Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 FES, capitale de l'Islam.

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Sam 22 Fév - 17:06

page 43



FES

AME    DE    L'ISLAM
CENTRE DE TOURISME


PAR     M.     BLAQUE-BELAIR DIRECTEUR     DE     L'OFFICE     CHERIFIEN     DU     TOURISME

Lorsque le voyageur voit apparaître Fès dans son creux de vallons safranés, avec ses cent minarets émaillés et verdis, d'où monte vers le ciel l'innombrable et unique prière, il a à ses pieds la ville entre toutes Sainte: l'âme immuable et séculaire de l'Islam, il éprouve la sensation de l'immobilité, dans le mouvement et le renouvellement incessant des siècles et du Monde.



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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Sam 22 Fév - 17:41

page 44



- CETTE   FLORAISON DE MINARETS ÉLANCÉS AU-DESSUS DES TERRASSES ...

Fès, sous son ciel éclatant, semble une cité d'argent posée dans la lumière, qui se mure et qui rayonne. Lorsqu'on 1889, Pierre Loti y arriva pour la première fois, il en eut une vision de poète et d'artiste :
« Aux heures merveilleuses de la fin du jour, je monte m'asseoir sur ma terrasse. La vieille ville fanatique et sombre se baigne dans l'or de tout ce soleil ; ...


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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Sam 22 Fév - 17:54

page 45


- SON HISTOIRE INSCRITE DANS SES MURAILLES ANTIQUES...


... étalée à mes pieds sur une série de vallons et de collines, elle a pris un aspect d'inaltérable et radieuse paix, quelque chose de presque riant, de presque doux, je ne la reconnais point, tant elle est étrange, il y a comme un rayonnement rosé sur l'immobilité de ses ruines. Et l'air est devenu tout à coup si tiède, si tranquille, donnant des illusions d'éternel été!...

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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Dim 23 Fév - 9:14

page 46


.....LA VIE GROUILLANTE, INCESSANTE    DES    INNOMBRABLES    SOUKS.....

Au-dessus les cimes sont d'un rosé ardent, avec des plis d'ombre absolument bleus. Et plus haut encore, et plus loin, le Grand Atlas tout couvert de ses neiges étincelantes, d'un autre rosé encore plus transparent, plus pâle, se dessine comme une découpure nette de cristal sur le jaune clair qui commence à envahir et à remplacer tout le bleu fuyant du ciel.»

C'est bien là l'athmosphère cristalline de Fès, sans rien en soi qui pèse, elle découpe avec netteté les horizons et laisse à toute chose une légèreté mystique et mystérieuse, aussi bien à cette floraison de minarets élancés au dessus des terrasses et des toits verts, qu'à ces mé-dersas studieuses, d'où s'élevèrent au-dessus des peuples la pensée et la science de l'Islam, dans [les siècles passés. Dans l'ombre des palais et des mosquées, la vie grouillante, animée, incessante des innombrables souks, complète l'évocation d'une ville du passé. Dans les méandres ...


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MessageSujet: Re: FES, capitale de l'Islam.   Dim 23 Fév - 9:21

page 47


.... SOUS   LES    ARCADES    FESTONNÉES    DE     SES    PATIOS .....


... de ses ruisseaux, sous la frondaison des jardins, les rues tortueuses qui s'enchevêtrent et se dénouent, offrent aux visiteurs un immense musée vivant où tout est à vendre ; œuvre d'artisans innombrables que l'on voit travailler dans leurs petites boutiques ouvertes sur la rue. C'est pour le touriste un émerveillement sans cesse renouvelé.
Fès dans sa ceinture de remparts vétustés et grandioses, dans ses jardins embaumés d'orangers, sous la garde de ses cent mosquées, Fès, ville impériale et capitale du Nord, offre au voyageur, dans le charme prenant de son climat heureux, la vision unique et vivante d'âges révolus.
Son histoire inscrite dans ses murailles antiques, sous les arcades festonnées de ses patios, sur les murs ajourés de fines sculptures de ses médersas, de ses palais et de ses mosquées, n'est point une chose morte ; des personnages ...
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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Dim 23 Fév - 9:27

page 48


..... DANS LES MÉANDRES DE SES RUISSEAUX, SOUS LA FRONDAISON DES JARDINS...

... identiques à ceux de jadis peuplent ses rues et ses maisons. Dans ses jardins discrets sous les grands orangers blancs de fleurs, des eaux jaillissent dans des bassins de marbre, les rosiers, les jasmins, les chèvrefeuilles, entrelacent leurs branches au-dessus des allées, et les mêmes personnages de jadis, tout ...




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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Dim 23 Fév - 9:31

page 49


..... DANS SES JARDINS EMBAUMÉS, LA VISION VIVANTE D'AGES RÉVOLUS...

... de blanc vêtus, rêvent dans leur silence et dans leur âme close, au même rêve qui hanta leurs ancêtres.
Mais Fès n'est point seulement un des lieux historiques, intellectuels et religieux de l'Islam, c'est encore un centre où le touriste aimera séjourner, et d'où il pourra rayonner vers les sites ...




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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Dim 23 Fév - 9:34

page 50


.... SUR LES MURS AJOURÉS DE FINES SCULPTURES .....

... qui l'entourent, vers Sefrou et sa couronne de cerisiers ; vers Immouzer et ses cascades, les gorges du Sebou, les forêts et la montagne et plus loin vers le Bou Iblane. Toute une richesse touristique qui fait de Fès un séjour d'élection, dans son climat si pur et sous son soleil privilégié.



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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Dim 23 Fév - 9:44

page 51


- M. Paul ODINOT

LES JARDIN DE FES par M.  Paul ODINOT

Illustrations  de J.E. Laurent et  Th. J. Delaye

« Fas » c'est le nom le plus ancien de la déesse « Cora ». Bien avant que Tlemcen porte le nom de « Pomaria », Fès portait le nom de la déesse des fleurs.
Cora ou Coré est fille de Déméter ou Cybèle. Et nous touchons ainsi aux premiers jours de l'histoire mythologique.
Examinons un instant ce qu'était le culte de Cybèle, et vous verrez que nous ne nous éloignons pas un instant de l'Afrique du Nord, ni de « Pas ». Cybèle est étymologiquement la déesse des cavernes, dit F. Guirand, or, le Dieu le plus ancien de l'Afrique, celui qu'on adore encore, c'est Ifri qui demeure dans les grottes.
Les prêtres de Cybèle s'appelaient « galles ». Ils se flagellaient, se mutilaient en l'honneur de leur déesse.
Il faut rapprocher ces fêtes des « Corybantes » de celles des Herpins qui marchaient sur des charbons ardents en l'honneur de Flore, sœur de Pomone.
Il n'est pas douteux que les Hamatcha, les Aïssaoua, les Milianah, par leurs pratiques rituelles, les nuits du « mélange » dans les grottes, ne perpétuent ces fêtes orgiaques, fêtes agraires, rites magiques qui ont pour but de favoriser la végétation, la fécondité de la terre.
II serait facile de prolonger cet exposé et d'établir entre le culte de Coré ou de Demètes des analogies nombreuses avec les fêtes agraires encore en pratique au Maroc.
Je ne crois pas qu'on puisse faire d'objection sérieuse à l'identification de la poupée qu'on promène dans les champs nouveaux au printemps avec Coré ou Déméter, la déesse mère.
Sans doute, il n'est guère possible de savoir où sont nées les premières civilisations, où l'on a appris à cultiver le blé, à domestiquer les animaux, mais bien des indices nous font penser que l'Eden primitif, que le jardin des Hespérides, l'intelligente Atlantide, peuvent être situées dans le Sud de l'Espagne ou le Nord du Maroc, régions qui, jadis, n'étaient pas séparées par la mer.
Alors Fès était certainement déjà une ville, et la légende que rapporte le Roudh el Kartas ne doit pas être traitée de fable à la légère.
« Abou Ghaleb raconte dans son histoire qu'un jour l'iman Idriss, se trouvant sur l'emplacement de la ville qu'il voulait bâtir, était occupé à en tracer les contours, lorsque arriva vers lui un vieux solitaire chrétien qui paraissait bien ...
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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Dim 23 Fév - 9:56

