Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 LA PRODUCTION MAROCAINE

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:34

page 126


- Une vue curieuse de la cuverie dans laquelle sont traités les vins réputés dont MM. Vallier frères sont les producteurs et dont ils assurent l'écoulement sur le marché marocain

VALLIER FRERES
AVENUE LANDAIS - Tél. 20 54 MARRAKECH (Guéliz)

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HUILERIE COOPÉRATIVE DE TAMELELT
HUILE D'OLIVES "LA SULTANE"
Extra Pure
5-12 Marrakech. Tél. 0-01 Tamelelt

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RODRIO MARTINEZ
Représentant de
LUIS GOMEZ
Hôtel Continental, rue des Banques - MARRAKECH

PULPES EXTRA D'ABRICOTS
importé du Maroc : G G marque enregistrée
José G. GOMEZ
MARRAKECH Maroc
EXPORTATION TOMATES PRIMEURS



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 8 Mai - 8:12

page 127


- Chèvres sur une branche d'arganier dans la région de Mogador.

MOGADOR
par M. Hart de KEATING,. Président de la Chambre Mixte à Mogador

Durant bien des années, Mogador fut la seule ville importante et très connue de la côte marocaine.
Les difficultés de percevoir l'impôt dans le Souss et le contrôle difficile des recettes douanières d'Agadir, décidèrent les Sultans à créer ce nouveau port.
L'intéressante légende de Sidi Mogdoul qui fit l'adduction d'eau à la Médina à ses frais, en pénitence de ses péchés, vint enjoliver la naissance de cette cité, dont les Phéniciens avaient essayé de jeter les fondations un peu plus au sud, à Tafelneh.
Un ingénieur français, Cornu, prisonnier des Musulmans, fut le premier à appliquer les principes d'un urbanisme qui surprend agréablement dans cette ville indigène.
Il éleva les fortifications et c'est à lui que l'on doit la vue merveilleuse dont on jouit quand on arrive par la mer.
Le Prince de Joinville écrivit une autre page de l'histoire de Mogador, lorsque, à deux reprises, il y prit contact avec les Marocains, comme pourraient le raconter tout au long, les superbes canons de bronze armoriés qui semblent monter encore la garde à chaque créneau de la Scala, endormis définitivement sur leurs vieux berceaux de chêne.
Le fort portugais et les ruines du Palais des Sultans, à moitié enfouies dans les sables, donnant à ce cadre une allure moyenâgeuse, tandis que l'immensité des dunes relie la presqu'île au continent et donne un avant-goût du désert.
L'arrivée par terre à Mogador est féerique. La ville blanche au milieu de la mer bleue et des sables jaune d'or méritait bien son premier nom arabe de Souirah (Tableau). On dirait même un mirage tant les couleurs sont irréelles et ressortent vivement sur le fond mot du sable.
Les Anglais désertaient, il y a quelques années encore, les brouillards de la Tamise, en plein hiver, pour venir à Mogador sur des petits cargos pourvus de quelques cabines.
Ils débarquaient à dos d'homme sur la plage. Ils montaient aussitôt sur des chameaux et des ânes, et en caravanes, s'enfonçaient dans les dunes jusqu'à l'hôtel de la Palmera, construit sur un affleurement rocheux, séparé de la mer par trois kilomètres de sable en pente douce.
Là, en plein hiver, ils restaient huit ou dix semaines dans un confortable hôtel sans voir un nuage, loin du monde entier, en piein cœur d'une nature douce et reposante.
Ils rayonnaient dans cette magnifique région que les touristes commencent à apprécier de plus en plus à mesure que l'extension du réseau des pistes et des routes en ouvre l'accès.
Nous sommes ici dans le domaine des grands Caïds. Nous vivons encore en plein Moyen Age.
Le Caïd, chef spirituel autant que temporel, rend la justice et administre ses sujets, sous l'oeil aussi averti que bienveillant des représentants de la France
Le Caïd Anflous, le dernier insoumis, avait avant notre Protectorat, comme tous ses voisins, droit de vie et de mort sur ses sujets. Il percevait les impôts, levait des troupes, protégeait, moyennant un droit de péage, les riches caravanes qui apportaient les cires d'abeilles, les plumes d'autruche, les huiles rares, la sandaraque, les belles peaux et les sables aurifères de l'anti-Atlas, du désert et de la Mauritanie.
De nombreuses tours de guet subsistent ça et là, d'où les convois étaient signalés, surveillés, suivis.
Que de fois, dans ces tours au style saharien, fut-il décidé à l'improviste que la caravane en marche, au lieu d'être protégée, serait pillée.
Que de fois des « djich », composés d'une cinquantaine de fusils, furent rassemblés en quelques minutes et partirent au galop de chasse de leurs chevaux arabes pour tendre, au milieu des rochers, à l'endroit où la vallée se resserre, une embuscade mortelle.
Ces grands airs de forbans que promènent aujourd'hui le vendeur de légumes du marché et le pêcheur de langoustes, comme ils devaient bien aller au « djicheur » perché sur sa selle de maroquin rouge, ou au pirate qui rançonnait les bateaux aventurés sur la cote hostile.
Leur histoire et leurs conditions d'existence ont laissé sur ces indigènes « chleuh » des traces indélébiles. Leurs traits et leurs caractères sont faits de contrastes comme leur pays.
Mogador est à la latitude de Marrakech, de Figuig et de Touggourt. Pourtant son climat est le plus constant et le plus doux du monde.
L'appel d'air causé par les terres surchauffées du Sahara crée le courant froid qui, de la mer passe sur Mogador et franchit l'Atlas.
Ce même Atlas prolonge sous la mer la structure de son arrête principale. Il fournit un tremplin aux courants froids des grands fonds qui ont des résurgences inattendues et glacées sur notre côte.
Courants froids d'air et d'eau contribuent à faire de Mogador, même en plein été, cette ville au climat unique.
Les environs sont vallonnés et boisés. Le sol s'élève progressivement au milieu des contreforts du grand Atlas. D'immenses forêts de thuya, haussent leur futaie sous l'oeil attentif du Service des Eaux et Forêts. Et ces pauvres bois, autrefois saccagés par les troupeaux, les incendies, et les gemmages inconsidérés, vont bientôt reprendre leur antique splendeur que vantait Salluste.
D'autres coteaux sont boisés d'arganiers, arbres d'un autre âge, qui subsistent uniquement dans cette partie du Maroc.
Les arganiers s'accrochent pittoresquement aux coteaux calcaires. Ils mettent des siècles à pousser. Ils protègent leurs branches par des épines contre la dent trop vorace des troupeaux.
Le fruit de cet arbre nourrit les indigènes et leur bétail.
La pulpe extérieure est très appréciée des bêtes. Le noyau contient une amande très riche en matière grasse. Les indigènes en retirent ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 8 Mai - 8:13

