Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934

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Paul CASIMIR




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Fig. 105 - Fauteuil de barbier. Bois sculpté et peint.
Musée de Rabat ( d'après une aquarelle de l'auteur ).





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L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Fscan218

Fig. 106 - Fauteuil de barbier. Bois sculpté en peint.
Région de Marrakech ( d'après une aquarelle de l'auteur).


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Fig. 107 - Détail de la peinture du motif central
du fauteuil de barbier. Musée de Rabat.


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tracer les entrelacs les plus compliqués, le bois d’ébène, le citronnier et l’ivoire. Ce genre d’objets aurait,dit-on, eté importé dans le pays par des ouvriers ébénistes Syriens, qui auraient fait école.

J’ai eu l’occasion de visiter, il y a déjà plusieurs années, la très belle collection de petits meubles marocains d’un des premiers habitants européens de Mogador, et j’ai pu apprécier, notamment, quelques très remarquables travaux de marqueterie exécutés il y a une trentaine d’années dans la petite ville du Sud. Cela m’a permis d’établir des comparaisons avec la production actuelle. J’ai dû constater avec regret que les traditions décoratives s’effacent peu à peu, et que certains artisans abandonnent le décor si caractéristique des entrelacs géométriques pour se livrer à des fantaisies florales dénuées de tout style.

Les mêmes fâcheuses tendances peuvent s’observer à Salé, où l’industrie de l’ébénisterie est assez importante. On voit fabriquer depuis quelque temps, dans les ateliers indigènes de cette ville, d’étranges petits meubles en bois d’arar qui sont une évidente déformation d’anciens modèles orientaux.

On ne peut que déplorer le mauvais goût qui se manifeste dans la composition des tables et des étagères, amalgame bizarre de minuscules colonnettes évoquant très vaguement le principe des moucharabieh, mais construites dans des proportions étriquées et frêles qui détruisent tout le caractère traditionnel.
Là encore, qu’il nous soit permis d’espérer que l’enseignement donné, depuis quelques années, dans les écoles professionnelles indigènes, permettra de corriger peu à peu ces erreurs et de rénover, suivant les anciens modèles, une industrie d’art si intéressante.

Enfin, avant de terminer ce chapitre, nous tenons à signaler, parmi les plus remarquables objets mobiliers



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de Turquie, le trône des anciens Sultans, qui figure au « Trésor » de Constantinople (fig. 108). Le décor floral, en marqueterie de nacre enrichie de pierres précieuses, est d’une grâce et d’une somptuosité incomparables.

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FIG. 108. — Trône des Sultans. Trésor de Constantinople.




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BIBLIOGRAPHIE DU VI° CHAPITRE

HERZ BEY. — Catalogue raisonné des monuments du Musée National de l'art Arabe. Le Caire, 1906.

MIGEON (G.). — Manuel d'art musulman. Les Arts plastiques et industriels.

MARÇAIS (G.). — Direction des Antiquités de Tunisie: notes et documents. VIII. Coupoles et plafonds de la Mosquée de Kairouan. Tunis, 1925.

MARÇAIS (W. et G.). — Les monuments arabes de Tlemcen.

PRISSE D’AVENNES. — L'art arabe au Caire.
Id......................... — La décoration arabe.

SALADIN. — La Mosquée de Sidi Okba, à Kairouan. Paris, Leroux, 1903.



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L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_27

Fig. 117. — Rabat d'une reliure marocaine ancienne.


CHAPITRE VII

_____


Le Décor des Cuirs. La Reliure.
Le Décor des Armes.

_____



LE DÉCOR DU CUIR


L'industrie du cuir a toujours été importante en pays musulman et principalement dans tout le Maghreb.
Au Maroc, elle est depuis longtemps très florissante, et quelques-unes de ses applications sont maintenant assez connues et appréciées en Europe.

Nous en trouvons les multiples modèles dans les principales villes, à Fez, à Meknès, Rabat et Salé, mais Marrakech paraît dominer les autres marchés par le nombre des ateliers et par la supériorité des



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matières premières. C'est dans la capitale du Sud que l'on trouve principalement les belles peaux du Tafilalet, dont la teinte orangée est si chaudement colorée, et les peaux de chèvre teintées à la coche­nille, qui donne un rouge éclatant.

