Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Mer 3 Déc - 20:13


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page 192


- BOUSSIRON, Casablanca.
- OFFICE CHÉRIFIEN DES PHOSPHATES, Rabat.


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Pierre AUBREE
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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:08

page 193


LES JEUX DE BARRES EN  ALUMINIUM
DES USINES D'IM FOUT ET D'AFOURER

On utilise depuis plus de cinquante ans les jeux de barres en aluminium. Ce métal possède, pour cet usage, toutes les qualités requises et permet de réaliser par rapport au cuivre une importante économie. A résistance électrique égale, une barre aluminium pèse moitié moins qu'une barre en cuivre et ne lui est inférieure ni du point de vue mécanique, ni du point de vue électrique. Elle a même sur lui l'avantage de pouvoir se raccorder facilement par soudage autogène. Le travail de pliage, sciage, perçage est plus facile avec l'aluminium qu'avec le cuivre.
Dans les usines d'électrochimie, par exemple, des centaines de tonnes de barres aluminium sont en service pour le transport des courants à forte intensité, allant jusqu'à 100.000 ampères, dans des conditions de température ambiante souvent très dures.
Une référence de longévité en atmosphère saline est donnée par les jeux de barres installés sur le paquebot « Aquitania », qui fit sa première traversée en mai 1914 et que l'on vient de livrer à la démolition : la jonction des génératrices de 400 kW au tableau principal était réalisée en barres aluminium de 125 x 12.5 mm. de même que 14 tableaux secondaires en barres aluminium de 50 x 10 mm.
Cependant, la technique de montage était alors très loin d'atteindre le niveau de qualité où l'expérience devait la porter par la suite.

Faisant appel à cette technique pour la Centrale d'Im'Fout, l'Energie Electrique du Maroc a passé commande de jeux de barres aluminium aux « Forges et Ateliers de Constructions Electriques de Jeumont » qui les ont réalisés avec la collaboration des Services Techniques de « l'Aluminium Français » et, pour la confection des joints de dilatation, du Centre Technique de l'Aluminium à Paris.
Au total, 10 tonnes environ de barres aluminium ont été nécessaires.
Toutes les barres du poste 5.500 volts, ainsi que les deux jeux de barres reliant, en galerie, ce poste aux disjoncteurs des postes à 60.000 volts et 150.000 volts ont été réalisés comme indiqué ci-dessous :
— Le jeu de barres triphasé du tableau 5.500 volts, d'une longueur de 22 m. environ, comporte par phase de 3 à 5 barres aluminium  120 x 10.
— La galerie de barres comprend deux circuits  triphasés,  l'un  de  1.900  ampères, le   second   de  4.200   ampères   :   la  liaison 1.900 ampères est constituée par 4 barres de 100 x 5 et la liaison 4.200 ampères par 5 barres 120 x 10. La longueur de ces circuits est respectivement de  100 m. et de 140 m.
— Enfin, les connexions triangle entre éléments    monophasés    d'un    groupe   de transformateurs de puissance sont constituées par 3 barres de 120 x 10.
Depuis cette réalisation, de nouveaux progrès ont été réalisés dans la conception et le montage de ces circuits en barres d'aluminium :
Tout d'abord, on utilise maintenant des profilés en forme de U, filés à la presse, dont l'âme est placée verticalement et que l'on accouple généralement deux par deux, les ailes étant placées face à face. On en retire le double avantage d'une surface de refroidissement plus grande pour une même section que l'on peut ainsi réduire sensiblement et d'une plus grande rigidité aux efforts électro-dynamiques permettant d'espacer davantage les supports isolateurs dont le prix est élevé.
En outre, les raccordements entre barres sont soudés, ils ne risquent pas de vieillir et de chauffer comme on pouvait le craindre quand toutes les précautions nécessaires n'étaient pas prises à la confection des éclissages anciennement adoptés ; le soudage est réalisable même sur des barres de grandes dimensions, celles qui constituent par exemple le jeu à 100.000 ampères en cours de montage en France ; il procure une économie sensible par rapport aux joints boulonnés.
C'est ce type de barres que le projet de la Société Alsthom. relatif à la Centrale d'Afourer, a adopté, pour la jonction en galerie, de la Centrale au poste extérieur, sur un longueur de 80 mètres environ.
Les barres sont prévues en profilés U d'aluminium de 125 x 64 x 6,4.
Les barres omnibus du poste extérieur à 150.000 volts, comme dans presque tous les postes installés depuis quelques années, seront réalisées en tubes d'alliage léger permettant de grandes portées.
Dans un domaine analogue, on peut signaler l'utilisation de plus en plus fréquente de canalisations préfabriquées utilisant des barres ou des profilés d'aluminium d'un seul tenant, ou raccordés par soudure, pour l'équipement d'ateliers industriels (par exemple. Ateliers CM2 des Ets. Schneider, au Creusot, bâtiments nouveaux de la Foire de Lyon), ou pour les colonnes montantes d'immeubles importants (par exemple immeuble de l'ex-Electricité de Marseille) : c'est qu'elles permettent, à prix et encombrements égaux, le transport d'une puissance plus grande que par l'emploi de conducteurs câblés.
Leur mise en œuvre est simple et les Services Techniques de « l'Aluminium Français », installés à Casablanca, 122 boulevard Emile Zola (tél. 423-09), mettent à la disposition des usagers, Bureau d'Etudes et chef-monteur spécialiste.

CARACTÉRISTIQUES DE L'ALUMINIUM EMPLOYÉ EN ELECTRICITÉ
On utilise en général comme conducteur l'aluminium pur, parce que sa conductibilité électrique est supérieure à celle de l'aluminium à bas titre ou des alliages d'aluminium. Mais, comme la dureté superficielle de l'aluminium pur est assez faible, il convient, sauf exception, de réserver son usage à des conducteurs dont la section soit suffisante pour que ce défaut mécanique ne risque pas de provoquer accidentellement une diminution dangereuse de la section : la mauvaise tenue de ce métal, employé dans les installations d'appartements, n'avait pas d'autre origine ; par contre, il donne toute sécurité d'exploitation pour des sections suffisantes, moyennant quelques précautions simples qui consistent surtout à prohiber les contacts directs avec le cuivre, en utilisant des raccords spéciaux en bi-méial, confirmés par l'expérience.
RÉSISTANCE ELECTRIQUE. -- On adopte généralement un rapport de sections  des  conducteurs  aluminium et  cuivre  égal au  rapport  des résistivités,  soit 2.84 / 1.793=  1.58 - (ce rapport est de 1.86 avec l'Almélec).
A conductibilité égale, le rapport des poids des deux conducteurs est donc égal au produit du rapport des sections par celui des poids spécifiques :
2.7   X   1.58 / 8.9   X   1 = 0.5
Un Kg. d'aluminium remplace, dans ces conditions, 2 Kg. de cuivre.
ÉCHAUFFEMENT. -- Cette question est complexe en raison du grand nombre de facteurs qui rentrent en jeu. Cependant, les sections étant toujours plus fortes pour l'aluminium, les conducteurs rayonnent davantage et s'échauffent moins : ainsi dans le cas des barres, comme les coefficients d'émissivité du cuivre et de l'aluminium sont voisins, on peut abaisser à 1.39 le rapport des sections pour obtenir l'égalité des échauffements, alors qu'à résistance électrique égale on était arrivé à un rapport de 1.58.
RÉSISTANCE AUX ARC. -- En présence d'un arc, l'aluminium ne fond pas plus facilement que le cuivre, car la chaleur spécifique et la chaleur de fusion de l'aluminium ont des valeurs supérieures au double de celles du cuivre. D'autre part, les produits de combustion de l'aluminium ne sont pas conducteurs. Les arcs restent, par suite, localisés, instables et s'éteignent facilement.



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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:09

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- PERMO-MAROC, Casablanca.



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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:10

page 195


- Le barrage de l'oued Fodda.

