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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 Jacques MEUNIE: Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -

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Paul CASIMIR




MessageSujet: Jacques MEUNIE: Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Dim 15 Déc - 17:27

UNE QOUBBA ALMORAVIDE
A MARRAKECH


par  Jacques MEUNIE


Il s'agit d'un tiré-à-part d'une conférence faite par l'auteur lors d'une des séances de l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres.


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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Dim 15 Déc - 17:35

à Gaston DEVERDUN
mudir ex_marrakchi
Jacques Meunié


La dédicace de Monsieur Jacques Meunié à son ami Gaston Deverdun doit se lire "mudir (moudir) ex-marrakchi". En effet, avant de devenir Directeur de l'Institut des Hautes Etudes Marocaines à Rabat, Monsieur Deverdun fut le proviseur ( moudir = directeur ) du lycée de Marrakech.


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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Dim 15 Déc - 17:38


UNE QOUBBA ALMORAVIDE A MARRAKECH,
PAR M. JACQUES MEUNIÉ.

Le 2 juin 1950, M. Georges Marçais présentait ici même une communication sur les « Découvertes archéologiques à Marrakech ». M. Henri Terrasse y signalait une qoubba almoravide située auprès de la mosquée Ben Youssef. L’actuelle mosquée Ben Youssef s’élève sur l’emplacement de la première grande mosquée édifiée par ’Ali ben Yousof, au début du XII° siècle. Cette première mosquée cathédrale almoravide devait être sensiblement plus grande que la mosquée actuelle ; la base de son minaret a été dégagée par M. Allain, en 1950; elle mesure 10 mètres de côté. Construite en grandes pierres du Guéliz, elle annonce le minaret almohade de la Koutoubiya ; mais elle présente un double départ d’escalier qui l’apparente au minaret de la grande mosquée de Cordoue.

La situation des restes du minaret nous permet d’imaginer l’orientation et les dimensions de la mosquée primitive: le terrain livré à nos investigations avait dû se trouver en bordure de l’ancienne façade latérale Sud. Les travaux de dégagement entrepris par la Municipalité ont permis à mon ami Charles Allain, puis à moi-même, d’effectuer des fouilles complètes. Tout un ensemble de constructions a été retrouvé: un réservoir rectangulaire, qui fut plus tard voûté en citerne, alimentait une vaste fontaine-abreuvoir garnie d’auges sur trois côté; la qoubba qui nous occupe en était toute voisine vers le Sud-Ouest ; un hammam a existé anciennement, sous le hammam moderne, situé au Sud. Ces constructions, toutes associées à l’adduction de



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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Dim 15 Déc - 17:40


Une Qoubba almoravide à Marrakech.
l’eau ou à l'ablution rituelle, sont les dépendances normales d’une grande mosquée. La qoubbâ fait partie, en effet, de ce groupe, car elle surmontait un bassin. Elle apparaissait très enterrée avant les fouilles, ses arcs n’ayant presque plus de hauteur. Cinq sols successifs ont pu être retrouvés, et cinq bassins et rigoles d’eau avaient été successivement établis sous la qoubba ; aux quatre sols et bassins les plus récents correspondaient quatre installations de latrines entourant la qoubba sur ses quatre cotés.

Il est possible que le 1e premier bassin sous la qoubba n’ait pas été accompagné de latrines à l’extérieur, mais la qoubba a bien été édifiée pour surmonter ce bassin rectangulaire, entouré d’une rigole et d’une marche ou banquette. Une coupe pratiquée dans les fondations n’a révélé aucune construction antérieure au bassin. L’eau y pénétrait par le milieu du fond, au moyen d’un tuyau de poterie se redressant à la verticale. La description du Dar el-Oudoû almohade de la Qaraouiyn de Fès, bâti dans les premières années du XIII° siècle, s’applique exactement (1). Il n’est pas exclu de penser que l’installation de Fès a pu s’inspirer de celle de Marrakech, et il faut remarquer que le plafond de Fès « formait un dôme de plâtre avec encorbellement à stalactites, peint de diverses couleurs », c’est-à-dire qu’à Fès comme à Marrakech, on avait pris soin de décorer la coupole surmontant le bassin à ablution.