Bien que cela ne semble pas à première vue rentrer directement dans le cadre de notre étude, il m'a paru intéressant de donner quelques renseignements sur les procédés primitifs de tannage et de teinture employés par les indigènes, et de tracer un croquis rapide du vaste quartier des tanneurs à Marrakech.
Une impression étrange se dégage de ce quartier où, parmi de nombreuses murailles en ruines, se creu­sent, dans le sol boursouflé, des multitudes de minus­cules cratères.

Paysage triste, empreint cependant d'un charme particulier, par sa tonalité grise et rosé qui l'enveloppe harmonieusement. C'est dans ce décor bizarre que les tanneurs préparent les beaux cuirs si justement appréciés.
Les peaux, après avoir été plongées dans de grandes cuves creusées dans le sol, contenant de la chaux éteinte et de l'eau, puis dans un mélange de boue et de purin, sont ensuite tannées, c'est-à-dire traitées soit avec une écorce de pin venant du Tadla, soit avec de l'écorce de chêne de l'Atlas, ou encore avec le « Takaout » du Tafilalet.

Enfin, les peaux passent dans l'atelier du teinturier.
Les procédés anciens, encore actuellement employés par les indigènes, permettent d'obtenir trois teintes solides et dont on peut garantir la fixité : le rouge, l'orangé et le jaune.
Les matières colorantes sont : la cochenille pour le rouge, l'écorce de grenade pour le jaune, et le safran légèrement additionné de racine de garance


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Fig. 109. - Selle de Mamelouk
( dessin original de RAFFET, appartenant à l'auteur )


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pour l'orangé, Cette dernière préparation ne s'emploie, en général, que sur les peaux du Tafilalet (dites Filali) qui arrivent déjà tannées et teintées en rosé sur le marché de Marrakech.

Toutes les autres couleurs sont obtenues avec des poudres chimiques, à base d'aniline presque toujours; comme la plupart des indigènes en ignorent complè­tement la manipulation, les résultats sont générale­ment mauvais.

L'industrie du cuir la plus ancienne était celle du harnachement. On sait combien les Arabes ont tou­jours apprécié les exercices équestres. Dans leurs principales fêtes, les fantasias jouent toujours le rôle le plus attractif. Aussi, pour donner plus d'éclat à ces divertissements, les artisans du cuir ont-ils riva­lisé de goût et d'ingéniosité pour l'ornementation de luxueuses selles agrémentées de housses de velours ou de soie brodées.

Au Maroc, les riches broderies d'or et d'argent sont généralement exécutées à Fez. Cependant, le harna­chement de parade se fait aussi à Marrakech, mais le travail, d'une facture moins fine, se borne le plus souvent à une broderie de soie sur du cuir « filali ».
La forme de la selle arabe tient son originalité du pommeau et du troussequin hauts et verticaux. Cette disposition particulière serait d'invention per­sane et aurait remplacé en Egypte, dès le XIV° siècle, l'ancienne selle plate. Voici ce que dit sur ce sujet M. Louis Mercier, dans son curieux ouvrage sur « la chasse et les sports chez les Arabes » :

« Un point est à élucider : la date de l'apparition de la selle à pommeau et troussequin élevés, qui correspond à une révolution dans la monte Arabo-Berbère. En Orient, le témoignage de Mohammed ben Mangaly nous fixe. Cet auteur se plaint, en effet (et il écrit au XIV° siècle)


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que la mode gagne peu à peu, en Egypte, de rem­placer l'ancienne selle assez plate par des arçons d'in­vention persane à pommeau et troussequin hauts et verticaux. Il fait le procès de cet instrument nouveau, à qui il reproche de limiter beaucoup les mouvements du cavalier et de rendre impossible son glissement en arrière sur la croupe (1). »

L'aspect décoratif du harnachement est complété par un large devant de poitrail, du même ton que la selle, et brodé d'un somptueux motif ornemental. La bride, en cuir, est ornée de bandes de velours et de broderies de soie. Des grelots, des plaques et des boucles de métal argenté ou doré ajoutent à la précio­sité de cette ornementation, dont le dessin est inspiré des arabesques florales.

Le harnachement de parade est encore plus en faveur en Algérie et en Tunisie. Le caractère décoratif est le même qu'au Maroc, avec peut-être plus de luxe et de perfection dans les détails. Nous avons l'avantage de donner ici la reproduction d'un beau dessin ori­ginal de Raffet, représentant une selle de Mameluk (fig. 109, page 163).

