Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 LE MAROC, R. Thomasset.

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Jeu 29 Oct - 18:45

page 124


- A Erfoud, où règne toujours le pisé, la construction du poste et du marché annonce, déjà, l'architecture saharienne. Longtemps situé à la limite de la pacification, Erfoud a été dépassé par Riçani plus au Sud, dont la possession a marqué la fin du " baroud » dans le Maroc du Sud-Est. (Photo Flandrin)


... côtés et sur la nuque, il avançait par rapides étapes méthodiques, assuré de sa victoire prochaine.
Le 13 août, au soir, ses éclaireurs furent au contact des forces ennemies. Par une marche de nuit il arriva en vue du camp chérifien. Il l’abordait, le 14, à 8 heures du matin.
Avant midi, le désastre était consommé, malgré les furieuses charges de la cavalerie de Moulay Mohammed, qui ne put entamer les formations savantes du chef à la casquette galonnée.
Les Marocains s’enfuirent en débandade, abandonnant leur matériel, leur artillerie et même les effets personnels et la correspondance du fils du Sultan qui, laissant le commandement de son armée en déroute, s’échappa jusqu’à Taza où son père refusa de le recevoir.
Dans les négociations qui s’ouvrirent aussitôt après, à sa requête, Moulay Abd-er-Rhaman chercha à rejeter la responsabilité de la ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Jeu 29 Oct - 18:47

page 125


- Le Caïd Sidi Ali, d'Almis du Guigou, fut longtemps un de nos partisans les plus braves au « baroud ». Il collabora, notamment, à la réduction de la « Tache de Taza » et aux dernières opérations du Tadla.


... rencontre sur l’initiative malheureuse du jeune chef de guerre inexpérimenté et trop impétueux. Mais les lettres tombées entre les mains du Général Bugeaud établissaient nettement que Moulay Mohammed avait été autorisé par son père à pousser de l’avant et à se comporter au mieux des circonstances en vue de l’échec à infliger aux « Roumis». Ce conseil, écrit de la main du Sultan lui- même, caractérisait le manque absolu de loyauté du Souverain : « Prends, suivant la nécessité, les vêtements de l’orgueil ou ceux de l’humilité ! »
Malgré cette preuve évidente de la duplicité de Moulay Abd-er-Rhaman, les négociateurs, les consuls de Nion et Delaporte, se contentèrent de rédiger des clauses de principe exemptes de rigueur qui dépitèrent fort Bugeaud.
« En Afrique, écrivit-il, en usant de la parabole orientale, une expédition non suivie d’occupation ne laisse pas de trace plus durable que celle faite par le sillage d’un navire sur la mer immense ».
Le traité n’en fut pas moins signé en 1845.
Promu Maréchal et fait Duc d’Isly, Bugeaud n’en conserva pas moins l’amertume de n’avoir pas été appelé à participer aux délibérations issues de sa victoire. Un traité complémentaire situant la frontière entre le Maroc et l’Algérie fut conclu à Lalla Maghnia. Bugeaud y délégua un de ses lieutenants. « En somme, disait-il, nos plénipotentiaires ont tout juste établi que les vêtements « d’humilité » étaient de circonstances pour le Sultan. Ils ne vont pas tarder à s’apercevoir ...



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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Jeu 29 Oct - 18:48

page 126


- On ne présente pas les tapis qu'aux terrasses de cafés des grandes villes. Dans les centres de production les plus infimes du bled on y a le même recours. Le tapis est à peu près le seul « meuble » que l’on trouve inévitablement du palais à la modeste casbah.