page 52


... avoir 50 ans et qui passait sa vie en un ermitage situé non loin de cet endroit. « Que le salut soit sur toi, dit le solitaire en s'arrêtant ; réponds, émir, que viens-tu faire entre ces deux montagnes ? » « Je viens, répondit Idriss, élever une ville où je demeurerai et où demeureront mes enfants après moi ; une ville où le Dieu très haut sera adoré, où son Livre sera lu et où l'on suivra ses lois et sa religion. » — Si cela est, émir, j'ai une bonne nouvelle à te donner — Qu'est-ce donc, ermite ? — Ecoute. Le vieux solitaire chrétien, qui priait avant moi dans ces lieux et qui est mort depuis sept ans, m'a dit avoir trouvé dans le livre de !a science qu'il exista ici une ville nommée Sef qui fut détruite il y a dix-sept cents ans, mais qu'un jour il viendrait un homme appartenant à la famille des Prophètes qui rebâtirait cette ville, relèverait ces établissements et y ferait revivre une population nombreuse, que cet homme se nomme Edriss ; que ses actions seraient grandes et son pouvoir célèbre, et il apporterait en ce lieu l'Islam qui y demeurait jusqu'au dernier jour. Loué soit Dieu, je suis cet Edriss s'écria l'iman, et il commença à creuser les fondations. A l'appui de cette version, l'auteur cite le passage d'El-Bernoussy où il est dit qu'un juif, creusant les fondements d'une maison près du camp de Ghzila, sur un lieu qui était encore, comme la plus grande partie de la ville, couvert de buissons, de chênes, de tamarins et autres arbres, trouva une idole en marbre représentant une jeune fille sur la poitrine de laquelle étaient gravés ces mots en caractères antiques : « En ce lieu consacré aujourd'hui à la prière, étaient des thermes florissants qui furent détruits après mille ans d'existence ».
Ce préambule un peu long m'était nécessaire pour déclarer que le nom de « Fas » - « Coré » ne fut pas choisi à la légère, mais intentionnellement pour célébrer le culte de la végétation, des fleurs, de la fécondité.
Le touriste qui visite la ville et parcourt ses rues étroites et sombres sans entrer dans les Palais, ne peut avoir une idée exacte de la vie des habitants, mais celui qui quitterait Fès sans connaître ses jardins ne pourrait saisir la physionomie si particulière d'une cité prisonnière de ses vergers, de ses floraisons, de ses eaux murmurantes.
Pénétrons donc dans un de ces jardins qui forment la ceinture charmante des remparts austères.
Comment les décrire ? C'est à première vue le désordre. La végétation, les arbres poussent où ils veulent. Les rejets au pied du tronc brisé ou là où est tombé le noyau. Mais la sève est si pure, la terre si bonne, l'eau si abondante, que presque jamais il n'est nécessaire de greffer.
On trouve à Fès les plus belles fleurs et les meilleurs fruits de tous les climats, dit, dans son enthousiasme, Ben Abd el Halim.
L'Aoua d'el Karaouyin produit les plus délicieuses grenades aux grains jaunes du Moghreb et les meilleures qualités de figues, raisins, pêches, coings, citrons et tous les autres fruits d'automne.
L'Aoua d'el Andalous donne les plus beaux fruits d'été abricots, pêches, mûres et diverses qualités de pommes, abourny, thelkby, khelkly et celles dite de Tripoli, à peau fine et dorée, qui sont douces, saines et parfumées, ni grosses, ni petites...
...Les arbres plantés à Merdj Khertha, au delà de la porte de Béni Messafar produisent deux fois par an.
Du côté de Bab Therky, on moissonne quarante jours après les semailles.
Mais ce n'est pas seulement pour leur fertilité que !e Fassi aime ses jardins. Confiné dans sa maison sombre, comme il jouit avec délices de la verdure, du renouveau du printemps, dans son jardin.
« La « Nzaha », est la grande distraction des femmes et des enfants. On emporte de quoi faire la dînette, et l'on dort même sous les arbres, pendant les nuits tièdes, où le parfum s'exhalant des orangers étourdit et grise, on fait du thé qu'on parfume de violette, ou de sauge, de basilic ou de menthe fraîchement cueillis.
Depuis plusieurs années bon nombre de jardins qui se trouvaient à l'intérieur des remparts ont été saccagés, et des maisons ont pris la place des arbres, car le terrain a une grande valeur, et l'attrait de l'argent fait oublier le plaisir des jardins, dont le revenu, quoique appréciable, est inférieur à celui d'un loyer.

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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Dim 23 Fév - 10:01

page 53


Mais le temps est venu de protéger ce qui reste de verdure. Sans doute il est impossible d'empêcher l'extension de la ville musulmane et personne n'y songe. Mais on pourrait peut-être agrandir l'enceinte de murailles derrière laquelle les Fassis aiment à s'abriter.
On se demande pourquoi dans une ville musulmane on ne ferait pas de jardins publics comme dans les villes européennes.
Bou Jeloud est très loin, c'est d'ailleurs le parc de Fès Djdid, et du Mellah, il faut à la Médina un autre grand parc ou deux, dont l'un serait à Bab Guissa et l'autre à Bab Djenane par exemple.
Ceci fait, on pourrait facilement diriger l'extension de la ville vers la route de Taza, ou vers le chemin qui va du Borj Sud à l'aviation, ou vers la route de Meknès.
Le principe seul importe, il faut protéger les jardins. Ils méritent autant l'attention des Beaux-Arts que les monuments.
Je souhaiterais par exemple que le Syndicat d'Initiative pût disposer d'un beau verger de Fès, où les touristes auraient accès, ou l'on pourrait faire des diffas et des fêtes champêtres.
Rien n'est plus reposant, rien n'est plus agréable, que de passer quelques heures dans un verger dont le silence n'est troublé que par le murmure des ruisseaux.
L'odeur des rosés ou du jasmin est plus délicate que celle des fleurs coupées. Loin du tumulte de la ville, loin des choses de ce monde, on peut se recueillir et méditer sur le contraste qu'offrent la brièveté de notre vie et la pérennité de ces arbres qui toujours renaissent à l'endroit même où d'autres fleurirent et vécurent.
Ainsi demeure le grand mythe de la mort, et de la renaissance de la terre ; sans doute on adore plus Déméter, Coré ou Flore ; mais ces déesses se sont cachées sous une autre apparence, et c'est un saint qui a pris leur place. C'est Sidi Ahmar el Khadir.
On peut le voir parfois au printemps vêtu d'une longue robe verte flottante.
N'est-ce pas Tammouz ou Attys ? ainsi entre le passé et le présent nulle distance. Le Temps n'existe pas.