page 128


- A dix kilomètres à peine de Mogador, sur la vaste étendue d'Arhazine, une Société procède à la culture du Sisal, dont les applications industrielles sont multiples. Les résultats obtenus sont très encourageants, puisque le déchet ne dépasse pas 4 %.
- M. HART DE KEATING, Président de la Chambre Mixte de Mogador

... l'huile qui est la base de leur alimentation, et engraissent leurs bœufs avec le tourteau.
Les chèvres grimpent alertement sur les vieux troncs inclinés, sur les maîtresses branches et atteignent les jeunes rameaux qui constituent une excellente nourriture. Elles doivent d'ailleurs s'en contenter durant la partie sèche de l'année.
Les chameaux avec leur long cou atteignent les bouts des branches et vivent en partie, eux aussi, de l'arganier.
Ce pays possède de nombreuses autres ressources. Le thuya fournit la gomme (sandaraque), très recherchée pour certains vernis fins, du bois d'oeuvre pour construction, du goudron, du charbon de bois, du bois d'ébénisterie et des loupes très appréciées par les malémins indigènes.
Les amandiers peuplent le fond des vallées et le flanc de coteaux abrités. Chaque année, c'est un véritable enchantement de voir surgir au détour d'un sentier, à la fin du mois de janvier, une vieille Kasbah médiévale noyée dans des bouquets d'amandiers en fleurs, ou un vieux cadi, à la barbe respectable traversant lentement sur sa mule au riche harnachement, le dédale de ces innombrables vergers fleuris.
Après les fleurs viennent les fruits. Par milliers de tonnes, chaque mois d'été, les amandes sèches s'embarquent à Mogador pour l'Amérique, Londres ou Aix-en-Provence.
Les oliviers viennent à merveille. Des colons avisés, comme Messieurs Cartier, ont su adapter les principes de le Tunisie aux conditions locales et l'on peut voir les résultats remarquables obtenus par ces précurseurs dans les environs immédiats de Mogador.
Les caroubiers chaque année mêlent la senteur sucrée de leurs fleurs .à la brise du printemps. Les enfants sucent avec délice les siliques qui contribuent à l'alimentation du bétail et dont l'excédent est exporté en bonne année par pleins bateaux sur Londres et Oran.
Au milieu de toutes ces fleurs, relevées de lavande, de genêt blanc, de thym et de romarin, les abeilles butinent un miel exquis, qui fait partie de l'alimentation ordinaire des indigènes.
Les rayons de miel convenablement traités abandonnent leur eau parfumée ainsi que leur cire jaune. L'eau sucrée est distillée puis se transforme en Mahia, tandis que la cire jaune part pour les blanchisseries et les raffineries de cire de l'Ouest de la France.
D'autres industries sont alimentées par les produits du pays.
Les peaux sont travaillées sur place. Les « chagrins » et les « maroquins » du premier tanneur français du Maroc, Monsieur Corel, vont à l'étranger et en France. Le Président de la République en fait relier les plus beaux ouvrages de la Bibliothèque de l'Elysée. Des procédés ultra modernes, joints à une main-d'œuvre patriarcale, permet de livrer dans l'univers entier des produits très remarqués et appréciés.
Les menuisiers et les ébénistes de Mogador, connus depuis le siècle dernier, ont fait la réputation du Maroc dans leur spécialité et gardent une place honorable.
Les indigènes du bled, eux aussi, travaillent dans leurs moments perdus au charbon de bois, à la vannerie, à l'alfa.
Trois usines modèles de crin végétal dirigées avec de grandes connaissances techniques et une parfaite intelligence de l'âme indigène laissent des sommes considérables en main d'œuvre dans le pays.
Une plantation d'agaves sisalana de 800 hectares rentre dans la période d'exploitation. Cette culture utilise de vastes étendues côtières qui restaient incultes. Elle emploie de nombreux ouvriers et les premiers produits, soumis à l'examen des experts, sont parmi les plus beaux, tant par leur blancheur que par la qualité de leurs fibres employées à la corderie.
Dans un autre domaine, la pêche fait vivre de nombreux indigènes. Les langoustes de Mogador sont illustres depuis longtemps. Dès que le Protectorat aménagera un abri pour chalutiers, tous les poissons qui abondent approvisionneront plusieurs usines de conserves.
Cette région a donc de très nombreuses ressources. C'est ainsi que s'explique son redressement économique et c'est sur cela que repose son avenir. Durant des siècles, Mogador ne fut qu'une ville de transit. L'ouverture d'Agadir et surtout le chemin de fer de Casablanca à Marrakech ont ruiné ce transit.
La ville qui comptait 25.000 habitants a vu son chiffre baisser au-dessous de 10.000 entre deux recensements.
Les concours, les aides, aussi bien des particuliers que de l'Administration se sont faits rares et craintifs. Néanmoins les ressources vitales de cette région sont telles, que malgré la méfiance, le pessimisme général, notre ville ressuscite de ses propres cendres. Nous avons changé notre fusil d'épaule et, avec le courage des peuples jeunes, nous sommes devenus producteurs d'intermédiaires que nous étions.
Notre population urbaine est remontée à nouveau jusqu'à 19.000 habitants. Notre hinterland est celui où la population indigène rurale a réalisé la plus forte augmentation.
Notre recette douanière est la plus importante des ports situés au Sud de Casablanca, preuve indéniable de notre activité et de la richesse de nos produits si variés.
Ce redressement s'est fait sans aucune aide officielle, bien au contraire. Des fonctionnaires nous ont été enlevés. Nous avons perdu partiellement notre autonomie. Jusqu'à l'an dernier, rien n'a été fait pour l'hydraulique et pour ses colons.
Maintenant que nos efforts ont été couronnés de succès, la confiance revient et avec elle, l'aide et l'appui indispensables à un recommencement.
Un programme d'hydraulique va être établi et en attendant des petits travaux ont été déjà commencés. Nos colons et les indigènes vont être aidés. L'immense réservoir d'eau que constitue juste à côté de nous l'Atlas se déverse à l'Océan par des filets souterrains très nombreux et abondants, qui vont être activement recherchés et exploités.
Des travaux sont demandés pour arroser les Aït Ouadil, les Mrameur et les grandes plaines encaissées du Tensift.
Aux maigres céréales de notre sol doivent succéder de vastes plantations arboricoles et fruitières, qui conviennent remarquablement à notre pays boisé.
Notre zone côtière abritera des primeurs à l'égal de bien d'autres. Notre élevage reprendra son importance d'autrefois grâce à la sélection des géniteurs, grâce à la création de luzernières et grâce à la multiplication des points d'eau.
Nous savons enfin que notre Port aura à son heure l'outillage et l'aménagement correspondants à ses possibilités naturelles et a nos ressources.
Aux gens affairés viendra se mêler de plus en plus le joyeux essaim des estiveurs et des hivernants.
Les échos de nos oasis, Aïn el Hadjar, Tigmijou, Tatouast rediront sans cesse les rires joyeux des campeurs et des chasseurs que les falaises de Taguent, de Tafelnet et d'Imsouane répéteront aux pêcheurs.
Et les tassergals eux-mêmes continueront à venir, comme chacun sait, à travers les Océans, en bancs serrés, au joyeux pèlerinage de Sidi Moulay Bouzergtoun aux jours de Moussem. Ils se réuniront à nouveau sur la plage da Sidi Kaouki.
Et les vétérans montreront avec fierté aux jeunes qui viennent pour la première fois, le second chevron qui orne le flanc, ainsi que le veut la légende, de ceux qui ont déjà accompli leur devoir à l'égard du Marabout.
Tous, jeunes et vieux iront de par le monde et annoncèrent que l'antique Souirah a repris sa splendeur d'antan.



