Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 LA PRODUCTION MAROCAINE

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 28 Avr - 6:50


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page 101


- Entrée du domaine de Toulal, sur la route de Meknès à Rabat
- Domaine d'Aïn Dram, à 4 kms de Meknès, où M. Pagnon a créé une installation modèle pour l'élevage des faisans et des volières où s'épanouissent les meilleurs types de volailles de France, régal des clients de l'Hôtel Volubilis
- Une vue de la ferme d'Aïn Drain, sur la route de Fès, où M. Pagnon a créé une très belle orangerie, dotée d'une station d'emballage de premier ordre.
- M. Pagnon dans le parc à autruches qu'il a installé à sa ferme de  Toulal.
- Réception donnée à la ferme de Toulal, en l'honneur du Général Noguès, pour la nomination de M. Pagnon an grade d'Officier de la Lésion d'Honneur.

Les créations agricoles de M. Pagnon

L'essor du Maroc doit beaucoup à ses colons, dont l'esprit d'entreprise, d'initiative et la persévérance ont doté le Protectorat d'établissements agricoles de premier plan.
Parmi ces colons, il faut citer en première ligne M. Pagnon, dont le nom est indissolublement attaché aux plus belles créations agricoles de la riche région de Meknès.
La ferme de Toulal est la plus ancienne de ces créations : elle date des débuts mêmes du Protectorat. C'est d'elle que sortent les vins si connus de Toulal, vins toujours égaux à eux-mêmes dans leur multiple variété, et qui se sont acquis une réputation méritée auprès des véritables connaisseurs.
Dans cette vaste ferme de Toulal où les cultures céréalières rivalisent d'abondance avec le vignoble, M. Pagnon s'enorgueillit à juste titre d'avoir reçu le maréchal Pétain, le maréchal Lyautey, et plus récemment, le général Noguès, l'actuel Résident Général, qui avait tenu à lui remettre, sur le terrain même de sa plus grande activité, la croix d'officier de la Légion d'Honneur. La remise de cette distinction a permis à M. Pagnon de rendre hommage à la fois au grand animateur du Maroc qui a encouragé et soutenu le labeur des colons, et aux fidèles collaborateurs que les colons ont trouvés parmi les marocains dans l'oeuvre de relèvement de leur propre pays.
Ces sentiments font honneur à M. Pagnon. D'ailleurs, son caractère et sa valeur l'ont classé dès le début parmi les personnalités qui ont efficacement contribué à la grandeur du Maroc, inséparable de la grandeur de la France.
M.  Pagnon est un grand serviteur du pays.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 28 Avr - 6:51

page 102



Etablissements
HENRY HAMELLE
CASABLANCA, RABAT, MEKNÈS, FÈS, MARRAKECH, KSIRI, PETITJEAN, SIDI SLIMANE, MOGADOR, SAFI.



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 28 Avr - 6:52

page 103


-  Docks-Silos coopératifs de Meknés.
- Une superbe plantation  de figuiers S.A.D.A.M.  - Bou Fekrane.

LA REGION  ECONOMIQUE DE MEKNÈS


par M. G. AUCOUTURIER. Président de la Fédération des Chambres d'Agriculture du Maroc et de la Chambre d'Agriculture de Meknès
Admirablement située au cœur du Maroc, au carrefour des grandes artères impériales, dotée de terres de premier ordre, favorisée par une pluviométrie abondante et régulière et un climat aux saisons bien marquées, la région de Meknès a la réputation méritée d'être la contrée la plus belle et la plus fertile de l'Empire fortuné.
Sans entrer dans le détail de sa configuration géographique, qu'il nous soit permis d'en donner un aperçu très bref. Le relief, l'altitude, la climatologie, la végétation, enfin l'orientation économique permettent de situer deux zones nettement distinctes :
AU NORD une zone de basse altitude (300 à 800 m ) débutant aux portes de Petitjean par un pays mamelonneux qui s'étend jusqu'à Meknès et se continuant par un magnifique plateau de terres rouges qui vient mourir aux pieds de la falaise d'EI Hadjeb. C'est la zone des cultures. L'imposant massif jurassique du Zerhoun, immense verger indigène d'oliviers, de fruitiers et de vigne y prédomine.
La colonisation s'y est fait une large place.
AU SUD la zone montagneuse pays d'élevage par excellence, à peu près entièrement entre les mains des autochtones. Peuplée de magnifiques forêts et de parcours herbeux cette zone qui commence au plateau d'Ito, franchit le moyen Atlas, la haute vallée de la Haute Moulouya et finit au Djebel Ayachi dans le Grand Atlas.
Culture et élevage, où pour parodier l'illustre Sully : Labourages et pâturages concourent donc à la prospérité de la région de Meknés.
PRODUCTIONS VEGETALES
Les   cultures   annuelles   appartiennent   presque entièrement à deux grands groupes botaniques : Les céréales, Les légumineuses.
A) Les Céréales occupent de très loin la première place puisqu'elles couvrent près de 150.000 Ha sur une surface totale défrichée ne dépassant pas 250.000 Ha.
Le Blé dur presque uniquement produit par l'indigène fournit bon an mal an 250.000 à 300.000 quintaux sur une surface variant de 55.000 à 60.000 ha.
Le Blé tendre est par contre l'apanage de la colonisation qui petit à petit a mis au point cette culture. 35.000 Ha donnent suivant les années 300.000 à 500.000 quintaux de récolte. Le rendement moyen oscille donc de 12 à 15 il est ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 28 Avr - 6:53

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- Battage des petits pois à la machine, dans la région de Meknès
- Beaux types de vaches laitières à la ferme de M. Cassiot, près de Meknès.