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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mar 25 Fév - 13:44

page 54


La Ville aux 160 Mosquées.
- Minaret de la Mosquée Moulay Abdallah.
- Méchouar Arrivée du Sultan à Fès.
- Porte Boujeloud.

LES SYNDICATS D'INITIATIVE ET DE TOURISME
par M.  CHEVALEYRE,  Président du Syndicat d'Initiative de Fès

En vertu de cet axiome que la fonction crée l'organe c'est en fonction du Tourisme que se créèrent les Syndicats d'Initiative.
Non pas que de tout temps l'homme et sa divine moitié ne se montrassent enclin à voyager, puisque des personnages tels que Jean Jacques et Madame de Sévigné nous ont magistralement dépeint leurs déplacements et les délices de la vie au grand air.
En remontant plus haut encore dans les siècles passés, on a la sensation de ce besoin impérieux qu'éprouvèrent nos ancêtres d'aller à la recherche d'horizons nouveaux et de faire la course au soleil. Mais, exception faite des âges où l'homme était nomade par nécessité, ce n'est guère que depuis la multiplicité et la
facilité des moyens de transports sans cesse accrus et modernisés, que nos contemporains ont changé insensiblement une sédentarité factice en un mouvement qui a des tendances à devenir de plus en plus irrésistible.
Pour ceux qui peuvent se reporter vers la fin du siècle dernier, n'est-ce pas avec effarement qu'ils se remémoreront l'énorme différence entre les moyens de locomotion d'alors et ceux d'aujourd'hui. Alors, des trains déjà rapides circulaient sur les grandes lignes, il est vrai, mais sans le moindre confort : pas le moindre endroit réservé pour s'égarer en liberté. Partout ailleurs, des express pas pressés et des omnibus qui vous abattaient du vingt à l'heure... en palier
II y avait mieux, au point de vue pittoresque tout au moins, puisque les diligences, les bonnes vieilles diligences ...


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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mar 25 Fév - 13:48

page 55


La Ville aux Cent Portes.
- Bab el Nouar Kasbah des Filalas.
- Minaret de la Mosquée Bou Inania.
- Panorama pris des Mérinides.

... assuraient le service des campagnes, là où le rail n'avait pénétré.
Braves et chères guimbardes qu'on ne verra plus au pas de vos deux ou trois chevaux, que de piquant et d'original a disparu avec vous !
Puis, sans presque de transition, le progrès vint bouleverser cette technique.
Déjà, vers 1885, la bicyclette permit des déplacements plus accélérés et préluda en quelque sorte à l'automobile, qui fit son apparition vers 1890, époque où l'on peut situer les grandes découvertes : téléphone, cinéma, sous-marin, suivies bientôt de l'avion et de la radio. D'un coup, le monde se trouvait transformé et, si l'on peut dire, le globe rapetissé.
En effet, les distances s'effaçaient, en même temps que les moyens de transports déjà existants se modernisaient et se développaient à l'infini. C'est ainsi que le « Normandie » fait maintenant en 4 jours la traversée de l'Atlantique nord, que l'autorail frise le 150 à l'heure et l'avion le 700, en attendant mieux, évidemment.
C'est incontestablement dans cet ordre d'idées : vitesse et confort, qu'il faut considérer l'engouement actuel pour le tourisme, dont le développement amena la création des Syndicats d'Initiative. C'est peut-être le moment de rappeler que le premier de ces Organismes prit naissance à Grenoble, en 1889 et que son cinquantenaire sera commémoré en cette ville au cours du mois de juin prochain.

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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mar 25 Fév - 14:25

page 56


- Minaret.
- Souk el Khemis. Marché de la laine.
- Souk des Poteries.

Depuis, il y en a eu une belle floraison. Il n'est pas de ville tant soit peu importante, il n'est pas de commune qui n'ait à signaler au touriste les curiosités de sa petite patrie et les beautés de son site. C'est ainsi que la France est dotée de quelque 800 Syndicats d'Initiative.
Au Maroc, il n'y a guère qu'une quinzaine d'années que ces Organismes ont vu le jour. Présentement, ils sont au nombre d'une douzaine, avec une tendance à s'accroître dans de très légères proportions.
Parmi les autres, le Syndicat d'Initiative de Fès a un rôle d'envergure, car, sans amoindrir la valeur d'attrait de certains centres, il faut être bien convaincu que notre cité est au premier plan des lieux intéressants à visiter.
Tout, à Fès, milite en faveur du Tourisme.
D'abord, sa situation géographique, au carrefour des grandes voies de communications.
Son passé, qui en fit pendant des siècles la capitale politique, religieuse, intellectuelle et commerciale du Maroc.
Son présent, avec sa Médina restée intacte, dans son cadre incomparable.
La Médina ! Ce mot, évocateur d'une population grouillante, où intellectuels, bourgeois, marchands, ouvriers, transporteurs, se coudoient, se pressent, se bousculent et s'interpellent sans acrimonie !
La Médina ! Avec ses artisans restés fidèles à des méthodes de travail qui remontent à plusieurs centaines d'années : ouvriers sur bois, qui utilisent leurs orteils autant que leurs doigts. Tisserands, qui sur des métiers primitifs produisent de petits chefs-d'œuvre. Relieurs, en voie de rénovation. Tous autres : potiers, tanneurs, batteurs de cuivre, faïenciers, et vous, maâlems prestigieux entre tous, qui savez ciseler le plâtre et donner à vos dessins une variété infinie d'apparences
La Médina ! Avec ses portes, ses tours et ses remparts. Avec ses mille et une ruelles enchevêtrées, ses riches demeures bourgeoises, ses médersas, ses minarets, ses mosquées, qui peut se flatter de la connaître à fond !
Ce n'est pas une journée, ni deux, qu'il faudrait consacrer à ce joyau médiéval, mais une semaine, un mois, et encore commettrait-on des oublis.
Cependant, il faut savoir s'arracher à cette merveille, car le touriste averti sait que la Médina n'est pas tout et que Fès possède un hinterland abondamment pourvu de séduction.
Indépendamment d'une colonisation prospère due à la richesse de son sol, Fès est certainement la plaque tournante d'innombrables circuits touristiques.
Au nord, on peut aisément rejoindre Tanger par Ouezzane. Plus près, le circuit de l'Ourtzagh, avec des variantes, permet de s'arrêter à Taounat, bastion de la guerre du Rif ; à Amergou, où subsistent des ruines romaines ; a Sidi Hamed el Bernoussi, où en mai de chaque année se déroule un moussem réputé. En poussant un peu plus loin sa curiosité, au Djebel Seddina, il y trouvera une station préhistorique.
A l'est, c'est la grotte de Fruigato et à proximité le Bou Iblane et ses champs de neige permettant les sports d'hiver de novembre à mai.
A l'ouest, des circuits variés à l'infini. La plaine, ...
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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mar 25 Fév - 14:36

page 57


- Mosquée Bou Inania.
- Souk des Cuivres.
- Fontaine Nedjarine.

