Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 LA PRODUCTION MAROCAINE

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 8:37

page 26


- Muletons à l'ubrenvoir. Ferme Rinieri
- Un lot de juments Bretonnes nées à la Ferme de Fès

CHEVAUX ET MULETS

UN ÉTALON BRETON (FERME DE FES) NE AU MAROC
La production du cheval de trait se développe également. Le service de l'Elevage et les sociétés Indigènes de Prévoyance possèdent 35 étalons bretons et 5 étalons barbe. On a compté, en 1937, 989 produits par les bretons et 184 par les barbes.

UN BAUDET POITEVIN DE 4 ANS A LA FERME D'AIN DJEMAA
L'asinerie de cette ferme comprend actuellement 15 ànesses adultes et 4 baudets provenant de cet élevage. De plus, le service de l'Elevage possède 240 baudets catalans et poitevins qui ont produit, en 1937, 1.891 muletons.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 8:43

page 27


- MARCHE LAINIER D'AZROU
Une visite du Résident Général à la foire d'Azrou en 1937, au coeur  de  la  plus  riche   région   ovine   du  Maroc.

COMMERCIALISATION

La commercialisation a été facilitée par la valorisation du cheptel.
Peu à peu le marché intérieur s'affranchit des importations étrangères, c'est le cas par exemple des viandes congelées exotiques autrefois indispensables à l'approvisionnement du pays et qui ont cédé la place aux viandes d'origine marocaine.
Le commerce extérieur s'est lui aussi amplifié provoquant automatiquement la création d'industries nouvelles de la viande.
Le programme que s'est tracé le Gouvernement est loin d'être atteint. Le Maroc est tard venu dans l'élevage, mais les résultats acquis en ces dernières années font augurer favorablement de l'avenir.

LA REGRESSION DES IMPORTATIONS. LA PROGRESSION DES EXPORTATIONS : voir tableaux ci dessus.
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 8:48

page 28




- Carcasses enfermées dans des sacs préservateurs et prêtes à être exportées.
- Carcasses  de  moutons préparées  aux Abattoirs  Municipaux de Casablanca.
- Un marché lainier de la région de  Taza au Fquih ben Salah.
- A  la  douane  au  moment  de  l'embarquement  des   carcasses   de moutons.

EXPORTATION DES OVINS EN 1937
Au cours de 1937, on a exporté du Maroc 135.599 ovins sur pied. Les carcasses exportées, au nombre de 132.863, représentent un poids de 12.728 quintaux en réfrigérés et 6.529 quintaux en congelés. Les laines exportées représentent 113.380 quintaux.

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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 8:56

page 29


- Les   thuyas  sur  les   bords   de   l'Oued  Beth.
- Les cèdres de la forêt d'Ain Leuh
- Les  chênes-verts  moutonnants dans   la forêt aux environs de Debdou

LES EAUX ET FORÊTS

LES PRODUITS DE   LA  FORÊT MAROCAINE
La forêt marocaine, avec ses 3 millions d'hectares, remplit un double rôle : l'un physique, comme régularisatrice essentielle de l'hydrologie et protectrice du sol, l'autre économique, comme productrice de matières indispensables à la vie du pays en tant qu'éléments de travail et éléments de consommation.
Si l'ensemble de la surface forestière marocaine participe au premier de ces rôles, il convient de noter qu'à l'heure présente les différentes régions boisées n'interviennent, suivant leur état ou leur situation, que très inégalement dans la production.
C'est, en effet, surtout dans le Maroc Septentrional qu'il faut chercher les forêts susceptibles, en raison de leur capacité de régénération, d'intervenir dans un aménagement de la production par une mise en valeur rationnelle. Ces boisements comportent les peuplements de chêne liège (300.000 hectares) et les massifs de cèdre (200.000 hectares) en bordure ou dans les lacunes desquels le chêne vert (600.000 hectares) et le thuya (325.000 hectares) de la zone septentrionale s'étendent largement. Le restant de la surface boisée, peuplé d'arganiers, de thuyas, de chênes verts et de divers résineux, se trouve pour l'instant « hors aménagement » tout en fournissant cependant une certaine quantité de produits, de consommation à peu près exclusivement familiale.
Dans ces conditions, la forêt marocaine fournit schématiquement chaque année : 1.000.000 de stères de bois de feu, 100.000 madriers de cèdre, 100.000 quintaux de liège mâle et 50.000 quintaux de liège de reproduction.
C'est la production du combustible ligneux, sous ses deux formes bois et charbon, qui est la plus importante, et son exploitation assure la vie d'un nombre considérable d'indigènes. Mais si la forêt marocaine offre de très grandes ressources en bois de feu, encore en partie inutilisées, la nécessité ...
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 10:59

page 30


- Les pécheurs à l'embouchure de l'Oued Sous.
- Les sources de l'Oum er Rebia à Aïn Leuh.


... de conserver au parcours des troupeaux une étendue suffisante pose un problème d'ordre social difficile à résoudre. La régénération des surfaces exploitées exige, en effet, la suspension pendant plusieurs années de toute introduction de bétail sur l'étendue des coupes. Comme l'action forestière a été entièrement basée sur la nécessité absolue de troubler le moins possible le type ancestral de vie des populations rurales, elle a subordonné le point de vue purement économique et technique de la question à son côté politique et social. Néanmoins la mise en valeur des ressources marocaines en bois de feu a dès maintenant comme avantage primordial de permettre en cas de besoin, la généralisation rapide de l'emploi des moteurs à gazogènes. Il suffirait, en effet, que la production actuelle de charbon fût doublée pour pouvoir assurer la marche au gaz des forêts, de la presque totalité des véhicules automobiles circulant à l'heure actuelle au Maroc.
Par contre, le bois d'œuvre soulève un problème, non de production, mais de consommation et de débouché. La quantité actuellement exploitée est fournie dans la proportion de 1/20 par le thuya, employé à satisfaire les seuls besoins des indigènes, le restant de la production provenant des peuplement de cèdre. Cette essence jouit sur le marché d'une légendaire réputation, aussi injustifiée que déplorable, et contre laquelle on doit s'élever vigoureusement. Ceci est d'autant plus regrettable que l'utilisation totale de la possibilité de production des massifs de cèdre suffirait, pour éviter ou compenser l'introduction au Maroc de la presque totalité des bois résineux importés en vue de ses besoins en charpente et en menuiserie.
De toutes les richesses forestières nées de l'ouverture du Maroc au commerce mondial, c'est, sans contredit, le liège la plus importante. La qualité de ce produit, 20 ans seulement après les premières opérations de mise en valeur, s'affirme déjà nettement sur le marché. Lorsque sera terminée la restauration des forêts de chêne liège actuellement entreprise en vue d'assurer à celles-ci une pleine productivité, on peut affirmer que le Maroc bénéficiera d'une place de choix dans le groupe des pays Nord-Africains producteurs de ce matériau, A l'heure actuelle, la vente, tant du liège de reproduction provenant des peuplement déjà mis en valeur, que du liège mâle que procure la mise en valeur des jeunes arbres, assure à l'état un revenu net de plus de 5.000.000 de francs.
A ces produits de la forêt, il y a lieu de joindre celui d'immenses nappes alfatières qui atteignent, dans le Maroc Occidental, une surface de plus de deux millions d'hectares et qui ont été, dans un but de protection, incorporées au domaine forestier sous réserve des droits d'usage reconnus aux populations locales, L'exploitation rationnelle des nappes, commencée en 1923, s'étend maintenant à environ un million d'hectares et produit annuellement 600.000 quintaux d'alfa, assurant au Protectorat une recette nette de plus de quatre millions. Cette production est susceptible d'augmentation, d'une part par l'amélioration qu'assurent aux nappes les opérations de mise en valeur, d'autre part par l'extension des exploitations aux nappes encore vierges. Toutefois cette extension, qui doit nécessiter d'importantes mises de fonds pour l'aménagement des pistes et des points d'eau, ne pourra être réalisée qu'après un assainissement préalable du marché ...

