Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 LE MAROC (J. - L. Miège)

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Ven 6 Jan - 8:48

page 128



PLACE NEDJARINE.


... deux sexes, d’aborder les difficiles examens du baccalauréat. O Dieu! prête-moi vie encore vingt ans et je verrai ce que je verrai. »
Des ateliers pilotes s’efforcent, sans détruire les anciennes cellules du travail, d’introduire les techniques modernes. La coopération s’ajoute à la corporation. Un sang nouveau s’insuffle dans le corps séculaire, le transforme.
Au charme de ses paysages et de ses monuments, Fès ajoute l’intérêt de ses expériences humaines. Pour en deviner toute l’ampleur et la complexité ...



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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Ven 6 Jan - 8:51

page 129



RUE TALA.


... il ne faut pas se borner aux médinas, mais aller voir aussi le mellah. Ses hautes maisons, ses ruelles se serrent à proximité des palais du sultan, enclos dans la même série de remparts, car il y avait partie liée entre le souverain et les Israélites, ceux-ci comptant sur la protection des troupes du sultan qui trouvait en eux et des banquiers et des agents de sa politique extérieure. Et puis la ville européenne mérite elle aussi mieux qu’une visite rapide. Mais que de choses à voir encore : la Makina, ancienne manufacture d’armes créée par l’Italie à la fin du XIXe siècle, les portes bab-Mahrouk, bab - Guissa ouvrant sur les cimetières qui ceinturent la ville. Ils semblent veiller sur elle; lieux de promenades et de rendez-vous, parsemés de koubbas de ...



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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Ven 6 Jan - 8:53

page 130



FÈS. COLLINE DES MERINIDES.

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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Ven 6 Jan - 8:56

page 131



FÈS. MARABOUT DE SIDI HARAZEM


... saints, protecteurs des petites gens qui viennent les implorer à chaque difficulté de la vie.
Par des sentiers poussiéreux, entre les agaves et les oliviers, croisant les ânes lourdement chargés, on monte jusqu’aux tombeaux des Mérinides qui dominent la ville.
Lourde de légendes, enfermée dans son cadre immuable, Fès s’étend dans sa conque, sous la brume et les fumées : décor étrange du passé dans lequel bouillonnent les mille forces d’un futur mystérieux.


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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Ven 6 Jan - 8:57

page 132



ARBRES EN FLEUR, PRES DE MEKNES.

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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Ven 6 Jan - 9:01

page 133



MEKNES, BAB EL MANSOUR.

VOLUBILIS. TÊTE DE MARBRE.


MEKNÈS ET SES ENVIRONS

Meknès souffre de tout ce qui a été déjà vu et dont elle n’offre qu’une réplique abâtardie. Même la célèbre Bab el Mansour n’entraîne qu’une admiration contrainte. Ni son arc en fer à cheval, ni ses carreaux émaillés, ni la richesse de son décor n’arrivent à triompher de sa masse trop pesante et n’empêchent qu’elle paraisse plus colossale que ...


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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Ven 6 Jan - 9:05

page 134



MEKNÈS. RUINES DE DAR EL MA (GRENIER A PROVISIONS) CONSTRUIT PAR MOULAY ISMAIL.


... grandiose. On ne peut que lui préférer la porte de Rabat, ou celle de Chellah. Tout Meknès est ainsi.



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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:05