... que les « vêtements d’orgueil » vont bientôt paraître opportuns ! » En fait, après s’être tenu quelque temps tranquille dans le Rif, Abd-el-Kader reprit ses incursions. Coup sur coup, il détruisait, à Sidi- Brahim, un détachement de chasseurs d’Orléans et de hussards, en dépit d’une résistance héroïque poussée jusqu’aux limites les plus extrêmes, et il capturait, à Sidi Moussa, tout un convoi de ravitaillement.
Une mission dirigée par le général de la Rue fut envoyée à Fès pour mettre le Sultan en demeure de prendre position contre l’Emir, qui continuait à user de la protection de ses frontières.
Moulay Abd-er-Rhaman était allé séjourner à Marrakech. Le général eut l’excellente idée de lui dépêcher l’interprète Léon Roches, un homme d’action et d’initiative, très familier de la langue et des mœurs arabes. Ce diplomate improvisé, dûment muni de lettres de créance, sut parler au Sultan comme il convenait. Il profita de l’effet produit sur la Cour par une batterie d’artillerie envoyée par Louis-Philippe en guise ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Jeu 29 Oct - 18:49

page 127


- Deux corvettes poussèrent jusqu'à Mogador dont elles démantelèrent le château-fort.


... de cadeau d’amitié et il n’hésita pas à prendre sur lui d’affirmer qu’un nouvel Isly risquait fort de suivre une fin de non recevoir, ou même une attitude dilatoire.
Le bannissement d’Abd-el-Kader fut ainsi obtenu, et l’ordre de l’expulser du territoire parti à Taza et dans le Rif.
Pressentant son déclin définitif, l’Emir prit le parti de se rendre.
Il remit son épée au général Lamoricière, en 1847.
L’Algérie voyait s’ouvrir l’ère de la paix et du progrès, tandis que le Maroc se laissait gagner, peu à peu, par une anarchie grandissante devant la diminution de prestige des Sultans.
La France ne devait plus se préoccuper de son nouveau voisin que pour lui imposer son Protectorat.


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Jeu 29 Oct - 18:50

page 127 b


- « ... qui désira reposer dans cette terre marocaine, au milieu de ses frères musulmans qu’il avait tant aimés.»




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MessageSujet: LE MAROC, Thomasset.   Jeu 29 Oct - 18:51

page 128


- Celte équipe de fantasia a terminé son déboulé. Les cavaliers s'apprêtent à tirer tous ensemble. Après quoi, ils reviendront au pas au point de départ pendant que des serviteurs auront renouvelé les charges et les bourres de « mouhkala ». Puis ils recommenceront... (Photo Gueugnon)

CHAPITRE XI

LE BOMBARDEMENT DE CASABLANCA

Le Sultan Moulay Hassan avait succédé, en 1873, au vaincu de l’Isly. Il entreprit de soumettre à son autorité les nombreuses tribus qui s’étaient graduellement à peu près affranchies de la domination chérifienne. Ses absences fréquentes de la capitale causèrent, tandis qu’il guerroyait, de telles rivalités pour son éventuelle succession, qu’en 1894 il se décida à désigner comme sultan futur son neuvième fils, Abd-el-Aziz, âgé de 13 ans.


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:18

page 129


- Après sa victoire sur le Rogui (Prétendant) Bou Amara, Moulay Hafid, frère du Sultan Abd el Aziz. le fit enfermer dans cette cage, renouvelant ainsi les procédés en usage au temps de Louis XI.


Ce jeune prince accéda au pouvoir en 1900, son père étant mort au cours d’une expédition dans le Tadla (Maroc central). Tout en manifestant une aversion marquée pour l’ingérence des puissances européennes dans son pays, il voulut moderniser son maghzen. Ses réformes, heurtant les sentiments traditionnels des Musulmans, provoquèrent de graves rébellions dont la plus sérieuse fut celle du « Rogui » Bou Amara en 1904.
La France et l’Angleterre furent les premières à s’inquiéter du sort de leurs nationaux établis au Maroc et des intérêts qu’ils y avaient engagés. Elles conclurent un accord, le 8 avril 1904, aux termes duquel, en tant que puissance limitrophe, notre pays avait le droit de veiller à la tranquillité de l’empire chérifien et d’assister le gouvernement du Sultan pour l’accomplissement de réformes administratives, économiques, financières et militaires. Il était spécifié qu’aucun changement politique ne devait s’ensuivre et que, par réciprocité, l’Angleterre observerait la même attitude avec l’Egypte, sur laquelle nous abandonnions nos droits d’influence.
Le 6 octobre, une entente de même nature eut lieu entre l’Espagne et nous.
Mais le gouvernement allemand crut bon, à cette occasion, d’affirmer par un éclat sa volonté de voir le Maroc demeurer indépendant. Le kaiser Guillaume II entreprit un voyage maritime sur son yacht impérial, qui le débarqua à Tanger. L’empereur allemand se fit recevoir en grande pompe par le représentant du Sultan dans cette ville, et il prononça un discours belliqueux, dans lequel il revendiquait le droit ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:20

page 130


- Ce jeune homme et ces jeunes femmes ont revêtu leurs plus beaux atours. Lui montera des chevaux à la fantasia. Elles regarderont des galops à longueur de journée. Et tous chanteront en s'accompagnant des coups sourds des « derhouckas ». (Photo Gueugnon)