ETUDES COMPARATIVES

NOUS espérons avoir donné dans les pages précédentes un aperçu de l'équipement en cours de réalisation au Maroc en ce qui concerne l'Hydraulique et l'Electricité.
Les grands travaux entrepris, on a pu le constater, étaient d'abord commandés par les besoins de l'agriculture marocaine, ceux de l'industrialisation du pays ne venant qu'en second lieu. Si cependant nous avons donné la priorité, dans la préparation des travaux effectués ou en cours d'exécution, à l'Electricité, c'est que la production de celle-ci était étroitement liée aux grands barrages dont la réalisation spectaculaire devait être mise en évidence mais dont la fonction première, ne l'oublions pas, était d'assurer l'irrigation de vastes périmètres.
A cette irrigation de grands périmètres, nous avons consacré de nombreuses pages, passant en revue ceux des Béni Amir et des Béni Moussa, qui constituent une expérience en cours chargée de promesses et dont l'ampleur des aménagements est considérable, puis celui des Abda Doukkala, qui nécessite la construction d'un tunnel de 17 kilomètres.
Après avoir évoqué les travaux d'assainissement du Gharb, les débuts de l'aménagement de la Moulouya, dont dépend le périmètre des Triffa, nous avons vu, avec le N'Fis, les Sgarna et le Massa inférieur, que de nouveaux projets entraient dans le domaine des réalités et que le Protectorat ne s'arrêtait pas dans l'œuvre entreprise pour le plus grand bien du peuple marocain.
Après une étude succincte sur la recherche des eaux souterraines, nous avons passé aux travaux d'adduction d'eau potable dans les grands centres urbains, nous arrêtant longuement sur l'amenée des eaux de l'Oum er Rebia à Casablanca, qui assurera à la grande ville nord-africaine une alimentation conforme à ses besoins.
Ayant ainsi passé en revue l'œuvre française au Maroc dans le domaine de l'Hydraulique et de l'Electricité, nous croyons intéresser nos lecteurs en leur soumettant un aperçu de ce qui a été fait dans ce domaine en Algérie.
Là aussi la France s'est penchée sur le problème de l'irrigation et de l'alimentation en eau des grandes villes, et ce dès le Second Empire. On lira ci-dessous une description des principales réalisations en cours.
La France, de son côté, a élaboré un vaste programme d'équipement hydro-électrique à la fin de la dernière guerre, et nous pensons que quelques indications sur l'aménagement de la Dordogne et de la vallée du Rhône, ne seront pas déplacées, à titre d'exemples, dans cet ouvrage.
Enfin, pour en terminer, nous donnerons un bref aperçu d'une expérience à peine achevée aux Etats-Unis : celle de la célèbre « Tennesse Valley Authority », dont les résultats éblouissants laissent bien augurer de ce que la France réalise en ce moment au Maroc et particulièrement sur l'oued el Abid et l'Oum er Rebia.

LES RÉALISATIONS ALGÉRIENNES

DE nombreux points communs unissent le Maroc à sa voisine l'Algérie : identité de structure du relief, du régime des cours d'eau et de la pluviométrie, encore que celle-ci soit plus favorable à l'Empire Fortuné.
Identité aussi, dans les objectifs recherchés, car, dans les deux cas, le but premier des principales installations hydrauliques, a été l'irrigation, la production d'électricité n'étant que le complément utile et directement rentable.
Mais l'expérience de l'Algérie remonte à beaucoup plus loin. En effet, les ingénieurs du Second Empire se préoccupaient déjà de créer les premières retenues, tel le barrage du Fergoug, permettant, grâce à l'accumulation des eaux d'hiver, des irrigations partielles, soumises encore aux aléas des années sèches.
Quelques autres réalisations suivirent, à la fin du XIXème siècle, de plus en plus amples, à mesure que les moyens techniques se développaient. Citons les ouvrages de Cheurfa et du Hamiz.
En 1920, un premier programme coordonné de barrages à grande capacité, permettait en vingt ans l'irrigation de 100.000 hectares, ainsi qu'une production électrique déjà considérable, en rapport avec l'industrialisation naissante. En même temps, des installations antérieures étaient améliorées ou reconstruites. Parmi les belles réalisations de cette époque figure le barrage Steeg, sur l'Oued Fodda, du type poids en béton, et qui, haut de 85 mètres, crée une retenue de 200.000.000 de m3. Celui du Ghrib, sur le Chéliff, pour lequel la mauvaise tenue du terrain obligea à des terrassements et des sondages considérables, assure, grâce à ses 280.000.000 de m3, l'irrigation de 30.000 hectares. Nous parlerons plus loin de l'ouvrage de Béni Bahdel.
Les dernières réalisations prévues, considérablement entravées par la guerre, s'achevaient cependant, et dès la période des hostilités, il s'avérait nécessaire de poursuivre l'équipement. Les études entreprises aboutissaient en 1948 à la mise sur pied d'un nouveau programme de vingt ans, qui prévoit pour ce laps de temps, l'irrigation de 300.000 hectares, dont 100.000 par grands barrages, et le restant par pompage dans la nappe phréatique. De plus, sera assurée une importante production électrique, nécessaire tant aux particuliers qu'aux industriels.
Si nous jetons un rapide coup d’œil sur cette production des vingt-cinq dernières années, nous noterons les étapes suivantes : 120 millions de kWh en 1928, dont le dixième d'origine hydraulique ; 288 millions en 1938 dont 50 millions produits par les barrages ; et enfin 575 millions en 1950, la houille blanche intervenant pour 160 millions.
Un « plan quinquennal », première tranche de ce programme de vingt ans, est en cours, et s'achèvera en 1952, représentant une cadence d'investissement de l'ordre de 10 milliards de francs par an. A cette date, on atteindra une production de 700 millions de kWh, dont 330 d'origine hydraulique. Et, si les tranches suivantes se succèdent au rythme projeté, le milliard de kWh sera atteint en 1959.
Le barrage de l'oued Fodda.
Les travaux actuellement entrepris comprennent entre autres l'aménagement de l'Oued Agrioun, avec une centrale ...


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:12

page 196


- Digues déversoirs des Béni Bahdel, sur l'oued Tafna Longueur : 450 mètres — Hauteur 15 mètres.
- A gauche  :  Les voûtes du barrage de Béni Bahdel au cours  de sa construction. Longueur  :  350 mètres — Hauteur 70 mètres.
- A droite : Le  tuyau  poutre  des conduites forcées  de  l'oued  Fodda.


... souterraine de 36.500 kW. qui s'achèvera en 1951, ainsi que le barrage et l'usine de l'Ighil Emda (30.000 kW), dont la mise en service partielle est prévue pour 1952. En même temps, de multiples installations moins importantes, seront achevées, au pied des barrages, ou sur les conduites d'adduction.
Dans le secteur « thermique », signalons les deux usines d'Oran et de Bône, chacune de 50.000 kW. Enfin, la ligne de transport à 150.000 v., d'Oran à Bône, est achevée, et pourra par la suite être rattachée à celles du Maroc et de la Tunisie.
Nous allons étudier plus en détail deux réalisations particulières, tout spécialement dignes de retenir l'attention. En premier lieu il s'agit de l'aménagement du périmètre d'Orléansville-Oued Fodda, et, d'autre part, du barrage de Béni-Bahdel, et de l'adduction d'eau d'Oran.

LE PÉRIMÈTRE D'ORLEANSVILLE  OUED FODDA
Cette plaine du Chéliff avait été définie comme « un lambeau de Sahara recouvrant le Tell ». Mais dès 1868. on s'attaquait à sa mise en valeur ; un ouvrage fut construit à Ponteba, à 22 km. en amont d'Orléansville, et un canal débitant 1.500 l.-s., irriguait durant toute l'année environ 1.800 hectares sur les deux rives de l'oued, aux environs d'Orléansville.
Jusqu'en 1900, d'autres réalisations se succédèrent, permettant simplement des irrigations partielles, d'hiver et de printemps, dans les secteurs de Lamartine, de Vauban et de Malakoff.
Conformément au programme d'équipement de 1920, le barrage Steeg était construit, de 1926 à 1932.. sur l'Oued Fodda, affluent de rive gauche du Chéliff et un réseau de canaux permit l'extension des périmètres existant, et une irrigation désormais pérenne.
En 1938, un barrage de compensation était établi aux Portes de Fer, et, en 1946, 150 kilomètres de canaux et de conduites secondaires avaient été construits, ainsi que 45 kilomètres de grosses conduites forcées, s'ajoutant aux 430 kilomètres de canaux anciens. L'irrigation portait désormais sur 5.800 hectares dans la vallée de l'Oued Fodda, et 13.000 hectares sur les berges du Chéliff, autour d'Orléansville.
Mais le fonctionnement de cet ensemble, alimenté par plusieurs sources, restait difficile, malgré de constantes améliorations (construction d'un nouveau tronc commun, rénovation et agrandissement des canaux principaux du Chéliff). D'autant plus que l'équipement de la plaine des Medjajas-Warnier, et du périmètre d'Affreville-Carnot, en amont de ce système, laissaient prévoir une diminution importante des eaux disponibles.
Il fallait donc trouver un appoint d'eau que seul peut fournir le Sly. Celui-ci coule sensiblement parallèle à l'Oued
Fodda. et se jette dans le Chéliff à une trentaine de kilomètres en aval.
Un réseau de distribution de 700 kilomètres assurera la mise en valeur de 24.000 hectares au total, alimentés par trois sources (Chéliff, Fodda, Sly) situées à des altitudes différentes et présentant chacune son régime propre.
Cette situation particulière a amené à concevoir une distribution entièrement faite par conduite forcée, jusqu'à l'utilisateur, et commandée par l'aval.
L'œuvre maîtresse de ce réseau est le tronc commun de Ponteba, d'un débit de 6 à 7 m3-s., remplaçant l'ancien canal à 2,5 m3-s. Long de 13 kilomètres, dont plus de 8 en galerie, et d'un diamètre variant de 2,3 m. à 2,6 m. suivant la pente, il comporte cinq vidanges, et un système automatique de fermeture, dès que la densité de l'eau excède 1.015.
Au p.k. 10,215, une station de pompage permettra d'injecter des débits supplémentaires pris sur la conduite de l'Oued Fodda. A la hauteur de Ponteba partent deux conduites principales : celle de rive droite, d'un diamètre de 1,3 m. qui, longue de 21 kilomètres, irrigue 6.000 hectares ; et celle de rive gauche qui, sur 19 kilomètres, dessert 7.000 hectares. Au kilomètre 10, elles sont réunies par une bretelle de liaison. A leur extrémité, non loin de Malakoff, elles recevront l'une et ...