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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 11:05

page 31


- Reconstitution  d'une  forêt dévastée  dans  lu  région  de  Taza.
- Convoi   de   chameaux   chargés   de   billes   de   thuya   à   travers   la forêt d'arganiers  du  Djebel Amstetten.
- La Steppe  d'Alfa  dans  le Maroc  Oriental.
- Dépôt de liège de la forêt de la Mamora.


... de l'alfa compliqué du fait de l’exiguïté de ce marché, limité aux seuls besoins de la Grande Bretagne.
D'autres produits forestiers, moins importants mais néanmoins fort intéressants, viennent s'ajouter à ceux déjà énumérés. Tels sont : l'écorce à tan du chêne liège et du chêne vert, la sandaraque (résine de thuya), la loupe de thuya utilisée pour la marqueterie, le palmier nain récolté pour l'industrie du crin végétal, les canons de liège pour ruches, les gommes d'acacia, l'huile d'argan et les glands de chêne liège employés dans l'alimentation, ainsi que les multiples « bois de service » prélevés par les indigènes pour leurs besoins particuliers (chevrons, perches, charrues, etc...). Il convient aussi de ne pas oublier les très importantes et irremplaçables ressources en herbe que la forêt offre à un troupeau de plusieurs centaines de milliers de têtes de gros bétail et de plus d'un million d'ovins.

La chasse

II est une branche que l'on a l'habitude d'évoquer lorsque l'on parle des choses forestières,  c'est la chasse.
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 11:11

page 32


- Une plantation de peupliers dont le bois sert à la fabrication des cageots — Ferme Rinieri.
- Le cèdre Lyautey dans la forêt d'Azrou


Les mesures prises au Maroc pour en assurer la réglementation par le système des réserves étendues ont permis de sauvegarder efficacement le gibier que l'instauration de la sécurité et l'augmentation du peuplement humain menaçaient de faire disparaître. Les espèces courantes de gibier sédentaire, perdreau, lièvre et sanglier, se rencontrent d'une façon à peu près uniforme sur toutes l'étendue du territoire, sauf autour des centres habités. Toutefois le sanglier existe surtout dans les montagnes boisées ; quant au lapin, son aire est limitée vers le sud par le cours de l'Oum er Rebia, de l'Oued el Abid et de la Moulouya, et par la ligne Guercif-Oujda.

La pêche en eau douce
Enfin, on ne saurait séparer de la chasse, la pêche en eau douce, qui présente au Maroc, grâce à un très important réseau hydrographique, un intérêt considérable et joue un grand rôle dans l'alimentation indigène.
L'alose donne lieu, lors de sa remontée dans les grands fleuves de la côte nord occidentale, et notamment dans l'oued Sebou et le Bou Regreg, à des pêches souvent très fructueuses mais très variables d'une année à l'autre. Cette pêche, ainsi que celle de l'anguille dans les lagunes fermées et jusque dans la région moyenne des grands fleuves, constituent la grande pêche réservée aux fermiers de l'Etat et à la grande pêche réservée aux fermiers de l'Etat et à l'Administration des habous.
Une autre espèce migratrice, le mulet, remonte également, et parfois fort loin, dans tous les fleuves du Maroc. Les barbeaux sont très abondants dans les cours d'eau du versant Atlantique, mais la truite qui se trouve dans la plupart des oueds du Haut et Moyen Atlas, est de beaucoup l'espèce sédentaire la plus intéressante. Ici encore, il a fallu protéger ce poisson, menacé de disparition à la suite de pêches abusives, par la constitution de nombreuses réserves et l'instauration d'un permis spécial de pêche aux salmonidés.
En outre, un établissement de pisciculture, installé à Azrou et géré par l'Administration des Eaux et Forêts, déverse chaque année dans les rivières du Moyen Atlas, près de 300.000 alevins de truite indigène et 2.000 reproducteurs. A cette œuvre de reconstitution de la faune fluviale, se superpose une œuvre d'enrichissement des cours d'eau, par l'introduction ...

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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 11:17

page 33


- Maison de Chavigné à Rabat - Partie des Stocks de liège et hangar
- Un chêne-vert dépouillé de son écorce de liège
- La daya de la « Demoiselle », dans la grande forêt du Moyen-Atlas.


... d'espèces nouvelles, réalisée avec l'aide des sociétés de pêche. C'est ainsi que l'omble et la carpe ont pu être introduits avec succès dans de nombreuses pièces d'eau, de même que la tanche et le gardon.