... la montagne, les lacs, et parmi ceux-ci les dayets Afourga, Ifel, Ifra, Achlef et Aoua.
Au sud, par Annoceur, Boulmane et Midelt, voici le touriste à Erfoud, puis à Rissani, au centre d'une palmeraie magnifique qui confine aux sables mouvants du Sahara.
De la neige et du soleil en même temps, du contraste, de la vie intense en des parages inoubliables, tels sont Fès et ses environs.
Toutefois, plus près encore, à proximité immédiate de notre ville, le touriste trouvera des sites enchanteurs : Sidi Harazem, Bahlil et Sefrou sont à nos portes.
Sefrou, la cité des cerises, mi-arabe, mi-juive, où après avoir contemplé les femmes israélites en train de laver leurs instruments de cuisine dans la rivière, le touriste curieux se mettra à la recherche de la grotte ayant abrité le prophète Daniel.
Bahlil, village de berbères d'origine chrétienne, dit-on, dont certains vivent encore en troglodytes.
Sidi Harazem, la délicieuse petite palmeraie à 15 kilomètres seulement de Fès, avec ses sources d'eau chaude à 33 degrés, et qui, d'après le Docteur Secret sont souveraines pour l'arthritisme, la tension artérielle, la goutte, l'uricémie, le foie et le rein.
Toujours avec le Docteur Secret, transportons le touriste à Moulay Yacoub, à 22 kilomètres. Là, ce distingué praticien nous apprendra que les eaux de Moulay Yacoub sont classées comme chloro-sulfurées, so-diques-calciques et magnésiennes.
Pour le profane, il est plus simple de dire que ces eaux ont fait leurs preuves dans les traitements des rhumatismes, névralgies, névrites, sciatiques, ostéites, métrites, salpingites, stérilité, etc.. .
Enfin, au cas invraisemblable où le touriste exigeant ne serait point encore satisfait de toutes ces randonnées, Fès a à sa disposition un magnifique stade où il pourra s'adonner à la pratique de nombre de sports, y compris le tennis et la natation.
La chasse et la pêche sont également à sa portée. Il trouvera le meilleur accueil et tous renseignements auprès de la « Saint-Hubert » et du Fishing-Club fassi.
Et en attendant un tir aux pigeons, dont il est fortement question.
En attendant un golfe, qui a sa place toute marquée au terrain de l'hippodrome.
En attendant un Casino, ou tout ou moins une Salle de Fêtes, il est indispensable que le touriste sache que Fès n'en est encore qu'à une période d' adaptation.
Les eaux de Sidi Harazem et de Moulay Yacoub ne demandent qu'à être intelligemment utilisées.
Il est peu de sources au monde d'une telle efficacité et il n'en est pas qui soient pareillement délaissées. Pourquoi ? Mystère et discrétion. Ici, de méprisables intérêts particuliers priment l'intérêt général.
Par ailleurs, il est probable que des sondages à Fès révéleraient des sources aux vertus diverses. C'est là le secret de demain, du jour où les fassis prendront conscience de la fortune qui est à leur portée.
Le jour où par leur persévérance, leur ténacité et leur inflexible volonté ils obtiendront que leur cité devienne une station climatique, thermale et balnéaire, ce jour-là devra être marqué d'une pierre blanche, car il sera pour Fès l'aurore d'une ère nouvelle et pour ses habitants le commencement d'une prodigieuse prospérité. Quand on veut, on peut.

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MessageSujet: Re: FES, capitale de l'Islam.   Mar 25 Fév - 19:30

page 58



L'ŒUVRE DE BIENFAISANCE A FES
par M. le Docteur P. CHAPUIS. Président de la Société Française de Bienfaisance de Fès.

La Société Française de Bienfaisance de Fès fut fondée, il y a quelque dix ans, grâce à l'initiative de plusieurs personnalités fassies.
Administrée par un Comité d'hommes de bonne volonté secondés par un groupe de dames dévouées et généreuses, elle assiste les catégories les plus diverses de blessés de la vie : vieillards, incurables, femmes veuves, femmes divorcées, familles nombreuses, familles de chômeurs, commerçants ou agriculteurs ruinés etc.. etc.. et a dû, ainsi que la plupart des œuvres d'assistance sociale, amplifier considérablement son action au cours de ces dernières années.
Cette nécessité lui fut, d'une pari, imposée par ïes répercussions sociales de la crise économique qui, frappant le Maroc comme tous les autres pays, a engendré, à Fès comme ailleurs, faillites et chômage, vie chère et misère ; d'autre part, le peuplement européen de ce pays n'est plus ce qu'il était il y a vingt ans : les hommes vieillissent, tous n'ont pas fait fortune, et en attendant que soit inscrite dans nos lois la retraite des vieux travailleurs, il est de toute nécessité de venir en aide à ces vieux ouvriers chargés de famille qui, sans travail à l'âge de soixante ans, ne peuvent plus être considérés comme chômeurs et, de ce fait, ne peuvent bénéficier d'allocutions spéciales.
Pour toutes ces raisons, et d'autres encore qu'il serait vain d'évoquer ici, la Société de Bienfaisance a dû développer et adapter ses moyens d'assistance à des besoins matériels nouveaux et accrus dont les principaux sont : l'alimentation, le vêtement le logement.
Primitivement, l'assistance en vivres se faisait au moyen de bons de vivres, (bons de pain, bons de viande etc...) délivrés aux personnes nécessiteuses et remboursés par la Société aux Commerçants fournisseurs. Le nombre des assistés croissant sans cesse, il devint nécessaire, aussi bien par mesure d'économie que par souci de contrôle, de donner les vivres non plus en aliments bruts, mais sous la forme de vivres préparés consommés sur place. Pour cela, une « soupe populaire » fut créée en 1934 et, dans ses deux réfectoires installés dans un baraquement de l'ancienne voie de 0,60, les repas sont servis chaque jour, matin et soir, par les soins de la Société. Tout le monde y trouve son compte : nos assistés, qui n'ont plus à se préoccuper de la cuisson des aliments et trouvent aux réfectoires des plats copieux, variés et sains, nous-mêmes qui, assurés maintenant que les aliments iront bien à ceux auxquels ils sont destinés, pouvons à meilleur prix secourir mieux et davantage de personnes. Pour ne citer que quelques chiffres notons que la soupe populaire a distribué en 1938 plus de 64.000 repas, au prix de revient moyen de 1 fr, 50 l'un.
En ce qui concerne le vêtement, la difficulté est plus grande. Un vestiaire, alimenté partie par les dons de personnes généreuses, partie par les achats de la Société, permet, deux fois par mois, la distribution de pièces d'habillement : robes, pantalons, chemises, tabliers, chandails, chaussures etc.. Malheureusement il y a toujours des demandes non satisfaites, en chaussures notamment, et, connaissant le prix actuel des choses, personne ne s'étonnera d'apprendre que les achats faits par nos soins sont forcément limités, ayant surtout pour objet de vêtir les enfants partant aux colonies de vacances, et de chausser les écoliers lors de la rentrée des classes.
La question du logement de certains de nos assistés est une des plus angoissantes qui se soit présentée à nous depuis bien longtemps. Grâce à la Municipalité de Fès, aux Services des Domaines et du Génie militaire, nombre de familles nécessiteuses avaient trouvé le logement dans les bâtiments légers demeurés vides par suite de la disparition des services de l'ancienne voie de 0,60. Mais, aujourd'hui, ces bâtiments disparaissent pour faire place nette à la construction de l'Hôtel du commandement militaire et à ses annexes : une vingtaine de familles se trouvent donc ou vont se trouver sans abri. La Municipalité a bien ouvert à ces infortunées les portes de l'ancienne prison désaffectée de Bab Dekaken, mais étant donné que. tous les sans logis ne peuvent s'y réfugier, que les locaux offrent de très mauvaises conditions d'habitabilité par leur manque absolu de confort et d'hygiène, la dangereuse promiscuité qu'ils imposent et leur éioignement de la ville européenne, cette solution ne pouvait être que provisoire et ne constituait qu'un pis aller.
Les pouvoirs publics l'ont compris, et grâce à M. le Résident Général Noguès, au Docteur Gaud directeur de la Santé et de l'Hygiène Publiques, grâce aussi et surtout à l'activité bienfaisante du Général Compain et de Monsieur Maître, un crédit important a été délégué pour permettre l'édification de logements. Cette réalisation est proche, et bientôt, sur des terrains judicieusement choisis, une vingtaine de familles nécessiteuses trouveront enfin l'abri qui leur manque.
Enfin, si l'on songe à toutes les autres formes d'assistance auxquelles la Société de Bienfaisance doit recourir chaque jour : achats de médicaments et d'appareils de prothèse, confection de layettes pour les nouveaux nés, secours en espèces aux vieillards etc... etc.. il apparaît évident que, sans argent, de tels efforts ne pourraient être ni poursuivis, ni développés. Les collectivités: Etat et Municipalité, font ce qu'elles peuvent, et les subventions qu'elles nous accordent en font foi ; depuis longtemps déjà colons, commerçants, industriels, maisons de banque etc... nous aident de leurs dons, il faut, il est nécessaire, que leur exemple fasse boule de neige et soit imité par tous nos concitoyens.
Il est normal et désirable que les individus se groupent selon leurs affinités de races, selon leurs intérêts et leurs croyances, leurs professions ou simplement leur amour commun des arts ou des sports, mais, au-dessus de ces groupements, la Société Française de Bienfaisance de Fès doit rassembler sans distinction d'ordre confessionnel, politique ou social, tous ceux qui pensent que le devoir humain de solidarité doit passer au premier plan.
C'est à vous tous, mes concitoyens, qu'au nom de notre Comité, je fais appel aujourd'hui ; venez voir fonctionner notre œuvre, votre visite à elle seule sera pour nous un précieux encouragement.

