Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 LA PRODUCTION MAROCAINE

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:58

page 51


- Presse  hydraulique  destinée  à  l'emballage des balles de  crin  végétal. (Photo Gueugnon)

SITUATION GÉNÉRALE DE LA PRODUCTION ET DE L'EXPORTATION DU CRIN VÉGÉTAL


FONDATION
Le crin végétal est exclusivement produit en Algérie et au Maroc. Quelques essais ont été tentés en Espagne du Sud, Sardaigne et Italie du Sud, mais les nappes de palmier nain qui se trouvent dans ces pays ne permettront jamais de produire plus de quelques dizaines de tonnes annuelles.
La production annuelle est de l'ordre de 90.000 tonnes, savoir :
Pour  la  zone  Française du  Maroc....70.000 t.  environ
Pour  l'Algérie.................................18.000 t.         »
Pour  la zone  Espagnole du Maroc.......2.000 t.        »
La capacité de production des usines d'ores et déjà installées et en état de marche en zone Française et en Algérie, permettraient si le besoin s'en faisait sentir, de doubler du jour au lendemain cette production.
CONSOMMATION
Bien que le crin végétal soit utilisé dans de nombreux pays du monde sa consommation est limitée :
1°) — En raison de la concurrence des autres produits de rembourrage.
Uniquement employé .peur le rembourrage le crin végétal se heurte à la concurrence des différents autres produits tel que : varech, capock,. laine, papier et surtout fibre de coco.
La fibre de coco est abondamment produite dans les Dominions Anglais et bénéficie à ce titre — à la suite des accords d'Ottawa et de traités commerciaux conclus par ta Grande-Bretagne — d'un régime préférentiel dans un certain nombre de pays.
2°) — En raison des restrictions monétaires de certains pays.
Certains pays gros consommateurs de crin végéta! (Allemagne, Italie, Pays de l'Europe Centrale, etc...) ont diminué considérablement leurs achats au cours de ces dernières années, par suite de restrictions monétaires et d'une législation spéciale de contrôle de leurs importations.
3°) — En raison des difficultés douanières. Contingentements  à   l'entrée   de   certains  pays,   droits, taxes, etc... etc...
NECESSITE D'UNE ENTENTE PROFESSIONELLE
La restriction de la consommation et le développement en zone Française du Maroc des usines en état de produire dans des conditions exceptionnelles de bon marché, ont amené une concurrence effrénée qui s'est traduite par une chute verticale des prix moyens à l'exportation, savoir :
1930 ...       938  frs  la  tonne
1931 ...       736 —       —
1932 ...       590 —       —
1933 ...       527 —       —
1934 ...       509 —       —
1935 ...       456 —       —
1936 ...       340—       —


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:01

page 52


- Séchage des cordes. (Poto  Gueugnon)

Devant  cette  situation,   les  producteurs  Algéro-Marocains ont décidé de conclure une entente qui a produit   : au Maroc  : l'Accord Professionnel du 22 Mai   1936, en Algérie  : l'Accord Professionnel du 1er Juin 1936. et  :  l'Accord Algéro-Marocain du 23 Juillet  1935. Les caractéristiques de ces accords sont  :
A —  Répartition de l'exportation entre tous les exportateurs à raison de « tant %  » de l'exportation totale,
— Répartition de  la fabrication entre  tous les fabricants à raison de  « tan %   » de la fabrication totale,
— Création d'organismes régulateurs pour la fabrication et  l'exportation   (Comptoir Général  du  Crin Végétal Marocain, Groupements Algériens),
— Centralisation   par   les   organismes   régulateurs   du contrôle des contingents de fabrication et d'exportation,
— Institution de prix rémunérateurs à  la fabrication,
— Institution de prix minima C.   I.  F. à  l'exportation (au-dessous desquels  les exportateurs ne  peuvent vendre sans s'exposer à de sévères sanctions)   et comprenant une marge de  bénéfice  théorique de 20 %,
— Consignation de ce bénéfice théorique au  moment de l'exportation et répartition en fins de mois du bénéfice théorique   proportionnellement   au   contingent   de   chacun,
La singularité de ces accords est le mode de consignation et répartition des bénéfices théoriques à la fabrication et à l'exportation, ce qui constitue une prime à la limitation de fabrication et une prime à la hausse à l'exportation.
En effet, tout fabricant peut demander à ne pas effectuer pendant une certaine période son contingent de fabrication et reçoit pendant cette période une rente calculée à raison de 20 % de bénéfice théorique.
Tout exportateur est libre d'exporter sans limitation mais on remarquera qu'à partir d'une consignation égale à son contingent il réserve le bénéfice théorique de 20 % au bénéfice de la collectivité, d'où intérêt pour lui de n'accepter à ce moment que des commandes comportant une marge bénéficiaire supérieure à 20 %.
Il est inutile de souligner les avantages de ces Accords Professionnels qui peuvent se résumer ainsi :
1° —  Discipline de  la production et de  l'exportation,
2° — Revalorisation de la marchandise,
3° — Amélioration et standardisation des qualités,
4° — Consolidation de la situation de tous les exportateurs et fabricants, notamment ceux éloignés des ports où mal outillés qui, par suite de l'application des Lois raciales et de la hausse des transports, étaient condamnés à disparaître,
5°— Transformation d'une situation déficitaire en situation bénéficiaire,
6°— Possibilité pour les petits fabricants d'achats en commun de leurs matériels et ingrédients à meilleur prix.
B. — L'exportation Algéro-Marocaine est répartie à raison de :
75 %   pour le Maroc, et
25 %   pour l'Algérie,
RÉSULTATS DE CES ACCORDS
Les premiers résultats de ces ententes ont été de favoriser considérablement la valeur des exportations de crin végétal et d'éviter la concurrence que les producteurs et les exportateurs se faisaient entre eux.
Les bénéfices réalisés au cours de ces deux premières années d'exercice ont été répartis entre fabricants et exportateurs et les organismes régulateurs ont pris le sage parti de constituer des réserves qui leur permettent aujourd'hui de s'opposer victorieusement à toutes tentatives de dislocation des ententes conclues.
La consolidation et la continuité de ces accords sont par conséquent, dans l'état actuel du marché du crin végétal., le moyen le plus sûr et le plus efficace d'éviter une concurrence sans profit pour personne.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:03