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:13

page 197


- L'amenée d'eau de l'oued Tafna à Oran. — En haut de la page: Carte de situation avec tracé de la canalisation, et ci-dessus : Profil en long correspondant. (Doc. SOCOMAN)

... l'autre, toujours par conduite, les eaux du Sly, et pourront être prolongées chacune d'une douzaine de kilomètres.
Ces conduites principales des deux rives du Chéliff sont prévues pour permettre la circulation de l'eau dans les deux sens, suivant l'état des réserves disponibles dans les différents barrages. C'est là un détail de conception parmi les plus originaux de ce dispositif. Celui-ci suppose d'autre part un organisme de contrôle et de commande unique, capable d'assurer sans défaillance ce service, complexe à souhait ; c'est donc un véritable « dispatching » qu'il faudra installer.
Les travaux, actuellement entamés, s'étendront sur au moins une vingtaine d'années. La réalisation du tronc commun est en cours, et sera achevée d'ici cinq ans ; elle permettra aussitôt d'importantes améliorations des irrigations existantes, et même une première extension du périmètre.
Dans les cinq ans qui suivront, aura lieu la construction des conduites rive gauche et rive droite. A ce stade, il deviendra urgent de réaliser le barrage et la conduite du Sly.

LE BARRAGE DE BENI BAHDEL ET L’AMENÉE D'EAU D'ORAN
Le barrage de Béni Bahdel, achevé en 1946, est situé à peu de distance de la frontière marocaine, sur la Tafna.. dont le débit moyen est de 75.000.000 de m3 par an. Constituant une réserve de 63.000.000 de m3, il constitue donc une régulation considérable, et a déjà permis d'améliorer et de porter à 5.000 hectares le périmètre de Marnia. De plus, c'est lui qui va fournir bientôt la plus grosse partie de l'alimentation en eau d'Oran. Enfin, grâce à l'usine déjà en marche au pied de la retenue, et à celle de Tessala, en cours d'achèvement, il assurera une production d'environ 20.000.000 de kWh.-an.
Ce barrage, long de 350 mètres, est, dans sa partie centrale, du type à voûtes multiples, en béton, avec aux extrémités, deux tronçons poids. Construit par l'Entreprise Campenon Bernard, et les Travaux Souterrains pour les injections et sondages, il fut, en cours d'exécution, surélevé pour pouvoir fournir les quantités d'eau nécessaires à la ville d'Oran. Sa hauteur définitive est de 70 mètres, dont 15 de fondations.
Deux ouvrages annexes barrent deux cols dont les cotes étaient inférieures à celle de la retenue. Hauts de 15 mètres, ils mesurent respectivement 200 et 450 mètres de long. Celui du « Col de la Route » est aménagé en évacuateur de crues, pour un débit maximum de 1.000 m3-s.

L'ADDUCTION D'EAU D'ORAN
Nous développerons plus particulièrement cette partie consacrée à l'amenée d'eau d'Oran, actuellement en cours d'exécution.
L'accroissement de cette ville avait en effet rendu insuffisants, dès 1930, les apports des sources de Ras el Aïn et de Brédéah (30.000 m3-jour au total). Les recherches entreprises dans la région ne révélèrent aucune ressource importante. On se rallia finalement à la conduite, longue de 180 kilomètres, amenant les eaux de Béni Bahdel ; le barrage de Bou Hanifia plus proche, aurait en effet imposé un parcours en terrains très défavorables, et par conséquent, des travaux encore plus considérables.
Les débits demandés étaient de 60.000 m3-jour pour la ville d'Oran, de 12.000 m3-jour pour la Marine (base de Mers-el-Ké-bir), et de 10.000 m3-jour destinés à des communes environnantes. Les différentes causes de pertes, et l'indispensable marge de sécurité, portaient à 110.000 m3-jour le débit nécessaire au départ. Aussi fallait-il surélever de 7 mètres le barrage, ce qui fut fait.
Deux principes de base furent adoptés pour le fonctionnement de cette adduction d'eau :
1° adduction par gravité, qui est la plus économique ;
2° régulation par l'aval qui, plus compliquée à installer, est à l'usage plus souple, toujours adaptée à la demande, et surtout d'un fonctionnement automatique.
Après études aux laboratoires Neyrpic (1938-1940), les divers travaux furent successivement lancés. Nous distinguerons :
1° le souterrain de Béni Bahdel, long de 11,4 km., confié à l'Entreprise de Grands Travaux Hydrauliques (E.G.T.H.), réalisé en section rectangulaire, ou circulaire dans les terrains de mauvaise tenue. Fait pour assurer un débit de 6 m3-s., il a été achevé en 1949 ;
2° le bassin de compensation de l'usine et de régulation des débits, situé à Bou Halou. D'une capacité de 80.000 m3, il a également été réalisé par E.G.T.H. ; il est achevé à l'heure actuelle. Son radier est recouvert d'un enduit bitumineux, procédé Compomac ;
3° la station de filtration et de stérilisation, construite selon des procédés brevetés par les Ets. Chabal et Cie. Cette station, susceptible elle aussi d'un débit de 110.000 m3-jour, fonctionne comme tout l'ensemble, automatiquement, par commande par l'aval entièrement hydraulique. En premier lieu, l'eau est filtrée par passage sur sables siliceux, l'opération se faisant en deux étapes : 24 bassins préfiltres, et 48 bassins filtres, ...


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:14

page 198


- Vue aérienne du barrage et de l'usine hydro-électrique de Génïssiat montrant l'évacuateur de crues (rive droite) en fonctionnement et les aménagements environnants. A l'horizon, le Grand Crédoz (1.690 m.). (Ph. J. Cellard - Lyon)

... couvrant  au  total   11.000  m2.  Autre  particularité,  le  lavage  des filtres se fait par contre-courant d'eau et d'air soufflé.
Enfin, la protection des canalisations contre l'incrustation, est obtenue par addition dosée de CO2, qui se fait au départ de l'eau grâce à une station de carbonication.
Les travaux, commencés en 1949, ont été menés très rapidement, en particulier grâce à l'emploi des coffrages Blaw-Knox pour le bétonnage des bassins. Cet ouvrage sera achevé en fin 1951.
4° la conduite, enterrée, longue de 170 kilomètres, confiée à la SOCOMAN, qui a, dans ce but, construit à La Ferrière, une importante usine.
Cette conduite est composée d'éléments cylindriques en béton précontraint, longs de 7 mètres, au diamètre de 1,10 m., s'emboîtant les uns aux autres par des embouts de fer, et pesant de 5 à 8 tonnes, suivant l'épaisseur.
La tranchée, large de 1,6 m. et profonde de 3 à 4 mètres, est exécutée par excavateur et pelles de 600 litres. Un certain nombre d'ouvrages d'art ont été prévus ou déjà exécutés, dont plusieurs passerelles métalliques, et trois passages en galerie.
La première partie du trajet s'effectue en un relief assez accidenté, jusqu'au col du Djebel Oubar, et comporte cinq brise-charge et trois cheminées d'équilibre. De là, une conduite forcée de 3,4 kilomètres aboutit à l'usine de Tessala, en cours d'achèvement, qui, utilisant une dénivelée de 250 mètres, turbinera l'eau potable grâce à deux groupes munis de turbines Pelton de 3.500 cv. Elle pourra produire entre 10 et 20 millions de kWh par an.
Le restant du parcours, en plaine, comporte trois brise-charge. Au dernier de ceux-ci est adjointe une station de stérilisation complémentaire à la chloramine.
Enfin, sur tout l'ensemble, chaque point haut est doté d'une ventouse, et chaque point bas, d'une vidange.
En juin 1950, 6.600 mètres étaient posés et vérifiés, et la canalisation sera achevée en 1952. Par ailleurs, le tronçon de 30 kilomètres, de Brédéah-Oran, a été réalisé en priorité, et mis en service depuis 1949, pour l'amenée des eaux de cette dernière source.
On peut donc compter que, pour 1953, l'ensemble entrera en fonctionnement, et donnera sur ce point au grand port de l'ouest algérien, une place enviable parmi les villes de l'Afrique du Nord, et en rapport avec l'accroissement de sa population et l'extension de ses industries.
Comme on le voit, nos voisins ne chôment pas ; leurs réalisations sont, elles aussi, considérables et bien souvent conçues selon les formules les plus originales et les plus modernes.

