Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 TINMEL

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Paul CASIMIR




MessageSujet: TINMEL   Lun 15 Déc - 9:37




TINMEL




Tinmel est le berceau de la dynastie almohade , celle qui va créer, à partir du Maghreb el Aqsa, le Maghreb el Kbir, je veux dire le grand Maroc qui étendra son autorité jusqu'en Ifriqiya et en Espagne ...  Très tôt, le Service des Bâtiments et Monuments historiques créé par le Général LYAUTEY s'intéressera à ce site, en ruine,  à sa mosquée, effondrée. Les documents d'époque ( entre autres TINMEL, les carnets de notes de Jules BORELY ...) sont rares et difficiles à se procurer : aussi nous remercions ceux qui en possèderaient et accepteraient de les prêter de se signaler.

Merci d'avance.







Dernière édition par Paul CASIMIR le Sam 20 Déc - 7:14, édité 1 fois
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MessageSujet: TINMEL   Lun 15 Déc - 9:48



JULES BORELY




NOUVELLES OBSERVATIONS

SUR

TINMEL









AU PORTIQUE


99, BOULEVARD RASPAIL, 99


PARIS




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MessageSujet: TINMEL   Lun 15 Déc - 9:52






SOUS PRESSE


___________

TINMEL. ( Carnets de notes, nouvelles observations sur la mosquée).

CHELLA ET SES ENVIRONS

LA KOUTOUBIA ( Renseignements sur une critique).





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MessageSujet: TINMEL   Lun 15 Déc - 9:54






A Christian FUNCK-BRENTANO.




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MessageSujet: TINMEL   Lun 15 Déc - 10:25

NOUVELLES OBSERVATIONS


SUR TINMEL





Pendant les dernières semaines que nous venons de passer à Tinmel pour y consolider les ruines de la belle mosquée et les  nettoyer de ces tâches, qu'à divers moments, depuis bientôt dix ans, nos méchants maçons y avaient faites, j'ai pu noter des observations et prendre des "vues" qui donnent un nouvel aspect historique des restes de la ville des Almohades.

La fortune de ces rebelles est assez connue pour qu'il soit permis de penser que mes images et mes remarques utiles pour ceux qui travaillent à connaître le passé, intéresseront aussi d'autres personnes.


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MessageSujet: TINMEL   Mar 16 Déc - 10:01

2

La question est des plus simples. Il restait à cet endroit de la vallée du Nfis des signes d’une grande ville; mais le visiteur, qui marchait dessus, ne les voyait pas ou ne les voyait guère.

Pour qui ne scrute pas obstinément ici l’apparence des choses, le moellon, détaché d’un mur disparu, se confond avec les pierres de la montagne et ce qui subsiste, au ras du sol, des fondations d’une enceinte ou d’une habitation se distingue peu de ces murettes que le cultivateur dresse çà et là sur la pente, pour soutenir quelques mètres de mauvaise terre.

Ces vestiges une fois reconnus vous sautent aux yeux, et la vision soudaine de la ville que le temps a mise en poudre devient émouvante. On n’aperçoit à peu près rien de Tinmel qu’une jonchée de moellons — sinon des bases, des fondations, des alignements au ras du sol qui indiquent des rues — cependant, ces débris, pareils à des osselets répandus à terre — innombrables comme les flots de la mer — respirent une âpre grandeur.

J’ai cru faire, après coup, une autre remarque. Les habitants de l’endroit, que gouverne aujourd’hui le Caïd Mohamed ou Brahim Goundafi (pauvres gens, d’une grande finesse d’esprit, qui parlent peu mais pensent davantage) comprenaient que les visiteurs européens — de tout si curieux — n’apercevaient pas leur vieille ville dont les débris couvrent le canton.



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MessageSujet: TINMEL   Mar 16 Déc - 11:58


TINMEL




LA MOSQUEE VUE DE L'ACROPOLE.