Signalons rapidement, parce que le cuir n'y joue qu'un rôle secondaire, les tentures murales maro­caines appelées « Haïti ».
Les notables de Fez en possèdent encore d'assez anciennes qui sont d'une richesse ornementale très remarquable.
La composition décorative comprend une série d'arcatures outrepassées et brisées, en velours ou en drap fin rehaussé de cuir découpé et orné d'arabesques flo­rales ou à figures géométriques en fil doré.



(1) Louis Mercier : La chasse et les sports chez les Arabes, Paris, M. Rivière, 1927.


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La fabrication des sacoches, sachets à poudre, car­touchières, fontes à pistolets, a toujours été très importante en pays arabe et berbère. Les sacoches des Touareg et de certaines tribus berbères sont d'une grande originalité par leur caractère sauvage et pri­mitif. L'ornementation est faite d'étroites lanières de cuir tressées ou non, et de bandes ou de panneaux de cuir décorés de dessins géomé­triques grossièrement tracés en noir, ou de motifs excisés au couteau. Ces motifs, d'un aspect rude, sont généralement compo­sés de carrés, de losanges, de zigzags et de méandres (fig. 110). Le procédé d'excision du cuir est très apprécié au Maroc.

L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_29

Fig. - 110. Sac cuir
(Musée d'Ethnographie, Trocadéro).

Il consiste à découper le des­sin au moyen d'un ciseau très aiguisé et à enlever la surface colorée du cuir entre les arabes­ques tracées de façon à les déta­cher sur le fond gratté qui forme un ton local d'un blanc ivoirin.
Actuellement, ce genre de travail de découpage est trop souvent exécuté en séries dans les souks marocains, avec une ornementation fantaisiste de mauvais goût qui détruit tout l'intérêt de cette curieuse technique. Les sacoches des citadins, dites
« Choukara », sont fort différentes de celles des Berbères. Elles ne com­portent pas de franges de cuir, mais une broderie de soie de types variés suivant les régions. Il y a la « Khiata » qui est faite à l'aiguille, et la « Sfifa » ou tresse de soie plate. Quelques artisans, empruntant ce procédé aux sacs berbères, ont imaginé des bordures de cuir tressé. La composition décorative de toutes


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ces broderies est inspirée de motifs floraux. La couleur du cuir est généralement orangée ou blanche. Ces sacoches se portent en bandoulière au moyen de gros cordons de soie tressée (fig. 111).

L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_30

Fig. - 111.
Sacoche marocaine.

La fabrication des babouches, dont le nom Arabe est « Belra » et « Blari » au pluriel, occupe, dans les grandes villes marocaines, des souks entiers. Les Blari sont de couleur jaune et réservées à l'usage des hommes. Elles ne portent aucun ornement.

Les chaussures que les femmes mettent pour sortir sont de couleur rouge ou noire, sans aucun ornement, et portent au Maroc le nom de « Rihiya » (Rouahi au pluriel). Enfin, celles qui nous intéressent par leur décoration et que les femmes utilisent dans leur maison s'appellent « Cherbil (pluriel Chrabel), (fig. 112 et 113).

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Le procédé technique d'ornementation est le suivant: l'ouvrière chargée des broderies place sur l'em­peigne un modèle en papier découpé. Elle brode sur ce modèle avec du fil d'or et d'argent. Cette décoration est souvent enrichie de paillettes de métal et de houp­pettes de soie.


L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_31
fig. 112. Babouche marocaine.
fig. 113. Babouche marocaine.

Les modèles initiaux sont en cuir découpé et con­servés par les chefs d'atelier.
Certaines babouches sont recouvertes de velours. Les couleurs sont variées. Cependant, le vert et le rouge dominent.

Le motif décoratif comprend généralement une rosace centrale ou une palme (Nakhla) qui épouse la forme de la pointe de la chaussure. Dans son ouvrage sur « La Décoration Marocaine », M. de la Nézière


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reproduit une babouche dont le motif ornemental figure un coq stylisé, en broderie d'or. C'est là une fantaisie moderne assez typique, à moins que ce motif ait été inspiré par un décor juif, ou que les babouches en question aient été commandées par une Juive. Le coq est en effet un insigne juif qui figure, notamment, dans les curieuses lampes à sept mèches des syna­gogues.