L'EQUIPEMENT HYDRO-ELECTRIQUE DE LA FRANCE
DE 1946 A 1951


L'EQUIPEMENT hydroélectrique de la France est, depuis la fin de la guerre, en pleine évolution. Est-il besoin de rappeler la situation économique du lendemain de la Libération ?  La nécessité de reprendre dans tous les domaines le cours des activités normales, .à quoi s'ajoutaient les besoins supplémentaires consécutifs à une longue période  de pénurie et de destruction, se traduisait par cet impératif : produire.
Or, sans parler des problèmes de matières premières, d'outillage, de main-d'œuvre et aussi de débouchés, la production est fonction directe de l'énergie, c'est-à-dire neuf fois sur dix de l'électricité mise à sa disposition.
La production d'électricité devenait donc une des bases du plan Monnet élaboré alors, une des conditions « sine qua non » de tout le redressement économique.
Or, le retard à rattraper était considérable. Il était dû, bien entendu, en grande partie à la guerre. Mais, si en 1930, il était produit 15 milliards de kWh-an, contre 11 en Grande-Bretagne, on constatait qu'à partir de 1935 le programme d'installations nouvelles avait déjà dangereusement baissé — sans doute craignait-on alors de ne produire plus que le marché ne pourrait absorber !
Bref, en 1946 la France ne disposait que de 23 milliards de kWh (contre 36 en Angleterre), pour satisfaire une demande de 30 milliards au minimum, d'où le régime draconien des coupures. Il fallait donc instaurer un vaste programme de réalisations nouvelles, sans parler des nombreuses rénovations. En plus de ce retard important, il fallait aussi tenir compte de l'accroissement normal de la demande qui est, d'une année à l'autre, de 6 à 10 %. C'était donc, grosso modo, un programme annuel de 4 milliards de kWh.-an.
Mais comment se ferait la répartition entre usines thermiques et usines hydrauliques ? Un fait, a priori, milite grandement en faveur de ces dernières : les disponibilités en houille blanche sont de l'ordre de 60 milliards de kWh.-an. en année moyenne, certaines estimations allant jusqu'à 100 milliards, et dont seulement une quinzaine étaient exploitées ; on sait que nos ressources en charbon sont au contraire insuffisantes, puisque nous sommes dans l'obligation d'importer tous les ans de 10 à 20 millions de tonnes de celui-ci.
D'un autre côté, le kilowatt produit par les barrages revient en moyenne de 25 à 30 % moins cher que l'autre. Malheureusement, le coût des installations hydrauliques est beaucoup plus élevé, à puissance égale installée, et la réalisation des travaux bien plus longue ; bien plus, pour tenir compte des variations annuelles de débit, il faut, pour une production moyenne donnée, prévoir un « suréquipement » qui, en France est de l'ordre de 20 %.
Finalement le plan optait pour une solution mixte, dans laquelle les usines thermiques assuraient une régulation interannuelle plus complète, leur édification plus rapide permettant ...


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:15

page 199


- Face aval du barrage et de l'usine de Génissiat. (Ph. Monchanin-Périchon - Villeurbanne)
- La salle des alternateurs de l'usine de Génissiat. Les alternateurs de 70.000 kVA, 150 t./m., 15.000 V. sont entraînés par des turbines hydrauliques de 90.000 CV sous une chute de 64 m. 5. (Doc. Alsthom).

... aussi de rattraper plus vite l'important retard. Le programme d'installations hydrauliques portait sur un accroissement annuel de productibilité de 2,4 milliards de kWh, cependant que tous les ans de nouvelles centrales thermiques, d'une puissance totale de 600.000 kVA, seraient installées.
Le but à atteindre était une production totale de 39,5 milliards de kWh en 1951, ceci ne devant être qu'une étape puisque l'énergie mise à la disposition de chaque habitant n'allait être que de l'ordre de 1.000 kWh par an, alors que ce quota atteignait déjà en 1948, 1.200 kWh par an en Grande-Bretagne, 1.500 aux Etats-Unis et 2.000 en Suisse.
La nationalisation de l'électricité étant intervenue entre temps, l'Electricité de France reprenait à son compte les études et les travaux des différentes sociétés.
Les usines hydro-électriques étaient au nombre de 780, dont 250 d'une puissance supérieure à 2.500 kVA. Il s'agissait d'en construire, ou de les achever. 51 autres dont 11 d'une capacité de production variant entre 250 et 800 millions de kWh, et 40 d'une capacité de 20 à 200 millions. Cet ensemble, où ne figurent pas les aménagements du Rhône, dont nous parlerons plus loin, devait fournir annuellement environ 8,9 milliards de kWh.
Bien entendu, étant donné l'urgence des besoins, on poussa tout d'abord les chantiers les plus avancés, et ceux dont l'exécution s'avérait la plus facile.
Les difficultés étaient d'ailleurs nombreuses : insuffisance des approvisionnements, longueur des délais de livraison, rareté de la main-d'œuvre. Mais il fut souvent possible de trouver des solutions ingénieuses et satisfaisantes : ainsi, dans certains cas, l'utilisation des laitiers de hauts-fourneaux, et l'incorporation au béton de gros blocs de rocher, permirent d'importantes économies de ciment : on put produire les quantités de cuivre nécessaire, en le remplaçant pour certains emplois par de l'aluminium, etc...
En ce qui concerne la construction des groupes, grâce à des aménagements de détail de certains projets initiaux, on put envisager d'équiper différentes usines avec des groupes identiques, la construction d'un même type à un plus grand nombre d'exemplaires assurant des gains de temps et de prix de revient.
Parmi ces installations, plusieurs entrèrent en service dès 1947, puis 9 en 1948, et 17 en 1949. Elles se répartissent essentiellement en trois groupes : Alpes, Massif Central et Pyrénées en dehors desquels il faut signaler l'exécution du deuxième barrage sur le Rhin, à Ottmarsheim. A côté d'usines dispersées, on retrouve un certain nombre de groupages autour de cuvettes favorables, et surtout le long de cours d'eau particulièrement intéressants par leur pente et leur débit, tels l'Isère et la Dordogne.

L'AMENAGEMENT DE LA DORDOGNE
Cette dernière rivière, entre autres, a fait l'objet d'un aménagement exceptionnellement dense sur son cours supérieur, commencé en 1935, et aboutissant à l'utilisation quasi-intégrale des ressources du cours principal, et aussi des principaux affluents. En effet, le cours supérieur de la Dordogne est coupé par quatre barrages : Bort-les-Orgues, Marèges, l'Aigle, et Chastang, dont le premier et le dernier sont en cours d'achèvement et les deux autres, déjà en service, de sorte qu'à la fin de ces travaux (1952), pas un mètre de dénivelée n'aura été inutilisé entre les cotes extrêmes (542 et 190).
Bien plus, on a tiré parti au maximum et systématiquement, des affluents eux-mêmes. C'est d'abord l'eau de la Grande Rhue qui, turbinée au barrage de la Coindre, est ensuite ramenée en amont de Bort. L'Artaude et la Diège, après avoir fourni 80 millions de kWh-an à l'usine de Val Beneyte, se déversent dans la retenue de Marèges. La Trinouzoune, turbinée à l'usine de Neuvic d'Ussel, la Luzège et l'Aubre apportent leur appoint ua barrage de l'Aigle. Celui de Chastang, enfin, bénéficiera des apports de la Doustre, représentant annuellement 150 millions de m3. Et, plus à l'aval, sur deux autres affluents, la Maronne et la Cère, cinq usines débitent environ 675 millions de kWh par an.
Bref, ce vaste ensemble, qui a d'autre part l'avantage de compenser l'étiage d'hiver des usines alpestres, produira à partir de 1952, 2,5 milliards de kWh-an.
D'autres ensembles, d'autres barrages seraient à mentionner, mais la place nous manque. Citons cependant Ottmarsheim, deuxième des sept installations prévues sur le Rhin ; il s'agit d'une part de turbiner les eaux du fleuve et aussi de doubler son cours par un canal, deuxième tronçon, après celui de Kembs du futur « Grand Canal d'Alsace ». À la fin des travaux, prévue pour 1952, l'usine fournira au réseau un appoint annuel de 916 millions de kWh.
Signalons encore la centrale d'Aussois, dans les Alpes, qui correspond à une tendance nouvelle dans l'aménagement des chutes de montagne. Il s'agissait d'exploiter le Doron de Ter-mignon, affluent de l'Arc. On procède ici, non par une succession de barrages, mais captage des eaux, grâce à un simple batardeau situé à 2.000 mètres d'altitude ; un tunnel à faible pente, recueille aussi en cours de route les eaux de sept affluents du Doron, aboutit dans le lac artificiel du torrent d'Avrieux, qui joue le rôle de régulateur.
De là, une conduite forcée mène l'eau à l'usine d'Aussois, par une dénivelée de 860 mètres. Après des 2' et 3' groupes (turbines Pelton à axe horizontal), la puissance totale installée atteindra 90.000 kVA, et la productibilité annuelle, 325 millions de kWh.


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:16

page 200


- Le canal de fuite de Donzères : Drague Douala au milieu de la souille située en aval des dérivations de la K. N. n° 7 et de la voie de la S.N.C.F.
(Ph. Cie Nale du Rhône).
- Barrage de retenue de Donzères : Fin du batardement de ïa passe 6 et lancement du pont aval à partir de la berge rive gauche. (Ph. J. Cellard - Lyon).

DIFFICULTÉS...
Ce vaste programme, dont l'ampleur devait permettre de rattrapper notre retard, et de suivre le rythme croissant de la demande, devait, selon les prévisions, s'achever en 1951. Malheureusement, les difficultés d'approvisionnement d'abord, puis les restrictions budgétaires, ralentirent les travaux, d'où un retard allant jusqu'à 12 mois et plus selon les chantiers.
Bien plus, il fut en 1949, décidé de ne lancer aucun chantier nouveau avant 1951. Etant donné la durée moyenne d'édification d'un barrage, c'était aboutir à ce fait navrant, que, le retard causé par la guerre, étant à peu près comblé en 1953, le fossé, dès l'année suivante recommencera à se creuser.
Sans doute, parallèlement au ralentissement des constructions hydro-électriques, a-t-on poussé le programme d'équipement thermique, qui a l'avantage d'exiger des investissements moins importants, et d'être réalisable en moins de temps. Mais malheureusement, augmenter dans la fourniture de courant le pourcentage de l'électricité d'origine thermique, c'est d'une part nous rendre dangereusement tributaires de nos importations de charbon, et de l'autre, augmenter le prix de revient moyen de l'énergie.
Aussi devient-il urgent d'adopter un nouveau programme, faisant suite à celui qui va s'achever, et de trouver les moyens nécessaires pour le mener à bien, car il s'agit là d'une tâche primordiale, puisqu'elle conditionne tout l'essort industriel du pays.