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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mar 25 Fév - 19:39

page 59


- Sur le tour de Fès, ponts de Ben Taho et routes de Fès à Oujda
- La route de Meknès à l'en a été entièrement reprofilée, la signalisation « Fortex » a été adoptée sur certaines courbes, les plus grandes vitesses sont permises avec tonte sécurité.

FES

CAPITALE ECONOMIQUE
par M. Francis DÉBARE. Délégué du 3!re Collège au Conseil du gouvernement.

J'ai toujours pensé que cent mille êtres humains ne s'étaient point groupés au pied du Zalagh par le seul fait du hasard, mais qu'il y avait des raisons géographiques et économiques à cette importante agglomération que constitue Fès.
En réfléchissant un peu on les découvre bien facilement.
N'était-il pas tout naturel que les habitants d'une région si peuplée, si fertile, choisissent pour installer leurs industries de production et de transformation cette cuvette inclinée de l'oued Fès, plus propice que nulle autre à l'établissement de chutes hydrauliques aux multiples emplois.
C'est donc l'eau, sa force, ses vertus tellement diverses qui sont à l'origine de Fès, de son développement, de sa prospérité. Et ce sont elles encore, n'en doutons pas, qui redonneront à la capitale intellectuelle du Maroc, cette fois par un effet tout à fait indirect, son rang de Capitale économique.
Au Maroc, une goutte d'eau c'est un peu de richesse. Les régions les plus riches, les moins affectées par les vicissitudes du climat, sont tout naturellement celles où l'eau coule en abondance. Et c'est pourquoi la région de Fès est une région privilégiée. Ce ne sont que sources à ...


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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mar 25 Fév - 20:53

page 60


- De grands travaux en vue d'améliorer l'économie indigène dans la région de Fès ont été accomplis. Les plus importants concernent l'équipement hydraulique. Voici une vue de la fontaine construite à Klaa des Slees.
- Fès banlieue. — Vue de l'important gabionnage exécuté au pied du Djorf Ribâa dans une zone d'érosion où l'oued Mikkès emportait à chaque crue l'emplacement où coule la séguia des Ahl Sous (le barrage de relèvement du plan d'eau est situé à 500 mètres en amont).
- Fès-banlieue. — Vue du barrage exécuté sur l'oued Mikkès pour relever le plan d'eau et permettre l'alimentation de la séguia des Ahl Sous.
Vue prise en aval du barrage.

... gros débit, oueds importants descendant en torrents de la montagne pour flâner ensuite dans la plaine et se perdre en mille ruisseaux et séguias générateurs de végétation et de richesse. C'est encore le fleuve Sebou, abondant et sinueux comme ses affluents l'Innaouen et l'Ouergha, capable de constituer une réserve d'eau quasi inépuisable.
Est-ce assez dire l'avenir et les espoirs que cette région de Fès porte en elle, à l'heure où justement le gouvernement' du Protectorat s'oriente délibérément vers la réalisation d'un vaste programme d'hydraulique, dont le financement dépasse 4 milliards et qui doit courir sur près d'un siècle.
Sur la première tranche quinquennale de ce programma général, la région de Fès reçoit 14.250.000 frs dent l'emploi sera consacré uniquement à la petite hydraulique, à l'exception d'une somme de 200.000 francs prévue pour l'étude du barrage sur le Sebou, qui doit être réalisé ultérieurement Dès cette année, 1.800.000 francs ont été délégués à l'Arrondissement de Fès pour commencer les travaux. L'épcquc des espérances est donc dépassé, nous entrons dans celle des réalisations, et notre économie doit s'en trouver heureusement révolutionnée dès les premières années.
Après avoir subi une crise qu'elle a surmontée courageusement, il semble bien que notre région doive désormais repartir vers des destinées nouvelles car, outre la richesse naturelle de son sol, ses possibilités infinies de fertilisation, n'est-elle pas le carrefour de toutes les grandes voies de communication : voie sur la Méditerranée avec la route de Tanger, voie sur l'Atlantique avec la route directe de Port-Lyautey par Petitjean, pénétration vers le Sud et le Tafilalet avec la route de Midelt par Boulemane, la seule praticable toute l'année, pénétration dans le Rif par la route du Nord, et enfin Fès n'est-elle pas en quelque sorte, sur la grande dorsale Casablanca-Tunis, le centre géographique ...


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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mer 26 Fév - 8:55

page 61



LA ROUTE DE  FES  A PETITJEAN
- Le remarquable réseau routier marocain a contribué largement au développement économique du pays.  Grâce  aux nombreuses routes, les souks ont été davantage fréquentés et les échanges économiques se sont amplifiés. Par suite du tracé relativement facile des routes, de la main-d'œuvre à bon marché et des efforts des entreprises de construction, le prix de   revient du kilomètre route est très inférieur aux prix pratiqués en France et en Algérie.