La qoubba est de plan rectangulaire, et non pas carré. Le rez-de- chaussée présente des assises alternées de pierres et de briques ; toute la partie haute est en briques seules; l’ensemble était recouvert par des enduits de chaux et de plâtre. Deux étages d’arcades se superposent, où se remarquent des arcs de formes variées: l’arc lobé qui se trouvait déjà à la mosquée d’Al-Hakam à Cordoue; l’arc outrepassé et brisé, qui semble ne rien devoir à l’Espagne et est d’un usage presque constant en Afrique du Nord à l’époque almoravide ; le petit arc recti-curviligne, qui s’apparente à des ouvertures du minaret de Sfax, ainsi qu’à un tracé d’arc d’une petite niche du Dar el-Bahar à la Qalaa des Beni Hammad. Nous le retrouvons à l’intérieur de la coupole de Marrakech, ainsi qu’à la coupole de la grande mosquée de Tlemcen. Notons que les arcs retombent sur des piliers et non sur des colonnes. Le pilier semble bien être de tradition constante à l’époque almoravide ; il se retrouve aux mosquées d’Alger, Nédroma, Tlemcen et Fès.
Mais le principal intérêt de la qoubba de Marrakech réside dans la coupole. C’est une coupole sur nervures, comme celles de Cordoue et de Tlemcen.
De même qu’à la coupole devant mihrab de Cordoue, les départs


1) Sous le règne d’En Nasîr. Cf. Zahrat el-As, traduction Alfred Bel, p. 136 ; cité par G. Marçais, Manuel, II, p. 576.


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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Dim 15 Déc - 17:44


MARRAKECH - Qoubba Ben Youssef vue de l'est.

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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Mar 17 Déc - 8:31


Une Qoubba almoravide à Marrakech.


des huit arcs se situent aux pointes d’une étoile formée par deux carrés contrariés ; mais il n’existe pas de tambour de raccordement avec la base sur plan carré. Il n’y a pas ici de trompes d’angles et les arcs partent directement de la corniche. C’est à Tolède que nous trouvons la plus grande analogie: la petite coupole nord de l’église Cristo de la Luz présente, en plan, le même tracé d’arcs partant directement du carré de la corniche.

Mais les arcs de Marrakech, polylobés, sont entrecroisés comme ceux des nefs de la grande mosquée de Cordoue. Ils donnent ainsi l’impression de deux étages d’arcs superposés et augmentent d’autant la hauteur de la coupole. De petits angles droits sont intercalés entre les lobes et l’exubérance du décor floral qui les accompagne fait penser à l’Aljaferia de Saragosse.

Au-dessus des grands arcs se trouve un tambour octogonal formé de petits arcs recti-curvilignes. Il sert de transition et supporte la coupole terminale, toute simple et nue, découpée en huit lobes.
Les nervures de la grande coupole sont appareillées en briques disposées en lits rayonnants, et prenant appui sur des pièces de bois, entaillées à mi-bois et encastrées en croix. Ces pièces de bois se prolongent en arrière, à l’intérieur du mur, et agissent à la manière d’un bras de levier, pour supporter au-dessus du vide les retombées outrepassées des arcs. La petite coupole terminale a été construite de la même façon ; ses doubles nervures, constituées par des briques rayonnantes placées de champ, prennent appui sur des pièces de bois dont l’extrémité postérieure est fixée dans la maçonnerie du dôme. Pour éviter toute déformation, des blocs de pierre ont été placés sur la maçonnerie que traverse la pièce de bois.

Malgré sa construction rationnelle, cette coupole n’a pas été prévue pour protéger l’édifice contre les intempéries : elle est surtout décorative. La protection est assurée par une couverture indépendante. C’est une pratique constante au Maghreb comme en Espagne, mais au lieu du classique toit à quatre pentes, en charpenté et couvert de tuiles, c’est un dôme de briques qui a été édifié ici.
Il est entièrement construit en briques appareillées par assises annulaires qui se rétrécissent peu à peu en s’inclinant vers l’intérieur. Un cintre, constitué par des briques entassées sur un plancher de bois, a été établi pour permettre d’obturer le sommet du dôme ; il était resté en place puisqu’il n’existait pas d’ouverture pour le retirer. C’est en perçant un trou, au burin, que j’ai pu m’introduire entre le dôme et la petite coupole, pour examiner l’extrados de celle-ci et établir un relevé exact. L'extrados des arêtes de briques fait penser aux arêtes de la coupole de Tlemcen que nous connaissons par le beau dessin de M. Georges Marçais.
A l’extérieur, une ceinture d’arcades entrecroisées entoure la



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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Mar 17 Déc - 8:33


Une Qoubba almoravide à Marrakech.

base du dôme. Elles rappellent celles qui se voient à la façade du Cristo de la Lüz, mais semblent constituées par des arcs brisés, tandis que les arcs de Tolède sont en plein cintre.
En faisant sauter l’enduit superficiel, le tracé des arcs est apparu, dessiné en creux dans l’enduit primitif : les arcs sont en plein cintre, mais entrecroisés par trois et non par deux. Tout le décor extérieur du dôme est constitué par des briques disposées à plat et recouvertes par un enduit; le décor est entièrement indépendant de la construction.
Au-dessus des arcades, la calotte du dôme est timbrée d’une étoile à sept pointes, entourée d’anneaux de chevrons horizontaux. Des chevrons en relief se verront plus tard, sur des mosquées ou tombeaux du Caire. Mais, à l’époque almoravide, nous n’en connaissons pas d’autre exemple au Maghreb ni en Espagne. Il existe  seulement quelques coupoles décorées de zigzags verticaux, à Sousse (Bayn el- Qhaoui) ; à Bône (mosquée de Sidi Bou Merouan) ; à Fès (mosquée Qaraouiyn).

