Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 MAROC 1950

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:14

page 54
...............Vue partielle des Ateliers......................Matériel pour tissage métallique (Photo Prandino)

... / ... cotton, rayon or glass silk. Secondly come the two repair workshops for motors and transformers. In. the same building there is another work shop, with a quite-different function, the wire-weaving shop which produces many different sorts of wire-netting : mosquito netting, and netting for sifting and screening purposes, in brass or galvanised steel.
Thus the factory is ready to adapt itself quickly to all Moroccan economic needs and later will be able to supply all that may be required. No conclusions are necessary, for all conclusions drawn imply an end achieved. This would be contrary to the whole purpose of this industry for the C.G.E. MAROC looks essentially towards progress and the future.


Cette usine n'a rien de comparable à la première : les ouvriers en sont plus nombreux, les machines plus nombreuses également et plus complexes. Elle est destinée à la réparation des appareils électriques, moteurs et transformateurs.
Les machines et l'outillage ont été dimensionnés pour permettre la réalisation de travaux importants : moteurs électriques à courant alternatif ou continu jusqu'à 500 CV. et 5.500 volts, transformateurs jusqu'à 1.000 kilowatts et 60.000 volts.
Il serait trop long de détailler les fonctions de chaque atelier et le but des machines que l'on y trouve. On peut cependant discerner dans l'ensemble trois activités parallèles : tout d'abord un atelier de guipage où 8 machines perfectionnées recouvrent les fils de cuivre nu d'une ou deux couches de coton, rayonne ou soie de verre, préparant ainsi la matière première nécessaire aux ateliers de réparation proprement dits. Ceux-ci sont au nombre de deux : Un pour les moteurs et un pour les transformateurs. Chacun d'eux est décomposé en plusieurs sections correspondant aux différents stades d'une réparation :
— Réparation mécanique ;
— Bobinage au tour des sections ou des galettes ;
— Montage sur la machine des éléments ainsi préparés ;
— Séchage et imprégnation sous vide de ces éléments ou de la machine bobinée.
A la sortie de chaque atelier les machines remises en état se retrouvent à une plateforme d'essai parfaitement équipée. Chaque appareil y est essayé sous la surveillance d'un Ingénieur de plateforme suivant les normes TJ.S.E. (Union des Syndicats d'Electricité) et est doté de sa fiche d'essai personnelle.
Les essais les plus divers sont possibles, pour les moteurs (à vide ou en charge, avec dynamo-frein ou par génératrice), et pour les transformateurs (essais à vide de surtension de rigidité diélectrique).
Les bureaux d'études, de dessins, de planning ne sont pas dans l'atelier même mais dans un bâtiment annexe ; ingénieurs et dessinateurs peuvent ainsi travailler dans le calme nécessaire.

Dans le même bâtiment un autre atelier a une activité entièrement différente : c'est l'atelier de tissage métallique d'où sortent des types de toile très diverses : toiles moustiquaires, toiles de tamisage, toiles de criblage, etc... en laiton ou en acier galvanisé.
Les machines à tisser qui meublent cet atelier ressemblent à s'y méprendre à des machines textiles. Les termes techniques sont d'ailleurs les mêmes et l'on prépare à part l'ourdissage de la pièce dont la trame est ensuite tissée sur le métier par une navette. Autre analogie : ces métiers sont la plupart du temps conduits par des femmes ou des jeunes garçons.

Comme on peut s'en rendre compte, le processus des différentes fabrications suit un plan parfaitement logique et l'ouvrier qui bobine un moteur — puisque c'est là une des fins principales — utilise le fil de cuivre tréfilé, guipé et éventuellement imprégné pour cette utilisation déterminée dans les ateliers précédents. De ce plan ordonné découle une grande souplesse de fonctionnement permettant aux usines de satisfaire à n'importe quelle demande.
Un autre point essentiel se dégage également de cette visite : ces usines sont construites sur le plan marocain et leur production actuelle correspond aux besoins du Maroc d'aujourd'hui. Mais la foi de leurs créateurs dans les destinées du Maroc a donné aux constructions une orientation vers l'avenir : l'emplacement et la forme des bâtiments, la disposition des installations est prévue pour une extension rapide pour laquelle tous les plans sont d'ailleurs prêts.
L'usine est donc prête à s'adapter très rapidement aux besoins futurs de l'économie marocaine et pourra répondre plus tard à tout ce que l'on exigera d'elle.