page 135



Rien qui soit plus loin du classicisme; ni goût de la construction et de l’ordre, ni retenue, ni mesure humaine. Meknès, c’est avant tout Moulay Ismaïl. La ville créée par la volonté du sultan porte la marque de son caractère et de ses rêves démesurés. Tout y exprime l’effort et demeure un monument de la vanité sans goût.
A parcourir ces ruines colossales, ce foisonnement de murs, de piliers et d’arcades revient à l’esprit le jugement de Montesquieu sur Versailles qui s’applique parfaitement à ce Versailles marocain, comme on est accoutumé d’appeler Meknès : « Une envie impuissante qu’on voit partout de faire de grandes choses. »
La ville impériale n’est qu’imposantes ruines, symbole de la fragilité des grandes dynasties marocaines et de la démesure de leur dessein. A l’intérieur de quelque quarante kilomètres de murailles s’accumulaient constructions et palais. On voit encore les écuries qui pouvaient, dit-on, contenir 12.000 chevaux et les magasins capables de ravitailler la ville pendant plusieurs années. Dans les terrains envahis d’herbes s’élèvent pavillons, mosquées, bâtiments de toutes sortes, pour lesquels le sultan utilisa les matériaux de la ville romaine de Volubilis, du palais d’El Bedi à Marrakech, et fit venir du marbre de Livourne et de Marseille.
Cadre digne de ce Moulay Ismaïl qui demeure une des figures les plus originales du passé du Maroc riche de tant de fortes personnalités. Des mémoires des diplomates et des relations des voyageurs émerge un personnage complexe, sorte de Pierre le Grand exagéré. Simple dans sa vie mais fastueux, ivre de richesse et d’orgueil, pieux et cruel, clairvoyant politique mais incapable de triompher de ses impulsions. Les narrateurs insistent avec émerveillement sur ses exploits physiques, son courage ou sa force, renchérissent sur l’importance de son harem qui comptait plus de 500 femmes, sur ses esclaves au nombre de 30.000. Au dire des annalistes arabes, il aurait guerroyé pendant treize années consécutives sans se déshabiller. S’il aimait la guerre, nécessité de son état car « le trône du sultan était son cheval », il était passionné de bâtisse, allant lui-même sur les chantiers stimuler, du fouet ou du sabre, les ouvriers.
Ce goût de la construction répondait aussi à une idée politique, à la croyance arabe qu’une dynastie pour s’affirmer, durer, doit fixer, en quelque sorte, son destin dans la pierre. Ibn Khaldoun affirmait l’existence d’un « rapport entre la grandeur des monuments et la puissance de la dynastie naissante. Plus cette puissance est grande, plus vastes sont les monuments. »
Seul, de l’ensemble des constructions de Moulay Ismaïl demeure intact le Dar el Beida, un de ses dix palais aujourd’hui occupé par l’École des officiers indigènes.
Mais Meknès, ce n’est pas seulement Moulay Ismaïl. La ville des oliviers existait avant même que les Almoravides ne la fortifiassent.


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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:11

page 136



Les monuments almohades et mérinides s'y élevèrent comme à Fès et la ville compte une des plus célèbres medersas marocaines, la medersa Bou Inania du XIVe siècle.
Un large portail aux vantaux recouverts de bronze travaillé fait pénétrer dans la cour toute tapissée de zelliges, avec une curieuse vasque en coquille. Plâtres, bois sculpté, inscriptions, les éléments habituels l’ornent.
Meknès possède de très nombreux minarets qui coupent le ciel de leurs faïences vernies. Celui de la mosquée des oliviers est le plus remarquable par son élégance et sa finesse. De tous les sanctuaires, le plus célèbre est celui de Sidi Mohammed ben Aïssa, patron de la confrérie des Aïssaouas. Ses adhérents sont généralement des gens du peuple ou se recrutent parmi les musiciens, les conteurs et les charmeurs de serpents. Que le saint ait rapporté d’Orient les pratiques des derviches ou qu’il les ait tolérées dans sa confrérie, elles furent à l’origine des succès de son enseignement.
La fête des Aïssaouas le jour du Mouloud amène des milliers de pèlerins dans la ville et donne lieu à de nombreuses exhibitions.
Malgré ces pratiques qui sont plus le fait de fidèles accourus de tout le Maroc que des Meknassis eux-mêmes, la population de la ville a toujours eu la réputation d’être une des plus policées et des moins xénophobes du Maghreb. Son ancien rôle de capitale, la richesse de la campagne environnante, la proximité de l’Atlas ont donné à la ville un caractère complexe. Si les rues du centre, étroites, ressemblent à certaines venelles de Fès, celles des quartiers périphériques, larges, poussiéreuses évoquent Marrakech. Parfois on y voit passer des montagnardes aux grands chapeaux, aux jambières multicolores; elles rappellent que la cité n’était point ville hadrya, c’est-à-dire bourgeoise, à population urbaine, mais considérée comme un peu campagnarde, rustaude, malgré son titre de ville makhzania, impériale.
Les abords de la medina sont, d’ailleurs, moins bien conservés, en partie rongés par l’élément moderne. Les premiers Européens s’y étaient installés avant que fût créé un quartier moderne; attachés à leurs habitudes, ils l’ont souvent quittée à regret. Rien de comparable à l’isolement de la ville indigène de Fès. Néanmoins les souks ont conservé leur pittoresque. Protégés du soleil par de vertes treilles ou couverts, le plus souvent, de roseaux qui tamisent la lumière, la découpent en mille éclats, en bariolent curieusement les promeneurs, ils sont particulièrement animés. A partir de la grande mosquée, les différents quartiers offrent les industries renommées de la ville; broderies, chefs-d’œuvre de menuiserie où se mêlent les senteurs du cèdre et du thuya, ferronneries damasquinées surtout : grilles et heurtoirs, lustres ou chandeliers.
Et puis, comme dans toutes les médinas, la flânerie fait découvrir à chaque instant un aspect nouveau. Ici, les voûtes de la rue Kartoun; ...