... nettement au-dessous de celui des autres régions marocaines. Jusqu'ici les blés tendre Florence 386 et Pusa 422 étaient les plus appréciés et couvraient les 3/4 des surfaces emblavées. Depuis deux ans Florence Aurore 588, le Mentana 1513 et le Baroota 982 se signalent à l'attention des agriculteurs par leurs rendements et leur bonne tenue végétative. Aussi leur culture s'étend-elle assez rapidement.
L'Orge couvre 35.000 Ha presque en totalité chez les fellahs.
Le colon a peu d'engouement pour cette culture malgré ses possibilités de rendement ; sur « préparé » il lui préfère le blé, sur chaume, l'avoine.
L'orge marocaine de brasserie 077 est la seule orge sélectionnée cultivée ici, et ce, uniquement par la colonisation.
L'avoine connaît un renouveau à Meknès. Après la période de début au cours de laquelle l'avoine sur défrichement avait donné de gros rendements, on avait dans beaucoup de fermes abandonné ou diminué beaucoup les surfaces de cette céréale, les prix étant tombés extrêmement bas.
Aujourd'hui il y a une reprise certaine. L'avoine couvre 13.000 Ha et si les cours se maintiennent dès l'an prochain ces chiffres seront largement dépassés.
Le Maïs n'est cultivé ici qu'à l'irrigation et reste une production de l'indigène qui lui consacre encore 10.000 ha par an, principalement dans la zone montagneuse où l'eau est abondante.
Le colon fait quelquefois du maïs en sec à grands écarrements 2 et 3 m. pour utiliser son préparé.
Le Sorgho est le maïs du terrain sec. L'indigène dans la région au nord de la ville lui consacre 3.500 à 4.000 ha.
B) Les Légumineuses. Sans revêtir l'importance des cultures céréalières elles n'en couvrent pas moins des superficies appréciables.
La Fève connaîtrait la grande faveur des colons et indigènes si le puceron noir ne venait presque tous les ans anéantir de nombreux champs et diminuer dans des proportions toujours importantes la récolte des autres. C'est en effet une tête de sole de premier ordre. Certains agriculteurs l'ont maintenue dans leur assolement et la défendent en temps utile centre le puceron par des pulvérisations de produits nicotisés ; beaucoup l'ont abandonnée. 3.000 Ha à peine sont maintenant cultivés en fèves.
Le Pois est sans conteste la légumineuse la plus cultivée et la plus appréciée.
Sur une surface totale de 12.500 Ha environ on estime que 500 Ha sont destinés à la conserve, 6.000 Ha à la production des semences, 6.000 Ha à la casserie.
Les pois de semences font l'objet de cultures sur contrats passés avec des maisons grainières. Le pois de casserie est de culture plus facile mais son écoulement n'est pas toujours assuré.
Près de 100.000 quintaux de pois sont ainsi produits annuellement à Meknès. Ajoutons à cela que le pois est une excellente tête de sole qui remplace avantageusement la jachère travaillée, que les fanes de pois sont utilisées à la ferme à la nourriture des animaux enfin et surtout que, nécessitant beaucoup de main-d'œuvre, cette culture rend du point de vue social les plus grands services.
Le Pois chiche occupe 3.500 à 4.000 Ha par moitié chez les indigènes et les colons.
Lentille cette production qui a connu un instant la faveur des agriculteurs est maintenant délaissée à nouveau, sa culture étant trop sujette aux intempéries.
C) Cultures Fourragères. Le fourrage annuel le plus couramment cultivé est le mélange : vesce-avoine ou Pois fourrage-avoine.
Il ne couvre guère plus de 3.000 à 4.000 Ha en raison du peu d'importance du cheptel vif dans de nombreuses exploitations.
Des luzernières ont été créées là où l'irrigation le permet pour les besoins de la ferme.
On ne vend que peu ou pas de fourrage.
D) Les cultures arbustives se développent parfaitement à Meknès ce qui explique l'extension de certaines d'entre elles.
La Vigne couvre 6.500 Ha en milieu européen. Constituée par une majorité de cépages méditerranéens : Carignan, Alicante, Bouchet, Grenache, Morastel, Maccabéo, etc.. elle évolue ici dans de très bonnes conditions et donne des produits de choix déjà réputés au Maroc. En année moyenne la récolte de vin est de l'ordre de 250.000 Hl.
L'indigène dispose d'un vignoble de table riche de 2 millions de pieds. Les cépages n'y sont pas les mêmes que les nôtres, on y trouve principalement des blancs parmi lesquels : le Bakir, le Boukenzia sont les plus répandus, le Taferielt et le Ameur Bou Ameur sont les plus appréciés des rouges.
L'Olivier dont les peuplements se chiffrent par 400.000 sujets en milieu indigène est également bien cultivé chez l'européen puisqu'on y trouve près de 150.000 pieds. L'abondance de la production des oliviers a permis la création de nombreuses huileries principalement indigènes.
Les Agrumes sont localisées dans la vallée de l'oued R'Dom et sur la route de Fès dans le secteur de Seba Aïoun, où les froids trop rigoureux ne sont pas à craindre. On compte maintenant à Meknès près de 800 Ha d'agrumes. Ce sont principalement des orangers précoces : Navels et des mandariniers.
Les Arbres Fruitiers à pépins et à noyaux sont également très cultivés, principalement l'amandier (100.000 sujets). L'abricotier et le cerisier font également l'objet de plantations régulières. Le figuier est très multiplié en milieu indigène.
E) Enfin nous ne dirons qu'un mot des cultures maraîchères peu importantes et limitées aux besoins locaux. Le climat relativement froid de Meknès ne peut permettre comme à la côte, la production de primeurs pour l'exportation. Notre production ne peut donc viser qu'à alimenter les marchés régionaux en légumes courants, les usines de conserves peuvent se développer dans deux ou trois secteurs : artichaut et asperge, par exemple.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 28 Avr - 6:55

page 105


- Ces orangers chargés de fruits forment une brillante symphonie en vert et or.
- M. Aucouturier, Président de la Fédération des Chambres d'Agriculture du Maroc et de la Chambre d'Agriculture de Meknès, dont les services rendus à la colonisation lui ont valu d'être nommé officier de la Légion d'honneur.

PRODUCTIONS ANIMALES
L'élevage nous l'avons déjà dit est une production en grande partie indigène.
A) Les Équidés sont eu nombre d'environ 30.000 têtes dont plus des 3/4 chez les fellahs. Dans quelques fermes spécialisées la production poulinière et mulassière donne de bons résultats. Le postier breton rend de bons services dans nombre d'exploitations.
B) Les Bovins dépassent les 100.000 têtes.
L'élevage européen compte des animaux de race pure ;
Tarentaise, Schwitz et Montbéliarde ou des croisés utilisés principalement pour la production laitière et celle du veau de lait.
En milieu indigène c'est le même bétail brun fauve de l'Atlas que l'on rencontre dans les autres régions du Maroc.
C) Les Ovins revêtent une importance exceptionnelle tant par leur nombre que par leur qualité. La dernière foire aux moutons d'Azrou a encore contribué à les faire connaître, on en compte près d'un million de têtes presque en totalité dans les zones montagneuses. Plus de 100.000 têtes sont vendues annuellement pour l'exportation.
D) Les Caprins dont on décompte 300.000 têtes sont une production uniquement indigène.
E) Les Porcins sont en régression marquée et l'on en recense plus que 7.000 environ.
C'est le Large White qui est le plus répandu et donne les meilleurs sujets..
LA COLONISATION ET L'EQUIPEMENT RÉGIONAL
La colonisation européenne dont les débuts remontent à 1919 à peine compte aujourd'hui environ 700 agriculteurs occupant une surface de 130.000 hectares environ.
A peu près desservies par un réseau routier, ces terres aujourd'hui défrichées, amplement pourvues en bâtiments d'exploitations sont dotées d'un matériel moderne, leur permettant d'exécuter en temps utile tous leurs travaux. Traction animale et traction mécanique se complètent le plus souvent dans les exploitations.
L'assolement y est biennal ou triennal ; ce dernier qui fait une place à l'avoine en troisième sole, tend à s'étendre.
Les engrais y sont de plus en plus utilisés et sont reconnus indispensables. La colonisation en absorbe annuellement près de 150.000 quintaux en majeure partie des superphosphates.
La coopération et la mutualité agricole ont permis un équipement régional de tout premier ordre. Les Docks Silos coopératifs de Meknès dont les cellules et magasins peuvent loger plus de 400.000 quintaux rendent les plus signalés services.
Deux caves coopératives de près de 100.000 hectolitres chacune drainent une grosse partie de la production du vin, l'autre partie allant aux caves privées au nombre d'une vingtaine aujourd'hui, elles aussi fort bien équipées.
Le comptoir coopératif d'achats et de ventes, les assurances mutuelles, la coopérative des carburants sont autant de réalisations heureuses et d'un intérêt certain.
CONCLUSIONS
Les méfaits de la dernière crise dans laquelle la majeure partie de notre colonisation a failli sombrer, commencent à s'estomper et déjà la régularité de sa production due nous l'avons dit à la qualité de son sol et de son climat, attire vers Meknès les agriculteurs soucieux de la sécurité du lendemain.
Ainsi ceux qui fatigués par un labeur de tous les jours aspirent aujourd'hui au repos, peuvent à des prix rémunérant largement leur travail céder leurs terres.
Ainsi ceux que l'on aurait voulu vendre sur la place publique parce qu'ils ne pouvaient faire face à leurs engagements ont aujourd'hui la possibilité avec une partielle revalorisation des cours des produits agricoles et la revalorisation des terres de redresser l'économie de leur exploitation ou de partir honorablement en cédant leur place.
Du côté indigène même situation réconfortante ; les fellahs de la plaine grâce à des récoltes et des prix meilleurs se rétablissent. Quant à la montagne, son élevage !a maintient dans un état d'aisance fort satisfaisant.
C'est sur cette note d'optimisme que nous terminerons cet exposé. Meknès, pays de blé, de vin et de moutons continuera à jouer comme par le passé son rôle de volant de sécurité de ce pays pour le plus grand bien de l'économie marocaine.