La mise en valeur
En dehors de son rôle capital d'intérêt général au point de vue climatique et hydrologique, et subordonné à ce rôle, la forêt marocaine remplit celui de richesse nationale, source de produits d'une extrême variété. Ceux-ci règlent, soit par leur exploitation, soit par leur consommation, les conditions de vie d'une multitude d'individus, mais procurent également à l'Etat Cherifien d'importantes recettes annuelles qui sont passées de 200.000 francs en 1915 à plus de 16 millions à l'heure présente.
La véritable valeur commerciale de la production forestière dépasse d'ailleurs considérablement ce chiffre. Si l'on totalise, en effet, la valeur des matières au port d'embarquement ou au centre de consommation, et si l'on tient compte de ce que représentent en argent, les produits récoltés à titre d'usagers par les indigènes ou consommés sur place par les troupeaux, on parvient à une somme de plus de 150 millions. Ce chiffre ne pourra manquer de croître encore considérablement dans les temps à venir, car à l'évolution de l'économie générale du pays se superpose celle de la forêt encore en partie dégradée par les incendies répétés d'autrefois et les abus anciens, mais dont la reconstitution et l'enrichissement permettront une mise en valeur progressive


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 14 Avr - 11:19

page 34


- Chargement de minerais au port de Casablanca

L'Industrie MAROCAINE

par M. Claude FRADIN. Président du Comité Central des Industriels du Maroc

L'industrie marocaine est de création récente.
En 1912, au moment de l'établissement du Protectorat français au Maroc, elle était pratiquement inexistante. Depuis cette date, en dépit d'un statut douanier régi par des accords internationaux et interdisant pratiquement toute protection tant soit peu efficace, le Maroc a poursuivi d'un effort continu son équipement industriel et s'est révélé capable de fournir une part toujours croissante des produits consommés sur son marché intérieur ou destinés à l'exportation.
Si l'on met à part l'industrie des mines et carrières, qui est d'une nature particulière puisque d'une manière qénérale, elle ne transforme pas les produits qu'elle extrait, on peut distinguer deux directions principales dans l'effort industriel du Maroc.
Tout d'abord l'industrie procède à la transformation des produits naturels du sol marocain en vue de leur consommation intérieure ou en vue de leur exportation. C'est ainsi que l'industrie des conserves de poissons, légumes et fruits a pris un développement tel qu'en 1937, les conserves dont il faut noter en passant que les emballages sont manufacturés en totalité au Maroc, viennent au deuxième rang en valeur, immédiatement après les phosphates, dans les exportations marocaines. C'est ainsi encore que le Maroc prépare avec les matières premières du pays, les superphosphates, le crin végétal, les tapis, les peaux tannées qu'il destine à l'exportation.
D'autre part, une grande partie de l'activité industrielle répond aux besoins du marché intérieur en produits de large consommation. D'importantes usines se sont montées au Maroc pour la transformation du blé, pour le raffinage du sucre, la fabrication de la bière, et des eaux de table, des ciment, des briques et tuiles, des meubles, des glaces et verres façonnés, des huiles et savons, des bougies, des produits chimiques, des imprimés, de l'énergie électrique.
Poursuivant son développement dans les deux directions où elle s'est engagée jusqu'ici, l'industrie marocaine ne tend en aucune manière à l'établissement d'un régime autarchique. Une protection excessive aurait en effet pour résultat principal d'amener sur le marché intérieur une hausse considérable des prix qui serait éminemment préjudiciable à l'économie du pays. Elle ne cherche pas davantage à entrer en concurrence avec l'industrie établie en Europe et plus particulièrement en France où les conditions de la production, et par suite les produits fabriqués, sont et doivent être normalement autres. Si par exemple le Maroc se met un jour à fabriquer des cotonnades pour répondre ...
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 6:53

page 35


- Centrale hydroélectrique de Kasba Zidania sur l'Oum-er-R'bia d'une puissance de 9.000 K.V.A. mise en service en 1936
- Vue de l'Usine de fabrication de boites métalliques Carnaud et Forges de Basse Indre à Casablanca, qui fournit   la presque totalité des emballages métalliques au Maroc.


... aux besoins du marché intérieur, c'est notamment avec le Japon, dont les conditions de fabrication se rapprochent de celles qu'on trouve ici, et non avec la France ou l'Angleterre, qu'il entrera en concurrence.
Quoi qu'il en soit, il serait assez vain de discuter de l'opportunité de l'industrialisation du Maroc, en un temps où l'on voit les colonies françaises comme
l'Indochine et l'Algérie se diriger délibérément à la suite des Dominions Britanniques et de l'Inde, vers la création d'une industrie locale. Qu'on le veuille ou non, l'époque du Pacte colonial est définitivement révolue. Le Maroc n'a d'ailleurs jamais connu un tel régime, mais il a été doté d'un statut douanier qui pouvait paraître devoir lui interdire tout activité industrielle. Si l'industrie, en l'absence ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 6:54

page 36


- Centrale hydroélectrique de Si Saïcl Machou sur l'Oum-er-Rbia (Chute   18  métrés  débit   120  m3,  puissance   installée  26.000  K.V.A.)
- Poste  d'embarquement  des  phosphates  à  Casablanca


... de toute protection, a pris le développement qu'on lui voit actuellement, c'est qu'elles est établie sur des bases saines et correspond à un besoin
véritable du pays.

L'industrie est en effet une nécessité pour le Maroc.
L'activité industrielle est tout d'abord indispensable pour l'amélioration de la balance commerciale et par voie de conséquence pour l'équilibre de la balance des comptes du pays. Comme tout pays neuf en voie d'équipement, le Maroc a eu pendant de longues années une balance commerciale largement déficitaire. Cette situation, normale pendant un certain temps, ne saurait se prolonger indéfiniment sans devenir dangereuse. Le déficit a déjà considérablement diminué au cours de ces dernières années. Il s'agit maintenant de tendre ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 6:55

page 37


- Vue intérieure des Brasseries du Maroc, dont la production en bière, suffit aux besoins du protectorat.