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 8 Mai - 8:14

page 129



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 8 Mai - 8:16

page 130


- SAFI. — Vue générale du port. (Photo Flandrin)


SAFI
par M. LEGRAND. Président de la Chambre Mixte de Safi

SAFI ANCIEN, SAFI ACTUEL
II y a plus de trente années, qu'après un stage à Mogador, laquelle ville m'accueillait, tout frais émolu de l'Ecole et assoupli par une année d'exercices en plein air, j'arrivais à Safi, ou plutôt devant Safi, que je ne pouvais apercevoir qu'à travers le brisant des lames qui projetaient au soleil des lueurs blanches dans les fracas de leur écrasement sur les falaises.
Etre en rade de Safi était loin du but à atteindre, des vapeurs attendaient jusqu'à des 40 jours le moment où la mer, qeulque peu apaisée, laisserait filtrer a travers la houle, des barcasses qui revenaient avec un chargement de quelques palanquées copieusement arrosées par la fameuse « barre » qui, sournoisement, attaquait les frêles embarcations par l'arrière.
C'est inimaginable ce que Safi a pu, à cette époque, sans en être autrement incommodée, consommer de sucre baptisé à l'eau de mer : il ne pouvait débarquer un sac qui ne soit trempé, et pendant des années, Safi s'est nourri de ce produit spécial, lequel conservait, sinon tout son goût, du moins une grande partie de sa valeur marchande et de sa valeur nutritive, jusqu'au jour où les Services d'Hygiène ont déclaré ce produit assaisonné, impropre à la consommation. Il est juste d'ajouter que l'Administration ne sortit sa prohibition que lorsque les conditions de débarquement furent profondément améliorées.
De la façon dont la marchandise arrivait à destination, l'on peut juger de l'état de voyageurs qui, à défaut de routes, devaient obligatoirement emprunter la voie maritime et débarquer par les mêmes moyens. Après avoir subi l'assaut des trois vagues déferlantes au passage dangereux, la barcasse glissait en flèche jusque sur les galets de la plage, et des porteurs, non musulmans, avec de l'eau jusqu'au ventre, venaient s'appuyer à l'embarcation et vous tendre leurs épaules douteuses sur lesquelles, à califourchon, on essayait de gagner, sans chute, le sable fin, où les portefaix vous laissaient choir sans trop de ménagements.
Le malheureux émigrant en était quelque peu éberlué : il allait ensuite d'enchantements en enchantements, se remuant dans une ville dont les remparts encore visibles, marquaient la limite absolue, à la recherche d'un logement où il ne trouvait nulle part l'indication de la plaquette bleue de nos villes de France, qui indique que l'immeuble possède « gaz - eau - électricité » à tous les étages.
Le soir, pour circuler dans les ruelles, chaque noctambule devait se munir d'un fanal dans lequel se tordait lamentablement une toute petite bougie incommodée par sa propre combustion. Encore, devait-il soigneusement éviter de circuler en période de pluies car, brusquement, en torrent, un courant puissant traversant la ville, risquait à ce moment de le ramener sans ménagements à son point d'atterrissage et dans un état encore plus lamentable.
Que chacun songe quelle ténacité il a fallu vaincre, pour substituer le Safi d'autrefois à celui d'aujourd'hui, pour obtenir ce port, clef de voûte de tout notre édifice économique, port qui a entraîné la voie normale amenant ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 8 Mai - 8:17