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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 8:02

page 106


- AMANDES : Deux  aspects  du verger MORILLON à Aïn-Toto
- OIGNONS : Magasins  de séchage et de conservation. Un joli champ  d'oignons. Les caisses prêtes à l'expédition, Ferme A.  CANITROT,  à Bou-Fekrane
- FRAISES : La fraiseraie Ferme A. ARNAUD, Hadj Kaddour

MEKNES
Ses fruits, ses primeurs,
La situation géographique de Meknès, altitude, climat, hydrographie, favorise le développement du maraîchage et des plantations d'arbres fruitiers.
Dans ses vergers, étagés de 250 à 1.000 mètres d'altitude, s'épanouissent abricotiers, cerisiers, pêchers, pruniers, en plantations jeunes, standardisées qui fourniront prochainement des tonnages intéressants pour l'exportation. Le figuier et l'olivier, cultures ancestrales, ont été groupés en peuplements homogènes, leurs fruits sont connus depuis longtemps sur les marchés d'exportation. La technique de conservation et d'emballage de tous ces fruits s'améliore chaque année sous le vigilant regard de l'O.C.E. et nos envois sont très appréciés sur les places étrangères.
Enfin les amandes et les oranges de Meknès sont déjà connues du monde entier. Nos amandes « Princesse », « Sultane », « Grosse de Meknès » « MORILLON » sont recherchées tous les ans par les négociants anglais et français et surclassent les produits concurrents d'Espagne ou d'Italie par la finesse de leur goût, leur aspect et leur homogénéité. Nos clémentines, mandarines, oranges Navels font le délice des amateurs sur les tables desquels elles apparaissent dès les premiers jours de décembre. Plus tard nos Valencia Late, Ovale Sanguine, Fine du Portugal ne le cèdent ni en parfum, ni en goût à leurs sœurs Navels, plus précoces.
Le maraîchage commence aux portes de Meknès et s'étend dans un rayon de quelque trente kilomètres. La Fraiseraie ARNAUD à Hadj Kaddour est célèbre dans tout le Maroc. De Marrakech à Oujda, les fraises ARNAUD sont recherchées pour leur fraîcheur, leur parfum et leur présentation impeccable.
La culture de l'oignon et de la pomme de terre s'est considérablement développée ces dernières années. Les oignons jaunes, véritables Valence, de la ferme A. CANITROT à Bou-Fekrane sont connus à Londres comme à Paris où nous les expédions en caissettes à claire-voie da 25 et 50 kgs qui assurent une parfaite conservation des marchandises.
Ci-contre quelques photos des cultures d'oignons CANITROT ainsi qu'une vue du magasin de séchage et de conservation. Chaque année, les acheteurs viennent plus nombreux visiter nos plantations, et nous avons le plaisir orgueilleux de les guider à travers nos splendides vergers, les plus beaux et les plus sains du Maroc, groupés comme une auréole autour de Meknès, le VERSAILLES marocain, carrefour des routes de l'EST et du SUD : ALGÉRIE ! SAHARA !
P. JANVIER
3l,   rue   St   Louis. MEKNÈS
MEKNÈS PRIMOR MAROC, D I S T R I B U TE U R


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 8:03

page 107



CAVES    DU    MOGHREB
Rue    Mermoz   -    MEKNES    -    Téléphone:   2360
EXPORTATION    DANS    TOUS    PAYS
CARTE   D'OR -  El Moghrabi, CUVÉE RÉSERVÉE, GRAND VIN MAROCAIN MOUSSEUX GAZÉIFIE
EL MOGHRABI, VIN   MAROCAIN II°, CAVES  DU MOGHREB MEKNÈS

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- Les   belles   vaches   laitières   de   la   ferme   Cassiot

LAITERIE   FRANÇAISE
M'JATT  par HADJ KADDOUR
CASSIOT   MARCEL - Propriétaire

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CÉRÉALES
JOSEPH S. BERDUGO
agréé par l'Office Chérifien du Blé, MEKNÈS    (Maroc)
IMPORTATION ET EXPORTATION
DE      CÉRÉALES      ET       LÉGUMES      SECS
Agences   et   Centres   d'achat dans  les  régions de MEKNÈS et PORT-LYAUTEY


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 8:04

page 108



SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE
VINICOLE DE LA RÉGION DE MEKNÈS

Siège Social : avenue de la Gare - MEKNÈS, Téléphone  : 23-43    

VINS de TABLE de QUALITÉ
ROUGE -  ROSÉ - BLANC MISTELLES
EXPORTATION SUR TOUS PAYS. Échantillons sur demande


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 8:06

page 109


- Vue générale de la cave
- Amphores de conservation (rez-de-chaussée). Capacités des amphores : 88.000 hectos

SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE VINICOLE DE LA RÉGION DE MEKNÈS

La Société Coopérative Vinicole de la Région de Meknès est installée aux portes de la ville dans le quartier de la « Coopération » si l'on peut dire.
A proximité, en effet, sont groupés les Docks Silos Coopératifs et la Coopérative d'achats et de ventes.
Il est bon de rappeler que les colons de la région de Meknès ont toujours été à l'avant-garde de la mutualité dont ils ont compris depuis longtemps, les bienfaits.
En matière vinicole ils ont rapidement mis sur pied une organisation modèle dont les photographies ci-contre ne donnent qu'un faible aperçu.
Créée en 1930, cette vaste cave, susceptible d'extension, comporte actuellement un logement de plus de 70.000 hectolitres qui dans quelques semaines sera porté à plus de 100.000.
Elle groupe environ 150 sociétaires propriétaires de 2.000 hectares de vigne, dispersés dans un rayon de 30 kilomètres autour de Meknès.
Sa production moyenne oscille entre 60 et 70.000 hectolitres annuellement, représentant une valeur approximative de 6 à 7 millions de francs.
L'importance sociale d'un tel organisme résulte des chiffres suivants :
La valeur des vignobles ainsi groupés et des installations de cave atteint près de 30 millions de francs.
Les matières premières employées chaque année dans ces vignes et au chai commun peuvent être évaluées chaque année à 1 million de francs.
Les sommes payées à titre d'impôt (tertib, droits de porte, etc.) approchent du demi million.
Les salaires dont la plus grande partie est distribuée à des ouvriers indigènes peuvent être estimés approximativement à 2.500.000 francs.
Ainsi que le faisait remarquer il y a quelques mois Monsieur Obert, le dévoué Président de cette cave, au cours d'une réception officielle, la Société Coopérative Vinicole encouragée et surveillée par l'Etat Chérifien, joue dans la Région de Meknès un rôle à la fois économique et politique.
C'est un facteur d'enrichissement pour tous, employeurs et employés, et par conséquent un facteur de paix sociale.
Ajoutons, en terminant, que les vins de la Société Coopérative Vinicole de Meknès sont de très belle qualité. Ils ont acquis une excellente réputation, non seulement sur le marché marocain où les crus Royal, Régent, Impérial, Imperator, Meknès, Meknassi sont particulièrement appréciés, mais encore sur les marchés extérieurs et notamment en Belgique.
Cette Coopérative contribue ainsi à l'enrichissement du pays et par l'envoi de produits de choix à l'Etranger à une heureuse propagande en faveur du Maroc.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 8:07