... de l’Allemagne à entretenir avec le Maroc des relations directes, sans passer par l’intermédiaire d’une nation quelconque.
Les deux résultats de cette manifestation intempestive furent une résistance très marquée qu’Abd-el-Aziz opposa à nos propositions de collaboration et une tension diplomatique entre Paris et Berlin.
Afin d’éviter que cette situation s’aggravât, la France accepta de participer à une conférence de toutes les Nations intéressées par le Maroc, que le Sultan proposa de convoquer, à l’instigation de l’Allemagne. Cette réunion, qui eut lieu du 16 janvier au 6 avril 1906, à Algésiras, rassembla les représentants de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, de l’Espagne, des Etats-Unis, de la France, de la Grande- Bretagne, de l’Italie, de la Hollande, du Portugal, de la Russie, de la Suède et du Maroc.
Elle proclama la souveraineté du Sultan sur l’étendue tout entière de ...



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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:20

page 131


- Casablanca, Ville moderne. Cette rue fut l’une des premières construites. Elle fut baptisée de Bouskoura parce quelle empruntait le tracé de la route qui allait au village du même nom. Elle s'appelle aujourd'hui Blaise Pascal. Mais qui dira pourquoi?


... son territoire et la liberté des échanges de toutes les nations avec l’empire chérifien. L’acte fut signé le 7 avril.
L’année suivante, un autre accord entre la France, la Grande- Bretagne et l’Espagne fixait les attributions des zones de police confiées aux deux voisins du Maroc, mais avant que l’on ait pu passer à l’application de ses clauses, des événements graves se déroulèrent le 15 juillet à Casablanca (Dar el Beïda) qui devait, en principe, être sous le contrôle simultané de la France et de l’Espagne.
La ville était placée sous l’autorité du caïd Si bou Bekr ben Bouzid qui venait de succéder au caïd El Iladj Mammou, malgré la candidature de Si-Allai, caïd des Oulad Harriz, fils du défunt.
Le jeune caïd évincé résolut de se venger en provoquant des désordres dans la ville qu’encerclaient des tribus farouches. Il excita ses partisans et les poussa à manifester leur xénophobie dans l’agglomération, de telle façon que Si bou Bekr, dont il connaissait le caractère hésitant, ne puisse maintenir le calme et encoure ainsi une disgrâce qui entraînerait sa révocation.
Si-Allal fut servi dans ses desseins par l’absence fortuite du doyen du Corps diplomatique, M. Maupertuy, le consul de France, qui venait de partir en congé, et dont la présence d’esprit et la fermeté eussent pu influer sur la conduite du pusillanime caïd.
Malgré sa bonne volonté, l’élève-consul Neuville, qui assurait l’intérim, ne parvint pas à décider Si bou Bekr ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:22

page 132


- L'artisan marocain travaille sans hâte. Les motifs qu'il peint relèvent de la géométrie la plus harmonieuse. Le Koran interdisait la reproduction des images de l'homme et des animaux ; il a fallu trouver d'autres modèles! De nos jours la doctrine mahométane admet certains accommodements. Déjà le Maroc compte un peintre de grand talent : Si Mammeri..
(Photo Gueugnon)



... à prendre les mesures qu’imposait la venue en masse dans la ville de « fellahs » (1) farouches. Aussi bien n’était-il pas le doyen et manquait-il de l’expérience et surtout du prestige du titulaire.
La faiblesse du caïd incita les perturbateurs à l’agression. Ils se portèrent sur les chantiers d’une entreprise qui avait entamé la construction d’une jetée protectrice du port. Sous le prétexte de la violation d’un cimetière musulman désaffecté par la voie étroite de chemin de fer qui le traversait, ils assaillirent les ouvriers et tuèrent, coup sur coup, trois Français, trois Espagnols et trois Italiens.
Le Docteur Merle, qui, de ses fenêtres, avait assisté à une partie de ces meurtres, courut donner l’alarme, au Consulat de France. Aussitôt, ...