L’AMÉNAGEMENT DU RHÔNE
Une autre série de réalisations, des plus amples, est celle qui se poursuit tout au long du couloir rhodanien. Elle n'incombe pas à l'Electricité de France, mais à la Compagnie du Rhône, créée en exécution d'une loi de 1921.
La tâche assignée à la Compagnie est l'aménagement total du Rhône, au triple point de vue simultané et indissoluble de l'énergie, des utilisations agricoles de l'eau et de la navigation. La production d'électricité est ici, un moyen, grâce à sa rentabilité, d'atteindre les autres objectifs.
Les résultats obtenus sont déjà substantiels, puisque la centrale de Génissiat fournit actuellement 1,45 milliards de kWh, chiffre que l'installation d'un cinquième groupe portera à 1,63 milliards. Seyssel, le barrage de compensation de Génissiat, qui sera achevé en 1952, en produira 180 millions, et enfin, Donzère-Mondragon, 2 milliards.
Ces chiffres disent assez l'ampleur des installations, et aussi celle des difficultés à vaincre. Il ne s'agit là que de la première partie d'un programme prévoyant l'aménagement de 9 grandes dérivations et de 12 usines barrages, produisant près de 14 milliards de kWh et permettant durant toute l'année la navigation des chalands du type international, de Genève à la mer, ainsi que des améliorations importantes du régime des irrigations.
Génissiat
Le choix de la première réalisation se porte sur le site de Génissiat, qui permettait, conformément aux statuts de la Compagnie, l'installation la plus immédiatement rentable. Les travaux débutèrent en 1937, après de longues études, nécessitées par les craintes éveillées par la nature du sol (calcaire) en cet endroit.
Après les travaux préparatoires, qui comportaient le détournement des eaux du Rhône, par deux tunnels longs de 600 mètres et de 85 m2 de section intérieure, achevés en 1939, on entama l'ouvrage proprement dit, et, malgré les difficultés de tous ordres, le chantier put être maintenu en activité durant toute la guerre.
Enfin, la mise en eau s'effectuait, en janvier 1948, et deux mois plus tard le premier groupe tournait. Ils sont aujourd'hui au nombre de quatre, un cinquième étant en cours d'installation. L'ouvrage est donc quasi-terminé, il reste à construire les dispositifs nécessaires à la navigation. Génissiat a exigé 45 millions d'heures de travail, 1.169.000 m3 de déblais et 717.000 m3 de béton ; 47.000 mètres linéaires de forages furent effectués, suivis de l'injection de 4.500 tonnes de ciment, de sable et d'argile. Les travaux de Génie Civil furent exécutés par un consortium groupant, sous la gérance de l'Entreprise de Construction du Barrage de Génissiat, des entreprises, parmi lesquelles la Société Générale d'Entreprises, l'Entreprise Fougerolle, la Société Hersent et les Etablissements Schneider et Cie.
Les groupes de 70.000 kVA, de fabrication Schneider et Alsthom, figurent parmi les plus importants du monde. Les turbines, développant 100.000 CV sous 69 mètres de chute, sont ...


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:19

page 201


- Hall de montage des locomotives électriques à l'usine Alsthom de Belfort. Dans la travée centrale et au second plan, locomotive BB 700 du type utilisé par les C. F. M. C'est en effet dans cette usine que furent construites les locomotives en usage sur le réseau marocain (voir « L'Electrification des C.F.M., page 102 »). (Doc. Alsthom).

Le barrage, du type poids, incurvé en plan suivant un rayon de 500 mètres et haut de 104 mètres, crée une retenue de 53 millions de m3, dont 12 millions utilisables, entre les cotes 330,70 et 325,70. La hauteur de chute brute variant entre 60 et 69 mètres, donne à l'usine le caractère d'une installation « de montagne », mais avec des débits moyens de 395 m3/s., et un étiage de 140 m./s. Le débit utilisé par l'ensemble des groupes étant de 600 m3/s., le fonctionnement suppose donc, tout au moins durant la période d'étiage (hiver) un régime pulsatoire qui, eu égard surtout aux besoins de la navigation, nécessite un barrage de compensation, actuellement en cours d'achèvement à Seyssel, à 10 km. à l'aval.
Seyssel
Ce barrage, établi normalement au cours du fleuve, créera une retenue de 6 millions de m3, sa hauteur au-dessus de l'étiage étant de 8 m. 50. Il comporte deux passes de 43 m. 24, fermées par des hausses mobiles du type Aubert, hautes de 7 m. 87, et manœuvrées d'un pont supérieur à partir de deux chariots. Au centre du fleuve, un déchargeur large de 14 m., fermé par deux vannes plates à deux corps, permettra de rétablir rapidement le débit en cas de disjonction, afin de supprimer les ondes négatives préjudiciables à la navigation ; enfin, il servira d'évacuateur de crues, l'ensemble permettant de livrer passage à un débit maximum de 3.500 m3/s., au niveau de 260m. 50.
Vers la rive gauche, le barrage se poursuivra sur 85 m., par l'usine elle-même, équipée de 3 groupes Schneider-Wes-tinghouse comportant chacun une turbine Kaplan, développant 20.000 CV, sous une chute de 8 m. 25, et un alternateur de 15.000 kVA. Ces groupes, malgré leur puissance relativement faible, sont cependant parmi les plus grandes réalisées en Europe (diamètre du rotor : 9 m. 95).
Par suite de son fonctionnement en bassin compensateur, le barrage devra fonctionner avec des hauteurs de chute très variables (de 3 m. 50 à 9 m. 50) ; sa production, influencée par ce fait, sera de l'ordre de 180 millions de kWh/an ; elle atteindra les 200 millions, lorsque la compensation aura été parfaite par l'aménagement en aval de la chute de Sault-Brénaz, qui est à l'étude.
Donzère-Mondragon
Mais la plus grande réalisation est celle qui s'effectue actuellement à Donzère-Mondragon, sur le Bas-Rhône, à quelques 200 km. en aval de Lyon. Emplacement privilégié, lui aussi, puisqu'à un débit moyen de 1.600 m3 s'allie une pente de 75 cm par km., ce qui permettrad'installer une usine d'une puissance de 300.000 kVA, placée sur le cours d'un canal de dérivation long de 28 km., où passera la quasi-totalité du débit du fleuve.
Mais les difficultés ne manquent pas, nées de l'intense peuplement de la région (il a fallu exproprier 100 fermes et 3.000 ha.) de la densité des voies de communication (11 ponts seront construits pour rétablir routes et voies ferrées interceptées) de la présence de cours d'eau (qui rejoindront le Rhône grâce à des siphons), de la nature du sol enfin composé d'alluvions sur tout le parcours, sauf à l'entrée du canal (calcaire) et à l'emplacement de l'usine (grès). De plus la nécessité de perturber au minimum les trafics fluvial, ferroviaire et routier, impose elle aussi des servitudes non négligeables.
L'ensemble du chantier comporte essentiellement :
1° — un barrage de retenue sur le Rhône, à l'aval du défilé de Donzère, comportant cinq passes de 31 m. 50 et une passe navigable de 45 m., toutes équipées de vannes secteurs (Schneider et Fives-Lille) ;
2° — une prise d'eau à double entrée (entrée navigable et entrée usinière, comportant chacune un barrage de garde muni