page 131


- Le  vieux  Safi,  au   début  des   travaux  du  Port.
- Autrefois, les colons dépiquaient les grains aux pieds des bêtes...
- ... avaient recours à ce mode primitif de culture..
- Le matériel le plus moderne est utilisé par les colons pour !e plus grand renom de !a région des Abda.
- LEGRAND, Président de la Chambre Mixte, Conseiller du  Commerce  Extérieur de la France.

... les phosphates, port vers lequel doivent converger toutes les exportations de Marrakech, y compris les exportations minières et qui doit rendre à Safi sa fonction primitive, qu'il avait acquise dans les conditions désastreuses que vous connaissez maintenant, d'être le point de transit de cette ville considérable, populeuse et grouillante qu'est la capitale du Sud.
Safi, depuis toujours, était renommée pour sa rade poissonneuse, et la pêche fut la plus grande distraction des équipages obligés de séjourner quelquefois des semaines entières en rade, sans communications avec la terre : ils faisaient, disaient-ils, des pêches miraculeuses, mais comment exploiter cette richesse naturelle lorsque les embarcations étaient sans abri et qu'il fallait chaque soir, au coucher du soleil, les tirer à terre pour essayer de les mettre à l’abri des coups de traîtrise nocturnes de la lame brusquement gonflée !
Le Port, en offrant la sécurité aux pêcheurs, a réalisé ce miracle de transformer Safi, qui ne vivait que des produits de son sol, en une ville industrielle exploitant ses ressources maritimes. Les usines de conserves de poissons se sont multipliées, l'essor n'est pas terminé : tout un quartier que l'on croyait déshérité à jamais, se mue en une véritable ruche de travail à l'arrivée des embarcations à moteurs, pleines à couler, d'un chargement de tonnes de sardines encore toutes frétillantes d'avoir été contraintes de sortir de leur élément.
Il ne nous manque plus que de l'eau, de l'eau douce, et c'est là le point crucial actuel. Il faut à Safi de l'eau véritable et non plus cette dissolution de produits magnésiens que nous absorbons depuis si longtemps, qui encrasse notre organisme au point de nous donner une complexion terreuse et que les chaudières mêmes des usines se refusent à digérer. Il nous faut de l'eau, impérativement, et tout intérêt particulier doit céder devant l'intérêt général de toute une population. Qu'on indemnise au besoin les supposés ayants-droit : l'eau est trouvée, elle est pure, elle est saine, elle peut être amenée sans trop de frais par gravitation, elle ne peut aller ailleurs, aucune hésitation n'est possible, l'Administration doit nous donner l'eau saine d'Ain-Ghor, même à prix d'argent et de modification des frontières de régions, quelque peu fictives.
Safi, port de transit, de pêche, d'embarquement de phosphates de manganèse et de tous minerais de l'Atlas, Safi port industriel, Safi station balnéaire, Safi avec routes, chemin de fer, usines, Safi prochainement avec de l'eau, voilà le travail d'une génération, trente ans d'efforts conjugués de tous, qu'il faut reconnaître, et dont notre regretté Président de Chambre Mixte Lebert, a été l'animateur jusqu'à l'épuisement de ses forces.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 8 Mai - 8:18

page 132


- L'emballage des œufs destinés à l'exportation dans un fondonk de Mazagan

LA RÉGION DES DOUKKALA, SES CULTURES, SON COMMENCE
par M. LODENOS. Président de la Chambre d'Agriculture de Mazagan