page 110



CAVE     COOPÉRATIVE DES   AIT   SOUALA
Caves    et    Bureaux    aux   AIT-YAZEM    (par    Meknès)
GRANDS VINS MAROCAINS ROUGE   -   ROSÉ   -   BLANC. PRODUCTION :   80.000   HECTOS
MISTELLES - VERMOUTH - QUINQUINA
VINS VIEUX   -   MOUSSEUX - VIN DOUX NATUREL
EXPORTATION   SUR   TOUS   PAYS
CONDITION, PRIX et ÉCHANTILLONS sur DEMANDE


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 8:08

page 111


- Vue   inférieure   de   la   cave
- Les   cuves   à   l'intérieur
- Préparation   d'une   expédition

CAVE   COOPÉRATIVE   DES   AIT-SOUALA
Aït Yazem   —  Meknès

Cette Cave située sur le plateau des Ait Yazem, à 750 mètres d'altitude, a été dotée de 1931 à 1938 d'un matériel de premier ordre, complété d'une installation de clarification et de concentration par le froid (brevet Daubron).
Cet organisme est doté d'un personnel spécialisé qui contribue à la réputation de la cave.
Cette cave peut produire 100.000 hectolitres de vins rouges, rosés, blancs ; elle fournit des vins doux naturels, Vermouth, Quinquina, mousseux, mistelles.
Ses vins corsés à haute teneur alcoolique (11 à 13°) et de conservation parfaite sous les plus hautes températures, sont appréciés dans les pays importateurs ainsi que dans les colonies françaises, où la Cave Coopérative est représentée par des agents.
Pour l'exportation ils sont soumis aux analyses et à l'agréage de l'Office Chérifien de Contrôle et d'Exportation, organisme officiel du Protectorat, donnant ainsi toute garantie de qualité aux acheteurs.
Rayon d' action. — Suisse, Allemagne, Belgique, Hollande, Suède, Tanger, etc..., etc... ainsi que toutes colonies françaises.
Échantillons expédiés sur demande.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 8:09

page 112



RAYON D'OR
G. LAZARD - PEILLON

SEBAA - AïOUN, MAROC

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Abraham & Jacob BERDUGO
Meknès (face Gare Petite Vitesse)
EXPORTATION IMPORTATION
CÉRÉALES - LÉGUMES SECS - HUILE D'OLIVE - POIS  CHICHES  DE  SEMENCE

-------------------------------------------------------------

DAVID A. BENCHIMOL
MEKNÈS   —   Rue  Dar Ameur   —   Téléphone  30-54
TOUTES  CÉRÉALES BOEUFS ET MOUTONS
EXPORTATION   ET   IMPORTATION   DANS  TOUS   PAYS

--------------------------------------------------------------

HUILERIE  ET  DOMAINE DU  MOYEN  OUERGHA
EL KELAA-ES-SLESS
Huile de bibane ou huile de santé moins de 1° d'acidité
Huile de deuxième de 1° à 2°
Huile de grignon, par extraction à l'essence de 2° à 5°
Conserves d'olives vertes
Conserves d'olives noires
Nos huiles sont de premières qualités et proviennent d'olives de nos propriétés


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 8:11

page 113


- M. Bey-Rozet, chef du Service de l'Arboriculture, au milieu des cerisiers en fleurs qu'il a plantés lui-même à Sefrou et dont il suit les progrès avec l'amour d'un
vrai jardinier pour ses plants.

LA  RÉGION  AGRICOLE  DE  FES
par M. De TOURDONNET. Président de la Chambre d'Agriculture de Fès

Naguère, la cerise était le fruit le plus rare du Maroc, Sefrou en avait exclusivement le privilège sous la forme la plus primitive de l'espèce; la cerise des bois, petite drupe rouge ou rose que se disputaient entre eux les riches propriétaires du lieu, les merles et les moineaux. Que de changements en quelques années seulement ! Et le voyageur qui roule en car de Meknès à Fès, de Fès à Sefrou au printemps peut admirer de jolies plantations de cerisiers en fleurs et, dès les premiers jours de mai jusqu'au 15 juillet déguster : Guignes, Bigarreaux, Amarelles.
Le   Maroc  sera pourvu amplement de ces fruits délicieux que toute une grande région doit produire bientôt et qu'acceuilleront avec joie tous les marchés des villes et des campagnes marocaines, peut-être aussi les marchés européens. Bigarreau Nomblot, Bigarreau Pce de Booppart, Guigne Pce de Berny, feront les prémisses de la saison ; Anglaises, Bigarreau gras Coeuret, Bigarreau Napoléon, Bigarreau Espéren, Montmonrency, Griottes  s'échelonneront à la suite...

Située au coeur du Maroc utile, la région de Fès possède des terres d'une exceptionnelle fertilité à des altitudes variables, allant de 100 mètres dans les vallées de l'Ouergha et du Leben, à 350 dans la plaine de Fès, pour culminer à 3.000 mètres, au Bou Iblane, dans le Moyen Atlas.
Douée d'une pluviométrie abondante, elle est admirablement bien arrosée par des rivières qui sillonnent la plaine du Saïs, par l'oued Sebou et ses grands affluents : l'Innaouen, le Leben et surtout l'Ouergha.
Ces conditions d'altitude et de climat lui permettent toutes les cultures ; blé, orge, légumineuses, maraîchères et toutes les plantations d'arbres fruitiers.
L'oranger s'abrite dans les vallées chaudes de même que l'olivier, l'amandier et la vigne qui couvrent les pentes des grands coteaux au point d'y former de véritables forêts.
Toutes ces possibilités sont exploitées depuis des siècles et les produits de cette région riche et bien peuplée sont toujours venus converger vers Fès, point central de la région, donnant la vie par leur afflux au centre indigène le plus riche du Maroc dont une simple visite vous fait sentir la prospérité et l'ingéniosité des habitants.
Ces richesses agricoles, il fallait dès le début du Protectorat les orienter, d'abord, et les augmenter, ensuite à l'aide de méthodes de culture moins rudimentaires. Ce fut le rôle des Inspecteurs d'Agriculture dont un poste fut créé à Fès en 1929 en même temps qu'une ferme expérimentale d'Agriculture et d'Elevage. Mais l'indigène ne se déplaçait pas ; il fallait aller à lui à l'aide d'instructeurs ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Jeu 1 Mai - 19:58

page 114


- Un pied de vigne qui donne nue éloquente mais juste idée de la fécondité de la terre marocaine.
- La fête des vendanges à la ferme Delmar, à Fès