D'une façon générale, un instrument — même s'il est parfait — n'a que la valeur de la main qui l'emploie ; et le personnel — du Directeur à l'apprenti — est bien celui qui convient à l'ampleur de la construction et de la technique.
Les cadres sont jeunes. Ingénieurs, contremaîtres, chefs d'équipe, viennent pour la plupart des Usines Françaises spécialisées où chacun a appris son métier :
— La Société Savoisienne de Constructions Electriques ;
— Les Ateliers d'Orléans ;
— Les Câbles de Lyon... dont ils possèdent la technique. Les ouvriers recrutés sur place sont formés peu à peu par les Contremaîtres.
Une Ecole d'apprentissage fonctionne d'ailleurs depuis le démarrage de l'usine et forme en quelques mois, par une méthode qui a fait ses preuves, de jeunes Européens Marocains sélectionnés ; elle en fait de véritables petits ouvriers susceptibles d'être orientés immédiatement et de devenir des spécialistes de valeur.
L'esprit d'équipe qui anime tout le monde y est encore fortifié par les réalisations sociales, celles déjà effectives (vestiaires, douches, service social) et celles en cours qui transformeront sous peu ces bâtiments industriels en une véritable cité-jardin.

Il est inutile de conclure, ce qui serait d'ailleurs en contradiction avec l'esprit même de ces réalisations : toute conclusion implique en effet une fin. Bien au contraire, par toute son action, la C.G.E. MAROC est tournée vers le progrès et vers l'avenir.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:16

page 54 b
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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:17

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SOCALI Société Chérifienne de Conserves Alimentaires. Safi.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:19

page 55


SAFI, porte du Sud

Safi peut être considérée sans nul doute, sinon comme la plus ancienne, du moins comme l'une des plus antiques cités du Maroc et, très probablement comme le plus vieux des ports de l'Empire Chérifien.
La Capitale des Abda, à l'abri de sa ceinture de puissantes fortifications portugaises que domine, symbole de la reconquête berbère, la puissante citadelle Saadienne de la Kechla et que protège, tel un dogue accroupi au bord de l'Océan, le fameux Château de la Mer, constitue un ensemble artistique d'une inexprimable beauté. Riche des souvenirs de deux civilisations, Lusitanienne et Arabe, la ville se situe dans un décor unique au monde de luminosité et de grandeur. La côte, vers la Grande Falaise et jusqu'à Oualidia, est un enchantement. Au sud, elle se découpe en baies pittoresques, enserrant des plages de sable blond d'un charme pénétrant.
L'arrière pays, riche en monuments historiques comptant parmi les plus beaux du Maroc, tels Souira Quédima, la Casbah Ben Hamidou, Dar Si Aïssa et tant d'autres encore, est une révélation pour les admirateurs de ce vieux Maroc historique si cher, à juste titre, à Monsieur Charles Penz.
Site, climat, lumière, douceur des couchers du soleil, splendeur des embrasements de l'été sur les fauves collines proches, végétation Canarienne et subtropicale de la Grande Falaise, dégringolade des blanches casbahs égrenées aux flancs de la Médina, monuments grandioses, mer de saphir, tout concourt à donner à Safi et à sa région un inégalable cachet artistique, sans égal sur toute l'étendue des côtes Marocaines.

LE PORT DE SAFI

Détail que bien des personnes ignorent, même au Maroc, le plan général du Port de San est le même, à l'échelle s'entend, que celui du Port de Casablanca. Une grande jetée, de 1.450 mètres, orientée Sud-Nord, protège la rade contre les houles de l'Ouest cependant qu'une jetée transversale de 525 mètres délimite provisoirement un plan d'eau d'une superficie de 40 hectares.
LE PORT DE PECHE, actuellement en voie d'agrandissement, couvre une superficie de 2 ha, qui sera portée dans un très bref délai à 6 h. 5, amélioration insuffisante en raison de l'augmentation constante de la flottille des sardiniers de San. Actuellement, 21 chalutiers, dont la « Ville-de-Safi », qui jauge 165 tonnes, 61 sardiniers et 208 palanquiers et ligneurs, d'un tonnage global de 2.420 tonnes et dont les équipages atteignent ... / ...

SAFI ENTRANCE OF THE SOUTH
This it no doubt at all thai Safi may be considered, if not as the oldest, at least as one of ancient cities of Morocco, and probably as the oldest port of the Moroccan Empire. Situation, climate, light, the delicate tints of the sunset, the summer sky aglow over the nearby lawny-coloured hills, the Canary-type and sub-tropical vegetation of the great Cliff, the tumble of white casbahs scattered over the hillsides of the Medina, the grandeur of the monuments, the sapphire blue of the sea, all combine to mark this region as an unequalled beauty spot for artists, unique along the Moroccan coast.
The functions of Safi are threefold. First comes agriculture for we are in the capital of the Abda, with a soil specially suited to the growing of barley, hard wheat, ordinary wheat, maize and in particular chick-peas, which will under go enormous development through the nearness of the irrigation water of Oum-Er-Rebia, canalized from the dam of Im-Foui. A total of 570.000 acres will be under cultivation. Second in importance are phosphates. The exploitation, strictly speaking, of the phosphate deposits of Louis-Gentil, dates from 1932 with, at that time, the forwarding and the embarking of products through the port of Casablanca. This arrangement caused many inconveniences. In 1936 the railway line from Louis-Gentil to Safi, being completed, the loading into ships took place in the port of Safi, which was granted modern installations for the purpose. Thirdly come the industrial activities of Safi. Nobody can be ignorant of the fact that Safi is the principal sardine-fishing port in the world. The waters thai wash its coast contain an incredible quantity of fish, sardines in particular. Thanks to these huge water pockets with a constant temperature of 14° centigrade, sardines literally teem around the coasts and provide wonderful catches. In addition the fantastically quick development of the fish-canning factories of Safi since 1944, have made this industry the key to the economy of the city.
THE FISH-CANNING INDUSTRY : This industry is at the root of the amazing growth of Safi, a development that has outstripped eve thai of the famous mushroom towns on the other side of the Atlantic. Let us turn to the facts ; in 1927 only one fish-canning factory existed.
... / ...