Il y a aussi le thème décoratif du candélabre (Haska), que l'on trouve notamment à Meknès ( fig. 112, page 168).

Passons rapidement aux coussins dont les divers types contribuent d'une manière si heureuse à la déco­ration de la maison marocaine. Ils se font surtout en cuir « Filali » orangé, en cuir blanc crème ou en cuir rouge, teinté à la cochenille. Ce sont là les couleurs solides et traditionnelles.

A Marrakech, ces coussins comprennent, pour les beaux modèles, une bordure brodée de soie et un motif central à dessin géométrique ou floral. On fait aussi de luxueux coussins de cuir rehaussés de mor­ceaux de velours et brodés d'or. Malheureusement, les compositions imaginées par les indigènes pour les broderies s'écartent de plus en plus des bonnes tra­ditions. Les traits deviennent maigres et trop espacés. Enfin, l'emploi de galons ou de petits volants pour les bordures est de fort mauvais goût. Nous n'apprécions pas non plus les coussins en cuir excisé, genre qui, depuis quelque temps, est tombé dans la fabrication en série, extrêmement vulgaire.


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LA RELIURE

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Abordons maintenant l'industrie d'Art de la reliure, qui accompagne si admirablement les manuscrits anciens et les Corans ornés de miniatures et d'enlu­minures.

C'est un art où les Musulmans ont produit des chefs-d'œuvre. La Bibliothèque de Constantinople, la Bibliothèque Nationale de Paris et le Musée d'Etat (Friedrich Muséum), à Berlin, possèdent de magni­fiques spécimens de Turquie, de Perse et d'Egypte.

« Le type le plus courant de la reliure chez les Musulmans fut la plaque de cuir incisée, gravée à la roue de motifs géométriques, souvent rehaussés d'or, technique héritée des Coptes. M. F. Sarre a fort bien expliqué cette technique, en s'appuyant sur les belles reliures du Musée de Berlin qui ne sont toutefois que de l'époque des Mamlouks (1250-1517), d'après les modèles anciens (Sarre, pl. II-X), et dont le décor géométrique pur se mue peu à peu, avec le temps, en motifs floraux ou arabes (1). »

Les thèmes floraux ont été appliqués en Perse par de grands artistes qui ont produit, dans la miniature et la reliure, d'admirables chefs-d'œuvre (fig. 114, page 190).
L'art de la reliure s'est principalement épanoui sous le règne des Timourides, au XV° siècle, dans le Khorassan, province persane, qui avait pour capitale Hérat.


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(1) Migeon : Manuel d'Art Musulman (édition revue, 1927).


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« La bibliothèque du Vieux-Sérail, à Stamboul, possède un manuscrit des œuvres du poète khorassanien Attar, au nom de Chah-Rokh, daté de 1438.
Quoique sans miniature, l'extraordinaire reliure de ce volume en fait un monument de l'Art graphique Timouride sous Chah-Rokh.
Le plat droit représente un paysage peuplé d'ani­maux, tels que cerfs, singes, canards sauvages, ou de bêtes fantastiques de la fable chinoise, tels que dragons et « Kilins ».
« A l'intérieur, le médaillon central, en cuir brun foncé, découpé sur fond gros bleu, représente deux « Kilins » séparés par un arbre. Le rabat, avec des lions fantastiques chinois à l'extérieur, une lionne de style réaliste et une frise de singes à l'intérieur, est peut-être plus merveilleux encore que le plat droit (1). »

Hussein Mirza, un des derniers souverains Timourides du Khorassan, fut, vers la fin du XV° siècle, un grand protecteur des savants et des artistes.
De cette époque, M. Sakisian cite un ouvrage dont la reliure mérite d'être rapprochée de celle de 1438, au nom de Chah-Rokh.

« Le revers du plat droit représente en cuir découpé brun rouge sur fonds gros bleu sombre, tout un paysage animé de singes, de chevreuils et de renards, avec une frise d'encadrements à vol de canards, A l'intérieur du rabat s'étale, découpé dans le cuir sur des rinceaux de fleurs, un dragon chinois. »

Le XVI° siècle fut, en Perse, une époque plus bril­lante encore pour les Arts que celle des Timourides.
Elle vit s'épanouir, sous le règne des Séfévides, toute une pléiade de grands peintres qui, malgré les interdictions coraniques, ne craignirent pas de repré­senter la figure humaine et qui firent preuve, dans

_____

(1)   «   L'école   de  miniature   de   Hérat   au   XV°  siècle   »,   par R. Sakasian. La renaissance de l'Art Français, avril 1921.