page 53



LE CRIN VÉGÉTAL MAROCAIN
Le Maroc est à l'avant garde des progrès réalisés dans l'industrie du crin végétal. Il produit tous les types sans exception aucune — des fibres souples, fines soyeuses aux crins cordés et résistants — Chacun ayant un emploi déterminé.
La fabrication du crin végétal comporte trois opérations principales : le peignage de la feuille du palmier, le séchage de la filasse, et le cordage, destiné à lui donner son élasticité.
Plusieurs qualités sont couramment fabriquées. Elles sont obtenues, d'une part, par l'emploi d'une matière première des régions diverses, et, d'autre part, de contextures distinctes.
Le crin végétal est le produit de rembourrage sain par excellence élastique et d'un prix modique. Ces facteurs contribuent à en développer l'utilisation dans la literie, matelas et sommiers, sièges, garnissage des meubles voitures, etc...
Après une période de tâtonnements, inhérents à une nouvelle industrie, la fabrication du crin végétal a pris au Maroc, depuis 1924, un essor considérable. Son évolution rapide est due à l'abondance et à la qualité du palmier nain, ainsi qu'à l'installation d'usines parfaitement outillées, utilisant un matériel étudié, amélioré, permettant un rendement qualificatif et quantitatif inconnu jusqu'alors.
Le crin végétal du Maroc ne se discute plus. Il fait prime sur le marché.

Comptoir Général du Crin Végétal Marocain

LE COMPTOIR GÉNÉRAL DU CRIN VÉGÉTAL MAROCAIN, groupe, organise, contrôle la fabrication et l'exportation de tout le crin végétal du Maroc.
Il a réalisé une entente professionnelle qui met les bénéfices en commun et les répartit à chacun selon son importance, sous le contrôle de l'O.C.E.
L'organisation de cette industrie qui fait vivre cinquante mille indigènes dans des régions peu cultivées, où sévit le paupérisme, a permis d'augmenter considérablement l'exportation du Maroc.
BUREAUX : 26 Bd. du 4° Zouaves, CASABLANCA


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:04

page 54




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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:06

page 55


- La laverie des usines de Molybdène à Azegour
- Carrière de marbre de la Société des Carrières Marocaines à l'Oued Yquem

L'EVOLUTION  MINIÈRE AU  MAROC
par M. Vincent BERGER Ingénieur des Mines

II est inutile de souligner l'importance des mines dans un pays comme le Maroc où les productions du sol sont à la merci de la sécheresse, et plus encore des barrières douanières de la France et de l'Etranger.
Les mines sont un régulateur dans l'économie marocaine. Leur essor a été très rapide puisque la production minérale, qui dépasse annuellement 300 millions de francs, compte pour un tiers dans nos exportations, et arrive en tête de toutes celles des possessions françaises.
La base de cette richesse est formée par les Phosphates. Cependant, les autres mines sont loin d'être négligeables et le tableau ci-dessous montre leur développement entre les années 1936 et 1937.
Statistique de la production minière marocaine :

Minerais : Production 1936 en tonnes......Production 1937 en tonnes
Phosphates..........1 335 136......1 378 500
A.nthracite..........49.388......107 150
Manaanèse..........32.400......75.600
Plomb..........10.300......23300
Zinc..........2.115......9.600
Cobalt..........3.370......5280
Molybdène..........205......196
Etain..........32......20
Antimoine..........175......45
Fer..........»......66.800
Graphite..........400......336
Pétrole..........150......2.400
Les Phosphates semblent maintenir leur production au voisinage de 1 million 1/2 de tonnes. Techniquement, ils sont équipés pour produire le double et même triple. Les prix sont largement rémunérateurs et les bénéfices forment un appoint très sérieux dans le budget marocain. Mais nous sommes en présence d'une politique impériale française qui ménage les intérêts algériens et tunisiens.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:07

page 56


- Vue générale des mines de charbon de Djerada  (Maroc   Oriental).
- Les  mines  de  Manganèse   de  l'Imini
- Mines de plomb d'Aouli : L'usine de préparation mécanique
- Sciage au fil hélicoïdal dans une carrière de marbre de la Sté des Carrières Marocaines


