des conduites secondaires et tertiaires se greffent sur cette artère principale. Comme à Sidi-Slimane, l'arboriculture tient une place prépondérante, mais il s'agit ici non d'orangers ou de vignes, mais essentiellement d'oliviers et secondairement d'arbres fruitiers, tels que amandiers, pêchers et abricotiers. Le coton a été également la grande ambition des techniciens ou fonctionnaires d'autorité chargés de guider l'exploitation de la zone irriguée.
Par contre, les légumineuses : fèves, pois et pois chiches ; les cultures maraîchères et la luzerne promettent de substantiels ... / ...


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MessageSujet: MAROC 1950   Ven 3 Mai - 6:55

page 26
Canal principal des Béni-Amir
Construction des canaux des Beni-Moussa au départ d'Afourer (Photo Belin)

... / ... profits. Sur les luzernières, s'appuie inévitablement un élevage de bovins qu'il serait souhaitable clé développer assez largement par la suite, tant pour répondre à la vocation pastorale des habitants du Tadla que pour garder les terres contre un épuisement qu'une exploitation intensive peut produire à la longue.
Il est évident que nous sommes ici en présence d'un périmètre encore embryonnaire et dont l'équilibre économique paraît pour l'instant moins sûrement établi qu'à Sidi-Slimane, où la présence de l'agriculture européenne, la situation géographique et les facilités de transport offraient des facilités plus grandes.
L'Office des Beni-Amir qui a la charge d'administrer ce district-pilote du Maroc de demain, peut inscrire à son actif des réalisations remarquables. Mais une création « ex nihilo » avec la planification qu'elle implique ainsi que l'intervention de l'autorité publique, comporte fatalement un certain nombre d'erreurs et de mécomptes.
Il n'en reste pas moins que le bilan est positif. L'accroissement des ressources agricoles de la région a pris assez d'ampleur pour justifier la construction par la S.A.P.C.A. à Beni-Mellal, d'une usine puissamment outillée pour le traitement industriel des fruits, primeurs, légumineuses, etc.. pour la fabrication des conserves, des jus de fruits, des confitures, la distillation des
plantes, etc...
En outre, l'extension des olivettes fera inévitablement surgir un certain nombre d'huileries coopératives, selon le plan très judicieux établi par le Service de la Mise en valeur.

le périmètre du N'Fis, alimenté par le barrage Cavagnac près de Lalla-Taherkoust, a une extension virtuelle de 30.000 has. L'aménagement propre à l'hydraulique agricole n'existe encore qu'à l'état d'ébauche. Au sortir du barrage, les eaux rendues à l'oued en l'absence de toute galerie adductive, ne sont dérivées que 15 km s plus loin à l'aval, et conduites dans des séguias en terre. En fait, on s'est borné provisoirement à donner des facilités supplémentaires à l'irrigation traditionnelle qui comporte toujours un certain gaspillage d'eau. Pour équiper plus rationnellement le périmètre, on poursuit actuellement la construction d'un canal bétonné de 15 kms, qui alimentera deux canaux principaux aménagés sur chacune des rives de l'oued N'Fis. On envisage d'ailleurs, à titre de simple perspective d'avenir, l'extension de la zone irriguée, au-delà des 30.000 has inscrits aux programmes nettement définis de mise en valeur, par pompages dans la nappe et surtout par dérivation du Tessaout et de l'oued Akdhar, affluent et sous-affluent de l'Oum-er-Rebia.
L'exploitation actuelle du périmètre, si l'on s'en tient aux normes de l'hydraulique agricole vraiment moderne, n'intéresse guère plus de 6.000 has. En réalité, du fait de la dérivation toute sommaire, qu'elle soit du N'Fis, les réseaux préexistants sont alimentés plus généreusement et il en résulte une incontestable valorisation du terroir tout entier. Céréales, oliviers et arbres fruitiers se partagent la zone la plus favorisée.