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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:20

page 56
...........La colline des potiers.....................................Vue du Djorf El Youdi

In 1932 there were only two ; in 1934 there were more than 8, in 1937, 12, and 14 on the eve of the Second World War. The conflict did not put a stop to them, and in spite of a certain slowing-up, 16 factories were already in working order in 1942 and 19 in 1944. After the Armistice, the speed again increased, 23 factories in 1946, 38 in 1947, 45 in 1948 ; there were more than 50 in 1949. Of course this is without counting the salting yards and other closely-allied industries which, if they were included in this statement, would bring the number of establishments handling fish up to 70.
Until the end of 1948, because of the lack of raw materials, oil and especially tin sheeting for cans, the factories of Safi were far from being in full working order. But for the fishing season 1948-49, oil having been distributed in sufficient quantity, and the importation of tin sheeting having considerably increased, thanks to ihe efforts of the canning authorities especially Mr IM-BERTI, The President and the Government, ihe ouput will be about 650.000 cases. It is to be hoped that, from now on, no difficulty will arise to slow down the production of these factories. Powerfully equipped, with ultra-modern material, they could easily send out 1 million cases per year, which represent the handling of 30.000 ions of fresh sardines.
FISH OIL AND MEAL : are by-products extracted from the fish waste (heads, guts, green, spoilt or undersized fish) which will soon prove to be very profitable.
TEXTILE INDUSTRIES : On the 30 th of May 1949 the fine factory of the Moroccan textile Company, a branch of the Comptoir Linier, was opened. The factory in Safi, specialised in ihe weaving of long vegetable fibres (jute, hemp flax), has been built 2 1/2 kms to the south of Safi, quite near to ihe station, to which it is directly joined by a private railway line.
VEGETABLE FIBRE : the dwarf-palm, commonly called « doum » is found in plenty to ihe Souih-Easl and East-South of Safi. Among the more important factories handling vegetable fibre, obtained by combing fresh dwarf-palm leaves, is thai of the SABI at Djorf El Joudi, 17 kms to the South of Safi, employing 150 workmen and equipped with extremely modern, improved material.
THE POTTERIES : Under the excellent influence of Mr LAMALI, ihe thousand-year - old pottery industry of Safi has recovered, in the course of the last 30 years, all its ancient glory. Thanks to him, a hundred artisans, almost all of them his pupils, are grouped together in a prosperous corporation that, even in the most humble manufactures add to ihe smallest articles, thai, simple traditional touch beautiful and impressive.
Let us also point out ihe production of the Lake Zima and that of ihe Oualidia lagoons on the coast road between Safi and Mazagan.
The gypsum in ihe neighbourhood of Safi is of a particularly pure quality (98,72 %) Its exploitation has jusi begun.



... / ... le chiffre de 1.677 marins (situation au 15 juillet 1949) s'entassent dans un espace dangereusement réduit, où ils ne disposent que d'un quai de 150 mètres et de 5 cales de débarquement de poisson.
Une fois le môle en construction complètement terminé, les quais dépasseront 500 mètres de longueur et 10 cales de débarquement seront à la disposition des pêcheurs. De plus, une nouvelle halle aux poissons, beaucoup plus importante, remplacera les bâtiments actuels qui disposent pourtant déjà d'une installation frigorifique comprenant 150 m3 de chambres isothermes et une fabrique capable de produire journellement 2 tonnes et demie de glace.
Le port de pêche de Safi est doté d'une cale de halage pour bateaux ne dépassant pas 50 tonnes et de quatre chantiers navals (constructions et réparations de coques). De nombreux ateliers mécaniques assurent dans les meilleures conditions les réparations des moteurs. Un hangar d'une superficie de 1.500 m2 permet d'entreposer tout le matériel de la flottille.