Cette politique peut se défendre, mais le Maroc devrait au moins s'en servir comme monnaie d'échange pour obtenir des débouchés plus larges en faveur de ses autres productions, notamment ses blés, ses vins et ses primeurs.
Les charbonnages de Djerada progressent chaque année et s'acheminent peu à peu vers les 200.000 tonnes annuelles.
La production de manganèse n'en est qu'à son début.
Lorsque les gisements du Sud : Imini, Tiouine, Aoulouz seront équipés et pourront transporter leurs produits par câble et voie ferrée, le Maroc fournira annuellement plus de 200.000 tonnes de minerai de manganèse, c'est-à-dire la moitié de la consommation française.
L'années 1937 a marqué le développement très net des mines de plomb et de zinc. La crise de 1930 à 1935 avait arrêté la totalité de ces exploitations. L'aide apportée par la France, en juillet 1935, sous forme de primes à l'exportation a réveillé progressivement l'activité des centres d'Hassi Youissit, Bou Becker, Bou Dahar dans le Maroc Oriental, Aouli, Djebel Chiker, Bab Cédra dans le Maroc ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:09

page 57


- Chantier du  Tselfat. Sonde  TS  17  et  Camp
- Détail des silos à minerai des mines d'Aït Amar


... central, Gundafa, Assif el Mal dans l'Atlas du Sud; et ces exploitations se sont trouvées en plein rendement pour profiter des hauts cours du début 1937.
Depuis, les prix des métaux ont baissé, mais les primes vont jouer de nouveau pour assurer une sécurité relative à ces entreprises ; et si la progression s'est arrêtée en 1938, l'extraction n'a pas fléchi en proportion de la chute des cours, comme on aurait pu le craindre.
Le cobalt est un produit riche, protégé d'ailleurs par un consortium qui contrôle 90 % de la production mondiale. Le Maroc fournit 20 % de cette production et pourrait en livrer beaucoup plus. Le développement de cette extraction est donc uniquement lié à la consommation. Celle-ci s'accroît chaque année, par suite d'emplois nouveaux pour le cobalt ou pour ses sels qui sont employés notamment dans la fabrication de l'essence synthétique. Il faut donc s'attendre à un développement progressif des exportations de cobalt.
Le molybdène provient du gisement d'Azegour dont les installations actuelles permettent d'atteindre 200 tonnes par an. D'autres gisements sont prospectés dans la haute vallée du N'Fis, mais on doit compter plusieurs années avant qu'ils soient équipés et qu'ils viennent apporter leur appoint à l'exportation actuelle.
L'étain et l'antimoine sont stationnaires et mêmes en régression. A moins de découvertes nouvelles, il ne faut guère prévoir, surtout pour l'antimoine, un développement important.
L'année 1937 a vu le démarrage impressionnant de la mine de fer des Beni-Amar située au voisinage d'Oued-Zem. Une voie normale de 20 kilomètres a relié l'exploitation à la ligne des phosphates et moins de deux ans après les premiers travaux, on produisait annuellement plus de 60.000 tonnes.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:11

page 58


- Mines de plomb d'Aouli : L'usine de préparation mécanique
- Vue générale des mines de fer des Ait Amar près de Oued-Zem. Située dans un paysage désertique à 150 km. de Casablanca, les mines sont desservies par une voie ferrée construite par les C.F.M. et rattachée à la ligne Oued-Zem Casablanca


Il est à craindre que cet espoir ne soit dû surtout aux cours élevés du fer au moment où toutes les nations se lançaient dans des armements intensifs. Il faut donc attendre le résultat d'années plus normales pour juger de l'avenir du fer au Maroc.
Les gisements de graphite amorphes du Maroc sont importants, mais leur emploi est limité. C'est la consommation qui réduit l'exploitation. Il s'agit là d'un problème commercial assez délicat gui limite actuellement l'exportation du graphite à 400 tonnes annuelles.
Le pétrole enfin, sur lequel on a fondé tant d'espoir, n'a pas encore trouvé sa solution définitive.
Pour que l'exploitation en soit vraiment intéressante, il faudrait produire 100.000 tonnes d'huile brute par an, ce gui permettrait de la raffiner sur place. Nous sommes très loin du compte, mais le but à atteindre est tellement important qu'il faut faire confiance longtemps encore aux services compétents gui dirigent ces recherches difficiles.
Tel est le bilan actuel et les possibilités du Maroc minier.
On ne saurait mieux terminer qu'en citant les conclusions de M. Clariond dans son étude objective et documentée sur « Le rôle de la mine dans l'économie marocaine  » parue au Bulletin économigue du Maroc :
« Près de cinq cent millions d'investissements, un milliard de bénéfices versés directement au budget par l'Office Chérifien des Phosphates, plusieurs millions d'impôts, 300 millions d'exportations annuelles, représentant déjà 2 millions de tonnes de minerais des centres de peuplement dans les régions les plus pauvres ou les plus reculées de l'Empire, une extension considérable du pouvoir d'achat, non seulement du Protectorat considéré comme une entité économique, mais spécialement de ses populations indigènes, tel est le bilan de l'industrie minière au Maroc, vingt années à peine après les travaux des premiers prospecteurs.
« L'œuvre accomplie est encore incomplète ; des voies ferrées, des routes, de nouvelles activités vont se développer dans le Sud pour la mise en valeur des gisements de manganèse et de fer. Le Maroc exportera dans quelques années plus de 450 millions de francs de minerais représentant 50 % de la valeur de ses exportations actuelles et le tiers de la production minière de la France d'outre-mer ».