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L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_32

Fig. 115. — Motif d'angle du plat d'une reliure per­sane (Madjalis al Oushak (XVI° siècle).


d'admirables minia­tures, d'une intense sensibilité devant les manifestations de la vie et d'une rare ima­gination poétique.
La somptuosité des détails d'ornementa­tion qui encadrent les personnages, le charme des paysages où les arbres en fleurs un harmonieux contraste avec les silhouettes sombres des cyprès, la finesse expressive des figures, dessinées d'un trait ferme et savant, font de la plupart de ces compo­sitions des chefs-d'œuvre incomparables.

L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_33

Fig. 116. — Motif cen­tral du plat d'une re­liure persane (Madjalis al Oushak).

Nous étudierons en dé­tail, dans un autre chapi­tre, les spécimens de mi­niatures les plus célèbres de cette époque; mais nous allons voir que, dans le domaine de la reliure, qui était cependant considéré comme un art moins sé­duisant, de beaux morceaux furent aussi exécutés par des artistes de premier rang.

L'un  des plus  remarquables  qui  soient parvenus jusqu'à nous figure à la Bibliothèque Nationale.


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la reliure d'un exemplaire du « Trésor des Secrets », poème mystique de Nizami (1).

L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_34

Fig. 118. — Plat d'une reliure ancienne marocaine.

Les plats sont en cuir repoussé et doré. Une bordure à motifs floraux, d'une grande finesse, forme le riche encadrement du décor

_____

(1) Voir, sur ce sujet : « Peintures de manuscrits Arabes, Persans et Turcs de la Bibliothèque Nationale », par E. blochet.


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page 174

L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_35

Fig.  119. Reliure  marocaine  (d'après une  aquarelle de   l'auteur).
central qui représente une gazelle attaquée par un dra­gon. Une foule d'autres animaux, plus petits, appa­raissent dans cette composition étonnante, au milieu


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d'un semis de fleurs et de plantes qui, évidemment, symbolisent la forêt. Cette magnifique reliure date du commencement du XVI° siècle.

La Bibliothèque Nationale possède aussi, de la même époque, d'autres spécimens remarquables, notamment une garde de reliure à filets ajourés d'une préciosité d'exécution admirable. C'est une broderie d'arabesques de type floral qui atteint la perfection.
Nous donnons ici des reproductions du coin et du motif central du plat d'une reliure d'un exemplaire du « Madjalis al Oushshak ». C'est un admirable échan­tillon de l'art persan du XVI° siècle. Il appartient à la Bibliothèque Nationale (fig. 115 et 116, page 172).

Dans le courant du XVI° siècle, certains artistes per­sans imaginèrent des reliures laquées d'un effet assez brillant. M. Kuhnel, dans son ouvrage sur la miniature en Orient (1), donne d'intéressantes reproductions de spécimens de cette curieuse technique. Elles représen­tent des « scènes de chasse de tous genres (au lion, à l'ours, au renard, au lièvre, à la gazelle, etc.) et sont attribuées tantôt à Sultan Mohammed, tantôt à Oustad Mohammedi, qui auraient l'un et l'autre employé la laque ».

Nous sommes bien loin de toutes ces merveilles quand nous en arrivons à examiner les spécimens des reliures musulmanes de notre époque.
Cependant, nous y trouvons des réminiscences des belles œuvres d'autrefois. Au Maroc, la forme particu­lière traditionnelle a été conservée : elle est à dos plat et munie d'un rabat (fig. 117, page 161).
La composition décorative est presque toujours la même : bordure formant cadre, se répétant sur chaque

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(1) Kuhnel : La miniature en Orient, Grès, éditeur.


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MessageSujet: L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934   L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 EmptyMer 26 Fév - 18:53

page 176

face et sur le rabat; motif central en ovale ou formé de carrés entrelacés et triangulaires (fig. 118, page 173).

L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_36

Fig.  120. — Reliure marocaine (d'aprés  une aquarelle de l'auteur).
Le détail ornemental est généralement inspiré des motifs géométriques, entrelacs rectilignes, étoiles octo­gonales, rosaces à huit pointes, mais parfois aussi on retrouve l'influence de certaines compositions de style persan dans des bordures, des médaillons centraux et des coins à motifs floraux (fig. 119, page 174 et 120, ci-dessus).