de vannes permettant d'isoler le canal du Rhône) ;
3° — un canal de dérivation, prévu pour un débit de 1.530 m3/s. avec une section utile de 1.180 m2, et une hauteur d'eau de 10 m. 30 ; il est réalisé entièrement en déblais ou remblais d'alluvions avec un revêtement de béton bitumineux uniquement dans la zone de batillage ;
4° — un bloc usine-écluse (usine André Blondel) comportant de la rive droite à la rive gauche, un mur-barrage, l'usine, un ouvrage de décharge de six passes et une écluse ;
5° — un canal de fuite et de navigation de 11 km. reliant au Rhône le bief aval de l'usine, à la même pente que le canal d'amenée (5,5 %) et profonde de 12 m. 40, les largeurs au plan d'eau et du planfond étant de 126 et 60 m.
6° — onze ponts, dont deux de chemin de fer pour rétablir les communications interceptées par les canaux d'amenée ou de fuite ;
7° — une série de siphons permettant aux quelques petits affluents de rejoindre l'ancien lit du Rhône, auquel reste alloué un débit de 60 m3/s. (sans compter les excédents de crues). Enfin, le long du canal, des puits et contre-canaux assureront la réalimentation de la nappe phréatique.
Un tel programme exige, l'on s'en doute, une main-d'œuvre considérable : le nombre des ouvriers est de près de 7.000. En tenant compte des familles, ce sont 10.000 personnes qui sont logées dans les six cités provisoires édifiées par la Compagnie.
Les travaux de Génie Civil nécessitent la mise en œuvre de 800.000 m3 de béton et l'exécution de plus de 50.000.000 de m3 de déblais. Ils ont été répartis en trois marchés :
a) le barrage de retenue, confié à l'Entreprise des Grands Travaux de Marseille, associée à l'Entreprise Joy-Chabert ;
b) le canal et les travaux annexes, marché passé avec un groupe de 13 entreprises, réunies au sein de la SACTARD (Société Auxiliaire de Coordination des Travaux d'Aménagement du Rhône à Donzère) ;
c) l'ensemble usine-écluse, confié à un sous-groupement du SACTARD, baptisé « Participation Usine-Ecluse ».
Une concentration de matériel très puissant fait de ce chantier le plus grand de toute l'Europe occidentale, et comprend notamment : 21 pelles mécaniques à godets, 34 scrapers à chenilles et tournapulls de 9 m3, un loader d'un débit de 400 m3/heure, de nombreux tombereaux automobiles, ainsi que dix grands draglines et 6 excavateurs terrestres. Enfin, 5 dragues marines, provenant de Hollande, ont été montées sur place, et lancées dans des souilles alimentées par l'eau de
la nappe phréatique, chaque drague étant susceptible de débiter 10.000 m3 par jour.
Rappelons simplement pour finir que l'usine sera équipée de six groupes de 50.000 kVA, sous 10.500 V, dont les turbines Ka-plan, tournant à 107 t./m., absorberont chacune 225 m3/s., les hauteurs de chute variant entre 16 et 26 mètres. En première étape, 4 de ces groupes, fournis par Alsthom, seront successivement mis en service, à partir de 1952, et pourront fournir 1,6 milliard de kWh/an, chiffre qui sera porté à 2 milliards par l'installation des deux derniers groupes.
L'évacuation de l'énergie est assurée par un poste de transformation situé à 500 m. à l'ouest de l'usine, et équipé de deux transformateurs 10.500/60.000 V (de chacun 50.000 kVA (énergie destinée à la S.N.C.F.) et de 4 transformateurs 10.500-200.000 V alimentant le réseau général. Eventuellement, un dernier transformateur de secours, de 100.000 kVA à trois tensions (10.500 V, 150.000 V, 220.000 V) permettra l'interconnexion entre les divers réseaux.


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:20

page 202


- Le barrage de Norris Dam, dans la « Tennessee Valley », a donné naissance à un vaste lac fort apprécié des touristes qui peuvent y nager, y pêcher et s'y livrer au plaisir de la voile. Des parcs ont été aménagés sur ses rives d'un développement total de plus de 1.000 kilomètres.

UNE  EXPERIENCE-PILOTE  AUX  U.S.A.
LA "TENNESSEE VALLEY AUTHORITY"


L'ŒUVRE qu'entreprend la France au Maroc dans le domaine de l'hydraulique suscite parfois des commentaires réticents ou franchement hostiles. Les motifs de ces réserves ou de ce refus sont nombreux et notre propos n'est pas, ici, de nous attarder à énumérer et à réfuter des objections qui tomberont d'elles-mêmes prochainement. Nous voulons simplement établir une espèce de parallèle entre l'ensemble de l'œuvre entreprise au Maroc et une tâche à peine achevée aux Etats-Unis qui, elle aussi, au moment de sa conception et dans le cours de sa réalisation suscita maintes critiques.
C'est en pensant à cette période difficile de l'existence de la célèbre « Tennessee Valley Authority » et aux résultats éblouissants qui ont suivi la réalisation de ce gigantesque plan que nous consacrons une place dans notre ouvrage à l'œuvre américaine, préfiguration de ce que la France réalise en ce moment au Maroc, particulièrement dans ce que l'on a pu appeler le complexe de l'Oued El Abid.

1933 : ANNÉE ZERO
Avant 1933 une partie importante des Etats du Tennessee, Kentucky, Virginie, Alabama, Géorgie, Caroline du Nord et Mississipi (soit un peu moins en superficie que la Grande-Bretagne), se dépeuplait peu à peu, et les cinq millions d'habitants de ces régions devaient se contenter d'un standard de vie très faible. Des rivières nombreuses, la Tennessee et ses affluents notamment, inondaient périodiquement un sol dont la richesse s'en allait à chaque crue. Les récoltes étaient mauvaises et incertaines, les hommes vivaient mal et si l'on veut un exemple précis du retard de cette région par rapport à d'autres : 98 % des fermes n'avaient pas l'électricité.
La crise terrible de 1929 et l'obligation dans laquelle le gouvernement se trouvait de donner du travail à de nombreux chômeurs, la nécessité de donner de l'eau et de la lumière à ceux qui en manquaient amenèrent le Président Roosevelt à signer la loi créant et organisant la « Tennessee Valley Authority » le 18 mai 1933.
C'est avec un mélange de scepticisme, d'espoir et d'appréhension que fut accueillie cette décision du Président Roosevelt dont l'ambition paraissait démesurée à ceux auxquels la T.V.A. voulait porter aide, tandis que le rôle de l'Etat se substituant à l'entreprise privée causait des inquiétudes à de nombreux autres Américains.
Le 16 juin 1933, les trois directeurs de la T.V.A. étaient désignés :.Dr. Arthur E. Morgan, Dr. Harcourt A. Morgan et David E. Lilienthal qui devait, plus tard, devenir président de la Commission Américaine de l'Energie Atomique.
En juin 1933 toujours, 45 hommes étaient employés par la T.V.A. et un an après déjà, les bordereaux portaient le nom de 9.173 ouvriers et employés.

UN PROGRAMME AMBITIEUX
Le programme de la T.V.A. comprenait le développement de la production et l'extension de la distribution de l'électricité hydraulique ; le contrôle des eaux ; l'amélioration de la navigation ; la production près des lieux d'utilisation des engrais chimiques ; la restauration des sols et la prévention des différentes érosions ; le reboisement et, enfin, couronnant l'ensemble, des études et applications de méthodes nouvelles de production agricole et industrielle.
Vingt-six barrages au total ont été aménagés. Le premier, le « Cherokee Dam », permettait aux ingénieurs et aux ouvriers de battre le record mondial de la rapidité de construction en seize mois. Quelque temps après le record même était battu à l'occasion de la construction du « Douglas Dam » achevé, lui, en douze mois.
Le travail entrepris sous la férule de la T.V.A. était bientôt suivi avec enthousiasme par les Américains qui participaient réellement à cette course contre la misère : plus de mille visiteurs par jour se pressaient sur les chantiers de la T.V.A. conduits par des guides installés aux abords des barrages.
Un canal de près de 1.000 kilomètres de long allant de Pa ducah dans le Kentucky à Knoxville, draine maintenant une partie importante du trafic qui traverse cette région.
L'ensemble des centrales envoie du courant à 140 postes qui distribuent l'électricité à plus de 650.000 maisons, fermes et usines. En 1940, quatre milliards de kWh sortaient des usines de la T.V.A. ; en 1945 le chiffre atteignait douze milliards cinq cent millions, et 16 milliards de kWh en 1949. C'est d'ailleurs l'utilisation de cette énergie abondante et peu coûteuse qui a permis le développement de la grande industrie atomique américaine dans ces dernières années.
En soixante ans, compte tenu d'un intérêt de 2 % représentant le bénéfice net, l'ensemble des investissements de la T.V.A. seront remboursés.
La mise en eau des barrages a permis la création de centres touristiques importants dans une région jusqu'à présent fort déshéritée et les 240.000 hectares de lacs artificiels bordés maintenant de nombreux hôtels et de magnifiques stations estivales donnent chaque année des milliers de tonnes d'excellent poisson.
La T.V.A. est un tout inséparable dont le succès laisse bien augurer des œuvres analogues entreprises sur une échelle parfois moindre dans le monde entier.
Nous avons dit plus haut que la France, elle aussi a entrepris dans le cours du Rhône, une œuvre gigantesque qui tend à améliorer la navigabilité du fleuve, à améliorer les ressources en électricité de la France et, accessoirement., à compléter l'œuvre d'irrigation entreprise dans la vallée.
C'est seulement parce que la T.V.A. a terminé l'essentiel de son travail que nous avons dû aller chercher outre-Atlantique la preuve d'une réussite que personne aujourd'hui ne conteste.


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:20

page 203


- Au barrage d'Hiwassee, dans la « Tennessee Valley », une grue de 275 tonnes assure le déplacement des pièces lourdes des générateurs. Elle soulève le couvercle circulaire, placé à ses pieds, puis le rotor, la roue hydraulique ou toute autre partie, et les transporte à l'atelier de réparation en glissant sur ses rails.