... installés sur place dans des fermes où nos méthodes de cultures européennes seraient employées. Ce fut le début de la colonisation et l'installation des premiers colons.
L'Etat disposait de terres le plus souvent couvertes de jujubiers et de doums. Il les a vendues aux colons qui ont peiné et travaillé pendant de nombreuses années pour les mettre en valeur. L'installation de la colonisation s'est donc faite sans heurt et à l'avantage des deux populations : musulmane et française.
La première période d'installation des colons va de 1919 à 1926 ; la colonisation s'étend dans la plaine de Fès jusqu'à l'oued N'Ja et vers les colines du Trat et de Sefrou. Elle comprend dès la fin de 1926 une centaine de colons occupant 23.000 hectares.
Pendant les 4 années suivantes de 1937 à 1930 sont créés : le lotissement des Beni-Sadden sur le plateau qui sépare les régions de Fès et de Taza, le long de la route Impériale (17 colons 3.500 hectares).
Les lotissements de Karia, de l'Innaouen et du Leben qui occupent les vallées allant vers le Nord et le Nord-Est (34 colons - 7.500 hectares).
Les lotissements du Moyen et du Haut Ouergha a la frontière de la zone espagnole. (20 colons -4.500 hectares).
Au Sud la colonisation gravit les pentes des montagnes de Sefrou et du Moyen-Atlas (une vingtaine de colons 3.500 hectares).
En outre, quelques autres colons s'établirent sur divers points du territoire et dans la banlieue rapprochée de Fès. Aujourd'hui la campagne de la région de Fès est peuplée de plus de 200 colons répartis en 12 lotissements et exploitant plus de 45.000 hectares.
Les principales productions agricoles de la colonisation européenne sont : les céréales, les légumineuses, la vigne le maraîchage et l'arboriculture qui se développe rapidement. Le blé demeure la culture de base ; mais sans cesse, d'autres cultures tendent à le remplacer partout où il y a de l'eau. Or. l'eau est abondante dans presque toute la région et a accomplit, dans ce pays de soleil, de véritables miracles en transformant totalement certaines zones qui étaient restées jusqu'à ce jour pauvres et insalubres.
L'Elevage, branche complémentaire de toute exploitation équilibrée, a été pratiqué sur une vaste échelle et a reçu une impulsion vigoureuse, notamment en ce qui concerne les ovins et les bovins.
Les colons se sont groupés en associations locales, par lotissements qui, réunis, forment l'Association Générale de la région de Fès. Celle-ci a joué et joue encore au point de vue moral aussi bien qu'au point de vue matériel un rôle important dans l'organisation et le développement de la colonisation.
Sous son impulsion, les céréalistes ont constitué la Société Coopérative des Docks-Silos. Celle-ci peut grâce à un outillage perfectionné, fournir à ses sociétaires des semences de qualité à haute valeur boulangère, très productives. En retour, les Docks reçoivent les récoltes, les tient, les conditionnent ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 8:13

page 115


- L'élevage ovin est particulièrement intéressant dans la région de Fès, aux confins de la montagne où s'étendent d'excellents,pâturages.
- Une vue générale de la Ferme Expérimentale de Fès.
- Une faucheuse en plein travail dans la grande plaine de Fès.

... et les vendent. Leur capacité de logement dépasse 250.000 quintaux. Elle a été atteinte deux fois depuis 1930.
Les éleveurs se sont groupés en un Syndicat d'Elevage, comprenant près de 150 membres, qui a défini une politique d'élevage adaptée aux possibilités de la Région et qui aide de toute manière les éleveurs à améliorer leurs troupeaux par des croisements intéressants.
Les viticulteurs se sont unis pour fonder la Société Coopérative viti-vinicole. La cave coopérative dont la capacité est de 36.000 hectolitres fabrique des vins de qualité qui ont pris place parmi les meilleurs vins marocains.
Les maraîchers se sont groupés pour créer la coopérative de « Fruits et primeurs » et installer une criée de fruits et légumes dont le chiffre d'affaires parti de 0 il y a quelques années atteint aujourd'hui plus de 6.000.000 de francs, avec d'énormes perspectives d'avenir.
Une station d'emballage et d'expédition, due à une initiative privée, vient d'être récemment installée complétant ainsi l'organisation fruitière de la région.
Enfin, une coopérative de ventes et d'achats a été créée, coopérative qui fournit aux colons tout ce dont ils ont besoin : engrais, produits intéressant la Défense des Cultures et qui facilite la vente de leurs légumineuses. Mais toutes ces réalisations sont le passé et le présent ; il faut penser à l'avenir. Beaucoup reste à faire.
Il faudrait, autant que possible, spécialiser les cultures par régions.
Faire du blé et des céréales où ces produits viennent bien ,orienter d'autres lotissements à terres pauvres mais riches en eau vers des cultures complémentaires : vers l'arboriculture et l'élevage intensif.
Tard venue à la colonisation, notre Région n'a pu développer ses plantations de vigne comme le lui permettaient certaines terres convenant presque uniquement à cette culture.
Il serait désirable que, dans l'avenir, lors de la reconstitution du vignoble, une part plus importante lui soit réservée dans les contingents nouveaux des plantations. Il faudrait aussi et surtout penser aux plantations d'agrumes dont les vallées du Leben et de l'Ouergha sont le pays de prédilection, de façon que notre Région puisse utiliser toutes ses possibilités dans cette production avant qu'il ne soit trop tard.
Ce tableau brossé à grands traits de la Région agricole de Fès, impose à l'esprit une conclusion. C'est que cette Région offre des possibilités de développement encore considérables. A ce titre, elle mériterait d'être mieux connue et d'attirer de plus en plus l'attention de tous ceux qui aspirent à tirer le meilleur parti de leur activité et de le leurs ressources.
De TOURDONNET. Président de la Chambre d'Agriculture de Fès.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 8:14

page 116



COOPÉRATIVE VITI-VINICOLE DE FEZ
• Vins courants exportation • Grenache - Mousseux - Muscat • Vins vieux 1932-1934
Nos vins sont comparables aux meilleurs vins de France

------------------------------------------------------------------------------

CAVE DU DOMAINE DE SEJAA
ROYAL SAIS 11°
H. C. DELMAR
Propriétaire-Viticulteur. FEZ V. N.

------------------------------------------------------------------------------

HUILE D'OLIVE PURE
H. C. DELMAR
Propriétaire-Agriculteur
22, rue Commandant Fellert
Tél.: Bureau 21-28, Domicile 28-16
FEZ (Ville Nouvelle)


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 8:15

page 117


- Une moissonneuse-batteuse an travail, dans la région de Taza.