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MessageSujet: TINMEL   Mar 16 Déc - 18:34

3

Ils en ressentaient un étonnement que chacun gardait jalousement pour soi.
Avouerai-je que j’éprouve de l’ennui de les avoir, pour si peu, dépouillés de ce secret...

*
**

On croirait peut-être que je gonfle mon esprit de l’émotion que m’a causée cette découverte — une de ces découvertes qu’on fait sur soi-même, en apercevant ce qu’on n’avait d’abord pas vu — si je ne rapportais ce qu’a écrit sur Tinmel, après Edmond Doutté, après le docteur Ferriol, le professeur Henri Terrasse, dans une étude parue au Tome IV d’Hespéris, en 1924. Près de cent pages, desquelles datent, véritablement, la connaissance et l’admiration que l’on a des ruines de la belle mosquée.

M. Terrasse, qui était venu à Tinmel en 1922 avec l’historien Henri Basset, ne dit rien de ces avalanches de pierres dans lesquelles il faut reconnaître la ville, mais il nous donne sa pensée sur les remparts et les limites de la cité.
« Appuyée vers le Nord à la montagne, vers le Sud au torrent, dont la rive opposée se dresse en escarpements difficiles, elle ne possédait pas de murailles sur ces deux faces — du moins n’en trouve-t-on pas traces.


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MessageSujet: TINMEL   Ven 19 Déc - 11:07

4

Il y avait seulement sur la montagne un poste de veille (Cf. Holal, p. 82); peut-être au sommet de l’escarpement que l’on nomme encore aujourd’hui « Taourirt n’tidaf », la colline des vedettes, vers lequel grimpe le mur d’aval... A l’Est et à l’Ouest, en aval et en amont, un mur tout droit (1) barrait la vallée. Ce sont les seules fortifications. Elles suffisaient. Tinmel était bâtie entre ces deux murs (2); cela représente un kilomètre peut-être de l’Est à l’Ouest, cinq ou six cents mètres du Nord au Sud... Il y a peu à dire du barrage d’amont. Il semble qu’il était établi tout près de la mosquée, derrière la protection d’un ravin, la Talat nwabdallah. La mosquée était crénelée et l’on pourrait même se demander si, dominant un mur de soutènement assez élevé, on n’avait pas pensé qu’elle pourrait, le cas échéant — telles nos églises fortifiées, jouer son rôle dans la défense de la ville contre une attaque venue de l’amont. Le cas n’est pas fréquent; il n’est pas absolument exceptionnel. A Chella, la première mosquée construite par Aboû Yoûsof Yacoûb (3) était fortifiée ; mais, surtout, on trouve encore aujourd’hui chez les Berbères qui vivent au sud du Sous, et, notamment, le long de l’oued Massat, une coutume fort intéressante à noter ici; la mosquée est fortifiée et placée souvent à l’entrée même du village, faisant corps avec la porte dont elle défend l’accès. Quand le Mahdî (Ibn Toumert) choisit l’emplacement de la « première mosquée almohade de Tinmel, il suivait peut-être une vieille tradition du pays... ».


Les textes explicatifs des notes sont en fin de livret


Dernière édition par Paul CASIMIR le Mar 23 Déc - 8:59, édité 2 fois
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MessageSujet: TINMEL   Ven 19 Déc - 11:09





La belle mosquée.


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MessageSujet: TINMEL   Ven 19 Déc - 11:15

5

J’ai dû faire cette citation pour indiquer ce que fut jusqu’à présent l’idée de Tinmel dans l’esprit de ceux qui l’avait pensée d’après ce qu’ils avaient aperçu de ses murailles : un mur en amont, près de la mosquée — bâtie à l'entrée même de la ville — un mur en aval et, sur la hauteur, « un poste de veille ».

Le professeur Edmond Doutté (4) et le docteur Ferriol donnent quelques indications qu’aurait pu retenir M. Henri Terrasse pour ses recherches s’ils ne les avaient entremêlées de réticences ou d’hypothèses qui égarent.