LE PORT DE COMMERCE dispose, en plus de l'équipement réservé à l'embarquement des phosphates et sur lequel nous reviendrons tout à l'heure, d'un quai de 300 m. pour le trafic général. Ce quai doit être, d'après les projets officiels, porté à 460 mètres de longueur au cours de l'année qui vient. La profondeur des bassins (côte 9) permet l'accostage normal des Liberty-Ships et de tous cargos jusqu'à 15 et 16.000 tonnes de jauge brute.
Ce quai, destiné au trafic général, possède une grue Titan de 45 tonnes, un ponton mâture de 50 tonnes, une grue flottante de 15 tonnes, 5 grues électriques de 4, 5 et 6 tonnes, de 17 mètres de portée ainsi qu'un outillage secondaire fort complet qui donne toutes possibilités de chargement et de débarquement dans les meilleures conditions. Trois voies ferrées desservent le quai en question ; 6 tracteurs et 23 remorques de 4 à 8 tonnes exécutent les transports portuaires.
15.000 mètres carrés de terre-plein, trois magasins (dont l'un de 7.000 tonnes est réservé aux céréales qui, par ailleurs, ont la possibilité d'être désinsectisées dans trois chambres d'une capacité globale de 250 tonnes) complètent un équipement dont les possibilités journalières de trafic atteignent 2.500 tonnes de marchandises. Deux remorqueurs et deux vedettes de pilotage sont à la disposition des bateaux entrant ou sortant du port.

AU QUAI DES PHOSPHATES, des installations mécanisées ont été construites sur des terre-pleins gagnés sur la mer. Elles comprennent, en premier lieu, un quai de déchargement à voies doubles normales, long de 140 mètres, sur lesquelles s'allongent en interminables convois les wagons trémies contenant 47 tonnes de phosphates chacun.
Ces derniers, hissés à l'aide de tapis roulants inclinés au sommet d'une tour de 26 mètres de hauteur, sont déversés dans une trémie en béton. De là, ils gagnent, soit le cargo à quai, grâce à des tapis de chargement, soit à l'aide d'un transporteur perpendiculaire, les emplacements de stockage où ils attendent leur embarquement. La capacité de ces emplacements est actuellement de 100.000 tonnes. Elle sera doublée dans un très proche avenir. Les transporteurs sont mis en marche par une série de moteurs électriques d'une puissance totale de 350 kw. La longueur des courroies transporteuses dépasse 3 kms 200 et leur vitesse atteint 2 m. 50 à la seconde. La capacité de ... / ...



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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:21

page 57
Les Usines COSMAR
Vue d'ensemble des Usines Amieux et Lemarchand.

... / ... chargement, pour les deux lignes du transporteur est de 1.000 tonnes à l'heure. En tenant compte des arrêts inévitables, on peut tabler sur une vitesse horaire pratique de 850 tonnes.
Le trafic moyen d'avant-guerre était de l'ordre de 400.000 tonnes dont 300.000 de phosphates à l'exportation. En 1948, celui-ci a dépassé 1 million de tonnes.
Importations : 21.000.
Exportations en tonnes : diverses 71.100, phosphates 867.600 gypse 54.600 ; total 1.003.300.

LES VOCATIONS DE SAFI

Celles-ci sont triples : agricole d'abord puisque nous sommes dans la capitale des Abda, terre d'élection en particulier de l'orge, du blé dur, du blé tendre, du maïs et des pois chi-ches, et qui va connaître un prodigieux développement du fait de la proche irrigation, par les eaux de l'Oum er Rebia canalisées depuis le barrage d'Im-Fout, de 230.000 hectares de terres de cultures.
Cette eau providentielle permettra une massive augmentation de l'élevage, des cultures industrielles (lin, ramie, coton, chanvre etc...), des fourragères, des primeurs dont Oualidia constitue déjà un centre extrêmement prospère de l'arboriculture. Les Abda deviendront rapidement l'un des plus importants greniers à céréales du Maroc.
Phosphatière : la mise en exploitation des gisements de phosphates de Louis-Gentil, en 1932, a très vite fait ressortir les graves inconvénients que présentait leur embarquement par Casablanca. Dès 1936, des expériences furent tentées et, bientôt, le port de Safi fut doté d'installations modernes lui permettant d'effectuer lui-même le chargement des phosphates.
Les exportations atteignirent 900.000 tonnes en 1948 et le million de tonnes fut certainement dépassé en 1949. Les principaux clients ont été la France (370.631 t.), le Danemark (158 mille 520 t.), l'Espagne (104.829 t.), la Hollande (97.344 t.) et l'Afrique du Sud (56.933 t.)
Il se construit, actuellement à Safi même, avec la collaboration de capitaux privés, une usine d'hyperphosphates provenant de la pulvérisation très poussée des phosphates tricalciques, rendu ainsi directement assimilables, aussi rapidement que les superphosphates et sans aucun autre traitement. L'usine, qui sera mise en service dans les prochains mois, aura une production de début de 50.000 tonnes par an.
Industrielle : Safi, nul ne l'ignore, est le premier port sardinier du monde. L'Océan qui baigne ses rivages est d'une invraisemblable richesse, en sardines particulièrement. Grâce à ses immenses poches d'eau toujours à une température constante de 14 degrés centigrades (température optimum pour les sardines), celles-ci grouillent littéralement à proximité des côtes et permettent la réalisation de pêches miraculeuses. Aussi, le fantastique développement qu'ont pris, depuis 1944, surtout, les usines de conserves de poissons à Safi a-t-il fait de cette industrie la clé de voûte de l'économie de la cité.
En 1944, le tonnage de poisson débarqué à Safi atteignait : 12.290 tonnes
en 1945 19.400 «
1946 25.272 «
1947 20.793 «
1948 23.805 «
(chiffres fournis par le Service de la Documentation Economique), soit en moyenne, presque la moitié de la pêche totale de l'ensemble des ports du Maroc.