LA RÉGION DE TAZA
par M. PI ALLAT. Président de la Chambre Mixte de Taza

— Une documentation sur la production agricole de la Région de Taza ? dites-vous, Mr. le Rédacteur.
Je suis très heureux que la grande presse veuille bien s'intéresser à notre région qui n'est pas très bien connue du public et même du monde agricole.
Si l'on a beaucoup parlé de la réduction de la « Tache de Taza » et de la prise de Taza en 1914, si Taza a été encore citée à l'Ordre du Jour au moment de l'aventure riffaine, notre région est restée pour tous et à tort, une région inhospitalière que l'on traverse avec hâte pour gagner la frontière orientale.
Selon les tempéraments et l'état physiologique des voyageurs, Taza est une contrée aux profils de route très accidentés et dont les nombreux virages sont à redouter, ou encore une région désertique aux horizons sans bornes et dont la monotonie présente des réels dangers pour le pilote qui a tendance à somnoler au volant de son auto.
C'est avec intention que j'indique les deux caractéristiques topographiques opposés de notre contrée, car ainsi que je l'ai dit par ailleurs, notre région présente de multiples visages et sa production n'est pas moins variée.
Ceci n'est du reste que la conséquence de cela.
A l'Ouest, une région montagneuse coupée dans le sens Est-Ouest par la Vallée de l'Innaouen. Région à terres fertiles et à conditions climatériques propices à toutes sortes de cultures : Céréales - Légumineuses - Arboriculture -Viticulture.
Malheureusement la colonisation européenne, toute jeune encore, n'a pu étendre cette dernière culture par suite de l'interdiction que vous connaissez, de procéder à de nouvelles plantations.
Je dis malheureusement, car plateaux et coteaux auraient pu donner d'excellents crus; quelques hectares de vigne auraient permis à chacun de nos agriculteurs de ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier.
Notre région est celle où la propriété indigène est la plus morcelée du Maroc, ce qui explique d'ailleurs la très forte densité de la population autochtone. Celle-ci a une âme de fellah et bien déshérité du sort est celui qui ne possède pas son lopin de terre.
La production indigène est, je le répète, très variée : cultures de blé et de céréales secondaires, cultures irriguées à chaque fois qu'un filet d'eau permet d'aménager un jardin.
L'arboriculture n'est pas non plus négligée par les indigènes et toutes les petites vallées qui viennent confluer avec l'Innaouen sont complantées d'agrumes. Certaines qualités très grosses, très douces et, détail particulier, sans pépins, sont très recherchées pour la consommation locale.
Voici en bref, quelques aperçus de la production de la partie occidentale de notre région.
Mais au passage de la ligne de partages des eaux des 2 bassins océanique et méditerranéen, le changement est si brusque que le voyageur le moins averti ne peut se retenir de penser tout haut et malgré lui « le Maroc, Pays des contrastes ».
Ici, une plaine immense que l'on a coutume de comparer aux plaines désertiques et de dénommer présaharienne.
Si l'impression spectaculaire justifie ces appellations, il y a cependant une différence au point de vue végétation. Un peu d'eau, et les plaines deviennent fécondes. Je ne veux citer comme preuve que les jardins à végétation luxuriante de Guercif ou de Taourirt.
Un autre exemple qui rendra peut-être le lecteur incrédule, mais cependant fort exact et facilement contrôlable, cette région possède la plus grande luzernière du Maroc, deux cents hectares de belle luzerne qui donnent en moyenne 7 coupes annuelles.
Ceci pour vous prouver que cette plaine qui paraît si déshéritée peut devenir très productive avec de l'eau.
Il serait à souhaiter que dans son programme de travaux hydraulique agricole, la partie de cette région de Taza ne soit pas oubliée par les Services du Protectorat.
Et enfin, la grande ressource de la population agricole de Taza est l'élevage.
Celui du mouton en particulier trop connu au Maroc pour qu'il soit utile d'insister.
Les races pures régionales sont très appréciées sur les marchés français, et de très importantes transactions sont faites avec la métropole. Les marchés aux moutons nouvellement institués par les Services du Protectorat ont démontré surabondamment l'importance du cheptel ovin et ses qualités.
En terminant, je souhaite que ces quelques tuyaux, servis à bâtons rompus à vos nombreux lecteurs, puissent modifier l'opinion généralement erronée que l'on a de notre belle région, et les Tazis n'oublieront pas qu'ils le doivent à « NORD-SUD ».


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:10

page 118


- Les docks-silos de Martimprey du Kiss

LA PRODUCTION AGRICOLE DU MAROC ORIENTAL
par M. PASCALET. Président de la Chambre d'Agriculture d'Oujda

GENERALITES
On désigne sous le nom de Maroc Oriental, la partie de l'Empire Chérifien, limitée au Nord par la Méditerranée, à l'Est et au Sud par l'Algérie, et à l'Ouest par le reste du Maroc et la Zone Espagnole.
La nature a divisé le Maroc Oriental en 3 zones bien distinctes, ayant chacune d'elles, leurs particularités, leur climat et leurs productions.
La partie Nord, ou zone côtière, partie essentiellement agricole, constituée par la grande plaine des Triffas, avec ses terres riches et profondes, jouissant d'un climat doux et tempéré, très cultivée, propice à toutes les cultures : les céréales, la vigne ; les arbres fruitiers, les agrumes et même les cultures maraîchères et les primeurs.
Son altitude moyenne est d'environ 100 mètres, les parties les plus élevées ne dépassent pas 250 mètres.
Elle est très peuplée, 4.454 européens et 77.671 indigènes (35 habitants au km2, avec les Centres de Berkane, Martimprey-du-Kiss et Saïdia, créés de toutes pièces depuis l'occupation.
Le Centre, constitué par les grandes plaines des Angads et de Naïma, altitude moyenne 550 mètres, mi-agricole, parce que cette altitude ne permet pas toutes les cultures et mi-commercial avec la grande ville d'Oujda (34.696 habitants dent 15.461 européens, ce qui lui donne après Casablanca et Rabat le troisième rang des villes du Maroc, au point de vue de la population européenne. Port terrestre du Maroc, véritable Centre d'approvisionnement de toute la région et même d'une partie du Sud.
Les autres Centres de cette partie centrale du Maroc Oriental sont : El Aïn, Taourrirt, Debdou et Berguent, dont la population globale est de 1.009 européens et 40.729 indigènes.
Enfin, la partie Sud, très peu peuplée, à peine 1 habitant par km2, qui n'est que la continuation des hauts plateaux d'Algérie, d'une altitude moyenne de plus de 800 mètres, qui ne permet que l'élevage des ovins (moutons réputés des Béni-M'Guil) qui s'étend de Berguent à Figuig et Bou Denib.
On y exploite également l'alfa, ainsi que quelques gisements miniers importants : l'anthracite à Djérada, ie plomb à Sidi Bou Beker et Touissit, le manganèse à Bou Arfa et le zinc à Beni-Tagdit.
La Colonisation française au Maroc Oriental est la plus ancienne du Maroc.
En effet, dès le printemps 1907 des colons d'Oranie, du département d'Alger et même quelques-uns de France, vinrent s'installer dans la plaine des Angads (environs d'Oujda) ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:22

page 119


- Labourage   au   tracteur  des   terres   à   céréales.
- La taille de la vigne en hiver.