Edmond Doutté disait bien : « On trouve des « amoncellements de pierres depuis Tinmel jusqu’au « village qui est au-dessus et qu’on appelle Arren... ». Mais il disait aussi, à propos du ravin au-dessus duquel est bâtie la mosquée : « C’était, peut-être, la « limite de l’ancienne Tinmel — limite naturelle « puisque ce ravin formait une défense très suffisante ; « une invasion ne pouvant venir de ce côté... »

D’autre part, le docteur Ferriol ayant grimpé, je pense, à Taourirt n’tidaf, avait aperçu le poste des vedettes; mais il ne voyait dans ce groupe vertigineux d’habitations fortifiées, qui domine un horizon circulaire, que des « murettes en pierres sèches, comme en « élèvent encore de nos jours les Berbères quand ils « montent la faction ».



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MessageSujet: TINMEL   Sam 20 Déc - 7:20

6

Et quant à la grande muraille large de deux mètres, qui joignait sans doute cette citadelle, il en disait : « ...Après ces dernières tours (6) le trajet du mur n’est plus marqué que par un « entassement informe de cailloux ». Les restes d’un « modeste mur de pierres sèches ».

Je craindrais d’abuser de la patience du lecteur en risquant ici sur la défense et l’étendue de Tinmel des explications que donneront les photographies que je peux mettre dans cet opuscule.

Aucun des visiteurs de ces ruines n’a connu la grande Kechla bâtie, au Nord, sur l’acropole, par où la ville pouvait se défendre d’attaques très dangereuses — puisqu’il eût suffi de détacher des blocs de cet escarpement pour la bombarder et l’anéantir beaucoup plus sûrement qu’on ne ferait aujourd’hui avec quelque « grosse Bertha ».
Aucun d’eux n’a parlé de cette longue chaîne émouvante de pierres par quoi l’on peut mesurer l’étendue de la ville.

Penser que Tinmel n’était fortifiée qu’à l’Est, contre les troupes que l’Emir aurait acheminées jusque là par la vallée, et à l’Ouest contre celles qu’il aurait envoyées du Sous par cette même vallée, est une manière de voir qui ne doit rien à ce que fut la guerre de châteaux forts au Moyen-âge. Tinmel dut se défendre de tous côtés.



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MessageSujet: TINMEL   Sam 20 Déc - 7:24





VUE DE TINMEL PRISE DE TALAT NOUGUEDI AU SUD-OUEST

On aperçoit la mosquée, au milieu.


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MessageSujet: TINMEL   Sam 20 Déc - 7:29

7

Au sommet de Taourirt n’tidaf perchait une citadelle, bâtie de pierres liées au mortier, d’où les veilleurs pouvaient guetter de tous côtés l’approche de l’ennemi.

La mosquée se trouvait à peu près au milieu de la ville W sous la Kechla. C’est, sans doute, la nécessité d’avoir de l’eau pour les ablutions qui avait eu raison de son emplacement, à l’abri de ceux de ses défenseurs qui habitaient l’acropole.

La ville était deux fois plus étendue que ne l’ont imaginé Doutté, le Docteur Ferriol et M. Terrasse. Au point de vue historique, la vue que ces messieurs en ont eue ne suffirait pas pour expliquer la grandeur de la force qui, en quelques années, s’abattit du haut de ces montagnes sur le pays et poussa au loin ses victoires et ses conquêtes. De grands événements ne vont pas sans grands moyens, et Tinmel est à l’origine de ces moyens. Tinmel fut véritablement grande, en pays pauvre, pour une ville de montagne au XII° siècle. Son étendue, du Nord au Sud, est difficile à évaluer, car sa partie basse se trouve aujourd’hui ensevelie sous des jardins (8).

La cité guerrière ne s’étendait pas d’un ravin à un autre, mais passait par une demi-douzaine de ravins contournés par des barrages ou des maisons fortifiées. Elle allait de Talat Moumellit à Talat Nouguedi qui la sépare d’Arren.