LES TERRES PROCHAINEMENT IRRIGUÉES
Comme il a été indiqué plus haut, il reste encore à conquérir 20.000 has dans les Beni-Ahssen, 110.000 dans les Beni-Moussa Beni-Amir et 20 à 25.000 dans le Haouz. D'autres périmètres n'existent encore qu'à l'état purement virtuel, bien que l'utilisation des barrages qui doivent les dominer soit en cours. Ce sont :

le périmètre des Abda-Doukkala, alimenté par le barrage d'Im' Fout. Selon les prévisions des techniciens, c'est à partir de 1952 que l'eau de l'Oum er Rebia commencerait à être déversée sur la pénéplaine des Abda Doukkala, vaste région d'un million d'hectares, qui sert d'arrière-pays à Mazagan et à Safi. La construction du canal « tête morte » de 17 kms sur la rive gauche de l'Oum er Rebia a été entreprise en 1947 et se poursuit actuellement ; sa mise en eau, dans 3 ou 4 ans, permettra l'exploi tation quasi-immédiate d'un premier secteur de 5 à 7.000 hectares dans la région de Boulaouane.
L'irrigation doit s'étendre, en plusieurs étapes sur 220.000 has. Une entreprise aussi hardie et manifestement destinée à modifier profondément l'équilibre économique du Maroc tout entier exigeait une préparation minutieuse : travaux topographiques et agrologiques, examen des possibilités d'exploitation, de rendement des terres et d'organisation sociale, etc. C'est à cet ensemble très complexe d'études que se sont livrés divers services techniques du Protectorat et, au premier rang, celui de la Mise en Valeur et du Génie rural.
Un choix rigoureux des cultures, en fonction de la vocation agricole du périmètre et aussi des aptitudes de la paysannerie locale eut été assez prématuré. Préalablement à toute irrigation, les Doukkala sont l'un des greniers du Maroc, le pays par excellence du maïs, de l'orge et aussi, dans la zone littorale, des maraîchages. Ce fonds sera naturellement préservé et enrichi, mais une place importante sera réservée aux agrumes et arbres divers, aux cultures industrielles notamment textiles (favorisées par la présence à Safi de la Compagnie Chérifienne des Textiles), et surtout à la luzerne et aux fourrages, car l'orientation générale de la mise en valeur est dominée par la nécessité absolue de procurer aux terres des fumures organiques abondantes, grâce à un élevage intensif.
On s'imagine le caractère vraiment révolutionnaire de cette œuvre qui doit changer et l'aspect de la terre et le mode d'existence de ses habitants. Par leur étendue et leur importance exceptionnelles, les Abda Doukkala seront, sur le plan agricole, la réplique du complexe hydro-électrique de Bin el Ouidane-Afourer. L'un et l'autre sont un don de l'Oum er Rebia, comme l'Egypte est le « don du Nil ».
le périmètre des Triffas, situé dans le Maroc Oriental (région de Berkane), entre la Méditerranée, les monts Beni-Snassen et l'oued Kin, couvrira de 30 à 40.000 has. L'eau sera empruntée à un dérivation, en cours d'aménagement depuis 1947, de la basse Moulouya et, également par pompage, à la nappe phréatique. Le canal principal, dont la construction est commencée, doit avoir 80 kms de longueur. Au point de vue agricole et social, les Triffa sont le périmètre dont la mise en valeur soulève le moins de difficultés, car les méthodes y sont déjà évoluées. Il s'agira essentiellement d'amplifier ce qui existe déjà : vigne, céréales, primeurs, agrumes, tabac et, comme partout, luzerne et fourrages. Dans la plaine des Triffa, l'irrigation donnera au Maroc une véritable « huerta » méditerranéenne.

UNE ECONOMIE NOUVELLE
Hydraulicité et hydraulique agricole sont étroitement solidaires non seulement dans l'organisation d'un barrage, maia dans la vie économique. L'énergie fournie par la première permet à la seconde de produire toutes ses conséquences. Car la mise en valeur des terres irriguées implique un large développement des industries actuelles. Si les périmètres n'étaient pas voués à des cultures riches, non seulement l'irrigation deviendrait sans objet, mais les dépenses d'équipement ne pourraient être amorties. L'exploitation des zones de Sidi-Slimane, du Tadla ou des Doukkala promet un énorme accroissement de la production d'olives, d'oranges, de vin, de chanvre, etc et, par suite, doit entraîner la création d'un grand nombre d'usines d'autant plus que le traitement des produits agricoles, selon la formule de synthèse appliquée déjà par la S.A.P.C.A. à Beni-Mellal ou la S.C.U.P.A. à Casablanca, facilitera la solution du problème de l'écoulement. II en résultera nécessairement une augmentation très forte des besoins d'électricité, que les nouvelles centrales hydroélectriques seront en mesure de satisfaire.