... et dans celle des Triffas (de Martimprey à Berkane), tentés de la similitude de ce pays, avec celui qu'ils habitaient, ou parce que quelques-uns d'entre eux entretenaient déjà des relations avec ses habitants.
La Colonisation du Maroc Oriental est une Colonisation privée, dans toute l'acception du mot.
En effet, sur 304 exploitations agricoles que compte la région, réunissant ensemble plus de 65.000 hectares, il n'y a que 5 lots de colonisation officielle, totalisant à peine 1.600 hectares.
Ces 304 exploitations sont toutes de moyenne étendue exploitées par les propriétaires eux-mêmes, sauf 5 Sociétés Agricoles.
PRODUCTION AGRICOLE
La principale production agricole de la région est sans contredit, celle des céréales, viennent ensuite, la vigne, les agrumes l'arboriculture, le maraîchage et les primeurs, les cultures riches, l'élevage européen qui consiste plutôt à l'engraissement (ovins, bovins, porcs) et l'élevage indigène : les bovins et surtout les moutons et enfin l'alfa, le crin végétal que l'on peut comprendre aussi dans la production agricole.
CÉRÉALES
En raison de la pratique très développée des assolements et de !a jachère, les colons ne mettent en culture, annuellement, que le tiers environ de ce qu'ils possèdent.
Les variétés de blé tendre les plus répandues, sont la tuzelle de Malaga, le blé roux de montagnac et le Florence aurore.
Les blés récoltés sont très appréciés de la meunerie en raison de leur haute valeur boulangère.
La moyenne des ensemencements pour les 5 dernières années ont été :
pour les européens pour les indigènes  : voir tableau ci dessus.
La  production   réunie  des européens  et  des   indigènes  a fourni  pendant  la  même  période  les quantités suivantes   : idem.
Cette production permet, la consommation régionale étant assurée, une exportation moyenne, en année normale, de : idem.
La consommation moyenne régionale de farine de blé tendre est de 82 à 83.000 quintaux.
LA VIGNE
La vigne tient également une place importante dans l'agriculture du Maroc Oriental et les vins produits sont très appréciés, notamment ceux de Berkane et des Béni-Snassen.
Mais contrairement à ce qui se passe dans bien d'autres régions, il n'y a pas ici, de grands vignobles ou des propriétés exclusivement plantées en vignes ; la vigne constitue pour la plupart des colons, une culture complémentaire.
Les cépages les plus répandus sont : Carignan-Cinsault, Alicante, Grenache et Clairette.
Alors que l'ensemble du vignoble marocain compte 24.000 hectares, celui de l'Oriental n'atteint que 2.908 hectares qui se répartissent comme suit :
36 vignobles de  moins de     5 Hectares
12 » 5 à   10         »
15 » 10 à 25         »
9 » 25 à  50         »
12 » 50 à   100       »
Le plupart des colons, en raison de la faible surface de leur vignoble, ont constitué en 1929, une cave coopérative à Berkane, d'une capacité de 40.000 HL à laquelle est jointe une distillerie.
Il existe également une vingtaine de caves privées, dont 5 importantes.
La production moyenne est de 43.000 Hl. qui permet d'assurer la consommation régionale et de ravitailler certaines villes de l'Occidental.
Les exportations sont de 2 à 5.000 Hl. par an sur la Suisse et la Belgique, exceptionnellement, il fut exporté 10.616 Hl. en 1936.
AGRUMES
Avant notre arrivée dans le pays, les indigènes cultivaient déjà des arbres fruitiers et surtout les orangers, dans les vallées abritées du versant nord des montagnes des Bé-ni-Snassen, dont les fruits étaient déjà réputés.
Quelques essais tentés par les Européens en 1920 aux alentours de Berkane, ayant bien réussi, les colons les ont développés, surtout depuis l'interdiction de planter la vigne.
Les plantations indigènes, consistent surtout en orangers et un peu en mandariniers, tandis que celles des européens comprennent non seulement les orangers, mais encore les clémentiniers, les mandariniers et les citronniers.
Les plantations sont passées de
Européens 10.000 pieds et Indigènes 30.000 pieds en 1933 à 75.516 pieds et 106.719 pieds en 1937
Cette progression, aussi rapide, est loin de se ralentir, ainsi que le fait prévoir les nombreuses plantations actuellement en cours.
La production est assez difficile à évaluer parce que une grande partie des oranges est consommée sur place et dans ...


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:23

page 120


- Dans le Maroc Oriental, un troupeau de moutons, le soir au pâturage.


... les Centres du Maroc Oriental et le reste exporté sur l'Algérie et la France.
Cette exportation est passée :
pour les oranges : de 8.215 Qx en 1933 à 46.980 en 1937 pour les mandarines : de 962 Qx en 1933 à 6.775 en 1937 pour les citrons : de 1.000 Qx en 1933 à 5.000 en 1937.
La région de Berkane convient tout particulièrement à la culture des agrumes ; c'est de cette région que proviennent les oranges dites du Zegzel, nom d'une vallée très pittoresque et très fertile, encaissée dans le massif des Béni-Snassen qui sont très appréciées sur les marchés algériens et français.
MARAÎCHAGE ET PRIMEURS
La région produit peu de primeurs, par rapport à la région de Fédhala, mais la production suffit largement à l'approvisionnement des Centres de la région et permet de plus une petite exportation sur l'Algérie, qui atteint 2 1/2 du contingent.
CULTURES RICHES
Parmi les cultures riches il convient de citer :
Le Géranium Rosa. — dont l'essence est très employée en parfumerie et dont la culture est suspendue depuis quelques années, en raison de la concurrence qui lui est faite par les essences synthétiques.
Le Tabac. — Cette culture est faite autant par les indigènes que par les européens.
On cultive 26 à 28 hectares de tabac à fumer qui produisent une trentaine de quintaux et 20 hectares environ de tabac à priser qui donnent environ 25 quintaux.
La Niora. — Variété de piment doux, dont les fruits sèchés et moulus fournissent un poivre rouge doux, utilisé
plutôt à la coloration des sauces et des aliments, que comme condiment.
D'abord pratiquée exclusivement par les européens, cette culture s'est aussi développée chez les indigènes.
Toute la production s'écoule en Algérie, les exportations ont passé de 1.786 Qx en 1930 à 6.943 Qx en 1937.
L'ELEVAGE
Les européens, font plutôt de l'engraissement que de l'élevage, sauf pour les porcs.
Toutefois, depuis quelques années ils ont importé des géniteurs de race française mérinos pour améliorer leurs troupeaux d'ovins.
Les indigènes, surtout sur les hauts plateaux se livrent à l'élevage des ovins et aussi à celui des bœufs dans le centre de la région côtière.
Le cheptel indigène est passé de 529.000 ovins en 1933 à 670.000 en 1937, alors que pour les bovins, il a diminué de 19.800 en 1933 à 14.400 en 1937.
Le mouton du Maroc Oriental, plus connu sous le nom de mouton de Berguent ou mouton des Béni-M'Guil est très apprécié sur les marchés français en raison de sa structure (tête très petite et queue courte).
Les exportations se font soit par Oran, soit quelque fois par Nemours, elles ont passé de 96.500 en 1933 à 181.000 en 1936 et seulement 125.000 en 1937.
Jusqu'à ces temps derniers les moutons s'exportaient vivants, mais depuis peu des essais de viande abattue et congelée ont été tentés, afin de diminuer le transport des animaux jeunes qui s'établissent à la tête, alors que la viande paie au poids.
L'ALFA
Les nappes alfatières du Maroc Oriental ne sont que le prolongement de celles des Hauts Plateaux Algériens, s'étendent de Berguent à Figuig et de la frontière Algérienne à la Moulouya. Elles couvrent plus d'un million d'hectares. On n'en retrouve que très peu dans le reste du Maroc.
L'exploitation de l'alfa, cueillette, transport aux lieux d'achat, mise en ballots, transport des lieux d'achat au chemin de fer ou directement au port d'embarquement à Nemours fait vivre une très importante main-d'œuvre principalement indigène et pas mal d'entrepreneurs de transport.
La cueillette est réglementée, elle ne peut se faire qu'avec autorisation du Service des Eaux et Forêts et contre redevance.
L'exportation qui s'était élevée à 21.000 tonnes en 1932, s'est maintenue entre 1 6 et 1 8.000 tonnes de 1933 à 1935, elle est remontée à 23.000 tonnes en 1936 et à 42.000 tonnes en 1937.
Les alfas marocains étaient concurrencés par les alfas algériens et tunisiens, surtout par ces derniers, !a cueillette n'étant pas réglementée dans ce dernier pays.
Des accords viennent d'être passés entre les trois Gouvernements Nord-Africains qui ont permis au Maroc de voir sa part portée à 15.000 tonnes ce qui va permettre le développement de l'exploitation actuelle.
La Tunisie a exporté en 1935, 1.094.000 Qx faisant une valeur de Frs. 27 millions, et en 1936, 836.000 Qx faisant une valeur de Frs. 20 millions.
CRIN VÉGÉTAL
Le crin végétal obtenu par le peignage des feuilles de palmier nain se trouve en assez grande surface dans notre région tout comme dans nombre d'autres régions du Maroc.
Il existe une trentaine d'usines dont le plus grand nombre en chômage, surtout celles qui sont un peu éloignées, parce que les usines du Maroc on ne sait trop pourquoi, ne peuvent participer aux avantages qu'obtient le consortium d'usines d'Algérie et du Maroc Occidental.
L'exportation se fait presque exclusivement par le Port de Nemours. Elle a passé de 28.285 Qx en 1933 à 56.857 en 1937.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:24


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- Un montbéliard pur né et élevé à Marrakech.
- Labour   indigène   dans   le  Sud  Marocain.