L'INDUSTRIE DE LA CONSERVE
L'industrie de la Conserve a valu à Safi le plus prodigieux essor qu'il soit possible d'imaginer et qui dépasse même celui des fameuses « villes champignons » d'Outre-Atlantique. Qu'on en juge plutôt :
En 1927, il n'existait en tout et pour tout à Safi qu'une unique usine de conserves de poissons ! En 1932, elles n'étaient encore que deux ; elles passaient à 8 en 1934, à 12 en 1937 et à 14 à la veille de la deuxième guerre mondiale. Le conflit n'arrêta pas, malgré un freinage certain, la progression de la nouvelle industrie. Seize usines tournaient déjà en 1942, 19 en 1944. Après l'Armistice, l'allure s'accéléra davantage ; 23 usines en 1946, 38 en 1947, 45 en 1948 ; la cinquantaine fut dépassée en 1949. Ceci, bien entendu, sans compter les atelier? de salaisons et d'autres industries adjacentes qui porteraient, si elles étaient comprises dans ce relevé, à 70 environ le nombre total des établissements traitant le poisson à Safi.
Jusqu'en fin 1948, en raison du manque de matières premières, huile et surtout fer-blanc, les usines safiotes furent loin de pouvoir travailler à plein rendement. Depuis la guerre, le record de la production fut établi en 1940-1941, avec 303.300 caisses alors que tournaient seulement 15 usines. Voici d'ailleurs les chiffres réalisés au cours de chaque campagne depuis 40-41 :
Années Caisses Usines
1941-42 143.000 15
1942-43 121.300 18
1943-44 137.800 18
1944-45 198.900 19
1945-46 302.300 22
1946-47 302.999 38
Au cours de la campagne de pêche 1948-49, l'huile fut enfin distribuée en quantités suffisantes. De leur côté, grâce aux efforts conjugués des conserveurs, particulièrement de M. Im-berli, leur Président, et de l'Administration, le volume des importations de fer-blanc augmente de façon considérable et Ja matière première ne faisant plus défaut, les usines purent accélérer très sérieusement leur rythme de fabrication. On évalue à 680.000 caisses la production totale de la campagne qui vient de prendre fin.
Il faut souhaiter que rien ne vienne plus désormais freiner la production des usines safiotes. Puissamment équipées, avec un matériel ultra-moderne, elles peuvent aisément atteindre un rendement de 1 million de caisses par an ce qui représente le traitement de 30.000 tonnes de sardines fraîches.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:23

page 58
..........Les Usines Sardex.....................Chérifienne des Textiles. Un méfier à fibres.


Par ailleurs, la mise massive en conserves des thonidés, merlans, anchois, maquereaux, tassergals, ombrines, etc... est certainement à envisager dès que la crise du fer-blanc sera définitivement résolue.
Les huiles et farines de poissons, tirées des sous-produits de la conserverie, têtes et entrailles des sardines travaillées, poissons verts (abîmés ou de trop petite taille) pourraient également donner elles aussi des revenus extrêmement appréciables.
Certes, notre technique est encore loin d'égaler celle des pays nordiques mais de puissantes usines comme celles de la Société Française des Pêcheries et Conserves du Sud Marocain et la Nouvelle Usine Coopérative, créée par 14 conserveurs, auront vite fait de rattraper le retard actuel et d'égaler les meilleures productions norvégiennes, allemandes et américaines. Toujours en ce qui concerne l'exploitation des richesses de l'Océan, une puissante entreprise, la S.A.M.T.A.M., au capital de 100 millions de francs, vient de s'installer au sud du Cap Cantin pour traiter industriellement les algues marines.
Enfin, une usine mécanique de filets va bientôt être en mesure de fournir sur place, aux pêcheurs de Safi, grâce à des métiers à tisser extrêmement modernes et d'un modèle spécial, des filets noués d'une fabrication de choix. En travaillant à deux équipes, la Société espère produire dix-huit tonnes de filets annuellement.
Les possibilités agricoles futures ouvertes par la prochaine irrigation de la plaine des Abdas ont déjà retenu l'attention des grands capitaines d'industrie de Safi. L'élevage accru (porcs, bœufs, moutons volailles), le développement des cultures de primeurs et de légumes, déjà si prospères dans la région d'Oualidia, permettront aux usines qui ne traitent actuellement que les poissons un cycle de travail continu, tout au long de l'année, sans aucune morte-saison.