Cette réussite se traduit notamment par la diminution du prix de kilowatt-heure, la politique de la Tennessee Valley Authority ayant stimulé les Compagnies productrices d'électricité de la vallée ou des régions voisines. C'est ainsi que de 1933 à 1941, le prix moyen du kilowatt-heure fourni par la « U. S. Entire Industry » passait de 5 cents 49 à 3 cents 73, celui de la « Alabama Power C° » de 4,62 à 2,73 et celui de la « Birmingham Electric C° » de 5,92 à 2,75.
Quant au prix du kilowatt-heure de la « Tennessee Vallev Authority il était en 1937 de 1,83, montait en 1939 à 2,16 pour redescendre en 1941, à 2,05.
Nous croyons intéressant de donner ci-dessous, afin de souligner l'importance de la rivière Tennessee, le tonnage transporté sur son cours de 1932 à 1941 (en millions de tonnes) : 1933 : 0,74 — 1934 : 0,94 — 1935 . 1,89 — 1936 . 2,16 — 1937 : 1,37 — 1938 : 1,06 — 1939 : 1,11 — 1940 : 2,16 — 1941 : 3,09.
Ainsi la « Tennessee Valley Authority » a favorisé grandement la navigation fluviale, cependant qu'elle assurait la restauration des sols et le reboisement.
Cent cinquante millions d'arbres ont été, en effet, plantés par la T. V. A.
Cette « expérience-pilote » a donné ses fruits. Elle a sauvé de la misère plusieurs millions d'habitants., elle a valorisé une terre déshéritée, elle a amélioré les conditions du commerce et de l'industrie. A une échelle plus modeste, les travaux entrepris par les Français au Maroc apporteront, eux aussi, bien-être et prospérité à des populations entières.
Les grands travaux d'hydraulique et d'électricité dont nous avons donné un aperçu dans cet ouvrage, contribuent au développement de la productivité du pays et à l'évolution normale de tout un peuple vers le modernisme. Ils ne sont qu'un des aspects du rôle de tuteur que s'est donné la France en prenant sous sa protection l'Empire chérifien.
Après la réalisation du programme de grands travaux en cours, 400.000 hectares seront soumis à une irrigation intensive, la superficie totale des cultures irriguées devant être très supérieure, et plus de 60 % de la production de l'énergie électrique sera d'origine hydraulique.
Ce sont là des résultats d'autant plus beaux que la France et le Gouvernement chérifien n'ont pu achever la pacification du pays qu'en 1934 et que l'œuvre française au Maroc fut entravée par deux guerres mondiales.
Cette œuvre est loin d'être achevée, mais les réalisations françaises sont inscrites dans le paysage. Elles ne s'effaceront pas.


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:21

page 204


Nous dédions cet ouvrage à ceux qui doutent de la France

Vivante, créatrice, humaine et généreuse, la France d'aujourd'hui ne trahit pas celle d'hier. L'œuvre qu'elle poursuit au Maroc, dans l'incertitude des lendemains, marquera pour longtemps les hommes et es pierres.
Pour ce pays où tout était à faire, des Français sont morts et meurent encore : soldats, mais aussi médecins, professeurs, bâtisseurs... D'autres Français, nombreux, viennent combler les vides, attirés par le goût du risque et l'esprit d'entreprise. Cet album ne représente qu'une infime partie de leur action.
LES  EDITEURS.

La Direction des Editions Fontana remercie tout particulièrement :

Le CABINET CIVIL et le SERVICE de l'INFORMATION, la Direction des TRAVAUX PUBLICS, la Circonscription de l'HYDRAULIQUE et de l'ELECTRICITE, MM. les Ingénieurs des Arrondissements, le Service de la MISE EN VALEUR et du GENIE RURAL, le CENTRE D'ETUDES HYCRO - GEOLOGIQUES, le BUREAU DES Rh-CHERCHES ET PARTICIPATIONS MINIERES, l'OFFICE DE L'IRRIGATION AUX BENI AMIR - BENI MOUSSA, l'OFFICE CHERIFIEN DES PHOSPHATES, la Direction des CHEMINS DE FER MAROCAINS, les CHAMBRES d'AGRICULTURE, la Direction et MM. les Ingénieurs de l'ENERGIE ELECTRIQUE DU MAROC, la Direction et MM. les Ingénieurs de la SOCIETE MAROCAINE DE DISTRIBUTION D'EAU ET D'ELECTRICITE, la Circonscription de l'Hydraulique du GOUVERNEMENT GENERAL de l'ALGERIE, la COMPAGNIE NATIONALE DU RHONE et le CENTRE DE DOCUMENTATION AMERICAIN de Casablanca, ainsi que
Les  Sociétés  et  Entreprises,
qui ont bien voulu participer à la préparation ou à la mise au point de cet ouvrage en fournissant la documentation nécessaire et en guidant ses collaborateurs de leurs conseils.
ELLE EXPRIME EGALEMENT SA GRATITUDE AUX PERSONNALITES QUI ONT ACCEPTE DE SIGNER DES ARTICLES DANS CETTE PUBLICATION.

Ont collaboré à cet  ouvrage :

Pour  les   illustrations   :
Les Services de Documentation du Bureau de la Presse et MM. BELIN, DOMER-GUE-LAGARDE FLANDRIN, GILLOT, J. CELLARD, HAYVEL, MARTI, Ph. MON-CHANIN PERRICHON, VERDY, la Maison AGRICOLAVIA et les STUDIOS du SOUISSI.
Pour  les clichés   :
LAGARDERE & FOISSAC la PHOTOGRAVURE FRANCO-MAROCAINE et la PHOTOGRAVURE NOUVELLE.
Pour les dessins et réalisations publicitaires   :
MM. MARCOU, PHILIPPE,  RAS et SEJOURNE.
Présentation extérieure   :
RELIURE  FARRAIRE.
La   photographie de  16 couverture est de M. Jacques BELIN.
La   présentation du  Sommaire est de M. André  RAS.
Réalisations  techniques   et  artistiques
MM.  Denis  DELROISSE,  André  RATEL et Yvon JALABERT.
Rédaction : MM. Bruno LAVERGNE, Jacques JESSEL, Raymond LAURIAC et Robert HANTZBERG.



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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:22

page 205


TABLE ANALYTIQUE ET  RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS

ENCARTS EN COULEURS  :
Société Fénié — Banque Nationale pour le Commerce et l'Industrie — Astral Celluco — Etablissements Louis Guillaud et de — Société Marocaine Jacqueau, Berjon-neau et de — Société Colas du Maroc — M.A.N. (matériel portuaire) — Etablissements Louis Vautrin — Société Marocaine des Grands Travaux de l'Est — M.A.N. (moteurs Diesel) — S.P.I.E. (Société Parisienne pour l'Industrie Electrique) — Société Marocaine des Automobiles Renault — M.A.N. (équipement hydraulique) — SOCOPIM, Etablissements Clausse.
PAGES 1 A 8  :
C.A.D.E.X. (Compagnie Africaine des Explosifs) — Etablissements Schwartz Hautmont — C.I.V.O.R.O. (Compagnie Industrielle des Volets Roulants) — S.T.I.C. (Société Technique et Industrielle de Constructions) — Etablissements Paul Gautier — Fonderie des Tabors (Ets Balayer) — Société Marocaine des Entreprises Vande-walle et Guillemant — Lûbecker Gesellschaft (Ets Jean Chaigneau) — Etablissements Claude Bonnier — Comptoir Métallurgique du Maroc — Ingersoll-Rand (Etablissements E. Peggary).

Sommaire..........9
Entreprise Quillery — Etablissements Neyrpic.

Hydraulique et Electricité au Maroc, par M. Georges GIRARD, Directeur des Travaux Publics au Maroc..........13
Forges et Ateliers de Jeumont — SOMAG (Ets Magri)

Les   travaux   hydrauliques   des  Romains  en  Afrique  du Nord
par R. Thouvenot, Inspecteur des Antiquités au Maroc..........17

Le régime juridique des eaux au Maroc, par A. Sonnier, Docteur en Droit, Administrateur civil, Sous-Directeur à la Direction des Travaux Publics au Maroc - La législation - Les coutumes locales - Les Associations syndicales agricoles privilégiées - Renseignements statistiques - Index chronologique des textes formant code des eaux au Maroc..........19
Société Marocaine d'Assurances.

Le Pain de Barbarie, un film marocain sur l'irrigation..........23

Pour  comprendre  l'Hydraulique   au  Maroc..........27
Solétanche (entreprise de fondations et travaux hydrauliques).

Vingt-cinq ans d'efforts - La production annuelle des usines hydro-électriques..........31
Ateliers Neyret Beylier.

Le complexe hydraulique de l'Oued El Abid - Une visite aux chantiers : Bin el Ouidane, Aït Ouarda, Talaat N'Tadout, Afourer - Caractéristiques des ouvrages -La pelle Conway au travail - Le problème des transports pour l'approvisionnement des chantiers - Le complexe hydraulique de l'oued el Abid et ses incidences - Un système de télécommunication vraiment moderne : le multiplex radio-électrique - La liaison Afourer-Bin el Ouidane - Le Génissiat marocain..........33
Macomex — Entreprise Fougerolle pour travaux publics — Ernault Thomazeau, Petolat-Maroc — Game (Blaw-Knox, Press-weld, Echafaudages Chartron et Poulain, Compresseurs Randupson) — AFRA (Seali-thor) — Société Râteau — Société Marocaine des Entreprises Gagneraud — Comptoir des Mines — Société Générale d'Entreprises.
L'aménagement de l'Oum Er Rebia - L'usine hydro-électrique de Kasba Zidania - Le barrage d'Im Fout - Les caractéristique de l'ouvrage - Une visite à Im Fout - La réalisation difficultueuse d'une œuvre simple - L'usine provisoire et l'usine définitive - Le barrage de Daourat : Daourat-City - Le barrage-usine - Les caractéristiques du barrage - L'équipement de l'usine - Le barrage de Si Saïd Machou : un barrage sans prétention - L'usine - Son rôle dans l'ensemble - A propos du « Blondin »..........53
SIF (Société Chérifienne Sondages, Injections, Forages) — C.I.T.R.A. (Entreprises Schneider) — Compagnie de Vives-Lille — Somater — Etablissements L. Bérenger (matériel de travaux publics).