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MessageSujet: TINMEL   Sam 20 Déc - 7:33

8

Les versants de ces plis grandioses étaient peuplés d’habitations perchées sur les anfractuosités du roc et sur le roc.

Dans le haut, entre les tables nues et glissantes de ces masses minérales, on aperçoit des restes de fortifications.
Pour le succès de l’aventure d’Ibn Toumert et d’Abd el Moumen, il fallait que la ville fût à l’abri du châtiment du Souverain ; qu’elle fût véritablement imprenable. Les Almohades avaient fait de leur mieux pour cela. Ce versant de la vallée était véritablement hérissé des petites habitations où se tenaient les révoltés. Immense ruche, accrochée à ces hautes montagnes — ainsi qu’un sombre nuage — dont le grondement, d’après ce qu’on lui en rapportait, causait une juste crainte à l’Emir dans son palais de Marrakech.

*
* *

Pour découvrir la partie de la ville qui, du ravin voisin de la mosquée, s’étend jusqu’à celui qui la sépare d’Arren, il suffit de prendre le chemin qui conduit au Mellah, de s’en écarter de temps à autre et de regarder, en marchant, à droite et à gauche ; ce sentier longe d’anciennes rues. Arrivé au bout, le touriste pourra gravir la montagne et, sur la hauteur, rechercher les restes des constructions qui, de ce côté, s’étendent loin sur un autre versant.


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MessageSujet: TINMEL   Sam 20 Déc - 7:39





VUE DE LA VILLE, PRISE DU HAUT DE LA VILLE AU SUD-EST DE TALAT MOUMELLIT

On aperçoit la mosquée au milieu.




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MessageSujet: TINMEL   Mar 23 Déc - 7:45



TINMEL




RUINES DE LA FORTERESSE DE TAOURIRT N'TIDAF.
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MessageSujet: TINMEL   Mar 23 Déc - 7:52

9


Pour visiter la kechla il faut aller derrière la mosquée et gravir l’escarpement sur le côté gauche du ravin; puis tourner à droite. On entre sur le plateau où s’élevait la caserne par une brèche dans l’éboulement. De cette acropole on aperçoit, au-dessous, la mosquée à distance d’un jet de flèche. D’un échelon plus élevé, le voyageur apercevra, à contre-jour, le contour de l’enceinte.

Pour monter à Taourirt n’tidaf (une heure et demie de marche), il faut traverser la Kechla à l’endroit où l’on rencontre une seguia qui alimente de l’eau d’une source l’église du village (10); puis suivre un ravin à gauche, passer dans un autre ravin à droite, et aborder la citadelle des vedettes au Sud-Ouest, sous un mur toujours dans l’ombre.
De là, le regard domine un peu le piton monté sur l’autre versant de la vallée : le Mont des Tambours.
De tous côtés s’élève le spectacle de cette olympienne assemblée de montagnes, en hiver couronnées de neige contre un ciel presque toujours bleu.

*
**

Cette note était publiée au numéro du 15 Février 1933 de la Vie Marocaine quand j’ai fait une recherche dans les Documents de l’histoire des Almohades, que M. Lévi-Provençal a publiés chez Geuthner en 1928.

On y trouve (p. 129) ce passage des mémoires d’Al Baïdak, daté du moment où les Almohades eurent repoussé les troupes que l’émir Ben Yoûsof avait envoyées contre eux au lieu dit Igar des Banou Kouriyit : « Nous rentrâmes à Tinmallal où l’imam fit édifier un « Château que l’on appela Burg Tidaf..... »



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MessageSujet: TINMEL   Mar 23 Déc - 7:56



TINMEL




L'AVANLANCHE DES RUINES DE LA VILLE AU DELA DE LA MOSQUEE AU SUD-OUEST


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MessageSujet: TINMEL   Mar 23 Déc - 7:59



TINMEL





L'ENCEINTE DE LA KECHLA ( LE MUR CIRCULAIRE ) SUR L'ACROPOLE


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MessageSujet: TINMEL   Mar 23 Déc - 8:04

10



M. Lévi-Provençal complète cette indication en nous donnant un passage tiré, comme il nous l’apprend, d’al-Houlal al Maouchiya, où il est dit : « Il (Ibn Toumert) ceignit la ville d’une muraille qui englobait ses « parties basses et il bâtit au sommet de la montagne « un rempart circulaire. Sur la cime fut élevée une « forteresse qui permettait de surveiller l’arrière pays ».