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MessageSujet: L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934   L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 EmptyJeu 27 Fév - 9:09

page 177

Il y a quelques années, lorsque le service des Beaux-Arts du Protectorat fit un premier inventaire des richesses artistiques du Maroc, il eut la chance de retrouver, à Fez. un vieil artisan indigène connaissant encore la technique ancienne de l'Art de la reliure et possédant une collection de fers à dorer de style arabe.
Cette heureuse circonstance permit de reconstituer, à Fez, un atelier et de former des apprentis selon les méthodes traditionnelles.

L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_37

Fig.   121.   —-   Rabat   d'une   reliure   marocaine (d'après   une aquarelle de  l'auteur).

Il a paru intéressant de faire la même tentative à Marrakech, où l'industrie du cuir est si importante, En 1919, nous avons eu l'honneur d'être chargé par le Protectorat de cette mission rénovatrice, et nous avons créé, en pleine ville indigène, une école de reliure qui s'est maintenant développée d'une façon très satis­faisante. On imaginera les difficultés que nous avons rencontrées au début, quand on saura qu'à cette époque les deux ou trois artisans tenant boutique dans les Souks étaient à peine capables de faire, pour les étudiants de la Médersa, des reliures ordinaires à vil prix, grossièrement ornées de dorures sans aucun caractère.

Avec l'aide d'un « Maallem » ayant l'instinct des






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MessageSujet: L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934   L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 EmptyJeu 27 Fév - 9:16

page 178

belles choses, nous avons réussi à former de jeunes artisans connaissant déjà le travail du cuir et possédant quelques notions de dessin.

Nous avons mis sous leurs yeux une série de compo­sitions calquées d'une façon rigoureuse sur quelques-unes des plus remarquables couvertures de Coran que possèdent, au Maroc, les musées et les collectionneurs (fig. 121, page 177). Enfin, nous leur avons enseigné la technique de l'application des fers et de la dorure.
Ces fers ont été gravés d'après des modèles anciens.

Les résultats déjà obtenus permettent d'espérer que, grâce à une organisation méthodique, et avec de nou­veaux et constants efforts, nous réussirons à faire revivre, au Maroc, dans tout son épanouissement, l'une des industries d'art les plus délicates.


LES ARMES. — LA DAMASQUINERIE


L'industrie des armes, ainsi que l'Art de la damasquinerie, furent très florissants aux grandes époques musulmanes, en Egypte, en Perse, en Turquie et en Espagne.

Malheureusement, il ne reste presque rien des périodes les plus anciennes, et l'identification exacte des quelques beaux spécimens qui ont subsisté est assez difficile.

Ce qui est certain, c'est qu'aux XIII° et XIV° siècles la fabrication des armes du Caire et de Damas était renommée; Damas, surtout, avait une grande réputa­tion et la qualité de ses lames d'épée était très recher­chée par les Orientaux.
Les plus belles pièces anciennes qui nous sont connues datent du XV° siècle. On a conservé diverses armes curieuses du Sultan Mamelouk Toman-bey: un casque


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MessageSujet: L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934   L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 EmptyJeu 27 Fév - 9:36

page 179

d'acier à calotte basse comprenant une baguette d'acier verticale glissant à volonté pour protéger le visage et une bordure en mailles d'acier; une lance qui est un vrai bijou; un poignard dont le manche d'agate est enrichi de pier­reries, et un « Djokan » ou « Tchogan », arme d'une forme étrange, donnant un peu l'impression d'une pioche et qui servait, pa­raît-il, à trouer les cottes de mailles. On peut sup­poser, par le style des ara­besques gravées, que cette arme a été fabriquée en Perse.

M. Louis Mercier, dans son très remarquable ouvrage sur « La chasse et les sports chez les Arabes » (1), parle d'un des jeux les plus en faveur à la Cour des Mame­luks. Il était appelé du nom persan de « Tchogan ». C'était un jeu de polo, et le

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(1) Louis Mercier : La chasse et les sports chez tes Arabes. Paris, M. Rivière, 1927.


L'Art décoratif musulman, Gabriel-Rousseau, 1934 - Page 7 Dscan_38

fig. 122. — Epée de Boabdil
(XV° siècle) (collection de la Marquise de Campo-Tejar).


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