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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:14

page 137



MEKNES. MEDERSA BOU INANIA.

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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:16

page 138



MEKNES. MOSQUEE SIDI KADDOUR EL ALAMI.

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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:21

page 139



MEKNES. FETE DES AISSAOUAS.


... là, une porte décorée avec ses chapiteaux, son auvent de cèdre et ses tuiles vertes où poussent des herbes folles; la vue d’un fondouk ou la grande fontaine El Hedime qui déroule sous un vaste auvent ses trois grands pans de mosaïques. A l’entour, les jardins abondent : Jardin d’essais, autrucherie, jardin d’El Haboul, moins secrets que ceux de Fès et plus secs mais agréables taches de verdure et d’ombre dans la poussière de la ville. Au-delà du ravin de Boufekrane, s’étend la nouvelle Meknès, où se juxtaposent les quartiers commerçants et d’habitation, le vaste camp militaire et le secteur industriel.

Une route qui serpente entre les champs d’orge rejoint Moulay Idriss. A cheval sur deux collines, au creux du Zerhoun apparaît la ville sainte, entourée d’oliviers. Ni Israélite, ni Européen dans la cité. Sa renommée dépasse presque celle de Fès et d’Ouezzan, car elle abrite le sanctuaire de Moulay Idriss, « père du Maroc ». Fuyant la persécution ...


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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:25

page 140



MEKNÈS. ÉCRIVAIN PUBLIC.


... abbasside, il avait, à la fin du VIIIe siècle, rejoint le Maghreb. Fixé près de Volubilis, sa prédication, son titre de descendant du Prophète lui permirent de s’imposer aux tribus berbères. Mais ses ennemis ne désarmaient point et réussirent à le faire empoisonner. Un fils posthume, véritable « enfant du miracle », poursuivit son œuvre politique et religieuse et implanta définitivement l’Islam au Maroc. La vue s’étend sur des maisons blanches qui dévalent, enserrant l’îlot vert du sanctuaire. Réédifié par les soins de Moulay Ismaïl, ses lignes simples et son toit de tuiles dominent tout le paysage.
Moulay Idriss fait vivre la cité, ses innombrables marchands d’objets de piété et la foule d’infirmes et de mendiants qui espèrent profiter tout à la fois de la générosité des fidèles et des miracles du saint. Le moussem, lors de sa fête, rassemble toujours les mêmes foules ...



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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:27

page 141



MEKNES. PALAIS JAMAI.

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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:30

page 142



MOUSSEM DE MOULAY IDRISS.