La Région des Doukkala est un des centres très importants de céréales du Maroc.
Cette Région s'étend sur 700.000 hectares dont 300.000 consacrés à la culture ; sur ce chiffre 30.000 ha sont aux mains des Européens et le reste aux fellahs marocains.
Les principales cultures sont : l'orge, le blé (tendre et dur), le maïs, les fèves, les pois chiches, l'alpiste, etc...
Pendant longtemps les Doukkala furent considérés avec les Abda, comme l'un des greniers d'abondance du Sud marocain.
Bien avant gu'il ne fut guestion de Casablanca et de son port, Mazagan, grâce à sa rade foraine d'une sécurité parfaite et où l'on pouvait, en tous temps, travailler, assura le ravitaillement de son hinterland jusqu'à Marrakech et les confins du Sud Marocain, et c'est vers 1860, il y a près de 100 ans, que s'établit un service régulier de bateaux de la Compagnie Paquet qui aportèrent au Maroc les denrées coloniales de grande consommation chez les indigènes, telles que le sucre, le thé, les cotonnades, etc... etc..
La colonisation, dans les Doukkala, a atteint son entier développement ; près de 200 familles sont installées dans la Région, alors qu'en 1912, on ne comptait qu'une douzaine de colons. Il n'y a pas de grande colonisation ni de domaines aux vastes étendues comme dans le nord du Maroc ; ce sont tous des lots de petite ou moyenne colonisation qui existent et qui permettent aux Colons de vivre sans trop de difficultés.
Les fellahs marocains se sont peu à peu adaptés aux méthodes européennes dont ils ont reconnu l'excellence et l'efficacité au point de vue des rendements. Mais la grande question qui reste à résoudre c'est l'organisation de la lutte contre la sécheresse qui, chaque année, depuis quelque temps vient détruire les espoirs les mieux fondés. Il y a donc toute une politique d'hydraulique agricole à poursuivre. L'eau ne manque pas en Doukkala, mais il faut aller la chercher là où elle est. La nappe phréatique est importante et des sondages appropriés feraient jaillir l'eau du sol et assureraient ainsi les récoltes ; c'est le programme auquel doit s'attacher la Résidence et qu'elle se promet de poursuivre inlassablement jusqu'à sa solution. C'est un facteur de richesse que l'on avait, jusqu'à présent, trop négligé ; il faut absolument rendre à la terre marocaine l'eau nécessaire à la réussite de ses cultures.
Le Commerce d'exportation des œufs ne tarda pas non plus à s'établir dans notre ville: En effet, c'est vers 1880 que s'organisa ce commerce dont le siège était à Mazagan; de toute la région Doukkali et des régions avoisinantes affluèrent les œufs marocains qui tenaient à l'estampille Mazagan déjà appréciée sur les marchés mondiaux ; ce fait s'explique par deux raisons : la première est la sécurité absolue de la rade de Mazagan qui permet d'embarquer la marchandise en toutes saisons ou même de la transporter à Casablanca où elle s'embarque à quai. En outre le conditionnement des caisses d'oeufs fait l'objet d'une véritable industrie de la part d'exportateurs spécialisés en la matière.
Comment se fait le commerce des œufs ?


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 8 Mai - 8:20

page 133


- Une caisse d'œufs telle qu'elle sera présentée au contrôle  de  l'O.C.E. pour l'exportation.

Les œufs sont achetés sur les marchés de l'intérieur ou dans les douars par des marchands musulmans ou Israélites qui les transportent à la ville par car automobile. Les courtiers indigènes font aussi leurs acquisitions les jours de marché à des arabes de l'intérieur venus des douars éloignés, apporter au souk leur marchandise à dos d'âne.
Le petit marchand achète généralement les œufs sur place dans les douars qu'il a coutume de visiter, il les transporte dans un chouari (grand sac de paille tressée), garni de paille et dont l'ouverture est maintenue béante par un bâton disposé en travers ; chaque chouari renferme 500 à 600 œufs.
Le marchand le plus important, fait ses achats sur les souks dispose d'un ou plusieurs chameaux ou encore d'un chameau et d'un âne. Chaque chameau porte deux caisses cubiques renfermant chacune environ 1.000 à 1.500 œufs emballés dans de la paille fine.
Ces deux catégories de marchands apportent leur marchandise sur le marché de la ville et passent devant les fondouks (magasins) à la recherche des plus hauts prix. Chaque Commerçant dispose à cet effet d'un ou plusieurs rabatteurs chargés de lui procurer des œufs à un cours fixé.
Afin de s'assurer une clientèle de marchands fidèles, les négociants sont parfois amenés à leur consentir des avances de fonds dénommés « amara ».
Les courtiers musulmans ou Israélites ont une grande connaissance des mœurs commerciales du pays et il serait très difficile de se passer de leurs services ou de leur substituer des Européens.
Dès que l'indigène a vendu sa marchandise au négociant exportateur, les œufs sont mirés sur place par des spécialistes employés dans les fondouks. Le triage ayant été effectué, il prélève deux œufs sur chaque centaine et le produit ainsi obtenu est partagé, à la fin de la journée, par parts égales entre les mireurs, le rabatteur et parfois le propriétaire du fondouk.
Les œufs sont expédiés dans de grandes caisses rectangulaires à claire-voie en planches de sapin. Ces caisses mesurent généralement 1 m. 71 sur 0 m. 53 et sont actuellement fournies par le Portugal. Les caisses vides ou les planchettes servant à les confectionner ainsi que la fibre de bois destinée à l'emballage, sont importées sous le régime de l'admission temporaire. Chaque caisse renferme 1.440 œufs emballés dans la fibre de bois provenant de Hollande, Finlande, Belgique ou de France. Le poids total de la caisse varie entre 85 et 105 kilos, selon le poids des dix grosses d’œufs qui varie lui-même entre 59 et 76 kilos ; on emballe également, sur demande, en caisses de 720 œufs.
Ce commerce prit une extension des plus rapides en Doukkala ; près de 120 millions d'oeufs furent ainsi exportés de Mazagan dans les belles années et les principaux pays importateurs étaient : la France, l'Angleterre et l'Espagne.
La guerre civile qui ensanglante l'Espagne, a ralenti considérablement les exportations dans ce pays.
La fin des hostilités amènera, à n'en pas douter, la reprise de l'activité de ce Commerce dans la péninsule ibérique.
Comme on l'a vu, le commerce des œufs en Doukkala est très florissant : il le serait davantage si on parvenait à améliorer l'aviculture marocaine. C'est à ce but que tend l'Association Avicole, qui a été créée à Mazagan, il y a environ un an et qui se propose de procurer des œufs et des sujets de race à tous les aviculteurs et notamment, de propager, dans le monde indigène ces nouvelles méthodes. Si on veut, en effet, conserver leur place sur le marché européen aux œufs marocains, il est indispensable d'améliorer les volailles locales par sélection ou croisement, afin d'augmenter le poids moyen de leurs oeufs. Le poids d'un œuf marocain est de 40 à 60 grammes et encore ce dernier poids est-il atteint par les œufs des Doukkala. Or, ces poids sont inférieurs à celui de la moyenne des œufs de France qui est de 58 grammes ,et de ceux des contrées de l'Europe Septentrionale, Suède, Norvège, Danemark qui dépassent 60 grammes et par suite, concurrencent d'une façon très sérieuse les œufs marocains sur les marchés de Londres et ne tarderont pas à les éliminer complètement. Pour ne pas laisser péricliter ce commerce si intéressant pour le Maroc, il importe donc de créer des basses-cours productives et lucratives, en choisissant des races très bonnes pondeuses et donnant de gros œufs, en les faisant adopter par l'indigène et en inculquant à ce dernier les règles d'hygiène essentielles à tout élevage.