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:14

page 59



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:16

page 60



LA PRODUCTION MAROCAINE EST CONTROLÉE A L'EXPORTATION PAR

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Pour tous renseignements s'adresser :
à la  Direction de l'O. C. E. - CASABLANCA
ou au chef du Service pour la France et l'Europe de l'O, C. E, 19, rue des Pyramides, 19 6 PARIS,



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 8:18


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page 61



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Sam 19 Avr - 17:06

page 62



S. A. ATLANTA-MAROC
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Sam 19 Avr - 17:13

page 63


- La halle aux poissons de Casablanca (Photo Flandrin)
- Accostage d'un chalutier de pêche
- Débarquement des caisses de poisson
- Le triage et le nettoyage de la sardine (Photo Flandrin)

LA SARDINE
RICHESSE DES COTES MAROCAINES
L'appellation sardine s'applique à un poisson bien déterminé, appartenant à une famille qui comprend le harenq, le sprat, les aloses, les sardines, l'allache et les anchois. La véritable sardine se trouve en Méditerranée, sur la Côte est de l'Atlantique des Canaries à l'Irlande et dans la mer du Nord. Les espèces péchées dans l'émisphère Atlantique sud, dans l'Océan Indien et sur les Côtes du Pacifique sont tout à fait différentes de la véritable sardine.
Les fonds marocains de sardines se divisent en trois zones : une zone littorale qui va, de la côte jusqu'aux fonds de 125 m. où le poisson est abondant mais de petite taille, entre 125 m. et 230 m. de profondeur, une zone coralienne dangereuse pour la pêche ; enfin, au delà, le plateau continental jusqu'à 600 m. de profondeur où l'on trouve d'excellents fonds de chalutage. Cette zone est la plus importante de toutes pour la pêche mais elle est encore la moins connue.
Dans la région côtière marocaine, les sardines se trouvent en conjonction avec les bancs de plancton, milieu biologique composé d'êtres infiniment petits, flottant dans l'eau. Sur la côte marocaine, on connaît deux bancs de plancton, l'un de Casablanca à Fédala, l'autre de la pointe d'Imsouane à Safi. Le premier a dû être troublé par la chasse déraisonnée faite à la sardine dans ces parages au cours des dernières années, par les pêcheurs espagnols et portugais, l'autre est beaucoup plus important, puisque de 96 tonnes en octobre 1932, la quantité pêchée à Safi est passée à 766 tonnes en octobre 1936 et à 1.116 tonnes en octobre 1937 pour 19 jours de pêche.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Sam 19 Avr - 17:16

page 64


- Le travail indigène est largement utilisé dans l'industrie des conserves de poisson qui fait vivre un grand nombre d'employés.
- Pour les travaux plus délicats et pour la finition des boites, des ouvriers experts apportent le concours de leur science et de leur intelligence
- Les femmes marocaines eu particulier, déploient une activité précieuse tant dans le traitement du poisson que dans la confection des boites.
(Photos Flandrin)


L'INDUSTRIE DE LA PÊCHE AU MAROC

L'extension de la pêche au Maroc est concrétisée par les quelques chiffres suivants :
2.205.000 kgs de poissons frais en 1922
10.006.000 kgs » en 1930
30.666.000 kgs » en 1937
représentant une valeur clé plus de 20 millions de francs, furent débarqués dans les différents ports de la zone française du Maroc.
Concurremment à ce développement l'industrie de la conserve de produits de pêche, connaît depuis 13 ans, un essor considérable.
La première usine fut créée en 1924 à Fédala. Cette première entreprise fut suivie aussitôt dans les autres centres de pêche. L'année 1937 vit la création de 12 nouvelles usines.
Actuellement 36 usines sont en fonctionnement dans l'Empire Chérifien du Maroc I! existe également 18 ateliers de salaisons.
Ces usines et ateliers qui ont traité pendant l'année 1937 :
16.990.000 kgs de sardines,
1.550.000 kgs de bonites et de thons,
63.300 kgs de crevettes,
33.560 kgs de maquereaux,
25.370 kgs d'anchois,
600.000 kgs de palomètes et de tassergals
ont occupé pendant la cainpagne de fabrication 1937-1938, un personnel très nombreux : plus de 270 Européens et 6.560 Indigènes, main-d'œuvre abondante et très habile.
De très nettes améliorations ont été apportées dans les usines au cours de l'année 1937 : agrandissement des locaux, meilleures conditions d'hygiène, développement et perfectionnement de l'outillage.
Bénéficiant d'une meilleure technique de fabrication et sous le contrôle de plus en p!us strict de l'O.C.E., la qualité des conserves marocaines fabriquées en 1937, a permis aux exportateurs du Protectorat d'introduire en plus grande quantité leurs marques sur certains marchés dont la clientèle est particulièrement difficile : Etats-Unis et Angleterre notamment.
Le Maroc a également bénéficié de la situation de l'Espagne pour implanter ses conserves de poissons dans le monde entier.
Les marchés : hellénique, belge allemand se sont ouverts à ses produits à la suite d'accords commerciaux avec la Métropole.
Le contingent de 53.500 quintaux de poissons secs, salés ou fumés, poissons conservés au nature!, marines ou autrement préparés et autres produits de pêche, alloué par la France, a apporté aux conserveurs marocains un appui des plus intéressants.
La production marocaine de conserves de produits de pêche dépasse actuellement 650.000 caisses, c'est-à-dire 130.000 quintaux, représentant une valeur de 70 millions de francs, et constitue l'une des branches principales de l'Economie Marocaine.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Sam 19 Avr - 17:24

page 65


De haut en bas :
- Acheminement des prises vers la salle de triage.
- Séchoir de la coopérative.
- Claies superposées pour le séchage à l'air libre du poisson.
- Ballots de poissons sèches et salés allant être expédiés en A. E. F.
- Sacs de guanos de 100 kilos, destinés à être expédiés en Europe.