Le barrage d'El Kansera..........69
Applevage — Electro-câble.

Le barrage sur l'Oued NTis : Lalla Takerkoust..........71
Les usines hydro-électriques de Fès-Amont et de Fès-Aval - L'usine de Meknès - Quelques projets del'équipement hydro-électrique ..........72

Les installations thermo-électriques - L'usine des Roches-Noires Nord - L'usine des Roches-Noires Sud - les aménagements techniques - La prise d'eau à la mer - Sur les chantiers de l'usine Sud - L'usine d'Oujda - La centrale de Petitjean - La centrale d'Agadir - Les usines de secours..........75
Société Marocaine des Entreprises Truchetet, Tansini et A. Dodin — SOMAICO (Atlas Diesel) — Alsthom — Société S.O.C.A.E.L. — Société Nord-Maroc — Babcock et Wilcox-Maroc.

L'exploitation de l'énergie électrique - Le poste central de répartition - Les lignes 150.000 volts - Le poste de transformation de Casablanca-Tit Mellil - Le poste de Fès el Ouali - Le poste d'Oujda - Les réseaux 60.000 et 22.000 volts - L'électrification rurale..........94
Société Chérifienne des Produ'ts Manufacturés — Energie Electrique du Maroc.

La distribution de l'électricité dans les grands centres urbains - Casablanca : poste de Camiran - Rabat : poste de l'Aguedal - L'électrification des C. F. M. - Equipement des lignes - Le parc traction - Les nouveaux aménagements ..........99
T.P.S. (Travaux et Procédés Spéciaux) — Forclum, Marfle — C-C.E.E. (Compagnie Chérifienne d'Entreprise Electrique) — C.G.E. Maroc — Société Marocaine de Constructions Métalliques (Anciens Etablissements J. Barbier) — T.L.H., Tréfileries et Laminoirs du Havre (Unimaroc) — Afri-Bois — Getifa (Groupement des Entreprises du Tunnel d'Im Fout Amont) — Société Adour-Sebou — Briffe et de — A.E.T.C.O. (pneus Good Year).

L'eau et les hommes aux Béni Amir - Béni Moussa, par C. Tallec, Contrôleur Civil, Chef de Région, Directeur de l'Office d'Irrigation.......... 111

L'Office de l'Irrigation aux Béni Amir - Béni Moussa : Aperçu historique, géographique et économique - Mission de l'Office - Organisation de l'Office - Mirages et réalités : le périmètre des Béni Amir - La production agricole - Le remembrement aux Béni Amir - Le périmètre des Béni Moussa - L'exécution du revêtement des canaux principaux 113
SATPAN — Stanislas Jullien — Etablissements Henry Hamelle — GAME (Procédés Techniques de Constructions) — ETO (Entreprise de Constructions et Travaux du Maroc — SOCOMAN — S-M.C.R.R. — T.M.G.C. (Travaux Marocains de Génie Civil) — SAMI (Société d'Applications Mécaniques et Industrielles).



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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 4 Déc - 8:23

page 206


Les travaux en cours - Une expérience intéressante : le revêtement bitumineux - L'exécution de la prise13 - La construction des canaux secondaires..........129

Le tunnel d'Im Fout et les Abda Doukkala : Les études préliminaires - Un tunnel de 17 km. - Le périmètre proprement dit - Des projets aux réalisations -
Sur les chantiers du tunnel - Getifa-ville - Les chantiers tête amont, de l'oued Zinoun, de l'oued Défia, T.M.G.C., les travaux souterrains..........137
Les Travaux Souterrains — Société EIMCO (Etablissements E. Peggary).

Le périmètre de Sidi Slimane..........146

L'assainissement du Gharb : La rive droite du Sebou - Le mécanisme des inondations - Drainage par gravité - Contre les inondations du Sebou - Les travaux - Description sommaire des aménagements - La rive gauche du Sebou..........148

Les cultures dans le Gharb : Les agrumes, le riz, le tabac, la vigne, les cultures maraîchères irriguées, l'élevage, les cultures non irriguées, légumineuses, plantes industrielles, plantes à parfum, forêts..........153
Dragages et Entreprises Marocaines (Ligonnet et de) — O.C.E. (Office Chérifien de Contrôle et d'Exportation) — EMIC (Entreprise Marocaine d'Irrigations et de Canalisations).

L'aménagement de la Moulouya : Les accords franco-espagnols - Le barrage de dérivation et de compensation de Mechra Homadi - Le périmètre des Triffa -
Les réalisations..........156
SOMETAS — Compagnie Marocaine Joy — Etablissements L. B-erenger (Koehring).

Le périmètre du N'Fis -  Les Sgarna  -  Les petits périmètres..........160

Le Massa inférieur et son barrage souterrain : Les périmètres cultivables - L'ouvrage de dérivation - Laprise d'eau..........161
Etablissements Fourré et Rhodes.

Les eaux souterraines et l'agriculture : La recherche des eaux profondes - Des points d'eau pour les troupeaux - Les forages dans les Hauts-Plateaux - Dans la région de Fès - Dans la région de Meknès - Dans la région de Marrakech - L'irrigation par les eaux souterraines..........165
FIDEM (Fournitures Industrielles d'Entreprises et de
Mines).

Le Service de la défense et de la conservation des sols : L'œuvre algérienne  -  La  situation au Maroc  -  Les moyens de lutte  contre l'érosion..........169

L'eau et les villes...........171

L'amenée à Casablanca des eaux de l'Oum Er Rebia  : bases du projet - Les principaux ouvrages - La station de pompage - La station d'épuration - La
conduite proprement dite - Le bassin de compensation et le fonctionnement de l'adduction - Les installations de Casablanca..........172
Aquazur Maroc (Procédés Degrémont) — Société des Tuyaux Borniez.

L'alimentation en eau de Safi : Le captage de l'Aïn Rhor - La galerie d'amenée - Le captage de l'A'ïn Tameï - Installation provisoire et installation définitive - Le chargement des déblais résolus par Eimco..........185

Une cité qui grandit demande de l'eau - Comment sera assurée l'alimentation de Khouribga : La situation du problème - Le barrage de l'oued Zemrane - L'installation de traitement des eaux..........189
ACFI Maroc   —   Boussiron   —   Office Chérifien des Phosphates.

Les   jeux   de   barres   en   aluminium   des   Centrales   d'Im Fout et d'Afourer..........193
Permo Maroc, Puech-Chabal.

Etudes comparatives - Réalisations algériennes - L'équipement hydro-électrique de la France de 1946 à 1951
- Une expérience pilote aux U. S. A. « Tennessee Valley Authority »...............








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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 11 Déc - 10:53

Pubs page 1

PUBLICITÉS des premières pages transférées.









- Société FÉNIÉ, Casablanca.



- B.N.C.I., Banque Nationale pour le Commerce et l'Industrie.



- Astral cellulo, Casablanca.



- Ets Louis GUILLAUD & Cie, Casablanca.



- Société Marocaine BERJONNEAU & CIE, Casablanca.
- Société COLAS du Maroc, Casablanca.




- M.A.N., Casablanca.
- Publicité - Edition FONTANA-MAROC, Casablanca.


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 11 Déc - 11:15

Publicités page 2


- Ets. Louis VAUTRIN, Casablanca.



- Société Marocaine des Grands Travaux de l'Est, Casablanca.



- M.A.N., moteurs diesels, Jean CHAIGNEAU & Cie, Casablanca.
- S.P.I.E., Société Parisienne pour l'Industrie Electronique, Casablanca.




- RENAULT Maroc.



- M.A.N., Constructions Métalliques pour Travaux Hydrauliques, Jean CHAIGNEAU & Cie, Casablanca.



- SOCOPIM, Société Commerciale pour l'Industrie au Maroc, Casablanca.
- Ets. R. CLAUSSE, Casablanca.


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MessageSujet: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   Jeu 11 Déc - 11:37

Publicités page 3


- Cie Africaine des Explosifs, Casablanca.



- Cie Africaine des Ateliers de Construction SCHWARTZ-HAUTMONT, Casablanca.
- CIVORO, Casablanca.




- S.T.I.C., Société Technique et Industrielle de Construction, Sidi-Abderahman.



- Ets Paul GAUTIER & Cie, Casablanca.
- Fonderie des Tabors, Ets. BALAYER Frères.




- Société Marocaine des Entreprises VANDAWALLE et GUILLEMANT, Casablanca.



- LUBECKER, Société Jean CHAIGNEAU, Casablanca.
- La Société Marocaine Claude BONNIER, Casablanca.




- Comptoir Metallurgique du Maroc, Casablanca.



- Ets E. PEGGARY, Casablanca.



******************************

FIN de la revue

"L’HYDRAULIQUE ET L'ELECTRICITÉ AU MAROC"

Editions Fontana.
Casablanca

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MessageSujet: Re: L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.   

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L'Hydraulique et l'Electricité au MAROC.
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