1. Paysans.


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:23

page 133


- Le Juif indigène, au visage intelligent, semble, par sa mine, dans une certaine aisance. Ses fils se vêtiront à l’européenne et nul ne reconnaîtra, peut-être, l'origine de ses arrière-petits-enfants. (Photo Gueugnon)


... M. de Neuville alla, au milieu d’une population en effervescence, prévenir le caïd de sa responsabilité éventuelle, après quoi il revint et rédigea un rapport que le Docteur Merle accepta de faire parvenir à M. de Saint Aulaire, notre chargé d’affaires à Tanger. Le messager bénévole put s’embarquer le soir même, avec sa famille, sur un vapeur en partance, non sans s’être encore exposé auparavant en ramenant, avec M. Philip et quelques volontaires européens, les corps des victimes à la Maison de France.
Les Consulats s’étaient remplis de réfugiés de chaque nationalité. Ils furent mis en état de défense.
Au reçu du rapport de M. de Neuville, M. de Saint-Aulaire donna ordre au croiseur « Galilée », qui était en rade de Tanger, d’appareiller pour Casablanca. Le Docteur Merle repartit avec lui pour assister ses compatriotes en péril.
Cependant, l’oncle du Sultan, le vieux Moulay el Amin, qui commandait, aux abords de la ville, la « méhalla » (1) chérifienne, accourut avec ses soldats.
Il commença par destituer le caïd dont il prit la place. Puis, il organisa un service d’ordre avec la plus entière bonne foi.
« Seuls, les Français sont en danger», avoua-t-il au Corps consulaire, établissant ainsi le parti-pris des agitateurs. Il conseilla de faire mettre à l’abri du vapeur anglais « Demetria », stationné en rade, tous les Européens que ce
bateau pourrait contenir et il s'offrit a protéger leur ...

1. Corps de troupes régulières.


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:24

page 134



... embarquement. Un groupe de deux cents personnes composé en majorité de femmes et d’enfants put être ainsi mis hors d’atteinte, tandis que les autres se barricadaient dans leurs Consulats respectifs.
L’arrivée du « Galilée » devant Casablanca ne parut pas calmer les esprits surexcités des Oulad Harriz et des Mediouna, qui s’étaient répandus dans les rues étroites et tortueuses de la ville. Le vice-consul Maigret, qui venait de rejoindre son poste, se rendit à bord et recommanda au commandant Ollivier la plus grande circonspection. Il appréhendait, avec raison, les représailles sanglantes auxquelles pourraient se livrer les masses déchaînées à la moindre mesure qui pût être prise par elles pour une provocation. Pourtant, beaucoup d’officiers du bord rongeaient leur frein d’être contraints à l’inaction. Ils prétendaient que notre prestige ne s’accommoderait que d’un bombardement pour venger les vies françaises détruites et rétablir la notion de notre force. Toutefois, le commandant Ollivier lui annonçant l’imminente arrivée d’une escadre, le vice-Consul accepta le principe du débarquement d’un fort détachement de fusilliers-marins pour protéger plus efficacement la Maison de France menacée.
La venue de cette escadre était prévue pour le 5 août. Or, au matin de ce jour-là, rien n’était en vue ! A la vérité, seul, le croiseur « Du Chayla » était en route entre Tanger et Casablanca. Une mauvaise transmission avait laissé croire à la mise en action d’une escadre qu’en réalité on ne faisait que concentrer dans l’attente des événements. Mais le débarquement étant annoncé, le commandant Ollivier et ses officiers furent d’avis que les Marocains interpréteraient comme un signe de faiblesse le fait de le différer. Aussi, à l’heure prévue, un détachement de 66 hommes ( !) commandé par le lieutenant de vaisseau Ballande, prenait-il place dans les canots et se dirigeait-il vers la plage.
Le vieux Moulay el Amin, prévenu, avait accepté que les portes de la muraille fortifiée fussent ouvertes au passage de cette troupe qu’il ne prévoyait pas d’un si faible effectif. L’interprète du Consulat, M. Zagury, était allé accueillir nos marins au débarcadère pour les conduire dans l’enchevêtrement des ruelles. Les matelots vinrent la baïonnette au canon, le fusil sur l’épaule, armes approvisionnées mais non chargées, marchant au pas. Lorsqu’ils ne furent plus qu’à quelques mètres de la « porte de la Marine », les lourds battants se refermèrent. L’enseigne de vaisseau Ballande eut, toutefois, le temps de bondir et de passer son bras dans l’entrebâillement qui se comblait. Mais comme il repoussait les ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:24