Le 31 mai 1949 était inaugurée à Safi la magnifique usine de la Compagnie Chérifienne des Textiles, filiale du Comptoir Linier.
Cette société a fait appel, pour la constitution de son capital, à d'importantes participations marocaines, notamment celles du groupe Sebti et du caïd Brahim El Glaoui, fils de Son Excellence le Pacha de Marrakech.
L'usine de Safi, spécialisée dans le tissage des fibres végétales longues (jute, ramie chanvre, lin etc..) a été construite à 2 kms 500 au sud de Safi, tout près de la gare à laquelle elle est directement reliée par une voie ferrée particulière
L'ensemble des terrains appartenant à la Chérifienne des Textiles représente une surface de plus de 60.000 m2, dont 40.000 réservés aux bâtiments industriel et 20.000 aux logements du personnel européen. L'usine sort actuellement à un rythme accéléré des sacs et des toiles d'emballage ou industrielles les plus diverses.

Le palmier nain se rencontre en abondance dans la région sud et sud-est de Safi. La plus importante usine traitant le crin végétal, obtenu par peignage à l'état frais des feuilles du palmier nain, est celle de la S.A.B.I., de Djorf-el-Youdi, à 17 kms au sud de Safi. Employant 150 ouvriers et dotée d'un matériel moderne extrêmement perfectionné (moteur anglais de 70 CV, peigneuse Albisson, 22 fileuses mécaniques, puissante presse hydraulique), l'usine de la S.A.B.I. est en mesure de dépasser une production mensuelle de 100 tonnes de crin végétal en cordes.
Il s'agit là d'une industrie possédant un avenir assuré. Dès que la politique de l'Office des Changes le permettra, les exportations marocaines de crin végétal connaîtront, dans le monde entier, une nouvelle reprise.

Avec le lac Zima, situé à 72 kms à l'est de Safi, au bord de la route de Marrakech et la chaîne des salines côtières tout au long du chapelet de lagunes allant d'Oualidia au sud jusqu'à Sidi Moussa au Nord, la région des Abda est une des plus puissantes productrices de sel au Maroc. La quantité extraite annuellement peut être évaluée à 40.000 tonnes en moyenne, dont 22.000 produites par les salines côtières (sel blanc) et 15 à 18.000 tonnes provenant du lac Zima (sel blanc et sel roux.)

La région de Safi est l'une des plus riches en gisements de gypse qui puissent exister dans le monde entier. Citons parmi les plus importantes exploitations, celles de Souk-es-Sebt, de Sidi-Tagi, de Zaouia Sidi-Amara, ainsi que celles de Sidi-Tect, de Sidi-bel-Krara et de Saïdia.

Sous l'admirable impulsion du maître Lamali, l'industrie millénaire des poteries de Safi a recouvré, au cours de ces trente dernières années, tout son éclat d'antan.
Successivement le Maître restitua dans leur entière pureté les fonds blancs qui trop souvent tournaient au mauve, puis il sut adapter le décor bleu au galbe rénové et réaliser un émail extrêmement pur pour recouvrir les pièces terminées. Mais c'est surtout dans le décor polychrome sans émail et dans la technique des reflets métalliques, originaires de Perse et de Mésopotamie et qui avaient gagné l'Espagne lors des Invasions arabes, que le maître Lamali a fait preuve de tout son génie. Qui n'a pas visité sa collection, admiré les merveilles qu'il a entassées dans son musée personnel, ignore une des plus belles vision d'art pur qu'il soit possible de contempler.

Tout concourt, l'Océan, le sol et le sous-sol lui-même, à compléter et à augmenter les richesses naturelles qui convergent sur Safi. Il est ainsi par le monde des terres privilégiées à qui la nature a prodigué à pleines mains ses plus riches trésors. Il ne reste plus au Génie de l'homme qu'à les mettre en valeur.



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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:25

page 58 b


S.P.A.C. Société Provençale et Africaine de Conserveries. Safi.

Ets GOURVENEC. Fedala.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:30

page 58 c


Studios MARTI. Casablanca.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:31