COOPÉRATIVE DES PÊCHEURS INDIGÈNES DU SOUSS
INEZGANE (Agadir)
La coopérative des pêcheurs indigènes du Souss, d'Inezgane (Agadir) fonctionne sous la loi du 24 juillet 1867 rendue applicable au Maroc par le Dahir du 11 Août 1922.
La création de la coopérative des pêcheurs du Souss fut l'aboutissement logique des efforts entrepris pour rénover la pêche sur la côte au Sud de Mogador.
En plus d'un nombre considérable de poissons fins (soles) gui sont expédiés à Casablanca, la coopérative expose dans le monde entier et particulièrement en A. O. F., A. E. F. et les colonies anglaises le poisson salé sous une forme qui peut être acceptée par le commerce mondial non plus en lanière de médiocre aspect et par trop imprégné de sel mais en poissons entiers ouverts et salés à plat comme il est pratiqué pour la morue.
Ce poisson cru est de très belle apparence après sa sortie du sel ; il est tassé puis étalé sur des claies où il termine son séchage.
Après quoi il est rentré et suspendu dans un magasin bien aéré où il attend sa mise en balle pour être expédié à l'étranger.
La coopérative des pêcheurs du Souss exporte également une farine de poisson (guano) de toute première qualité, destinée à l'engrais et qui donne des résultats surprenants.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Dim 20 Avr - 9:17

page 66




CONSERVES ALIMENTAIRES J. C. ESCADAFAL
Siège Social:   Route de Djorf-Lhyoudi   -   SAFI
Télégrammes: Escadafal, SAFI  - Tél. 2-23 - R. C. Marrakech 36-82. CODES:   Schofield's 3 Letrer    -   A. B.C. 6e   Ed   -    Privés
SARDINES  marques: Escadafal, Rayon vert, Bonhomme, THON A L'HUILE D'OLIVE marque "ESCADAFAL", ANCHOIS   -   MAQUEREAUX

---------------------------------------------------------------------------
SOCIÉTÉ INDUSTRIELLE MAROCAINE DE PRODUITS ALIMENTAIRES
Société    Anonyme     au    Capital   de     700.000    francs     (réserves     700.000    francs) Usines et Bureaux à Casablanca :  Rue du Sous-Lieut. Pettermann (Roches-Noires)
FABRICANTS-EXPORTATEURS de CONSERVES de POISSONS
MARQUES     DÉPOSÉES : A M B R O S I A, PERLE DU MAROC, LES POURSUIVIES — LUSITANIA —  A. M. I. E.
CONSERVES DE CRUSTACÉS, SARDINES SALÉES ET PRESSÉES, FARINE DE POISSONS, GUANOS DE POISSONS, HUILE DE POISSONS.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Dim 20 Avr - 9:20

page 67



SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PÉCHERIES & CONSERVES DU SUD MAROCAIN
Société Anonyme au Capital de 1.200000 Frs
SIEGE SOCIAL et USINE : Route    du    Djorf-Lhyoudi SAFI  - Téléphone 01-98
-     BUREAUX: Rue   du   Vizir   Tazi, CASABLANCA-Tél A 14-64
Boîte     Postale    464 R. C. Marrakech 375. Adr. Télégr. Nono-Casablcnca C.   C.   Postaux   Rabat   130-59
Conserves de Sardines, Thons et Maquereaux, Salaisons- Pulpes de Fruits, Guanos, Farines et Huiles de Poissons
MARQUES DÉPOSÉES : ZIMA, SAFI, FERNANDES, LEBERT, Mes Chéries, NONO.

-------------------------------------------------------------------------

BUCOVER
SOCIÉTÉ DE PÊCHERIES ET    DE    CONSERVES
ETABLISSEMENTS M. VERGARA

Société anonyme : Capital 750.000 Francs. SIÈGE   SOCIAL 63,  Boulevard de la Gare -  Téléphone : A. 26-35 CASABLANCA
USINES : Avenue   de   la   Marne  —    Téléphone :   A. 0-35, FÉDALA
SARDINES   A L'HUILE QUALITÉ  SUPÉRIEURE : TRIUMPH, OPÉRA, Sardines à la tomate : USATEGUI
SPÉCIALISTES de THON tous GENRES : A L'HUILE D'ARACHIDE " SPARTERO ". A L'HUILE D'OLIVE "USATEGUI". A LA TOMATE — Tous boîtages.
FILETS DE MAQUEREAUX -ANCHOIS. SARDINES   SALÉES  ET   PRESSÉES. CONCENTRES DE TOMATES
EXPORTATION POUR     TOUS      PAYS