page 135


- La méditation n'est pas le seul apanage des gens d'âge respectable. (Phot. Gueugnon)



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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:25

page 136


- Les dissidents ont résolu de se soumettre. La cérémonie de la « Targuiba » va avoir lieu. Conduit par des guerriers désarmés, un jeune taureau, paré pour le sacrifice, sera égorgé selon un rite prescrit. La région n'aura plus à appréhender que les rares coups de feu des batteurs d'estrades.


...vantaux, un coup de feu claqua, l’atteignant à la main. « Chargez, armes! » commanda l’officier. En l’entendant, les soldats marocains de garde à la porte exécutèrent une salve générale qui, par bonheur, n’atteignit personne. Ballande, dont la main blessée avait laissé échapper le sabre, le ramassa de l’autre main. «Allons mes enfants! En avant! A la baïonnette! » s’écria-t-il, tandis que le second-maître Labaste repoussait les lourds battants.
Le poste marocain fut vite culbuté.
En même temps les canons du « Galilée » se déchaînaient, encadrant la porte de la Marine, pour faciliter par leur action la progression du petit détachement qui s’élançait dans les ruelles.
Les détonations jetèrent l'affolement dans la ville. La fusillade crépita partout et souvent sans raison. Nos fusiliers marins parvinrent cependant ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:26

page 137


- Itto, la fille du grand chef zaïan Moha ou Hammou était comme ces jeunes berbères en atours de fêtes, dont on imagine bien que le sourire, s'il cessait d'éclairer le visage, laisserait apparaître des traits énergiques et, peut-être, enclins à la dureté.


... à la Maison de France sans autre perte que celle d’un matelot assez gravement blessé.
Le « Du Chayla » arrivé à 11 heures vint renforcer le tir du «Galilée». Entre leurs salves les tribus, répandues dans les rues, se livraient au massacre et au pillage.
Un second détachement de fusiliers marins de 75 hommes, sous le commandement du lieutenant de vaisseau Du Petit-Thouars, fut débarqué.
Il eut à intervenir pour dégager les Consulats serrés de trop près. Son action fut particulièrement appréciée du Consul d’Espagne, bien qu’entre temps il eût reçu vingt marins du croiseur espagnol « Alvaro de Bazan », qui avait rejoint les vaisseaux français dans la rade.
Le commandant Mangin prit le commandement général des forces débarquées et son action fut telle que la zone des Consulats fut bientôt dans une relative sécurité.
Le vieux Moulay el Amin, dont la conduite ne cessa jamais d’être parfaitement loyale à notre endroit, s’efforçait, sans y parvenir, de réprimer les dévastations auxquelles se livraient dans le mellah et les quartiers éloignés les hordes Mediouna et Chaouia, qui ne cessaient de pénétrer en nombre par la porte de Marrakech.
Enfin, l’escadre parut. Commandée par l’amiral Philibert, qui la précédait sur le cuirassé «Gloire», elle débarqua le corps expéditionnaire ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:27

page 138


- De temps à autres ces danseurs nègres du Sous viennent à Casablanca, à pied, faisant plus de mille kilomètres sur les chemins des caravanes et, à deux ou trois, ils exécutent leur chorégraphie simpliste sous les balcons de la cité.