... vers l'équilibre. L'industrie a d'ailleurs déjà un rôle de premier rang dans le redressement de la balance commerciale du Protectorat, puisque en 1937, la valeur des exportations de produits industriels et de produits miniers dépasse 500 millions de francs, sur une valeur totale des exportations de 1.140 millions.
L'existence d'entreprises industrielles au Maroc, constitue d'autre part un élément régulateur très appréciable de l'économie marocaine. Il n'est pas besoin de souligner les dangers d'une économie exclusivement agricole et fondée sur une monoculture. Les exemples que donnent le Brésil et l'Egypte sont concluants. C'est un fait que, dans la concurrence internationale, les pays qui possèdent une économie différenciée ont une plus grande capacité de résistance aux difficultés économiques. Il était donc essentiel pour le Maroc de dépasser le stade purement agricole pour fonder son économie sur des bases plus stables. Dès à présent l'exploitation des ressources minières du pays et la fabrication de produits manufacturés assurent à l'agriculture marocaine un contre-poids indispensable pour l'équilibre économique du pays.
Enfin et surtout, l'industrie peut contribuer très utilement à résoudre le grand problème qui apparaît maintenant en pleine lumière et qui va se poser avec acuité au Maroc dans un avenir prochain. Il s'agit, en un mot, de savoir comment on va donner les moyens de vivre à une population qui, sous la protection française, se développe à un rythme accéléré, du fait que nous avons brisé les freins traditionnels à son accroissement en supprimant dans une large mesure l'insécurité, les famines et les épidémies.
L'industrie doit jouer et joue déjà à cet égard un rôle social de premier plan. A l'heure actuelle les entreprises industrielles marocaines emploient environ 10.000 Européens et plus de 60.000 indigènes. Elles assurent l'existence non seulement d'une grande partie de la population indigène urbaine, mais aussi la vie de tribus entières, souvent dans des régions semi-désertiques, comme c'est le cas pour les mines ou les usines de crin végétal.
M. Despujols, Directeur du. Service des Mines au Maroc, a calculé que, sur 1.000 francs de produits miniers vendus à l'exportation, 400 francs allaient au personnel et 260 francs aux transports. On peut d'autre part évaluer à plus de 80 % la part représentée par les traitements et salaires dans les dépenses des entreprises de fabrication du crin végétal. On pourrait faire un calcul analogue pour les autres industries.
II ressort à l'évidence de ces chiffres que le (développement de l'industrie au Maroc peut et doit normalement constituer un élément de la solution qu'il faudra bien trouver au problème de l'existence même de la population marocaine.

L'Industrie marocaine apparaît donc comme un facteur essentiel de la vie économique et sociale du Protectorat.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 6:57

page 38


- Elévateurs au port de Casablanca. A droite les wagons spéciaux  utilisés par les Chemins  de Fer du Maroc, pour le transport des minerais et des phosphates au Maroc.


EXPORTATIONS      DU   MAROC    EN 1937 : voir tableaux ci dessus.

II s'agit de donner à cette industrie les moyens de vivre, c'est-à-dire de trouver les débouchés qui lui permettront d'écouler sa production dans des conditions normales.
C'est en effet, la question des débouchés qui est maintenant la grande préoccupation de l'industrie marocaine, dès à présent outillée pour une production bien supérieure à ce qu'elle est actuellement. En cela, les intérêts de l'industrie se rencontrent d'ailleurs avec ceux de l'ensemble de la production marocaine.
Pour la défense des exportations marocaines sur le marché métropolitain, menacées par les attaques conjuguées de certains intérêts français et algériens, il est permis d'espérer la création avant longtemps d'un organisme groupant tous les intérêts vitaux de l'économie marocaine qui s'efforcera d'obtenir que les appuis que peut trouver le Maroc en France ne soient pas exclusivement d'ordre sentimental.
En ce qui concerne les marchés étrangers, leur accès sera facilité par l'assouplissement du régime douanier marocain qui est en préparation. Le nouveau traité de Commerce signé à Paris le 18 juillet, qui doit remplacer le traité anglo-marocain de 1856, prévoit la suppression de l'uniformité des droits frappant les produits étrangers à leur entrée au Maroc et ouvre la voie à des accords fondés sur le principe de la réciprocité. Le Maroc ne sera plus laissé sans défense devant les pays retranchés à l'abri de barrières douanières infranchissables.
L'industrie marocaine, encore en plein développement, et gui a fait les preuves de son étonnante vitalité, doit être mise à même de surmonter les difficultés qu'elle pourra rencontrer. L'importance du rôle économique et social qu'elle remplit l'impose pour l'avenir même du Maroc.

Claude FRADIN. Président du Comité Central des Industriels du Maroc


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 6:58

page 39


- M. Emile PEGGARY Ingénieur A et M et E.S.E.
- L'immeuble Shell où sent installés bureaux et dépôt des Ets Peggary, au rez-de-chaussée


Etablissements E. PEGGARY
293-295, Boulevard de la Gare - Téléphone A. 55-65 CASABLANCA
ETUDES TECHNIQUES - FOURNITURES INDUSTRIELLES

Monsieur Peggary Emile, Ingénieur des Arts et Métiers, diplômé de l'Ecole Supérieure d'Electricité, venu au Maroc en 1928, a complété sa formation technique aux Chemins de fer du Maroc et au Bureau Veritas.
Dès les débuts, Monsieur Peggcry fut accepté comme expert assermenté dans plusieurs branches techniques, il est agréé par la Cour d'Appel de Rabat.
Son Bureau d'ETUDES TECHNIQUES ET DE FOURNITURES INDUSTRIELLES créé en 1931, s'est développé d'une façon continue. C'est actuellement une des plus importantes affaires du Protectorat dans le domaine purement industriel.
M. Peggary depuis longtemps apprécié non seulement comme expert mais comme Ingénieur-Conseil, est directeur d'agences ou Représentant Officiel de plusieurs firmes.
Nous en citerons quelques-unes :

Compagnie INGERSOLL RAND
II est inutile de souligner l'importance considérable de cette firme dont le matériel jouit à juste titre, d'une réputation universelle.
Le matériel INGERSOLL est employé dans toutes les mines, les carrières, dans les Entreprises, les ports, les ateliers, les usines; et les fameux compresseurs mobiles INGERSOLL RAND sont les fidèles serviteurs et compagnons des hardis constructeurs des routes marocaines taillées dans la roche.
Qu'il nous suffise d'ailleurs de signaler que depuis un an et demi, la Cie INGERSOLL RAND a fourni plus de 2.000 cv. en groupes et compresseurs aux seules affaires minières du Maroc et ceci malgré la dévaluation et les conditions économiques actuelles.

Etablissements POMPES GUINARD
Les progrès considérables réalisés au Maroc tant au point de vue agricole qu'au point de vue industriel posent de nombreux problèmes de pompage.
Les Ets. Guinard, les plus puissants constructeurs de pompes d'Europe, sont particulièrement qualifiés pour répondre à ces besoins.
20 années d'expérience, 140.000 installations en service réalisées par leurs soins, les ont conduits à augmenter considérablement la gamme de leurs fabrications de façon à disposer dans chaque cas particulier, du matériel parfaitement adapté.
Voici quelques-unes de leurs principales fabrications :
— pompes mono et multicellulaires,
— pompes spéciales pour puits profonds,
— pompes alternatives à pistons.
— pompes à commande à vapeur,
— pompes rotatives à vis et à pistons pour hydro-carbures, essence, mazout, huile de graissage,
— pompes domestiques et agricoles,
— matériel domestique,
— matériel incendie.
Les pompes centrifuges à exe vertical « OLO » sont parfaitement adaptées au pompage des nappes d'eau souterraines, elles sont caractérisées par le fait qu'elles ns comportent aucun palier de ligne d'arbre. Il en résulte que les frottements sont réduits à ceux de la butée placée au niveau du sol, facilement visitable et graissée automatiquement. Même en présence d'eau cha.-gée en sable, l'usure et l'entretien de ces pompes sont pratiquement nuls, leur rendement excellent en permet un amortissement rapide.
Les Ets. GUINARD se sont également attachés à résoudre les problèmes de protection contre l'incendie.
Ils ont créé des groupes moto-pompes centrifuges à amorçage automatique par les gaz d'échappement.
Ce matériel est d'une puissance considérable, d'une mise en batterie extrêmement simple et rapide. Par suite de la simplicité de la construction et de sa grande robustesse, l'entretien est réduit au minimum.
Le soin apporté à la conception, à la construction et à la vérification de leur matériel, leur a valu des références incomparables, aussi bien auprès des grandes administrations publiques, des Ministères de la Guerre, de la Marine, de l'Air qu'auprès des industriels et installateurs.
Les Ets. GUINARD possèdent des succursales et des agences dans le monde entier. Au Maroc, M. PEGGARY possède un stock important de pompes et de pièces de rechange.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:00