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page 134



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CEREALES  —   GRAINES LÉGUMES   SECS


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page 135



SOCIÉTÉ MAROCAINE DE CÉRÉALES
CAPITAL 1.000.000 de Fr. - Siège Social : CASABLANCA - 26, Rue Chevandier de Vaidrôme
TÉLÉGRAMMES   : LUNAJUL—CASABLANCA
AGENCES   DANS   TOUT   LE   MAROC
EXPORTATION IMPORTATION CÉRÉALES - GRAINES LÉGUMES SECS
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NORA
LES CONSERVES DE QUALITÉ
CM
LES    CONSERVES    DU    MAROC  :   SOCIÉTÉ  ANONYME  MAROCAINE  AU  CAPITAL DE  2.500.000  FRANCS
Siège   Social:    Rue   Sidi-Brahim    -   MEKNÈS   -   Téléphone:    11-42   -   Adresse   télégraphique;    COMATRAM   -   MEKNÈS


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page 136



RÉGULARITÉ, RAPIDITÉ, CONFORT
les 3 qualités dominantes de la
Cie DE NAVIGATION    PAQUET
CASABLANCA : Place Nicolas-Paquet — Tel. : A 27-96
RABAT  :       Cours Lyautey. Tél. : 38-77
MARRAKECH :  Place   Dar  Moulay  Ali  — Tél.  03-80

                   


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FIN de la revue NORD - SUD :
LA PRODUCTION MAROCAINE
Aout 1938

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Administrateur-Gérant   :   Johanny   PEILLON - Imprimeries  Réunies de  la   VIGIE MAROCAINE   et  du   PETIT   MAROCAIN . 



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Publicités éditées en début de revue et déplacées ci dessous

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COMPAGNIE    CONTINENTALE DU   MAROC
Société Anonyme au Capital de 7.000.000 c'e Francs
Siège Social : 259, Boulevard de la Gare - CASABLANCA
SEMENCES SÉLECTIONNÉES - POIS DE CASSERIE - EXPORTATION DE CEREALES - EXPLOITATIONS AGRICOLES ET ELEVAGE - LOTISSEMENTS URBAINS ET SUBURBAINS

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COMPAGNIE ALGÉRIENNE DE MEUNERIE
Société   Anonyme   au   Capital   de   16.000.000 de francs
SIÈGE   SOCIAL  :   8,   Rue  Ménerville  —  ALGER
CÉRÉALES   ~   EXPORTATION
Succursale   de   CASABLANCA   -   115,   Bd   la   Gare
Adresse Télégraphique : CAM-CASABLANCA - Tél. :   10-71  et  18-42
Agences   Principales   au   Maroc   : RABAT      —      PORT-LYAUTEY      —      MAZAGAN      —      SAFI      —      MOGADOR





- De bas en haut et de gauche à droite :  Docks Silos de Fès, Port-Lyautey, Meknès, Martimprey du Kiss
UNION   DES DOCKS SILOS  COOPÉRATIFS AGRICOLES DU    MAROC
12,   Rue   Biaise   Pascal CASABLANCA
BLES   -   CEREALES
Société des  Docks   Silos   Coopératifs   Agricoles du   Sud   du   Maroc,   Casablanca  
Coopérative Rurale  de   Conditionnement,   Casablanca
Société des Docks   Silos   Coopératifs   Agricoles de   la   Région  de   Rabat
Société des Docks   Silos   Coopératifs   Agricoles de   la   Région   du   Gharb   et  Port-Lyautey
Société des Docks   Silos   Coopératifs   Agricoles de   la   Région   de   Meknès
Société des Docks   Silos   Coopératifs   Agricoles de   la   Région   de   Fès   et  Taza
Société des Docks   Silos   Coopératifs  agricoles du   Maroc   Oriental   à   Martimprey   du  Kiss
Coopérative de Conditionnement   de   Safi

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- Centre   d'achat   de Sidi  Hajjaj de   Casablanca
- Magasin   de   la   coopérative   de   Casablanca
- Intérieur des magasins de la coopérative de Casablanca
- Intérieur  des magasins de la coopérative de Fès
COOPÉRATIVES INDIGÈNES DE BLÉS
 Coopérative indigène de blés de CASABLANCA, RABAT, OUED-ZEM, MARRAKECH, MAZAGAN, SAFI,
PORT-LYAUTEY, F E S, MEKNÈS, TAZA, OUJDA.