A l’intérieur de la qoubba, l’entrecroisement des grands arcs laisse subsister un vide à chacun des quatre angles ; ces sortes de tours creuses en demi-encorbellement sont couvertes par des coupolettes à stalactites qui dessinent une étoile à sept branches. Cette figure à sept pointes, que nous avons déjà vue au sommet du dôme est moins fréquente que celle à huit pointes : elle s’adaptait particulièrement bien au quadrilatère déformé qu’il s’agissait de couvrir ici.
La forme hexagonale, moins fréquente elle aussi que l’octogone et peut-être plus archaïque, se voit au rez-de-chaussée, sous les grands arcs en plein cintre formant voûtes : la coupolette est à six lobes et le décor rectiligne, incisé en larges traits, est construit en partant de l’étoile à six pointes. De même que la plupart des décors, il avait été masqué par plusieurs couches d’enduits.

Un certain nombre d’inscriptions ont pu être retrouvées. A l’intérieur de la qoubba, la base des fenêtres semblait avoir été refaite. La démolition de cette haute marche a permis de découvrir sept inscriptions, en caractères coufiques. Il s’agit d’eulogies qui ont été traduites par mon ami M. Deverdun. L’une ne laissait apparaître que le haut des caractères, elle avait été placée un peu trop bas et s’était trouvée partiellement masquée au moment même de la construction. Il à été possibfe de la dégager et de la retrouver, à l’état de neuf, avec les arêtes vives des lettres entaillées dans le plâtre et se détachant en blanc cru sur un fond teinté de rouge vif.

En fouillant toutes les bases des fenêtres, une surprise nous était réservée : lors d’une réfection, des fragments de décor en


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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Mar 17 Déc - 8:34


Une Qoubba almoravide à Marrakech.

fenêtres. Ces fragments de rincëaux de palmes sont de même type et de même facture que le décor floral sculpté de la coupole, mais ils ne peuvent provenir de celle-ci, dont tous les panneaux sont concaves; ils décoraient des surfaces planes et se trouvaient certainement à la partie supérieure des murs du rez-de-chaussée, entre les sommets des arcs.
En même temps que ces fragments de plâtre sculpté, des débris de réseaux de mailles en plâtre ont été retrouvés, ainsi que des fragments de verres de couleur. Les fenêtres avaient été ornées de claustra. Les fragments de verre sont plus ou moins gondolés ; quelques uns présentent un léger bourrelet au bord ; tous ont des veines et des bulles concentriques : ils proviennent de « plats » de verre obtenus par le procédé de fabrication en platea. M. Élie Lambert a bienvoulu les examiner et les montrer à M. Jean Lafond, qui les a aussitôt identifiés comme étant des vitraux musulmans.

Nous avons recueilli quatre teintes : vert, bleu cobalt, pourpre (violine assez clair) et ocre (brûlé). Certains fragments présentent un trait de coupe courbe et net, qui semble n’avoir pu être obtenu au moyen du fer chaud et du grésoir.
L’hypothèse selon laquelle des claustra, entourés par les inscriptions 'coufiques', auraient garni les fenêtres de la qoubba, est confirmée par le fait que j’ai retrouvé un très petit fragment de verre encore enchâssé dans le plâtre.

La cornîche située au-dessous des départs d’arcs de la coupole se présentait comme un large cavet blanchi à la chaux. Elle avait été décorée d’une belle inscription cursive, anciennement et certainement volontairement martelée. Il est vraisemblable que les Almohades ont pu  être les auteurs de ce méfait. Le déchiffrement de  dette inscription a été des plus ardu. Les arabisants n’obtenaient aucun résultat sur place. La photographie, malgré des éclairages frisants, ne pouvait restituer les caractères manquants. Finalement, notre ami Charles Allain, en se basant sur des restes de couleur demeurés dans les fonds et en faisant abstraction des coups d’outils qui faussaient toutes les apparences, a réussi avec beaucoup de perspicacité et de patienqe à établir  des dessins qui ont permis à M. Gaston Deverdun de lire plus de la moitié de l’inscription. Il est remarquable que Charles Allain soit parvenu à un résultat car, n’étant pas arabisant, il est certain qu’il n’a pu inventer ou fabriquer l’inscription. M. Deverdun a d’ailleurs contrôlé sa lecture sur place et celle-ci a été approuvée par M. William Marçais et par M. G. S. Colin. Il s’agit d’une inscription souveraine qui mentionne le nom complet de ’Ali ben Yousof ben Taschfin, confirmant que l'édifice date bien des premières années du XII° siècle.