page 40


- Vue   partielle  des   Huileries   et   Savonneries   Edouard  Gouin  à  Casablanca  équipées par  «   PILLARD  »
- Brûleurs  CAT —  Immeuble  SHELL
- Immeuble  Assayag  —  2   Brûleurs   CAT
- Usines  des  Conserveries  Aigero-Marocames
- Une   autre  usine   employant   le   matériel   Sudry

Etablissements   E.   PEGGARY   (suite)

Etablissements   PILLARD
La   firme   PILLARD  de   Marseille   est   depuis   longtemps  spécialisée  dans   les   installations  de   chauffage  industriel,    c'est une des plus importantes firmes européennes dans ce domaine.
Après 20 ans d'expérience, les productions PILLARD ont atteint la perfection, en particulier avec les brûleurs PILLARD, les avantages du chauffage au mazout deviennent une réalité.
Comme références principales marocaines,  nous pouvons  citer  en   fumisterie  industrielle   :
10 chaudières as 500 m2 à la Centrale des Roches-Noires.
3 chaudières de 550 m2 à la Cie Sucrière Marocaine.
En   chauffage  mazout   :
La  fourniture  à   la  Cie  Sucrière  de   la   plus  importante   installation   de   chauffage   au   mazout   existant au  Maroc.
L'équipement au mazout des Huileries et Savonneries Gouin, etc...
L'agence officielle PILLARD est entre les mains de M. Peggary parfaitement au courant de ces questions et qui depuis 1931 a réalisé plus de 40 installations automatiques ou non.

Etablissements H. SUDRY & FilsRue de la Porte Gelée,  NANTES   (Loire Inf.)
Matériel et installations complètes pour la fabrication rationnelle de conserves alimentaires, de boîtes et emballages métalliques de  toutes  sortes.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:01


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page 41


- Une  sertisseuse  s/vide    (SIMPA)
- Sertisseuses  Sudry — Sté Française  Pêcheries et Conserves Sud  Marocain   (Safi)
- Un tableau  P.T.R.

Établissements E. PEGGARY (suite;


Les Ets H. SUDRY sont les plus importants de France concernant les spécialités indiquées ci-dessus.
Ils sont les propriétaires de la marque Navarre mondialement  connue.
Un bureau d'études mis à la disposition de la clientèle  permet de  présenter un  matériel  toujours en progrès.
L'industrie des conserves alimentaires est une des plus florissantes du protectorat.
L'industrie du poisson se développe de plus en plus; toutefois quelques usines de conserves traitant la tomate ont trouvé des débouchés très importants d'autant plus que la tomate marocaine est de qualité particulièrement destinée à la conservation.
Des usines de conserves de fruits sont en développement. Dans ces spécialités, le Maroc est appelé également à un très grand avenir.
Le matériel SUDRY est également très connu dans la fabrication des emballages métalliques. Une entreprise hardie a été réalisée par M. Gourvenec à Fédala pour la fabrication des boîtes métalliques, et ces usines ont été équipées par les Etablissements SUDRY.

Appareillage Electro-Industriel Pétrier, Tissot & Reybaud de Lyon (PTR)

Le matériel P.T.R. est bien connu des électriciens et Administrations du Maroc. Un dépôt important est constitué à Casablanca.
Cette très ancienne maison s'est équipée l'année dernière d'un outillage perfectionné et dispose actuellement à Lyon de quatre usines :
1° Appareillage électrique haute et basse tension — tableaux — appareillage blindé et étanche.
2° Tubes  isolateurs  et  accessoires,
3°  Matières moulées.
4°   Moteurs   et   applications.
II y a aussi un laborctoire d'essais remarquable.

Equipement d'Usines

En dehors du matériel construit par les firmes, ci-dessus,   nous   signalons   :
Ventilation   ;   Installations  de  séchage   ;   Conditionnement  de  l'air   (Ateliers VENTIL de   Lyon).      
Chaudières  ;   Accessoires  de   chaudières   ;   manomètres  ;   détenteurs   ;   purgeurs,   etc ...
Tout  le  matériel   de  ports  ;   de  mines  ;   de   travaux publics.
Transformateurs   ;    Postes     de     soudure     électrique «   ELIN   »,   alternateurs,   redresseurs,   etc...
Groupes   électrogènes.
Installations de flottation   pour   les   mines. Chariots   électriques,    chariots-élévateurs,    appareils de   manutention   «   FENWICK   ».
Vibration   pneumatique.
Le Bureau d'Etudes des Etablissements Peggary est depuis longtemps spécialisé dans la technique industrielle et résoud tous les problèmes d'installation d'usines, soit comme ingénieur-conseil, soit dans l'établissement des devis.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:04

page 42


- Vue. perfidie de la Compagnie Sucrière Marocaine
- Un entrepôt de sacs de sucre brut


COMPAGNIE SUCRIÈRE MAROCAINE

La COMPAGNIE SUCRIÈRE MAROCAINE, Société anonyme marocaine au capital de 45.000.000, Siège Social à Casablanca, 8 Boulevard Barnouin, exploite une raffinerie de sucre. Sur un terrain de 12 hectares situé aux Roches-Noires, elle groupe :
— La Raffinerie avec ses bureaux, ses magasins, son usine et ses annexes.
— Des villas et un terrain de sports pour le personnel européen.
— Une cité indigène avec mosquée, hammam et 250 logements pour ses ouvriers musulmans.
Le sucre brut mis en œuvre provient des grands pays producteurs de sucre de canne (Cuba, Java, Saint Domingue).
Les principales fabrications sont :
— Le sucre raffiné en pains de différents calibres.
— Le sucre raffiné coupé en boîtes.
— Quelques autres présentations spéciales.
Le personnel occupé par la Compagnie Sucrière Marocaine se compose d'une centaine d'européens et de plus d'un millier d'indigènes. Le chiffre des salaires distribués chaque année par la COSUMA est de l'ordre de six millions.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:47

page 43


- Vue   générale   aérienne de  la   Société  de  Chaux, Ciments    et    Matériaux de   Construction  à   Casablanca. (Photo   Flandrin)