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Les   " Gourmets " (aux   œufs   frais) et   " L'Arlésienne " la plus nourrissante, la meilleure
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SOCIÉTÉ   COMMERCIALE   MAROCAINE  DES     GRAINS
S. A. R.  L.     au Capital     de     1.000.000 de     Francs
Siège   Social   : 34,   Boulevard   de   la   Gare   - CASABLANCA
Adresse Télégraphique : SOLCONAD-CASABLANCA Téléphones : 59-5I  - 59-52 - 38-33 - 6l-6l
CÉRÉALES   &   GRAINES. SEMENCES SÉLECTIONNÉES DE CÉRÉALES ET LÉGUMINEUSES
EXPORTATION   -   IMPORTATION
ENTREPOT : 122, Route de Camp Boulhaut - CASABLANCA
USINE : LA GRAINETERIE DU MOGHREB, 107, Avenue d'Amade prolongée  CASABLANCA
STATION D’ÉBARBAGE, DE NETTOYAGE, DE CLASSIFICATION — STATION DE TRIAGE ET DE CALIBRAGE DE POIDS CHICHES ET DE FÈVES
Agents   à   :    MAZAGAN - SAFI — MOGADOR  — OUED-ZEM — SETTAT — PORT-LYAUTEY





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BUREAUX : Avenue   Général   d'Amade, Casablanca - Té!. A 00-31
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SOCIÉTÉ GRAINETIÈRE MAROCAINE
S. A. R. L.   au   Capital   de   1.000.000   de   Francs
SIÈGE SOCIAL :  CASABLANCA  - 34,  Rue   Colbert, Adresse  Télégraphique : SAïFIS Téléph. : 57-45
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BANQUE D’ÉTAT DU MAROC
SOCIÉTÉ ANONYME, CAPITAL:   46.200.000 FRANCS
BANQUE OFFICIELLE D’ÉMISSION DE L'EMPIRE  CHÉRIFIEN
Siège   Social :  TANGER. Siège Administratif : 33, rue de la Boëtie, PARIS 8eme. Administration Centrale : RABAT

AGENCES : ALCAZARQUIVIR, BENI-ENSAR (MELILLA), CASABLANCA, FÈS ,LARACHE, MARRAKECH, MAZAGAN, MEKNÈS, MOGADOR, OUJDA PORT-LYAUTEY, SAFI, TANGER, TÊTUAN, VILLA-ALHUCEMAS
TOUTES  OPÉRATIONS COURANTES DE BANQUE

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COMPTOIR FRANÇAIS DU MAROC
Société   Anonyme    au    Capital    de   7.000.000  de    frs.
SIEGE SOCIAL : CASABLANCA 16,   Rue   de   l'Aviation-Française
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Céréales    —    Grains    —    Produits du pays Orges   de   brasseries     —     Semences
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AGENTS   DE   RAFFINERIES ET  SUCRERIES    SAY

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Marius    CHEVALIER
70,   rue   Prom   -   CASABLANCA .Téléphones : A. 12-46— A. 25-07 — A. 25-27
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de toutes les usines de conserves du  MAROC    
SOCIÉTÉ MAROCAINE DES Ets J. J. CARNAUD ET FORGES DE BASSE-INDRE
Société   Anonyme  au  Capital   de   17.000.000   de   Francs
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SUPÉRIEURES (papier blanc ou réglisse) : LA CIGARETTE AU GOUT RELEVE
CASASPORTS : CRÉATION RÉCENTE ! SUCCÈS GRANDISSANT
GLORIA : EN MÉLANGE A BASE DE TABAC D'ORIENT
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- La gare de Casablanca
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Trains Électriques. Voitures directes sur l'Algérie. Wagons-Lits de 1e et 2e classes
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RELATIONS DIRECTES MAROC - FRANCE ET VICE-VERSA
par : Port-Vendres ou Marssille Oran ou Alger
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Billets directs d'aller et retour Maroc-France et vice-versa valables 90 jours
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- MARRAKECH.  —   Hôtel   Mamounia
- FES.   —   Palais   Jamaï
- MEKNÈS.  —  Hôtel  Transatlantique. Photos FLANDRIN


HOTELS DE LA COMPAGNIE DES CHEMINS DE FER DU MAROC
PREMIER ORDRE — CUISINE SAINE ET SOIGNEE — BONNE CAVE - SOINS ATTENTIFS — PRIX MODÉRÉS
à   MARRAKECH : HOTEL MAMOUNIA, à proximité de l'Atlas - Excursions — Tennis — Terrasses privées - Magnifique parc d'orangers et d'oliviers
à    CASABLANCA : Hôtel Transatlantique, au centre des affaires
à   MEKNÈS : Hôtel  Transatlantique, situation   idéale
à   FES : PALAIS JAMAI, riche et vieille demeure indigène, confortablement aménagée. HOTEL BELLEVUE dans un cadre de verdure
Renseignements :  Compagnie des Chemins de  Fer du Maroc
Rue de la  République à  RABAT. 280, Boulevard Saint-Germain à PARIS. Toutes agences de voyages et de tourisme