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Dim 20 Avr - 9:22

page 68



RENE   BROSSE
SARDINES SALÉES, SARDINES FRAÎCHES, SARDINES SÉCHÉES, SARDINES  FUMÉES
USINE DE SAFI : Route DJORF el YOUDI

-------------------------------------------------------
SOCIÉTÉ DAR ESSOULTANE
Usine à SAFI  - Route Djerifat - Tél.  0-68
CONSERVES   A   L'HUILE, CONSERVES   DE   SALAISONS, FARINE DE POISSONS  (ENGRAIS)
MARQUE "DAR ESSOULTANE"
DÉPÔT   DE   POISSONS   SALÉS



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Dim 20 Avr - 9:27

page 69



ETABLISSEMENTS CHANCERELLE
CONSERVES ALIMENTAIRES
USINE à SAFI : Route Djorf el Youdi - Tél. 1-87. Bureau de vente à PARIS : 36, Rue de Laborde (8e) - Tél.

------------------------------------------------------------------

ÉTABLISSEMENTS MODESTO
FABRICANTS EXPORTATEURS DE CONSERVES DE POISSONS
Usines et Bureaux : kilomètre 4, Route de Rabat



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Dim 20 Avr - 9:29

page 70



CONSERVERIE FRANCO - MAROCAINE
Société Anonyme Chérifienne au Capital de 1.675.000 francs
Usine et Bureaux : SAFI — Route du Djorf Lhyoudi. Téléphone 2-19 - Chèq Post. Rabat 15535
CONSERVES de SARDINES, THONS et MAQUEREAUX
— SALAISONS —
MARQUES DEPOSEES : LES SARDINAUX, CAP CANTIN, MARKABB, SIRIUS, CHELLAH, NORMANDIE

--------------------------------------------------------------------------------

FABRICANTS DE CONSERVES, INDUSTRIELS, COMMERÇANTS
Faites exécuter vos travaux photographiques par l'artiste photographe

M. FLANDRIN
128, rue Gay-Lussac, 128 - Téléphone 08-00
PHOTOGRAPHIES INDUSTRIELLES TRAVAUX d'INTERIEUR et d'EXTERIEUR
La plus ancienne et la plus sérieuse Maison du Maroc



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Dim 20 Avr - 9:34

page 71



UNION   DES  PÊCHERIES  AFRICAINES
FABRICANTS EXPORTATEURS DE CONSERVES DE POISSONS
MARQUES   EXPLOITÉES : U.P.A. Extra, COMMODORE 1er choix, CAPRICORNE courant
USINES    A   SAFI
BUREAUX:  115,   Av.   Moinier Casablanca

---------------------------------------------------------------------------------------------------

Ste D'EXPORTATION  DE PRODUITS  INDUSTRIELS  ET ALIMENTAIRES
S. E. P. I. A.

Société   Anonyme   au   Capital   de   francs :    50.000
54,    rue   Georges   Mercié   -   CASABLANCA
Téléph.   A   90-97 Adr. télégr. SEPIA

Sardines    à    l'huile    marque     SEPIA
Piments doux (Morrones) marque SEPIA
Exportation   de   toutes   conserves   de   poissons, Légumes et fruits - Farines et huiles de poissons
AGENTS GENERAUX POUR L'EXPORTATION DES CONFITURES TOP
S. O. F. I. M. E. X.
Ste Française d'Importation et d'Exportation des fabricants de Confitures à Casablanca



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Dim 20 Avr - 9:37

page 72


- Il est curieux d'observer que jusqu'au début du présent siècle, la fabrication des tapis à haute laine et à points noués fut totalement inconnue des habitants au Maroc septentrional, c'est-à-dire des régions qui couvrent les sommets et les pentes du rif et du Jbel. Ce n'est en effet que depuis quelques années que les Français ont introduit cette fabrication à Tanger puis aux Béni Oulid, et, à leur exemple, les Espagnols à Chechaouene. L'atelier des Béni Oulid a été fondé par Mme et M. le Capitaine Riobé.
- Fragment de tapis des Aït Alaham

LA PRODUCTION ARTISANALE MAROCAINE

« C'est une étrange aventure que celle des Arts Marocains. Pendant des siècles ils ont vécu presque ignorés du monde, et l'Europe ne les connaissait que par quelques objets de cuir et quelques tapis. Plus près de nous, les voyageurs qui explorèrent les premiers un Maroc encore fermé, ne purent entrevoir qu'une faible partie de ses richesses d'Art. Elles semblaient à jamais à l'abri de la curiosité étrangère derrière les hautes murailles des villes, sous l'étoffe fugitive des tentes, dans les villages et les Kasbahs accrochés au flanc des montagnes abruptes comme des forteresses.
La Paix française a ouvert presque toutes les portes, levé bien des voiles, calmé bien des défiances. Avec rapidité, avec plénitude aussi, le Maroc reprenait contact avec le reste du monda moderne. Dans cette vie nouvelle qui commençait pour le pays, quelles seraient les destinées des Arts Marocains !.
Un vaste programme conçu dès 1912, prescrivait l'inventaire des richesses artistiques du pays, prenait des mesures de préservation immédiate, sauvegardait non seulement les ouvrages dignes de passer à la postérité, mais encore des villes toutes entières. En même temps, les Services des Arts Indigènes s'occupait de la conservation et du développement des métiers d'art avec une activité remarquable et un sens particulièrement profond de l'œuvre qui lui était confiée.
Des collections complètes furent ainsi réunies dans les musées d'Art Musulman de Fès, de Rabat, de Marrakech et de Meknès, où les artisans viennent en foule se retremper dans les traditions ancestrales avec une vénération qui, sans la France ne serait peut-être pas née et où ils retrouvent une fécondante source d'inspiration qui se manifeste dans leurs productions : tissus, broderies, tapis, cuivres, bronzes, maroquineries, reliures, enluminures, poteries, bois, plâtres, etc..
La France, loin d'asservir le Maroc à ses préférences particulières, qu'elle impose surtout dans les ouvrages d'arts et quelquefois dans les bâtiments publics ou privés, se plaît souvent à s'inspirer des formules indigènes, et à appeler sur elles l'attention des autochtones eux-mêmes ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 21 Avr - 9:19