LA SOCIÉTÉ DE CHAUX, CIMENTS ET MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION AU MAROC

MARQUE:    LAFARGE-PALMIER

Ce que doivent savoir sur la plus ancienne industrie   marocaine   tous  ceux  dont  l'activité   est   liée   à   la prospérité de la construction au Maroc   :
Depuis un quart de siècle (premier coup de pioche 30 septembre 1913) la SOCIÉTÉ DE CHAUX, CIMENTS ET MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION AU MAROC intimement liée au développement de ce pays a livré, sous ses marques Palmier et Lafarge-Palmier : 1.650.000 tonnes de ciment aux Administrations publiques et aux entreprises privées.
Le Maroc est de tous les pays du Monde, non producteurs de charbon, celui ou le prix du ciment est le plus bas. Ce prix n'y a pas suivi la hausse des autres matériaux de construction.
Ainsi qu'il ressort des tableaux ci-contre, cet heureux résultat est dû à l'indiscutable effort de son industrie cimentière qui a investi au Maroc des capitaux importants et y a remployé ses bénéfices afin de créer une organisation industrielle très moderne, susceptible de produire dans les meilleures conditions un ciment comparable aux plus appréciés et d'assurer la totalité des besoins du Maroc.

Progression   du   capital   social de  la  Société  des Chaux et Ciments : voir tableau ci dessus.
Capacité   de production de   S.C.C M. en   tonnes, Tonnage de   ciment consommé   au   Maroc en   tonnes, Tonnage de   ciment livré   par   S.C.C. M. en   tonnes, Prix  de  la tonne   sur chantier Casablanca : voir tableau ci dessus.

Si son effort a mérité à l'industrie cimentière marocaine la légitime bienveillance des pouvoirs publics dans la limite des règlements en vigueur, et la fidélité de la clientèle privée, cette industrie n'a bénéficié d'aucune mesure de protection officielle (en dehors d'une taxe anti-dumping de 20 frs contre les ciments Russes en 19331. Elle paie elle-même sur son charbon, ses sacs et toutes ses fournitures les droits de douane de 12,50 % ad valorem et les taxes qu'ont à supporter les ciments d'importation. Elle ne bénéficie d'aucune détaxe pour les tonnages de ciment qu'elle serait susceptible d'exporter. Elle est considérée dans les colonies françaises comme une industrie étrangère.
Par contre, toutes les industries européennes : anglaises, allemandes, belges, espagnoles, françaises, portugaises, russes, yougoslaves, etc... ont, à tour de rôle, essayé leurs chances au Maroc. Certaines persistant à considérer le Maroc comme un pays mineur, indigne de s'équiper industriellement et bon seulement à absorber, aux prix fixés par elles, leurs excédents de production, ont cherché avec l'aide de leur Gouvernement respectif ou de puissants cartels internationaux, à obtenir par une concurrence acharnée la reconnaissance par les industries marocaines d'un contingent de ciment à importer. L'INTERCEM, cartel international des industries européennes du ciment, accorde actuellement à ses adhérents une aide de 5 shillings (45 frs) par tonne de ciment importée au Maroc.
L'industrie cimentière marocaine, représentée actuellement par la SOCIÉTÉ DE CHAUX, CIMENTS ET MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION AU MAROC (l'importation ayant par une âpre concurrence contraint à la fermeture l'Usine Poliet et Chausson) paie annuellement :
— 2.500.000   francs   d'impôts,   droits   de   douane   et   taxes   sur   ses   charbons   et   autres   fournitures
— 4.000.000   de   francs   d'Energie   électrique
— 3.000.000   de   francs   de   salaires
elle   ne  demande  pas  à  être  protégée  mais  croit  avoir des  droits  à   être   éventuellement   défendue.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:48

page 44




- Une  vue   partielle du matériel  moderne  à   grande production   installé par
L'USINE   INTERPA
POUR LA TRANSFORMATION, LE DÉCOUPAGE ET L'IMPRESSION
DU PAPIER ET DU  CARTON
Papiers d'emballage en rouleaux, en feuilles - Sacs en papiers en tous genres - Boites en carton Papier hygiénique   -   Nappes en papier   -   Mousseline imprimée pour agrumes, etc.   etc...
Adresse Postale:  32, route des Ouled Ziane   -   CASABLANCA
Adresse   Télégraphique :   INTERPA   -   CASABLANCA   -   Téléphone A 2
____________________________________________________________________________

- VUES  DE   L'USINE   DE   FABRICATION DES  EMBALLAGES,   AUX   ROCHES-NOIRES

CAISSES, BILLOTS, CAISSETTES, CAGETTES

Etablissements J. MENIER & Cie
Bureaux et Usines:   Boulevard Lajournade aux Roches-Noires - Téléphone: 90-91   - CASABLANCA


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:50

page 45



SIDANA S.A.
Société Industrielle de l'Afrique du Nord pour la  fabrication des cires et bougies
 Adresse     télégraphique    :       SIDANA,     CASABLANCA
EXPORTATION   DANS   TOUS   PAYS SPÉCIALEMENT DANS LES TROPIQUES

Notre  seule réclame, Production 1925: 300 Tonnes, Production 1937: 1300 Tonnes

---------------------------------------------------------------------------------------------------

MANUFACTURE de COULEURS et VERNIS
Les Fils LEVY-FiNGER
"CELLUCO"
Société anonyme  au capital  de frs:   16.000.000
Siège    Social : 32 rue de Bondy PARIS
Usine     au      Maroc : ROCHES-NOIRES Tél. :     A   90-99
Succursale Marocaine Directeur :    Raoul   JUE, 2 rue    de    Provins CASABLANCA. Tél. A  17-02 et 32-49
AGENTS    EXCLUSIFS : SILEXORE-SILEXINE

----------------------------------------------------------------------------------------------------

Ste Ame LE CARTON
Km. 3,800 Route de Médiouna
Fabrique de : PAPIER, CARTON, BOITES, CARTONS ONDUES, PAPIER PRIMEURS, etc. etc.
Tél. : 26-88


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:51

page 46


- Vue qénérale de la Manufacture des Tabacs. (Photo Flandrin)
- Manufacture des  Tabacs. La   préparation   générale.

SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE  RÉGIE  CO-INTÉRESSÉE DES TABACS AU MAROC
Direction  Générale :  CASABLANCA —   Siège Social :  PARIS

Cette Société a été créée en 1911 à la suite d'une adjudicaticn pour le monopole de la fabrication et de la vente des tabacs à fumer dans tout l'Empire Chérifien. Trois ans après, son contrôle s'étendait au tabac à priser et au Kif.
De 1911 à 1914. Période d'études et de mise au point précédant l'ouverture de la Manufacture de Tanger et pendant laquelle la fabrication s'effectuait dans des locaux de fortune.
Construite sur un terrain d'une superficie de 29.513 m2, équipée des machines les plus perfectionnées de l'époque, la Manufacture de Tanger ouvrait ses portes dans le courant de l'année 1914.
Malgré les difficultés de l'heure, mobilisation d'une partie de son personnel spécialisé, approvisionnements irréguliers en matières premières, la fabrication marocaine produisait en 1915, 545.000 kilos de tabac, représentant plus de la moitié de la consommation du pays.
Les   résultats   obtenus   les   années   suivantes   confirmèrent   le   succès grandissant   de   la   production   marocaine.
EN   1933   :   TRANSFERT   DE   LA   MANUFACTURE   DES  TABACS EN  ZONE  FRANÇAISE
Les dispositions administratives qui ont entraîné le transfert de la manufacture des tabacs en zone française ont été sanctionnées par un Dahir du 8 février 1932.
A la suite des nouveaux accords avec le Gouvernement chérifien, la Régie des Tabacs fit construire deux Manufactures, l'une à Casablanca, l'autre à Port-Lyautey.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:53

page 47


- Atelier de paquetage des cigarettes
- Manufacture   de   Port-Lyautey. Magasin  des matières  premières

A Casablanca,   la   Direction  générale,   la   manufacture  et   les  annexes s'élèvent  sur  un   terrain   d'une  superficie   ds   50.200  m2.
A  Port-Lyautey,  la manufacture  est  construite  sur  un  terrain  d'une superficie  de   11.320  m2.

MANUFACTURE   DE   CASABLANCA
Fabrication  des  tabacs  à  fumer   (Hebra)   et  des  cigarettes.
La Manufacture de Casablanca, dont les bâtiments couvrent à eux seuls une surface de 6.020 m2, emploie 350 agents et ouvriers.
L'installation, l'organisation et l'outillage de ses ateliers répondent aux exigences des méthodes les plus modernes.
8.000 à 9.000 kilos de tabac fabriqué sont distribués chaque jour aux ateliers de confection.
14 machines à cigarettes débitent par centaines de milliers les petits cylindres qui font la joie des fumeurs.
Sait-on qu'il se fabrique à Casablanca une moyenne de 4.500.000 cigarettes par jour ? L'amateur de « Favorites » se doute-t-il que sa Cigarette préférés représente 72 m/m d'un ruban qui, s'il n'était pas coupé, atteindrait chaque mois une longueur de 4.300 kms ?
Les ateliers de paquetage du tabac à fumer et des cigarettes, ont livré au Magasin Central, en 1937 : 7.195.077  paquets de  tabac  ; 40.213.683  paquets  ou  boîtes  de  cigarattes.

MANUFACTURE   DE   PORT-LYAUTEY
Cette Manufacture est spécialisée dans la fabrication des tabacs à fumer (Picadura) de la poudre à priser ou Neffa, du Kif et Ktami.
Ses bâtiments couvrent une surface de 4.242 m2 et occupent un personnel de 164 agents et ouvriers.
La production   des  ateliers  s'est  élevée  en   1937   à   : 14.053.900 de  paquets de   tabac   Picadura.
7.227.375     de  paquets ou   boîtes  de  tabac   à   priser    (Neffa).
9.663.030  de   paquets ou   boîtes  de   kif  et   tabac   Ktami.
En 1937, la production totale des Manufactures donne un chiffre de 1.676.340 kilos, se décomposant comme suit :
Tabacs  à   fumer :   493.398  kos
Cigarettes  :   972.632    »
Tabacs   à   priser  :   112.577    »
Kif   et   Ktami    : 97.733    »
représentant 97 % des produits consommés dans la zone française et la zone de Tanger, alors que le pourcentage de l'année 1915 n'était que de 51 %.
Par une technique éprouvée, une surveillance de tous les instants et aussi, par le parfait conditionnement de ses Manufactures, la Régie des Tabacs au Maroc livre au consommateur des produits susceptibles de soutenir aisément la comparaison avec les tabacs similaires venant du dehors.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:54

page 48



Cie des Superphosphates et Produits Chimiques du Maroc

La Compagnie des Superphosphates et Produits Chimiques du Maroc, société anonyme créée en 1922 avec la participation des Etablissements Kuhlmann et de la Sté Algérienne de Produits Chimiques et d'Engrais, possède près de Casablanca - au bord de l'océan - une usine importante où partant de l'excellente matière première que constitue le phosphate provenant des mines de Kouribga de l'Office Chérifien des Phosphates, elle fabrique le superphosphate de chaux toujours très demandé par l'agriculture marocaine.
Elle fabrique d'ailleurs, dans la même usine, l'acide sulfurique nécessaire à ses besoins ainsi que des engrais composés.
Construite, à l'origine, pour une production annuelle de 27.000 tonnes de superphosphate, sa production en marche normale s'est vue portée, dès sa mise en route, à plus de 36.000 tonnes.
Bien située, raccordée à la voie ferrée et munie d'un outillage moderne que la Société, soucieuse de satisfaire au maximum aux desiderata de sa clientèle marocaine, ne cesse de perfectionner, cette usine permet aux agriculteurs du Maroc de s'approvisionner, en tous temps, dans les moindres délais et aux meilleures conditions, en engrais de qualité, complément indispensable des méthodes de culture intensive employées par la colonisation au Maroc.
D'autre part, sa proximité du port de Casablanca lui permet d'envisager favorablement l'exportation.
C'est d'ailleurs, dans l'exportation, que l'usine a pu trouver dès le début, en attendant le développement de la consommation marocaine, le débouché d'une production normale : de 1925, date de sa mise en route, jusqu'en 1929 année qui a marqué pour beaucoup d'industries la fin d'une période de facilité relative, elle a exporté ainsi près de 90.000 tonnes de superphosphate.
Signalons enfin la place importante que tient, dans l'économie du pays, la Cie des Superphosphates et Produits Chimiques du Maroc qui, outre ses cadres et ouvriers européens, fait vivre 100 à 150 familles indigènes et consomme annuellement une force motrice de l'ordre de 400.000 Kilowats.