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MessageSujet: MAROC 1950   Ven 3 Mai - 6:57

page 27


IM'FOUT CHANTIERS DU TUNNEL D'IRRIGATION

- L'attaque de la galerie s'exécute à l'aide d'un « Jumbo », installation mobile qui permet à plusieurs marteaux-perforateurs de travailler simultanément. — Ci-dessous le « Jumbo » porte-perforateur de l'attaque de l'oued Zinoun.
- Un perforateur du « Jumbo » en action. — De longs fleurets sont employés permettant de pousser le forage des trous de mines à 2 et 3 mètres.
- Galerie d'avancement de l'attaque de la tête amont. Une galerie de petite section est d'abord percée, puis élargie à la secîion normale du tunnel. — L'évacuation des déblais est effectuée au moyen de wagonnets sur voie de 60, tractés par loco-tracteurs électriques.
- Avancement du Tunnel à l'attaque de l'Oued Défla.

Photos GILLOT Reportage sur les Chantiers de G. E. T. I. F. A.



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MessageSujet: MAROC 1950   Ven 3 Mai - 6:58

page 28
En haut : Poste d'épuration « GIRACTOR » traitant par heure 25 m3 d'eau aux filatures de la Société ICOMA à Fédala.
Au milieu : « Cation-Anion » traitant 10 m3 par jour aux Etablissements J.J. Carnaud et Forges de Basse-Indre à Casablanca.
En bas : Poste d'épuration d'eau « Zéo Carb Na » traitant 500 m3 par jour, destiné à la fabrication et à l'alimentation des chaudières de la Société Africaine de Filature et Tissage de Rabat.

TRAITEMENTS D’AMÉLIORATION DES EAUX.

Satisfaire les besoins sans cesse accrus des centres urbains et industriels en perpétuel développement, rendre l'eau propre aux usages domestiques ou industriels auxquels on la destine, tel se pose, au point de vue quantitatif et qualitatif, le problème de l'eau au Maroc.
L'accroissement de la quantité est le résultat des grands travaux hydrauliques entrepris ça prévus par les Services Publics. L'amélioration de la qualité relève de la compétence des maisons spécialisées dans le traitement des eaux.
Parmi les eaux mauvaises, l'eau calcaire est la plus répandue et celle qui occasionne le maximum de ravages.
Comparées à celles de la métropole, les eaux marocaines accusent des titres hydrotimétriques (expression en degrés de leur teneur en sels incrustants) beaucoup plus élevés. En dehors de Tanger, Fès et Fédala, les autres villes sont alimentées par des eaux ayant une forte minéralisation.
Les inconvénients du tartre sont multiples et posent un grave problème pour l'industrie ; ils se chiffrent par des dépenses supplémentaires qui grèvent lourdement le prix de revient :
— consommation supplémentaire de combustible, se situant entre 30 et 40 %, consécutive à la formation d'un isolant thermique sur les parois de la chaudière ;
— détartrages périodiques ;
— remplacement des faisceaux tubulaires « claqués » ;
— nécessité d'une chaudière de secours pour éviter un arrêt toujours possible des fabrications.
La durée de service des générateurs de vapeur dépend donc des moyens mis en œuvre pour combattre l'entartrage. C'est le rôle des maisons spécialisées et de leurs techniciens d'apporter des traitements appropriés aux buts d'utilisation des eaux considérées.
L'épuration préalable, qui consiste en l'élimination des sels incrustants de l'eau d'alimentation avant son introduction en chaudière, a permis de résoudre le problème de façon satisfaisante. Mais ce n'est que postérieurement à 1938 que l'application a été faite de ce procédé dans quelques usines pour devenir d'un emploi courant de nos jours.
Avant 1938, les industriels avaient essayé l'utilisation des ... / ...

The treatment of water in Morocco
The problem of water in Morocco is two-sided. Firstly, a quantity sufficiently great to satisfy the ever-increasing domestic and industrial demands of a town in a state of continuons development must be produced and secondly, a high standard of purity must be attained.
The increase in quantity is the resuit of the great hydraulic works undertaken or foreseen by the Publics Services. The improvement in the purity of the water calls attention to the compétence of certain firms specialized in the treatment of water. Among the unsuitable types of water, lime water is the most widespread and the one that causes the most damage.
Compared with metropolitan water, that of Morocco give proof of a much higher degree of salt deposit.
Apart from Tangiers, Fès and Fédala, the other Moroccan towns are supplied with water of a high minéral content.




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