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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Mar 17 Déc - 8:36


Une Qoubba almoravide à Marrakech.

Nous savons que 'Ali ben Yousof fît aménager à Marrakech « le canal et les bains » (1) et que ses principales constructions ont été : les remparts, le réservoir, la grande mosquée et le palais royal (2). M. Deverdun m’a fait remarquer que le terme "réservoir" employé par Fagnan, traduit le terme siqâya employé dans le texte arabe. Siqâya peut désigner le bassin situé sous la qoubba, ou le réservoir, ou la fontaine ou même l’ensemble des trois. Il s’applique certainement à une oeuvre importante ou remarquable de ’Ali, puisqu’elle est citée à l’égal du rempart, de la mosquée et du palais.

D’autre part, les Almohades, qui avaient détruit ou plus vraisemblablement désaffecté et fermé la mosquée de ’Ali, ont voulu la désigner par l’appellation de mosquée de la siqâya. M. Deverdun le démontre dans un article sur « Deux tahbîs almohades du XIII° siècle », qui doit paraître dans Hespéris. Les Almohades n’ont d’ailleurs pas réussi de façon durable, puisque la mosquée d’aujourd’hui s’appelle encore Ben Youssef. Mais il est vraisemblable qu’en restaurant et rouvrant la mosquée aux fidèles, le douzième calife almohade, ’Umar al-Murtadâ, restaura aussi la qoubba et reconstruisit le bassin qu’elle abritait. C’est sans doute à la même époque que le réservoir fut voûté en citerne, le sol de la fontaine refait à un niveau plus élevé et un pavage établi devant son accès. Ce pavage, dégagé par M. Allain lors des premières fouilles, et qui se trouve, maintenant au-dessous de la nouvelle rue établie entre la mosquée et la qoubba, ressemble beaucoup au pavage almohade retrouvé, il y a quelques années, devant là première mosquée almohade, au pied du minaret de la Koutoubiya.

M. Terrasse se propose d’étudier en détail le décor floral de la coupole. Avec l’étude de la Qaraouiyn de Fès qui ne saurait tarder maintenant, c’est une contribution importante à la connaissance de l’art almoravide qui sera ainsi apportée par le Maroc. Elle complétera les données fournies surtout, jusqu’à présent, par la grande mosquée de Tlemcen.

*
* *

M. William MARÇAIS demande quelle est la destination de l’édifice.

M. Meunié répond que c’est un bassin à ablutions ; le réservoir est devenu une citerne ; quant au hammam ancien, il n’a pas été retrouvé, il doit se trouver sous le hammam moderne où il aurait été vu par l’architecte lors de travaux récents. La disposition est classique et encore employéë.


1) Ibn Gharnati, Extraits relatifs au Maghreb, trad. Fagnan, Alger, 1924, p. 15.
2) Chronique des Almohades et des Hafsides, attribuée à Zerkechi, trad. Fagnan, Cons tantine, 1895, p. 8.



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MessageSujet: Jacques MEUNIE : Une Qoubba almoravide à Marrakech - 1954 -   Mar 17 Déc - 8:38


Une Qoubba almoravide à Marrakech.

M. Élie LAMBERT tient à souligner toute la nouveauté de cette communication sur une question encore inconnue. Les éléments d’architecture du décor sculpté et des verres de couleurs sont, pour l’Espagne, classés dans une chronologie bien fixée. Il y aurait le plus grand intérêt à comparer ces éléments connus d’Espagne avec ceux du Maroc ; ainsi l’apport nouveau pourrait s’encadrer dans cet ensemble espagnol déjà parfaitement étudié.

M. Georges MARÇAIS s’associe aux observations présentées par M. Lambert, et souligne tout l’intérêt du travail fourni par M. Meunié dans des conditions difficiles; il a constaté qu’il y avait deux décors almoravides : l’un austère autochtone, l’autre fleuri créé par les personnages ayant eu des contacts avec l’Espagne.

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MessageSujet: Une Qoubba almoravide à Marrakech   Mar 21 Jan - 10:23

FIN DE LA "REPRODUCTION" DE CE DOCUMENT

Nous remercions par avance ceux qui possèdent des photos de ce monument et qui voudraient bien nous les adresser pour imager et enréchir cette étude. Il serait aussi intéressant d'insérer ici, pour comparaison, des photos des coupoles décorées de zigzags verticaux de Sousse (Bayn el- Qhaoui), Bône (mosquée de Sidi Bou Merouan) et Fès (mosquée Qaraouiyn).


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