SUPERPHOSPHATE DE CHAUX
L'ENGRAIS PHOSPHATE PAR EXCELLENCE
fabriqué par la Compagnie des Superphosphates et Produits Chimiques du Maroc en son usine d'Ain-Sebaa. par Casablanca (Maroc) où elle fabrique également : ENGRAIS COMPOSÉS, ACIDE SULFURIQUE

Siège social et Services d'Exportation : 11, rue de la Baume - Paris VIII°. Adr. Télégr.  : Etakuhlmor,  47 - Paris Téléphone : Elysées.  89-01  et la suite
Direction, Services Commerciaux pour le Maroc, Bureaux et Usines : à Ain-Sebaa, par Casablanca
Adr. Postale  :  Boîte Pcstale  281,  Casablanca. Adr. Télégr. : Supermaroc - Casablanca. Téléphone : A. 91-64, à Casablanca
(Photos Flandrin)


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:55

page 49



ECOLE PIGIER DE PARIS. 2, Rue de  l'Horloge    —    CASABLANCA    —    

---------------------------------------------------------------------------------------

Cie AFRICAINE des ATELIERS de CONSTRUCTION SCHWARTZ - HAUTMONT

CHARPENTES MÉTALLIQUES, HANGARS "STANDARD
- La   charpente   métallique   des   Docks-Silos   de   Port-Lyautey a  été  réalisée  par  la  maison  SCHWARTZ-HAUTMONT



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Mer 16 Avr - 7:57

page 50



LES ETABLISSEMENTS DU PAIN GAUTIER
Rue Lapérouse  —  CASABLANCA

L'installation des Etablissements du Pain Gautier est certainement de très loin la plus importante de toute l'Afrique du Nord.
C'est une des rares boulangeries industrielles dont la conception a été inspirée et guidée par la technique de la panification locale.
Tout le matériel, toutes les machines ont été choisies suivant les exigences de la fabrication du pays.
C'est un véritable modèle du genre tant par la perfection de la qualité de ses produits que dans leur régularité.
La  production  quotidienne  peut  atteindre  40  tonnes  de  pain.
Les établissements Gautier, parallèlement à leur fabrication courante qui comprend toutes les qualités de pain demandées par la clientèle ainsi que toute la pâtisserie, viennent de se spécialiser dans la fabrication de tous les pains de régime et en particulier des nouveaux produits SAFO qui comprennent trois sortes de biscottes :
Biscottes « Aigus » à base d'huile de foie de morue et biscottes « Vitolisantes » qui sont deux nouveaux produits possédant de réelles qualités thérapeutiques, qui fortifient et font grossir.
Elles constituent un aliment médicament excessivement précieux pour les enfants et !es personnes malades.
Enfin les biscottes « Digestives » qui représentent un puissant désinfectant dans les troubles gastro-intestinaux et qui sont un adjuvant précieux dans le traitement de l'amibiase.
La Boulangerie Gautier a été créée en 1913 et c'est sous l'impulsion raisonnée et continue de son directeur-propriétaire qu'elle est arrivée à son développement actuel.

------------------------------------------------------------------------------------------
- Vue   générale   des   Brasseries   du   Maroc

Société des Brasseries du Maroc
CASABLANCA, AVENUE PASTEUR

Les Brasseries du Maroc sont une des plus vieilles industries marocaines. Elles ont été créées en 1919, à une époque où le Maroc était à l'origine de son équipement industriel.
Cette création se justifiait, à cette époque, en premier lieu, par la consommation relativement importante de bière qui était faite au Maroc et, en second lieu, par le facilité as se procurer sur place la principale matière première nécessaire à la fabrication de la bière : l'orge.
Comme toutes les industries récentes, les Brasseries du Maroc ont appliqué tous les perfectionnements techniques qui sont l'apanage de notre époque. N'ayant pas, d'outre part, à subir la charge d'installations anciennes difficiles à supprimer en raison de leur valeur souvent très grande, les promoteurs des Brasseries du Moroc ont pu réaliser cette industrie avec des conceptions vraiment modernes. Les quelques vues que nous donnons dans cette page illustrent d'une façon très nette ce caractère de modernisme.
Au surplus, comme les progrès de la science son* très rapides et comme, d'autre part, le développement de la consommation de la bière au Maroc l'imposait, d'importants perfectionnements ont été apportés au cours des précédentes années à l'usine initiale, en vue d'augmenter et d'améliorer la production.
Dès sa mise en vente, la bière de la Société des Brasseries du Maroc a connu un très vif succès et, actuellement, sa marque ce fabrique « La Cigogne » est devenue à peu près synonyme du mot bière dans toute l'étendue du Maroc.
Pendant plusieurs années, les Brasseries du Maroc ont limité leur activité à la seule fabrication de la bière ; mais, en 1933, elles se sont adjoint une branche « Limonaderie, Eaux de Table et Glace alimentaire ». (Toutes ces fabrications sont d'ailleurs connexes, et nombreuses sont les Brasseries françaises ou autres, qui les exploitent de pair). Pour cette dernière branche, encore, les installations sont très perfectionnées. Ainsi, sa salle de préparation des eaux, qui a l'aspect d'un véritable laboratoire.
Indépendamment de son usine de Casablanca, la Société des Brasseries du Maroc possède un entrepôt direct dans chacun des principaux centres du Maroc : Rabat, Port-Lyautey, Meknès, Fès. Marrakech, Oued-Zem, Safi, Mazagan. Ces succursales ont été édifiées avec le même souci de conception moderne et rationnelle qui s'était manifesté pour la construction de l'usine de Casablanca.
Sous la dépendance directe du siège social de Casablanca, ces entrepôts ont permis la mise au point d'un système de ravitaillement qui a pour objet de répondre, en quantité et en qualité, aux exigences de la consommation de l'ensemble du Maroc.
Au point de vue économique les Brasseries du Maroc tiennent une place prépondérante dans la communauté marocaine, et pour terminer, citons quelques exemples :
15.000   quintaux   d'orge   sont   achetés   annuellement   à   la   colonisation   ;
500 employés ou ouvriers sont occupés dans l'usine 03 Casablanca et dans les entrepôts de l'intérieur.
Plusieurs dizaines de millions de francs ont été investis en constructions édifiées à Casablanca et dans les villes citées précédemment.


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