page 73


- Tapis Ouaouzguit dont les belles teintes sombres contrastent avec les brillantes couleurs des tapis de la plaine.
- Un tapis chichaoua à fond rouge sur lequel se détachent des motifs de couleurs variées.


Mue par un sentiment de généreuse tolérance et d'éclectisme naturel, elle a un peu l'attitude des Latins qui demandaient aux Africains en arrivant sur leur sol : « Quels sont vos Dieux ? Je les vénère ». Elle dit : « Quel est votre art ? Je l'admire et le respecte ». Mystique ces Arts Magrebiens.
La nature est la grande inspiratrice de l'art occidental.
C'est elle qui, à toutes les époques, lui fournit ses modèles, l'anime de sa vie et de son mouvement. C'est d'elle qu'il tire tous ses accents. C'est vers elle qu'il se tourne sans trêve pour y découvrir une voie nouvelle et des développements inédits. L'Art d'Extrême-Orient ne procède pas d'une manière différente.
L'art musulman, au contraire, se détourne de la réalité des choses existantes. Il paraît rejeter systématiquement ce qui se rattache de loin ou de près, au monde vivant. Il ne se complaît que dans la traduction de vues intérieures, imaginaires.
Art de pure invention, de fantaisie complète, d'idéalisme intégral, il s'affranchit de toute entrave matérielle et exprime, dans une langue qui lui est propre, son esthétique particulière.
Depuis vingt cinq ans que le Protectorat français est établi au Maroc, les Arts Indigènes ont vivement attiré l'attention des pouvoirs publics
Si l'on jette un coup d'œil sur le passé, on constate que le Maroc a une histoire artistique fort honorable.
Les dynasties successives qui y ont régné depuis plus d'une millénaire ont légué aux générations un patrimoine artistique considérable. Les industries d'art, plus périssables, ne furent pas non plus négligées. Dans un cadre riche et somptueux s'introduit un ameublement qui se devait d'être en rapport avec l'architecture.
Par ce qui en subsiste, par ce qui s'exécute encore aujourd'hui, on peut se faire une idée de ce qu'est le luxe marocain.
Dans la période de surproduction qui a suivi la guerre, les objets de l'Artisanat indigène marocain rencontrèrent la concurrence très vive des pays, industriellement organisés, par une production considérable et bon marché.
Il faut admettre que l'Art a été dans la plupart des cas sacrifié à toutes autres considérations et l'artisanat indigène marocain avec ses méthodes ancestrales qui en font tout le charme et toute la valeur eut à pâtir très durement de ce regrettable état de chose.
Il appartenait au Protectorat de la République Française au Maroc de remédier à cette situation et d'apporter aux artisans l'aide qu'ils étaient en droit d'attendre.
Sous la vigoureuse impulsion du Général Noguès, Résident Général, cette tâche fut confiée à l'Office Chérifien de Contrôle et d'Exportation, Organisme Officiel du Protectorat.
Ce fut au cours de l'année 1937 que l'Office Chérifien de Contrôle et d'Exportation (O.C.E.) étendit ses efforts à la production artisanale marocaine.
Par tous les moyens dont il disposait, cette production fut présentée sur les principaux marchés étrangers et obtint le plus retentissant succès.
Il convient dès lors de préciser que les artisans marocains, tout en gardant le culte impérissable de leurs traditions artistiques, ont du adapter leurs productions aux exigences du goût moderne.
Une infinie variété d'objets de toutes sortes sortit alors de leurs mains... sacs à main, portefeuilles, étuis à cigarettes... presse-livres.. bonbonnières., bijoux., ameublement, sandales, etc... etc, objets d'un usage courant dans notre vie moderne.
Toutefois, si ces objets sortent de la pure tradition artistique marocaine de par leur usage, il n'en reste pas moins vrai que, de part leur conception, leur décoration, ils en ont gardé tout le charme jamais égalé.
D'autre part, l'Artisan marocain, devant les exigences de la vie moderne, sait quelquefois faire taire sa fantaisie pour répondre strictement à toute demande qui lui parvient. Éduqué maintenant, il connaît le sens des mots « Conformité », « Délais de livraison », « Rapidité d'exécution », etc...
C'est dire que l'Artisanat Indigène Marocain peut répondre aujourd'hui à tous les désirs des acheteurs métropolitains ou étrangers.
Pour assurer définitivement à l'Artisanat Indigène Marocain des ventes rémunératrices, d'autres difficultés restaient à vaincre.
En effet, l'O.C.E., de par sa qualité d'organisme officiel du Gouvernement du Protectorat, ne pouvait entrer dans le cycle des opérations commerciales proprement dites.
D'autre part, un organisme de liaison responsable était indispensable entre l'acheteur et l'artisan.
Le Gouvernement du Protectorat remédia à cette difficulté en autorisant, par Dahir en date du 29 Avril 1938, la constitution d'un Comptoir Artisanal Marocain, commissionnaire ducroire des artisans marocains.
Le rôle de ce Comptoir est donc de centraliser les commandes reçues des correspondants commerciaux de l'Office Chérifien de Contrôle et d'Exportation, de le faire exécuter en conformité et dans les délais de livraison prescrits et d'en poursuivre le règlement.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 21 Avr - 9:20