... du Maroc à égale distance d'Oujda, de   langer, de Casablanca  ?
La route de Fès-Marrakech par Imouzzer du Kandar et Ifrane, actuellement en cours d'achèvement, finira de désigner notre cité comme le centre naturel des échanges de toute !a région Nord-Marocaine.
Et il ne s'agit point là d'utopie, notre réseau routier s'améliore de jour en jour, les pistes ont disparu, faisant place à des voies de grande communication presque entièrement revêtues.
Les 13 millions de crédits délégués cette année à l'Arrondissement des Travaux Publics de Fès, permettront, compte tenu des prix de construction et d'entretien bien inférieurs au Maroc à ceux de France et d'Algérie (1), d'achever ou presque les grands travaux de rcute en cours dans notre région, et dès 1940, Fès communiquera aussi facilement avec Marrakech par l'Atlas, qu'avec le Tafilalet par Boulemane et Midelt, l'Algérie par Oujda, Tanger par Souk-el-Arba, Port-Lyautey par Petitjean, Casablanca par Meknès et Rabat.
Les crédits affectés à nos travaux publics, routes et aménagements hydrauliques, joints à ceux de l'emprunt municipal, l'investissement de capitaux dans la construction de villas et d'immeubles de rapport nécessités par un accroissement continu de notre population depuis deux années, l'exploitation des eaux de Moulay Yacoub à Fès, la rénovation de l'artisanat, une mise en valeur plus active de nos richesses touristiques, tout concourt à la prospérité générale et nous permet de dire que Fès a vécu ses plus durs moments.
Rien ne saurait désormais enrayer son essor, et je suis de ceux qui croient qu'avant peu notre région aux ressources innombrables et trop longtemps inexploitées, aura repris le titre de Capitale économique auquel elle a droit.

(1)    Les  frais  d'entretien  au   kilomètre,   au   cours  de   l'année   1938, ont été approximativement de   :
Au Maroc : 7.498 fr.; En France :  13.347fr. ; En Algérie :  12.057 fr.
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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mer 26 Fév - 9:08

page 62


- Panorama de l'embouchure du Sebou (Novembre 1938), à gauche l'usine de traitement des prosuits de madragues.
PORT-LYAUTEY.
— Vue générale du port
— Vue perspective des portiques des grues électriques du port

PORT-LYAUTEY

PORT DE FES ET DU NORD MAROCAIN
par M. R. COINDREAU, Directeur au Maroc de la Société des Ports Marocains

Le port de Kénitra, dont l'emplacement sur l'Oued Sebou, à 17 kilomètres de la mer, avait été reconnu en 1912 par le Lieutenant de Vaisseau Lagorio, fut conçu à son origine uniquement pour des fins militaires : le débarquement des approvisionnements du Corps d'occupation opérant autour de Fès.
Tout de suite apparurent les avantages exceptionnels que Kénitra tenait de sa situation géographique. Aussi le Général Lyautey décida-t-il que le port de Kénitra serait ouvert au commerce le 1 Janvier 1913.
Ce port qui en 1932 devait devenir Port-Lyautey est en effet le débouché naturel de la plaine du Rharb et des régions de Fès et Meknès. Il est distant de 156 kilomètres seulement de Fès et de 127 kilomètres de Meknès. C'est essentiellement le Port du Nord marocain. Il fut concédé le 27 décembre 1916 à la Société des Ports Marocains de Méhédya-Kénitra et Rabat-Salé.
D'importants travaux ont été entrepris, dès la fin de la guerre, pour mettre en mesure le port du Sebou de jouer le rôle qui lui est imparti dans l'économie générale du Protectorat. Ces travaux ont consisté d'une part dans l'amélioration de l'estuaire de Méhédya et dans l'aménagement du cours inférieur du fleuve et d'autre part dans l'équipement et l'outillage du port intérieur de Kénitra.
Les résultats acquis ont été des plus remarquables. La barre de Méhédya jadis infranchissable jusqu'à 100 jours par an a été réduite au point que seuls les gros mauvais temps d'hiver obligent actuellement à consigner les accès du port de 15 à 20 jours par an.


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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Mer 26 Fév - 9:14

page 63


L'approfondissement de la rivière, conséquence des travaux de rectification exécutés, permet désormais l'entrés jusqu'à Port-Lyautey, à toute marée de jour ou de nuit, des navires calant jusqu'à 5 m. 50.
Le port dispose de 774 mètres de quais équipés de 12 grues modernes de 3 tonnes à 5 tonnes et desservis par 10 magasins et 3 hangars représentant une surface couverte de 13.000 m2. Les terre-pleins occupent une superficie de 40.000 m2, et sont reliés par voie normale au réseau général des C.F.M.
L'outillage très complet du port en matériel de levage et de manutention, comprend notamment un silo d'embarquement des céréales en vrac d'une capacité de 120.000 quintaux, permettant le chargement simultané de deux navires à la cadence horaire de 400 tonnes.
L'essor du trafic a été des plus rapides, le tonnage annuel manipulé ayant atteint près de 400.000 tonnes en 1931, plaçant Port-Lyautey au 2me rang des ports marocains. Après un fléchissement dû à la crise économique générale le trafic se relève vigoureusement depuis 1936. Il a atteint 268.000 tonnes en 1938 dont 148.000 tonnes aux exportations. Les perspectives pour 1939 s'annoncent très brillantes.
Les principaux éléments du trafic sont : à l'importation, les essences et pétroles (40.000 tonnes), le charbon, les produits alimentaires et matériaux de construction ; à l'exportation, les céréales et produits agricoles, les produits forestiers, les vins et les minerais de plomb argentifère de la région de Midelt et Taza.
Port-Lyautey est en relations directes avec les principaux ports européens et principalement : Marseille, Rouen, Bordeaux, Dunkerque, Nantes, Le Havre, Anvers, Constanza, Cardiff, etc... Il est desservi régulièrement par les grandes Compagnies de Navigation : Paquet (2 voyages par mois), S.A.G.A. (6 voyages par mois), Transatlantique (1 voyage par mois), Oldenburg (2 voyages par mois), etc...
Ainsi se trouvent réalisés les espoirs que le Maréchal Lyautey avait mis dans le port qui porte aujourd'hui son nom, et qui doit s'affirmer chaque jour davantage comms port de Fès et du Nord marocain.

- Voir graphique ci dessus.