Les photographies que je donne pourraient servir à illustrer ces vieux textes.

Tinmel est bâtie contre la montagne dans la vallée du N'fis; il faut penser que « ses parties basses » se trouvaient près de la rivière, de ravin en ravin.



*
**



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MessageSujet: TINMEL   Mar 23 Déc - 8:07



TINMEL




AU SOMMET DE LA FORTERESSE DE TAOURIRT N'TIDAF.


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MessageSujet: TINMEL   Mar 23 Déc - 8:54



NOTES

(1) En aval, ce mur suit une courbe. En amont il n’existe pas; on peut le penser et croire en découvrir des restes.

(2) C’est moi qui souligne.

(3) Aujourd’hui zaouïa d’Aboû Said Othmân.

(4) Si Bou Médiane, le compagnon de Doutté dans ses vovages en tribus — aujourd’hui mouraquib des Habous à Marrakech — raconte ainsi leur passage à Tinmel. « Nous étions à Armât. Il y eut là un homme qui prononça le nom « de Tinmel — il en était. Doutté sursauta : « Tinmel existe donc encore ! Allons-y ! « si nous y parvenons, nous aurons gagné notre mission ». Arrivés à Talat Yacoub ils se présentèrent chez le Caïd — qui ne voulut pas les recevoir. Doutté en fut irrité. « Patience ! » fit Si Bou Médiane. Il ordonna à ses hommes de planter leur tente devant le Château. Alors le Caïd, pris du regret d’avoir manqué au devoir de l’hospitalité, les fit appeler...

(5) L’occasion d’enseigner est toujours séduisante. Ce fut aussi, d’ailleurs, l’opinion du docteur Ferriol qui écrit : « Nous estimons que c’était là la limite de « la petite cité montagnarde. »

(6) Au sujet de cette muraille — de pisé, dans le bas, de pierres dans le haut — le docteur Ferriol fait une remarque qui aurait pu retenir l’attention de M. Terrasse qui, lui, ne parle que de la partie basse, en pisé. « Ces gens, dit justement « le docteur, construisaient apparemment avec les matériaux les plus près de leur « main : en pisé dans les endroits où se trouvait de la terre, en pierres quand le « roc affleurait ». Auraient-ils pu faire autrement ? Mais M. Terrasse affirme que la disposition des matériaux (cubes de pisé sur bases de pierres) particulière aux murs de la ville et de la mosquée, « marque une époque » dans la construction marocaine au XII° siècle. Et il expose comment et pourquoi.

(7) On voit comment, en passant d’un enseignement à un autre, l’archéologue que j’ai cité en est venu à se tromper : ce qu’il dit des mosquées fortifiées, des mosquées au Sud du Sous, des coutumes, de la tradition qu’aurait, peut-être, suivie le Mahdi...

(8) A un et deux mètres de profondeur, dans la tranchée faite à travers ces jardins pour une route qui rejoint celle de Taroudant par-dessus l’Oued N'fis, on aperçoit des restes de construction en briques.

(9) Celui que Ferriol appelle Talat n’ Waqba.

(10) Bâtie contre l’ancienne mosquée ...



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MessageSujet: TINMEL   Mar 23 Déc - 9:03



Fin de la reproduction du livret de Jules BORELY,

" NOUVELLES OBSERVATIONS SUR TINMEL "


non daté, vers 1950



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MessageSujet: TINMEL   Mer 31 Déc - 11:20





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