L'ELEVAGE

Le tableau ci-dessous, consacré à l'effectif du cheptel sud marocain, met en valeur l'importante ressource que constitue l'élevage en cette région.
Ce cheptel est en augmentation constante, malgré des années répétées de sécheresse, grâce "aux soins du Service de l'élevage, qui veille intelligemment à la conservation, à l'amélioration et à la valorisation du troupeau marocain.
ANIMAUX   EN    1937
(d'après le contrôle du   Tertib)
voir le tableau ci-dessus
La conservation est assurée par la lutte contre les épizooties, la création de bains contre les parasites, la multiplication de points d'eau et d'abris, la mise en réserve de pâturage et la constitution de réserves fourragères.
L'amélioration est favorisée par sélection et croisement avec des géniteurs importés. Le croisement après sélection a donné d'excellents résultats pour les bovins, ovins: équidés, particulièrement chez les colons européens dont les exploitations sont bien tenues et surveillées.
Les bovins appartiennent en majorité à la race brune de l'Atlas. Ils sont généralement d'un format moyen et d'un poids variant de 200 à 350 kilos Les aptitudes laitières de cette race son peu brillantes. Mais pour la production de la viande, cette race s'engraisse facilement et rapidement.
Lss ovins, qui constituent la plus grosse part du cheptel régional, sont de deux types principaux : race du Haouz ou de la plaine et race chleuh ou de la montagne. Ils sont également intéressants à divers titres et de qualité bien supérieure aux moutons algériens. Ils sont recherchés par les exportateurs pour leur viande comme pour leur laine. La race chleuh est particulièrement bien conformée pour la boucherie.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:25

page 122




- PRÉPARATION DES PULPES D'ABRICOTS   A   LA   S. O. M.
L'excellente qualité des produits ci-après a pour base la formule conjuguée de la production et de la transformation par la même firme ce qui permet le choix des variétés et la meilleure façon de les préparer.
HUILE D'OLIVE   RAFFINÉE   EXTRA FINE
HUILE  D'OLIVE COURANTE ET DE GRIGNONS D'OLIVES
OLIVES DE CONSERVE - PETITS POIS
CONFITURES - ABRICOTS - ORANGES - PRUNES
TOMATES NATURELLES - CONCENTRÉES - PURÉES
La  saveur  de  ces  produits  étant fortement  relevée   par   le   climat   chaud   et   l'eau   d'irrigation   de   toute   première   qualité
SOCIÉTÉ   OLÉICOLE   DE   MARRAKECH
Rue de la Koutoubia. Tél. 0-28

-------------------------------------------------------------

- Vues   partielles  des   Etablissements   Cartier   à  Marrakech.
ETABLISSEMENTS    CARTIER
MARRAKECH
PULPES d'ABRICOTS et d'ORANGES AMÈRES
CONFITURES de TOUTES SORTES
CONSERVES de TOMATES


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:29

page 123


- Oliveraie et pépinière de Bigaradiers  à  la Société Agricole et Industrielle de Tamelelt.  
- Vergers de Clémentiniers   et pépinière d'Abricotiers à la Société Agricole  et Industrielle  de   Tamelelt.(Photos Zurita)

LA PRODUCTION DU SUD-MAROCAIN


Il ne nous a pas paru utile d'établir une comparaison entre la production agricole sud-marocaine au début du Protectorat et la production actuelle, les statistiques anciennes étant absolument faussées du fait des vastes superficies cultivées, échappant, en partie ou en totalité, à l'impôt du tertib (impôt agricole] ou à un contrôle réel.
Cette comparaison serait inéquitable et ferait ressortir un accroissement de production beaucoup plus considérable que celui réellement existant et déjà fort appréciable. Accroissement résultant de l'augmentation des surfaces mises en culture ou complantées, de l'amélioration des méthodes culturales et du choix des semences, des améliorations hydrauliques, des facilités de crédit agricole, et pour le cheptel, de la lutte contre les épizooties, de la création d'abris et de la multiplication des points d'eau, du croisement et de la sélection.
Nous nous contenterons donc de faire le point en ne publiant que des tableaux statistiques récents établis d'après les chiffres du tertib.
Toutefois il nous a paru opportun l'année 1937 ayant été exceptionnellement mauvaise pour le Sud marocain de donner aussi les résultats de la campagne 1933-1934. considérée comme une bonne année quant aux rendements.
En outre, pour qu'on se rende mieux compte de la place réelle tenue dans l'économie générale marocaine par la région du Sud, nous avons également reproduit en ce qui concerne les céréales, les cultures maraîchères et fourragères un tableau d'ensemble de la production marocaine.
Par ailleurs, nous avons tenu à faire connaître les superficies cultivées par les colons européens (français en quasi totalité) et dont certains ont eu la mauvaise foi de prétendre qu'ils accaparaient les terres de culture.
En 1937 ils détenaient 24.000 hectares de cultures céréalières, maraîchères ou fourragères sur un ensemble de 1.800.000 hectares cultivés dans, le Sud.
En ce qui concerne le cheptel, ils ne possédaient en 1937 également, que 1/400e environ de l'effectif total des chameaux, chevaux, mulets, bœufs, que 1/600e du troupeau ovin, 1/2.000e du troupeau caprin.
En arboriculture, à la suite d'un effort considérable réalisé depuis plus de quinze ans, ils ont de par les plantations nouvelles effectuées une part un peu plus importante. C'est ainsi qu'ils détiennent 1/25ème environ des divers arbres fruitiers, tels que palmiers,amandiers, abricotiers, etc..., 1/10ème environ des oliviers et plus de la moitié des diverses agrumes (orangers, mandariniers, clémentiniers, citronniers). (de l'« Atlas»)
Statistiques   par   Culture   des   Surfaces   ensemencées et   des    Productions   pour   l'ensemble   du   Maroc moyennes des annéeq 1931-1935 et année 1937 : voir tableau ci-dessus.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:30

page 124


- Propriété de A. et Ph. Vallier, viticulteurs au Km. 17 de la route de Marrakech-Mogador.
- La ferme Israël à Tasseltant.
- Battage aux pieds d'animaux.

Ci dessus tableaux des statistiques par culture des surfaces ensemencées et des productions du sud marocain.


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MessageSujet: LA PRODUCTION MAROCAINE   Lun 5 Mai - 20:32

page 125


- Reboisement d'eucalyptus dans les dunes de Moyador
- Une oliveraie après la taille
- Ferme du Parc à la Targa

Arbres fruitiers en 1937 : voir tableau ci-dessus.

Superficies cultivées par les Européens en 1936 : voir tableau ci-dessus.


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