page 74


- Une potière des Béni Oulid (Vallée d'Ouergha) au travail.

LES POTERIES BERBÈRES

Les poteries berbères, dont les plus curieux spécimens se trouvent dans le Nord du Maroc, ont droit à une bonne place parmi les industries d'art indigène. Notamment celles fabriquées chez les Gzenaïa, chez les Tsoul, chez les Sless et dans le massif du Zerhoun, dont le décor et la technique sont particulièrement soignés.
Les poteries Gzenaïa et du Zerhoun présentent certaines ressemblances par leur couleur ocre, leur décor exclusivement noir et leurs formes harmonieuses.
Les poteries Tsoul et Sless sont généralement à fond blanc sur lequel se détachent des motifs noirs et rouges ; quelques-unes cependant ne comportent que des ornements noirs sur fond ocre, mais elles sont considérées dans le pays même comme très vulgaires et, de ce fait, beaucoup moins recherchées.
Ces poteries, presque toujours fabriquées par des femmes, sont façonnées à la main et non pas tournées comme les poteries citadines. Elles sont cuites de façon très rudimentaires dans des trous peu profonds entourés de pierres et qui constituent un four des plus primitifs où les assiettes, les bols et les vases sont empilés et recouverts de palmier nain séché, de paille, de brindilles de toutes sortes qui servent de combustible.
Dans les Zerhoun et chez les Gzenaïa, la couleur noire est obtenue par le broyage de feuilles de lentisque, dont le suc est parfois mélangé à du miel ; le ton obtenu ainsi est chaud et agréable.
Chez les Tsoul, les Sless et dans la plupart des autres tribus où l'on fabrique des poteries, les colorants qui servent au décor sont des terres ou des minerais, finement pulvérisés et délayés dans l'eau.
Les motifs, généralement très simples et géométriques, sont appliqués avec un pinceau fait de quelques poils de chèvre, serrés dans une boulette de terre qui sert à le tenir.
Il est difficile de trouver une technique plus primitive; les formes n'ont sans doute pas changé depuis des siècles ; les décors eux-mêmes ne semblent pas avoir évolué ; il est assez curieux de constater une assez grande similitude entre certaines poteries berbères et quelques poteries très anciennes, particulièrement celles qui proviennent des fouilles d'Elam et remontent à 3.000 ans environ avant notre ère.
Marcel VICAIRE


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 21 Avr - 9:21

page 75


- MARTEAU DE BRONZE appartenant à la porte principal de la médersa Cherratine de Fès (XII° siècle)
- LUSTRE DE BRONZE exécuté en 1933 par Hadj Ahmed Ben Tsehami Ben Jelloun, de Fès
- MARTEAU DE BRONZE appartenant à l'une des portes de la mosquée cathédrale Karouiine de Fès   (XII°  siècle)

Un chef-d'oeuvre de l'art moderne rénové de la dinanderie, exécuté il y a peu d'années par un jeune artisan de Fès, est représenté ici entre deux objets d'arts exécutés au XIIe siècle et que l'on peut admirer encore dans une médersa et une mosquée de Fès.
Loin de se dégrader, l'art de la ciselure sur cuivre est donc, grâce aux efforts constants et à la direction éclairée de nos inspecteurs des Beaux-Arts, en voie de reprendre une vogue qu'il n'a peut-être jamais connue. Ainsi revivent les belles oeuvres du moyen âge musulman .

Bronzes

par   M.   Marcel   VICAIRE
Parmi les essais de rénovation des arts indigènes, ceux que poursuivent actuellement certains dinandiers méritent de retenir l'attention.
Si le travail du cuivre n'a jamais été abandonné à Fès, les artisans se sont bornés généralement à la fabrication des plateaux et de petits objets usuels souvent très bien exécutés d'ailleurs ; mais, depuis des siècles, la qualité de la matière a été malheureusement négligée.
L'art du XIII° et du XIV° siècles nous a laissé quelques lustres de bronze du plus haut intérêt, dont les ornements floraux et les entrelacs sont ajourés et gravés dans la masse.
L'un de ces ouvrages, encore suspendu au plafond de l'oratoire de la médersa El Attarine, et datant de la première moitié du XIVe siècle, vient d'inspirer un jeune artisan fassi, El Hadj Ahmed ben Tsehami ben Jelloun, qui a réussi à couler lui-même toutes les pièces du lustre représenté ci-contre, et à les ciseler d'ornements de la plus pure tradition mérinide, réalisant ainsi un véritable chef-d'œuvre.
Marcel VICAIRE


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