...du général Drude, qui dégagea complètement la ville et porta le combat dans le bled Mediouna. Le bataillon espagnol du commandant Santa Olala prit une courte part à l’action.
Le général s’installa dans une petite baraque que l’on a encore conservée et entretenue sur la plus belle place de la Casablanca moderne.
C’est de là que partit la pénétration militaire qui devait soumettre à l’autorité du Sultan son propre pays.
Abd-el-Aziz dut, en effet, se résigner à faire appel à notre concours, car, dès les incidents de Casablanca, son frère, MouIay-Hafid, souleva les tribus du sud en se proclamant le seul authentique sultan de la dynastie filalienne. Sa méhalla devait se faire battre successivement par les colonnes des généraux Drude, Moinier, d’Amade et Lyautey.



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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Mer 11 Nov - 18:28

page 139


- Dans le cadre grandiose de ces montagnes nues, au pied desquelles les casbahs zaïanes mettent leurs notes rousses ou blanches égrenées au long des méandres d'un oued, le général Poeymirau fit rendre les honneurs militaires à la dépouille de Moha ou Hammou, l'irréductible et loyal adversaire, par son groupe mobile tout entier.

CHAPITRE XII

ITT0 ET MOHA OU HAMMOU LE ZAIANI

Alors, Le Glay, Moha ou Hammou est-il toujours intraitable?
Le Général Lyautey avait lancé sa question d’un trait, alors que le capitaine Maurice Le Glay, du Service des Renseignements, figé au garde-à-vous, la main au képi, n’avait pas encore achevé son salut.
— Je crains fort, mon général, que toutes les négociations soient vaines avec lui !


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Lun 16 Nov - 8:42

page 140


- Lorsqu'il se sépara de son père, le vieux chef zaïan Moha ou Hammou, son fils Hamarock vint habiter, dans nos lignes, à Khénifra. Cette Casbah, qui fut sa résidence préférée, porte encore son nom.


... — Bah ! Il faut encore essayer ! Sans doute est-il plein de fanatisme et sa résistance se renforce-t-elle du goût ancestral que ce vieux chef éprouve pour le « baroud ». Mais n’avons-nous pas réussi à attirer à nous ses deux fils Hassan et Hamarock?
— Ils sont jeunes, mon général, et ils n’ont pas comme leur père l’investiture de la grande tribu des Zaïans. Eux aussi ont le goût du « baroud » et ils se battent avec nous contre leur père. De beaux guerriers, ma foi ! et d’un loyalisme absolu !
— Oui ! C’est une chic famille de combattants !
Ainsi, vous ne pensez pas que les démarches entamées par ce pauvre Lemoine puissent avoir une suite dans le sens d’une soumission au Maghzen?
— Mon général, Moha ou Hammou estimait beaucoup le capitaine Lemoine pour son courage et sa loyauté. Vous n’avez pas ignoré que le vieux chef Zaïan avait chassé son fils Moha lorsqu’après avoir attiré le malheureux capitaine dans un guet-apens, sous le prétexte d’une entrevue avec son père, il rapporta à la tente caïdale la tête de notre malheureux camarade. Depuis, ce Moha a cherché asile chez les tribus du Sud. Nos renseignements nous ont permis d’apprendre, ces jours derniers, que l’assassin avait été refusé dans tous les « douars » et dans toutes les « kasbahs ». Il est, aux dernières nouvelles, parti vers le Tafilalet où, peut-être, il sera mieux accueilli.
— Ceci prouve que l’influence du Zaïani est grande !


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Lun 16 Nov - 8:43

page 141


- Au premier plan, Si Kaddour ben Ghabrit, Ministre plénipotentiaire honoraire (nommé depuis lors Directeur de l'institut musulman à Paris), s'apprête à procéder à une remise de décorations, en présence de S. M. Moulay Youssef, l'avant-dernier Sultan du Maroc, à l’occasion d'une grande fête rituelle musulmane.