... venues par ferveur, pour implorer les grâces ou tirer profit des affaires que ce grand concours de peuple ne saurait manquer de faire naître. Une immense ville de toile s’établit aux abords de la cité, sur la colline. C’est, en plus grand et en plus solennel, le spectacle des souks relevé ...




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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Sam 7 Jan - 9:31

page 143



MOULAY IDRISS. LA FOULE DES PELERINS ET LES TENTES.

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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Dim 8 Jan - 7:50

page 144



MOULAY-IDRISS. UN PORTEUR D'EAU


... de fêtes et de fantasias. Centre historique de rassemblement, de regroupement des peuples, divisés en tribus ou fractions qui viennent se retremper dans la même foi, le même culte. Etonnante réunion ; fête, marché et communion collective dont se nourrit la conscience du groupe.

A moins de deux kilomètres, au centre d’un beau site, s’étendent les ruines de Volubilis. Et c’est une juxtaposition émouvante que celle du grand sanctuaire islamique et de la ville romaine qui implanta un temps la chrétienté dans le pays. Du plateau, dernière avancée du Zerhoun, où est installée Volubilis, on aperçoit entre deux colonnes brisées la tache blanche de Moulay Idriss au creux du massif. On ne peut s’empêcher de penser à l’antagonisme et aux liens des deux civilisations qui ont orienté l’esprit humain dans des voies différentes. Ainsi ...


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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Dim 8 Jan - 7:52

page 145



MOULAY-IDRISS. MARCHAND DE BEIGNETS SUR LE SOUK.


... la chante le poète :

Pour implanter en ces confins la paix romaine,
Sextus, procurateur et légat de César,
A fondé cette ville et fixé le hasard.
Le site est bien choisi et très sûr. Tout y mène.



Dernière édition par Pierre AUBREE le Dim 8 Jan - 8:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Dim 8 Jan - 8:00

page 146



La route de Tingis aboutit au rempart.
La vigne et l'olivier descendent vers la plaine.
L'air est léger; les vents ont une tiède haleine,
Et l'eau qui vient des monts jaillit de toutes parts.

Ici c'est le forum, et c'est là qu'on fabrique
l'huile dans le pressoir. Voici la basilique;
Puis voici, triomphal, l'arc aux chevaux d'airain,

Et le Maure indompté, vers la cité qu'il craint
D'où qu'il jette un regard, voit l'essor souverain
Du quadrige de Rome emplir le ciel d'Afrique.


Le Maroc possède peu de ruines romaines, alors que Proconsulaire et Numidie avaient de nombreuses cités. La Mauritanie Tingitane ne fut qu’à un moindre degré romanisée.
C’est à la mort de Ptolémée que Volubilis devint romaine, mais déjà Juba II l’avait transformée. Petite cité sans doute, mais assez complexe, où sur un vieil établissement berbère s’élèvent trois villes successives. Dès la fin du IIIe siècle, la décadence la guettait. Abandonnée par le gouverneur installé sur la côte, à Tanger, bientôt en marge du monde romain, elle n’en resta pas moins un centre de « romanité »; y vivaient encore des Berbères chrétiens et les dernières inscriptions latines y datent du VIIe siècle.
Au XIVe siècle, elle était encore décrite comme une « ville entourée de superbes murs, de constructions antiques et située au milieu de belles terres... couvertes d’oliviers et de plantations ». Mais le temps, les prélèvements des sultans qui venaient y chercher la pierre pour leurs bâtisses, le tremblement de terre du XVIIIe siècle, l’indifférence des populations finirent par venir à bout des monuments.
Tissot, puis Lamartinière, dont les premières missions archéologiques ne furent pas sans incidents, commencèrent, sous le règne de Moulay Hassan, des fouilles. Un labeur patient a, depuis, dégagé les ruines.
Au centre du plateau, le forum n’était que de taille modeste. L’arc de triomphe, élevé en 217 à Caracalla et à sa mère par le gouverneur de la province, a été restitué, débarrassé des débris et de la végétation; il découpe sa vaste baie surmontée de l’inscription dédicatoire sur l’horizon, face à la plaine. Quelques marches permettent d’atteindre la vaste basilique (42 m. sur 23), qui se composait d’une grande salle centrale prolongée par une abside. Elle « servait aussi de lieu de réunion pour le conseil des décurions. Mais c’était surtout avec la petite place du forum le lieu de réunion favori des Volubilitains. »
Plus que ces monuments les détails de la vie quotidienne émeuvent; les thermes et leurs canalisations, une maison décorée de mosaïques, une ...