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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Jeu 27 Fév - 8:59

page 64



AIN-CHKEFF, station balnéaire de Fès
par M. le Docteur SECRET

A sept kilomètres au Sud de Fès, au creux d'une faille du plateau du Saïs, parmi les arbres et les fleurs, une jeune station balnéaire mire ses casbahs dans le large plan d'eau d'un bassin alimenté par la source voisine d'Aïn Chkeff.
Une route ombragée de micocouliers conduit à la station balnéaire. Au départ de Fès il faut prendre le Boulevard Poeymirau prolongé et laisser à gauche la route de Sefrou, après avoir côtoyé le parc de Chambrun on débouche dans la plaine du Saïs. En dix minutes d'auto on arrive.
La source, artésienne, déverse huit cents litres-seconde, un quart est capté par l'aqueduc qui fournit les habitants de la Ville-Nouvelle en eau potable, le reste forme l'oued Chkeff qui irrigue les lotissements maraîchers des Zouagha. Au contraire de beaucoup d'oueds africains dont le lit est mis à sec par l'été, le Chkeff ne trahit pas sa fonction d'oued, et conserve un abondant débit qui apporte la fertilité aux terres assoiffées. Selon la géologie cette source est l'émergence d'une rivière souterraine qui draine les eaux de ruissellement du Moyen Atlas, dans la région du Djebel Kandar. L'eau filtrée et décantée par un long cheminement dans le sol, est pure de tout germe, les analyses bactériologiques pratiquées sur la source sont toujours négatives, on n'y décèle pas de colibacilles.
Le courant de six cents litres-seconde qui traverse le bassin empêche toute pollution, les baigneurs d'Aïn Chkeff sont préservés des ophtalmies, otites, sinusites et autres affections, fréquentes dans les piscines à l'eau insuffisamment renouvelée. Eté comme l'hiver l'eau a dix neuf degrés, cette constance de température permet les bains en toute saison.
Le climat d'Aïn Chkeff est caractérisé par le nombre des heures d'ensoleillement, l'absence de brouillards, fumées et poussières, l'égalité de la température, douce en hiver, fraîche en été. A la saison des chaleurs la température de la station marque huit degrés de moins qu'à Fès, différence agréablement ressentie par ceux qui s'exclament en arrivant à Aïn Chkeff « Quelle bonne fraîcheur ! »
L'histoire de la station balnéaire mérite d'être racontée comme exemple d'une initiative privée. Autrefois la vallée de l'Oued Chkeff représentait un sauvage coin de bled. Sur les pentes couvertes de rochers et de doum les jeunes bergers arabes menaient paître leurs troupeaux de chèvres. Le soir une procession de femmes Sejjaâ, l'amphore sur l'épaule, descendait du douar à l'aiguade. Parfois un pêcheur audacieux disputait les poissons aux loutres de l'oued.
Un artiste Fassi, Jean-Emile Laurent aimait peindre dans cette vallée. Un jour d'été et de chergui, à la vue d'enfants berbères qui s'ébattaient dans l'eau, il lui vint l'idée d'une piscine pour les Européens, accablés de chaleur. Les quelques centimètres de profondeur de l'oued ne suffisant pas, il fallait retenir l'eau par un barrage. Laurent persuada les diverses administrations du protectorat de l'utilité de son projet, les dossiers ne dormirent pas dans le bureaux et les autorisations nécessaires fuient vite accordées.
Respectueux des croyances indigènes, l'inventeur de la piscine commença les travaux par le sacrifice d'un mouton au djinn de la rivière, et celle-ci se laissa dompter par l'équipe des maçons. Dès l'hiver une digue barrait la vallée, retenant dix mille mètres cubes d'eau. En même temps sur les rives étaient poursuivis des terrassements et bientôt était achevée la grande piscine cimentée, avec son large escalier qui descend dans l'eau.
Le printemps fut occupé aux plantations d'arbres, saules, peupliers et mûriers au bord de l'eau, eucalyptus, cyprès et pins d'Alep sur les versants. Aujourd'hui à l'ombre des vastes feuillages, on se demande si ce n'est pas un rêve ces petits enfants d'arbres en pots, portés dans nos bras.
Tous Fès accourut à l'inauguration d'Aïn Chkeff le 23 juin 1934. Après une journée de championnats nautiques, une fête de nuit fit retentir musique de jazz et chants berbères à travers la vallée étonnée ; un dîner dansant occupa la rive gauche, et une diffa haïdous la rive droite. Le succès de cette inauguration et la réussite continue de la station récompensèrent justement le travail de Laurent et la collaboration de sa courageuse compagne, Madame Laurent-Ferrier, artiste d'une délicate et délicieuse féminité.
La ferveur inventive de Laurent ne tarit pas après la première création. D'année en année furent construits des plongeoirs, des douches, des barques, une roue à aubes pour fournir l'électricité et actionner un moulin, un atelier de menuiserie, et enfin les casbah. L'artiste enthousiaste des ksours du sud se mua en artisan, avec une équipe de Saharaoui, il édifia selon les rites les casbah qui s'étagent au flanc de la vallée. Le nombre de ces casbah ne suffit déjà plus à la demande des estiveurs, un plan d'extension est étudié selon les règles modernisées de l'urbanisme berbère. Aïn Chkeff est préservé des guinguettes peinturlurées chères aux banlieues européennes, les maisons sont construites dans le style de l'Atlas, avec les matériaux du bled. L'harmonie du site, en accord avec l'architecture des casbah, attire les touristes, ench întés de découvrir une nouvelle oasis.
Aïn Chkeff, sanctuaire où sont adorés l'eau et le soleil, renoue la tradition avec les anciens cultes naturistes des tribus marocaines. Mais les modernes croyants sont inspirés par la science et les dernières découvertes de la biologie.
Quand on arrive à Aïn Chkeff, on est d'abord frappé par la grande joie de vivre qui règne chez tous, enfants et adultes. Un besoin de mouvement anime chacun, tous les jeux de plein air sont pratiqués : nage et plongeons, aviron, volley-ball, etc... Ces exercices semblent ne coûter aucun effort, grâce à la stimulation des rayons ultra-violets du soleil, dont les radiations caloriques ont été absorbées par la nappe d'eau. L'atmosphère de liberté de la station et la cordiale hospitalité des châtelains rapproche les baigneurs dans une ambiance familiale. Le club des « Amis d'Aïn Chkeff » groupe les plus fidèles habitués.

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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Jeu 27 Fév - 9:13

page 65


- Deux jolies vues de la station balnéaire d'Aïn Chkeff

La station balnéaire possède une action physiologique complexe.
Massée par l'eau, frappée par les rayons solaires la peau, ce « cœur périphérique » vibre comme un immense clavier aux profondes résonances viscérales. La réaction est à la fois sédative et stimulante. La transpiration est diminuée, les psychisme irrités par le chergui sont calmés. Devenue pigmentée, la peau acquiert une consistance souple et ferme, veloutée et élastique, favorable au jeu des capillaires et des glandes sous-cutanées. La peau, ayant récupéré ses fonctions de réception et d'innervation, agit à distance en stimulant les centres nerveux, les viscères et les glandes à sécrétion interne. Quand on sait comme le chergui d'été encrasse les organes, congestionne le foie, bloque les reins, amollit les muscles, on voit le bienfait des heures d'héliobalnéoihérapie passées à Aïn Chkeff. Une alimentation riche en Vitamines exaltera encore cette action, le restaurant de la piscine offre des menus à base de fruits, en peut y pratiquer une cure avec les raisins du vignoble voisin. Ainsi l'appétit est retrouvé, les différentes fonctions de l'organisme sont régularisées, le travail physique et intellectuel redevient facile, on reprend avec un dynamisme accru son service au bureau ou à l'atelier.
Aïn Chkeff mérite d'être appelé « Fès-Plage » et peut être inscrit sur la carte hydro-climatologique de la région de Fès, comme une précieuse station balnéaire. Son rapide succès auprès des Fassis et du corps médical, est un sûr garant de sa valeur. Dans un beau site naturel, que la main de l'artiste a encore harmonisé, santé et vitalité sont maintenues ou recouvrées par l'action conjuguée de l'eau et du soleil.