Alors il ne reste plus à Poeymirau que la ressource de l’éliminer par le combat ! Dommage ! Quel bel instrument de pacification il eût fait s’il eût accepté de se ranger à nos côtés ! Dites pourtant à Ract- Brancas de chercher, en dépit de tout, à reprendre un contact de pour parlers. Et, vous-même, faites des efforts dans le même sens.
L’audience était terminée.
Dès que le capitaine Le Glay eut pris congé, le général appuya sur un timbre. Un mokhazeni algérien parut.
— Bou Azza ! Monsieur Lafforgue est-il arrivé?
— Il attend dans l’antichambre, mon général.
— Fais-le entrer !
Monsieur Lafforgue était un architecte de grand talent (il l’est encore et on lui doit le tout récent Palais de Justice de Rabat). Le général l’accueillit, la main tendue.


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Lun 16 Nov - 8:44

page 142


- Le Palais de la grande Poste à Casablanca est l'un des plus caractéristiques des monuments publics du proconsulat du Maréchal Lyautey. Il marque un renouvellement heureux de l'art hispano-mauresque, auquel il a apporté une harmonie de proportions et une qualité de matériaux inhabituels.


— Où en sont les plans de l’avenue des Touarga?
— Prost et moi nous sommes en train de les achever, mon général.
— J’aurai un moment demain, dans l’après-midi. Pourrai-je venir les voir?
— Certainement, mon général.
— Bien! Les constructions particulières marchent?
— Oui ! mon général. Nous avons noté leur recrudescence. Déjà, l’an prochain, tout un quartier de ville nouvelle constituera, face aux murailles de la ville indigène, un ensemble assez cohérent.
— Parfait! Tenez bien la main, dans vos services, à l’aspect extérieur de ces bâtiments. Pas d’architecture pâtissière! Pas de modernisme trop outrancier! Des lignes pures, harmonieuses, avec autant que possible un rappel du style arabe ou hispano-mauresque. Rappel discret, bien entendu! Quelques zelliges en frises dans le haut des frontons; ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Lun 16 Nov - 8:45

page 143


- La jeune grâce de celle petite fille. Aït Tseghrouchene, fait oublier le fait que, jusqu'en 1925, ses compatriotes furent nos adversaires les plus acharnés. Le sourire à l'objectif de celle demi-sauvageonne marque toute une étape de progrès.


... des auvents allongés et recouverts de tuiles vertes. Bref un respect des traditions et une alliance avec la nature et le ciel de ce beau pays. Du reste, je vous fais confiance et je suis persuadé que Prost, vous et vos collègues, me donnerez une capitale incomparablement belle. Et Casablanca?
— Casablanca bâtit encore plus que nous, mon général.
— Qu’y faites-vous personnellement?
— L’Hôtel des Postes, dont les fondations sont terminées.
— Ah! j’y suis! Très heureuse, votre façade ! N’oubliez pas de rappeler au Service d’architecture de cette ville que je désire qu’on voie la mer de la Place de France. Maintenant, je vous rends votre liberté, car je dois présider le Conseil du Gouvernement.
Cependant, la colonne Poeymirau continuait ses opérations contre Moha-ou-Hammou que l’agitateur Sidi Raho maintenait dans son opiniâtreté de résistance. Chaque été resserrait l’étau de nos détachements autour du Zaïni. En 1921, il ne restait plus au rude chef de guerre que le plateau des Mesghrouchen. La légion étrangère, les tirailleurs et les spahis encerclaient peu à peu ce dernier bastion dissident sur lequel les goumiers et les partisans d’Hassan et d’Hamarock poussaient des pointes harcelantes. Un à un les guerriers zaïans se détachaient jugeant la partie perdue. Sidi Raho, lui-même, s’était enfui. Les troupes donnaient l’assaut final. Sur une ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Lun 16 Nov - 8:46

page 144


- « Et je veux que d'ici on aperçoive le port ! » avait dit le Maréchal Lyautey. Son vœu réalisé est en train d'être dépassé. La Place de France de Casablanca voit son aire doublée, tandis que de nouveaux immeubles immenses se bâtissent le long de cette avenue du 4e Zouaves.