- Poste de coupure et de transformation à  Salé

ENERGIE ELECTRIQUE DU MAROC
Société  Anonyme au Capital de 2O.OOO.OOO de Francs
Exploitation : Boulevard du Commandant Page - Casablanca Siège   Social   :   280,   Boulevard   Saint-Germain   -    Paris
Usine thermique à Casablanca, 25.000 kw. — Usine hydro-électrique à Sidi-Saïd-Machou sur l'Oum er Rbia 16.000 kw. — Usines hydro-électriques à Fès 3.000 kw. — Usine hydro-électrique à Meknès 600 kw. — Usine hydro-électrique à El Kanséra du Beth, 12.000 kw. — Usine hydro-électrique de Kasbah-Zidania 6.500 kw. — Usine thermique à Oujda (Maroc Oriental). — Usines thermiques à Salé, Marrakech, Safi, Mazagan, Agadir. — Lignes de distribution à haute tension (60.000 volts et 22.000 volts)
— Longueur du réseau km. 1.560
La Société distribue le courant nécessaire à l'alimentation des villes de Casablanca, Rabat-Salé, Port-Lyautey, Fès, Meknès, Settat, Oujda, Marrakech, Agadir, Mazagan, Safi, l'énergie nécessaire à la traction électrique des Chemins de fer et aux centres des phosphates, aux charbonnages de Djérada ; le courant nécessaire à l'alimentation de la zone maraîchère des Zénata-Fédala et à un certain nombre d'agglomérations agricoles.





- Louis Gentil. — Vue générale des bâtiments du Service du jour
- Safi. — Installation d'embarquement. (Photos Flandrin)

L'OFFICE CHÉRIFIEN DES PHOSPHATES
Par dahir du 27 janvier 1920, l'Etat marocain s'est réservé la recherche et l'exploitation des gisements du phosphate contenu dans son sous-sol.
Il a été créé à cette fin, par dahir du 7 août 1920, l'Office Chérifien des Phosphates, sous la forme d'un organisme ayant tous les caractères d'une compagnie privée, au capital de 36 millions, constitué par dotation prélevée sur l'emprunt général autorisé par la loi française du 19 août 1920.
Cet Office jouit de la personnalité civile et fonctionne comme le ferait une société privée ; il est géré par son directeur général sous le contrôle d'un Conseil d'administration. Les lois et usages du commerce lui sont seules applicables.
Le premier gisement exploité s'étend sous le plateau des Ouled Abdoun, entre Oued-Zem et Ben-Ahmed. Il se présente en couches sableuses, sensiblement horizontales situées à une trentaine de mètres au-dessous du niveau du plateau et affleure dans quelques-uns des ravins creusés dans le plateau par l'érosion.
Le centre général d'exploitation en est Khouribga, point situé à environ 140 kilomètres du port de Casablanca.
L'exploitation a commencé en mars 1921, avec transport des produits extraits par le réseau de voie de 0.60, à Jniba, qui forme encore à l'heure actuelle l'une des divisions du Centre général d'exploitations.
Ce centre fonctionne lui-même depuis 1923 et son équipement a été complété au cours des années suivantes, au fur et à mesure de son extension. La voie normale le relie à Casablanca depuis septembre 1923 et, depuis le 1er juillet 1924, assure, seule, l'évacuation du phosphate sur le port d'embarquement de Casablanca. Cette voie est équipée électriquement depuis 1925.
Le phosphate extrait en galeries souterraines s'enfonçant à flanc de coteau, est remonté par des plans inclinés sur le plateau où il subit les manipulations nécessaires à son criblage puis à son séchage dans des fours rotatifs ou, partiellement pendant l'été, sur une aire disposée et aménagée à cet effet. Il est ensuite emmagasiné dans des accumulateurs sous lesquels les rames de wagons trémies d'un modèle spécial viennent se charger automatiquement pour le transport au port d'embarquement.
A Casablanca, port d'expédition, un bâtiment de 300 mètres de longueur sur 60 mètres de largeur, pourvu de 3 portiques de chargement, susceptibles de débiter ensemble plus de 2.500 tonnes à l'heure, renferme les appareils de manutention nécessaires au déchargement et chargement automatique sur les navires du phosphate venant de la mine et assure en outre l'emmagasinement provisoire d'un stock de phosphate pouvant atteindre 180.000 tonnes, en vue de servir de volant, au lieu même de l'embarquement.
Ces nombreuses manipulations se font toutes depuis les galeries souterraines jusqu'à la cale des navires, mécaniquement et par l'emploi des appareils appropriés.
En 1931, la création d'un nouveau centre d'exploitation fut décidée, pour la mise en valeur du gisement des Gantours, avec expéditions par le port de Safi. Le centre de Louis-Gentil, situé à 80 kilomètres de Safi, est entré en exploitation en 1934. Le premier train de phosphate a atteint Safi en mai 1936. Louis-Gentil exploite un phosphate d'une teneur un peu plus faible que celle de Khouribga.
Les chiffres de livraisons de l'Office Chérifien des Phosphates depuis sa création sont : voir les tableaux ci dessus.

Total Général 1.501.767 tonnes
On conçoit facilement le tribut d'activité et de richesse réelle que l'Office Chérifien des Phosphates apporte au Maroc. Indépendamment des facilités et des certitudes du fret qu'il apporte au commerce mcritime en général, les fournitures qu'il demande sur place aux commerçants du Maroc et qui se sont montées, en 1930, au chiffre de 45.176.077 fr. 32, amènent une activité complémentaire au commerce général du Protectorat.
Les impôts qu'il verse à l'Etat, pour 7.874.202 fr. 09 en 1936, peuvent démontrer également la puissance d'activité de cet office dont les résultats, au dernier bilan publié pour l'exercice 1936, se concrétisent par les chiffres de :
Solde créditeur du compte de profits et pertes : 66.301.905 fr. 59 Après affectation aux amortissements industriels, la répartition des produits nets s'élevant à 61.370.000 francs, a été décidée comme suit par le Conseil d'Administration :
1° Versement au Trésor public des intérêts à 7 % du capital de premier établissement pour l'exercice 1936, soit fr. : 2.520.000
2° Versement au Trésor public du solde disponible, soit fr. 58.850.000





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