__________________________________________________________________


LA PÈCHE DANS LA RÉGION DE FÈS
par M. PRUDHOMME

L'un des aspects de notre montagne marocaine le moins connu des touristes étrangers, est la pêche à la truite, et bien des touristes qui s'y intéresseraient, repartent en France n'en sachant rien, alors qu'ils croient avoir tout vu. En fait, la plupart des rivières au-dessus de 1.500 mètres d'altitude contiennent des truites autochtones, de la même espèce que la truite d'Europe, mais d'une variété différente dite macrostygma à cause des grandes taches rouges et noires de sa livrée.
Un autre salmonidé également autochtone, mais de la famille des ombles, présente plusieurs variétés dans deux lacs dit Aguelmane de Sidi Ali, le lac d'Ifni et le lac d'Isly. Enfin, exceptionnellement, on trouve des truites arc-en-ciel acclimatées par l'Administration ou les Sociétés de pêche. La chair de cette dernière, contrairement à ce qui a lieu en Europe, est bien supérieure à celle de l'omble, sinon à celle de la truite macrostygma.
En dehors des zones de rivières à salmonidés et des lacs cités plus haut, le Fishing Club de Fès a acclimaté la plupart des espèces américaines et européennes les plus réputées, dans quelques lacs de moyenne altitude ne convenant pas aux truites. Ces lacs, dans un rayon de 40 à 60 kilomètres de Fès, sont Daïet Aoua, Daïet Iffel, Daïet Iffrah et Daïet Afourgha, et étaient autrefois des eaux stériles, et leur empoissonnement en black-bass, tanches, carpes, gardons, etc... a été accueilli avec joie par tous les pêcheurs de Fès.
De toutes ces espèces, le black-bass remporte la préférence des pêcheurs sportifs tant par l'excellente qualité de sa chair que par l'attrait de sa pêche qui ne le cède en rien a celle de la truite. C'est ainsi que des pêcheurs sont venus cet été à Daïet Aoua de tous les points du Maroc, spécialement pour y pêcher le black-bass.
Par ses salmonidés naturels et par l'acclimatation de poissons de sport due au Fishing Club de Fès, l'arrière-pays de Fès est et sera de plus en plus le pays rêvé pour les pêcheurs du Maroc.
De Fès partant de nombreux itinéraires de pêche vers les montagnes du Sud, soit par Sefrou et Almis vers le Guigou. soit par Immouzer-Ifrane, soit par El Hajeb-Azrou, complétés prochainement par l'ouverture de la route Fès-lfrane. Pour les pêcheurs étrangers, les difficultés consistent dans l'éloignement des lieux de pêche et dans l'ignorance où ils sont des bonnes rivières et des réserves et de la question des permis. Certains hôteliers ont compris depuis longtemps l'intérêt qu'il y a à faciliter à leurs clients pêcheurs la pratique de leur sport et à Fès, Daïet Aoua, Sefrou, Immouzer, etc... il en est qui organisent des parties de péche pour leurs clients.
Le véritable tourisme ne pourrait que gagner à emprunter un peu les voies des pêcheurs. Que ce soit la calme tranquillité des lacs de Sidi Ali, les forêts de grands cèdres du lac Ouiouane, les immenses ravins des rivières de Békrit, c'est un Maroc inconnu qui se révèle aux touristes, pays entièrement neuf et dont la sauvage grandeur, contrastant avec le grouillement humain de nos villes des plaines, leur laissera une impression inoubliable.

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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Jeu 27 Fév - 9:18

page 66


Photo Sixta

AU PAS TRANQUILLE DE SA MULE, SUIVI DE SON FIDÈLE SERVITEUR, LE FASSI SE REND A LA MOSQUÉE POUR LA PRIÈRE QUOTIDIENNE. IL EST RELIGIEUX ET ORGUEILLEUX DE SA RELIGION. C'EST PAR ELLE QUE LA TRADITION DU GLORIEUX MOULAY IDRISS, FONDATEUR DE FES, SE RELIA, DANS UNE SUITE ININTERROMPUE, A LA VIE D'AUJOURD'HUI, PLUS COMPLIQUÉE PEUT-ETRE DANS SES MANIFESTATIONS EXTÉRIEURES, MAIS AU FOND, TOUJOURS DIGNE, TOUJOURS SEREINE.


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MessageSujet: Fès, capitale de l'Islam.   Jeu 27 Fév - 17:56

publicités page 1


- Cie des Chemins de Fer du Maroc, Rabat.



- ENERGIE ELECTRIQUE DU MAROC, Casablanca.



- Sondages - Injections - Forages, ENTREPRISE    P.    BACHY, Casablanca.



-C.T.M., Casablanca.
- Le Bitume Liquide, Meknès.



- RÉGIE DES TABACS AU MAROC.



- La Marocaine des Bois, Casablanca, Rabat.



- E.  M.   T.   E.   R, ENTREPRISE   MAROCAINE   DE   TRAVAUX   ET   DE   ROUTES, Casablanca.



- Sté des TRANSPORTS LAGHZAOUI, Fès.
- SOCIÉTÉ  BOURGUIGNONNE   DE  COMMERCE  AU  MAROC, PORT-LYAUTEY.



- S.M.C.R.R., SOCIÉTÉ MAROCAINE DE CYLINDRAGE ET DE REVÊTEMENT DES ROUTES, Casablanca.



- GRAND-HOTEL, Fez.
- TOBALY   FRERES, ALIMENTATION GÉNÉRALE Immeuble Cie Algérienne-Fès
- Crédit Foncier de L'Ouest Africain, Casablanca, Fès.



- SOCIETE MAROCAINE DES ETS TOURNIER, CASABLANCA.
- L'U.C.I.A., Casablanca.



- BIÈRE LA GIGOGNE, Casablanca.
- Hotel de la PAIX, Fès.
- Maison du Tourisme, Restaurant Arabe, Fès.
- Café Maure des Mérinides, Fès.
- Pharmacie MALLET, Fès.



- S.A.F.T., Sté Africaine de Filature et Tissage, Rabat.



- IMPRIMERIE RAPIDE, A.   MOYNIER, Casablanca.
- S.N.C.F., Casablanca.



- Société des Carrières de l'Oued Yquem, Rabat.
- Société Industrielle des Marbres Ouvrés, SIMO, Casablanca.
- SA. LE CARTON, Casablanca.



- AKRON-MAROC, Firestone, Casablanca.




- Ets Henry HAMELLE, Casablanca.



- Hotel PALAIS JAMAÏ, Fès.
- Ets HADJ MOUSSA, Fès.
- L'Hotel TERMINUS, Fès.
- MEHDIA-PLAGE.
- Brasserie de la RENAISSANCE, Fès.



- L'O.C.E., L'Office Chérifien de Contrôle et d'Exportation, Casablanca.



- Sté. MAROC OMNIA TRUST, Casablanca.
- Société Commerciale et Minière pour l'Afrique du Nord, Rabat.



- Société Coopérative Vinicole de Fès- Taza.
- Compagnie Algérienne de Meunerie, Casablanca.



- Compagnie Continentale du MAROC, Casablanca.
- MAJESTIC Hotel, Casablanca.
- Biscuiterie Franco-Marocaine, Casablanca.



Dernière édition par Pierre AUBREE le Lun 24 Mar - 15:56, édité 1 fois
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FES, capitale de l'Islam.
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