... crête, dans les ruines d’une antique casbah, quelques coups de feu éclataient encore, auxquels répondaient les décharges des goumiers. Soudain les détonations cessèrent. Les légionnaires arrivés les premiers sur la position n’y trouvaient plus que des cadavres. Moha ou Hammou était tombé, le fusil au poing. A côté de lui, sa fille Itto, de la race des Sabines guerrières, avait également succombé dans le dernier « baroud » d’honneur.
Le général Poeymirau fit rendre à son adversaire les honneurs militaires par le groupe mobile tout entier.
De retour au camp, après les funérailles, il s’entretenait avec le général Théveney.
— Dommage que nous n’ayons pas « eu » Sidi Raho, par la même occasion ! En voilà un qui va encore nous coûter des vies humaines !
— Nous essayerons de « l’avoir » l’année prochaine. Je crois que le « Patron » est disposé à me donner vingt mille hommes pour nettoyer la « Tache de Taza ».
— Bigre! Tu vas battre le record des effectifs! J’espère bien en être!


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Lun 16 Nov - 8:47

page 145


- Le minaret de Bou Denib porte encore la trace du bombardement de 1919, au moment de notre première campagne du Tafilalet. Maintenant, Bou Denib n'est plus qu'un centre paisible, qu'animent vers le soir les transporteurs arrivés à l'étape ou les habitants qui reviennent de la palmeraie avec leur charge de dattes particulièrement savoureuses.


— Parbleu! Ne fais-tu pas partie de l’équipe? Que de chemin, tout de même, depuis la Chaouïa !
— Oui, mais j’ai bien cru que l’incident de la canonnière « Panther » à Agadir, en 1911, allait nous paralyser! Sans doute la diplomatie s’est-elle employée par la cession du Cameroun à nous permettre d’avoir les mains libres, mais j’imagine bien que, sans la guerre de 1914, les Allemands auraient trouvé quelque nouveau prétexte pour nous mettre des bâtons dans les roues.
— C’est probable ! Cependant, Lyautey n’a pas dû être très à son aise quand, au 2 août, il a dû se résigner à renvoyer presque toutes ses unités d’active pour les remplacer par des territoriaux !
— D’accord ! Mais ces territoriaux-là ont fait de la belle besogne qu’on n’aurait pas attendue d’eux. C’est de leurs bases que nous avons continué à progresser, Aubert, toi et moi.


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Lun 16 Nov - 8:48

page 146


- "Une ferme ou un chantier valent un bataillon" se plaisait à répéter Lyautey, tandis qu'il faisait marcher de pair les progrès de la pacification et la mise en valeur du pays.
Il faisait ainsi allusion à ces installations précaires lancées dans le bled par les premiers colons, telles celle-ci, prise en 1911, que créa près de Mechra bel Ksiri, M. Ferrere, un des plus actifs "Vieux Marocains".



— N’oublie pas celles qu’avaient établies Henrys, Baumgarten et Gouraud, qui nous débarrassa de Maïel Aïnine, ni la belle victoire de Mangin à Sidi-bou-Othman, qui nous a donné toute la région de Marrakech !
— J’ai de bonnes raisons pour ne pas les oublier ! En somme, après la Haute-Moulouya que nous allons entreprendre et la Tache de Taza qui viendra l’an prochain, il ne restera plus que l’extrême-sud à réduire !
Poeymirau voyait juste. L’année suivante il réduisait les Ait Tseghrouchen avec le concours de tous ses collaborateurs habituels. Les combats victorieux du Bou Khamouj, d’El Mers et d’Immouzer voyaient monter l’étoile d’un jeune officier qui devait s’affirmer dans les derniers combats de la pacification : le lieutenant de spahis Henri de Bournazel.
Déjà l’Empire chérifain changeait de renom. On oubliait le ...


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MessageSujet: LE MAROC, R. Thomasset.   Lun 16 Nov - 8:50

page 147


- Des immeubles modernes s'élèvent sans cesse de chaque côté de cette avenue du 4e Zouave, à Casablanca, qui fut naguère le lit fangeux de l'oued Bouskoura, aujourd'hui souterrain.

... " baroud " sur la foi de la réputation des richesses du sous-sol et de la fertilité du terroir. Les aventuriers affluaient, bons et mauvais, tous travailleurs, tous décidés. Des capitaux s’investirent. Lyautey amalgamait tout. Casablanca, port de pêcheurs, devenait métropole commerciale et Rabat s’embellissait pour justifier son titre de nouvelle capitale.
Un nouveau Maroc naissait...


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