page 59


Le traitement des Algues Marines

Le développement économique du Maroc devait normalement conduire à l'exploitation rationnelle de toutes ses richesses.
Les produits de la mer qui ont déjà permis le remarquable essor de la conserverie marocaine sont aujourd'hui à l'origine d'une nouvelle industrie basée sur le traitement des algues marines.
L'idée en soi n'est pas originale et les pays anglo-saxons en ont depuis longtemps déjà senti tout l'intérêt. Les Pouvoirs Publics en Angleterre notamment suivent avec attention cette industrie naissante et l'assurent de leur concours tant technique que financier.
Au Maroc le problème a été récemment abordé avec l'intention de tirer de cette richesse naturelle le maximum de ses possibilités connues à ce jour. La Société Anonyme pour le Traitement des Algues Marines (S.A.M.T.A.M.), dont le siège est à Safi, a été constituée dans ce but. Dans son usine qui couvre environ 2.500 mètres carrés, elle se propose de traiter industriellement les Laminaires, espèce d'algues répandues sur la côte marocaine. Dès le début de 1950 cette usine sera en mesure de fonctionner pour produire simultanément des alginates et des sels minéralisateurs iodés.
La production de la S.A.M.T.A.M. intéresse le Maroc à un double point de vue : d'une part, par les perspectives d'exportation vers la France et l'Etranger de produits de qualité, d'un prix marchand assez élevé, et, d'autre part, par les possibilités d'approvisionnement du marché intérieur en produits qui semblent lui faire actuellement défaut et qui pourraient être à la base d'industries nouvelles.

Citons brièvement les produits tirés des algues et leurs principales applications :
Les sels minéraliseurs iodés : contiennent l'iode sous forme organique et peuvent donner lieu à d'importantes applications thérapeutiques notamment dans le traitement des rhumatismes et dans les affections des glandes.
Utilisés comme produit d'hygiène, dans les bains, ils activent la circulation du sang.
Les alginates : sont des sels de l'acide alginique susceptibles d'être utilisés dans les industries les plus diverses.
L'alginate de soude a une viscosité très supérieure à celle de la gomme arabique. Ce produit sert d'apprêt dans l'industrie du textile ainsi que pour l'encolage des fils.
... / ...

THE TREATMENT OF SEAWEED
The economic development of Morocco must lead to the rational exploitation of all its natural resources. The sea has already been the main factor determining the remarkable development of the Moroccan canning industry, and it is again at the basis of a new industry, the treatment of seaweed.
The idea in itself is not original and the Anglo-Saxon countries have been interested in it for a long time. The Public authorities in England follow carefully this young industry and assure both technical and financial support.
In Morocco, the problem of making the fullest possible use, known until now, of this natural resource has been tackled recently. The S.A.T.A.M. (Societe Anonyme pour le Traitement des Algues Marines) has been created for this purpose. In the factory of about 2.500 square metres it is planned to treat the Laminates industrially, these being the seaweeds commonly found along Moroccan coasts. From the beginning of 1950 this factory will be in a position to produce alginates and mineral salts simultaneously.
The production of S.A.M.T.A.M. is of twofold interest to Morocco : on the one hand, for the opportunities it opens of exporting, towards France and foreign countries, good quality products, at a fairly high market price, likely to bring in a great amount of currency, and on the other hand, for the opportunity of providing the domestic market with products, which, until now, have been lacking, and which could form the basis of new industries.
Let us state briefly the industrial products taken from seaweed and their uses :
Iodised mineral salts : contain iodine in organic form and are very much sought after in pharmacy and medicine because of their greater efficacity.
Iodine in organic form is much more active and more easily assimilated than synthetic oidised products, which are as much mineral as organic.
They can be used particularly in the manufacture of remedies against rheumantism and glandular infections.
Added to the bathwater as a health product, they stimulate blood circulation.
The alginates are alginic acid salts. They are used in the most varied industries.

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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:32

page 60
Vue générale des usines de la Société Anonyme Marocaine de Traitement des Algues Marines. A droite on dislingue le vaste silo de conservation des algues.

L'industrie du papier l'utilise pour la fabrication du papier couché.
Comme agglutinant il intéresse l'industrie du cuir artificiel.
L'alginate de soude étant une matière colloïdale mucilagineuse très puissante permet d'obtenir, selon les concentrations, des pâtes d'un grand pouvoir agglutinant, employées avantageusement dans la fabrication d'agglomérés de matières les plus diverses, entre autres de déchets tels que sciure de bois, débris de liège, crassiers de hauts-fourneaux, etc... Il est possible de réaliser ainsi, pour l'Industrie du Bâtiment, des éléments préfabriqués à très bon compte.
La Savonnerie emploie l'alginate pour ses fabrications. Le Peralginate de soude est un savon naturel qui mousse même dans l'eau de mer.
L'Industrie des Produits d'entretien se sert de l'alginate de soude pour la fabrication de lessives, de cirages et de brillants.
Ses qualités en font un excellent émulsionnant pour bitumes et goudrons et lui réservent de ce fait, un débouché intéressant pour les revêtements de routes. On peut s'en servir également pour l'émaillage des grès et des appareils sanitaires.
Il trouve également son emploi dans l'industrie des matières plastiques.
Il peut être filé comme d'autres textiles artificiels.
A l'état pur, l'alginate de soude trouve encore des emplois les plus divers.
En Médecine, l'alginate est employé comme hémostatique ; en Pharmacie il est employé comme émulsionnant et comme excipient pour pommades, onguents, crèmes et pilules.
La Parfumerie l'utilise comme excipient pour la fabrication des crèmes, laits de beauté, rouge à lèvres, savons à barbe et de toilette, pour dentifrices, etc... D'autres sels de l'acide alginique trouvent des emplois non moins intéressants :
Les Alginates alcalins étant des colloïdes remarquables, conviennent tout particulièrement à la préparation des peintures à l'eau.
Ils se prêtent également à la préparation des peintures à la chaux et des peintures au silicate, de même qu'à la fabrication des peintures à la colle et des peintures à la détrempe.
Les Alginates de cuivre et de mercure en solution ammoniacale sont avantageusement utilisés pour la fabrication des peintures sous-marines très résistantes à l'action de la mer.
L'Alginate de cuivre assure la conservation des cordages et filets de marins et sert à l'imprégnation des bois de mines.
La seule énumération des applications connues des produits tirés des algues marines permet de saisir l'importance de ce « matériau » trop longtemps ignoré. Toute une industrie est à créer. Elle sera à la mesure de ce que la feront ses promoteurs.