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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Dim 8 Jan - 8:57

page 147



VOLUBILIS. L’ARC DE TRIOMPHE, VU DE LA MAISON AUX COLONNES.


... fontaine. Dans ce moulin à huile, sont intactes les pierres qui broyaient les olives, tout comme nous les avons vu broyer tout à l’heure dans une basse pièce de Moulay Idriss. Dans ce pays où les ruines nombreuses ...


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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Dim 8 Jan - 9:01

page 148



VOLUBILIS. UNE MOSAÏQUE.

... paraissent retourner à la nature, se fondent dans le sol et finissent par ne s’en plus distinguer, à cause de la médiocrité des matériaux, ces colonnes et ces pierres bien que rongées par le temps conservent leur caractère d’œuvre humaine.
Malgré tout, Volubilis reste froide, assez triste, hautaine : les lignes nues des collines, le ciel bleu et les bois d’oliviers n’arrivent pas à lui faire abandonner son aspect d’altière étrangère.

Combien sont différentes les ruines de Banasa, dans le Gharb, dans un paysage ouvert, aux lignes un peu molles, entouré non des oliviers et des coteaux rocailleux de ce paysage méditerranéen, mais de ...

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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Dim 8 Jan - 9:05

page 149



VOLUBILIS. LE CHIEN DE BRONZE.


... l’opulente plaine atlantique. Les blés réguliers et lourds, les champs de lin et partout, à perte de vue, des fleurs, enserrent les ruines appuyées au creux d’un léger tertre. Elles sont gaies, parsemées de roses géraniums piquetant les vieilles pierres ocres.
Trois marabouts s’élèvent tout près : l’un à coupole, l’autre sans toit, aux murs relevés aux angles; le dernier, en pisé et toit de chaume, ombragé d’un énorme tamaris. A Banasa comme à Volubilis, ont été découverts des objets d’art, de style excellent.
A Volubilis, c’est le chien de bronze, la tête de marbre de style romain. De l’art grec : l’éphèbe à cheval, de l’école de Phidias, l’éphèbe versant à boire, de l’école de Praxitèle. Peut-être ces œuvres viennent- elles de la collection réputée de Juba II qui, séjournant parfois à Volubilis, y aurait apporté quelques-unes de ces pièces.
A Banasa, toute une série d’œuvres dont la plus belle est la tête de Caton le Jeune, remarquable de véracité et d’ironie : « Front large et un peu fuyant, nez puissant et même monumental; de la dignité, beaucoup d’assurance, un peu de froideur et, pour tout dire, la tête d’un honnête homme qui n’a pas compris. »


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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Dim 8 Jan - 9:06

page 150



CASCADES D’OUZOUD.

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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Dim 8 Jan - 9:09

page 151



BATTAGE DU BLÉ PRES D’iMILCHIL.

JEUNE BERGÈRE DE L’ATLAS.


LA MONTAGNE

L’Atlas domine de loin la vie marocaine, lui fournit certains de ses éléments essentiels. Zone de haute pression, d’où s’écoulent les eaux fertilisantes, d’où descend l’énergie. La plaine voisine est opulente, mais ferme, ...



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MessageSujet: Re: LE MAROC (J. - L. Miège)   Lun 9 Jan - 7:06

page 152



FORÊT DE CÈDRES VERS TAZA.



... nerveuse et musclée se révèle la montagne. Les hivers y sont rudes; la neige tombe abondamment, s’attarde fort avant dans le printemps. L’automne précoce est traître. La superficie utile faible, les ressources ...


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