Sodium alginate is much more viscous than gum arabic. This product is used for cloth dressing and thread sizing in the textile industry.
The paper industry makes use of it in the manufacture of layered paper.
As an agglutinate, this alginate is of interest to the artificial leather industry.
Sodium alginate, being the most powerful colloidal and mucilaginous substance known, permits, depending on the concentration used, the production of very poverful agglutinating pastes, very avantageous in the manufacture of various composition substances. Among others, these include products such as sawdust, cork-waste, blast-furnace slag, etc. Thus it is possible to make prefabricated materials for the building trade, at very low cost.
Sodium alginate replaces pitch, to great advantage, in the making of smokeless briquettes.
The soap trade makes use of this alginate. Sodium peralgi-nate is a natural soap which lathers even in sea-water.
Sodium alginate is also employed for making domestic cleaning products, such as soap-powders, and leather and metal polishes.
Its excellence as an emulsifier in asphalt and coal tar shows that there is a profitable opening for it in road-repairing.
It is also used in the glazing of stone and sanitary fittings.
The plastic manufacturing industry makes use of it.
Following a recently patented process, it can be spun like artificial silk and used in the manufacture of drapery cloth.
In its natural state, sodium alginate has many varied uses.
It is employed in medicine as a powerful haemostatic.
It is proposed to make use of sodium alginate in surgery, in
dressings and stitching, in place of catgut. The fact that it is absorbed into human tissue, makes this a very promising line.
It is used in pharmacy in. the emulsifying of oils and as a neutral base in oit-ments, salves, creams, granular substances, pills, tablets and pastilles.
It is also used in dentistry for taking impresions.
In the manufacture of beauty products it serves as an excipient in face-cream, lotion, lipstick, shaving and toilet soap, tooth-paste, facepacks, etc.
A use is found for it even in the preparation or human food, where it serves to thicken soups, dessert creams, puddings and jams.
Other alginic acid salts are put to other, though not less interesting purposes :
Alkaline alginates, being remarkably effective colloids, are particularly suited to the preparation of water-paint.
They can be used equally well in he preparation of whitewash, silicious paint, distemper and tempera.
Copper and mercury alginates in ammonia solution must be noted for their usefulness in the manufacture of submarine paints which are much more resistant to sea-water.
Copper alginate keeps ropes and fishing nets in good condition for a longer time, and, for the same purpose, pit-props are impregnated with it.
One of these assures the total impermeability of cement, flat-roofs, pavements, etc...
This list that we have drawn up, serves to indicate but does not limit the uses to which seaweed products can be put. The alginate is certainly a chemical product with a great future, and French Morocco, equipped with a modern factory able to supply high quality products in the very near future will hold a good position among producer countries.




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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:41

page 61


OMNIUM-FRANCE-AFRIQUE. Casablanca.
MAURICE NICOLAS & ANDRE BORDAS Entreprise Générale de Travaux Publics et Particuliers. Casablanca.


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MessageSujet: MAROC 1950   Mer 8 Mai - 15:42

page 62


AFRI-BOIS. Casablanca.


Publicités éditées en début de revue et déplacées ici.




Astral CELLULO anciennement les fils LEVY-FINGER Casablanca.




C.A.D.E.X. Compagnie Africaine des Explosifs à TIT-MELLIL.
VINS SAKI Fès.




OCE MAROC




SA.NA.SH. Mobilier Métallique Casablanca.
DAVUM-MAROC Casablanca.
CIMARBRO Tuileries Briqueteries de Fedala. Fedala.




MIROITERIE P. MATRAT Casablanca.




LA SAFIOTE Conserveries SAFI.
Maurice CLEMM Afrique, Plomberie-Chauffage ... Casablanca.




Etablissements IMBERTI Maroc.







Société Fénié, Casablanca.




Ets. Louis GUILLAUD et Cie. Casablanca.




ERIES Maroc Casablanca.




SICAM Société Industrielle et Commerciale des Conserves Alimentaires au Maroc. Safi.


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