Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 Tourisme et Hivernage.

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Mar 23 Déc - 6:46

page 24



Les Sports à Marrakech


- Skieurs à l'Oukaïmeden (2630 m.) (à 1 h. 1/2 d'auto et 3 heures de mulet). Photos Me Péronne
- à gauche :
1 ) L'Iguenouane 3875 m.
2) Ascension hivernale de l'Iguenouane 3875 m.
3) Refuge de Tachdirt pic de Tachdirt 3790 m.
- au mifieu :
A l'Oukaïmeden 2530 m.
1 ) Station militaire de skis.
2) La Patinoire.
3) Refuge de l'Oukaïmeden.
4) Vue d'ensemble.
- à droite :
1 ) L'Ouenkrine 3990 m.
2) Ascension du Toubkol Assif Timelilt 4040.
3) Le lac d'Ifni.
Photos de M. Fourcade de Marrakech



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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Mar 23 Déc - 6:48

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- Sur les links du Golf S.E. El Hadj Thami Glaoui. Pacha de Marrakech. Le Golf établi en 1928 par le Professeur G. Golias
s'étend sur 76 hectares, dans un site admirable, face au Grand Atlas.
- Retour de chasse dans l'Atlas.


Marrakech offre en outre à ses hôtes la possibilité de pratiquer tous les sports. La municipalité a créé un stade splendide au milieu d'un parc. Ce stade comporte des terrains de football, un terrain de rugby, de basket-bail, des courts de tennis, des jeux de boules, des pistes de courses, etc... La "Société Hippique es Marrakech" offre de nombreuses et importantes réunions fort bien dotées. Un concours Hippique annuel obtient le plus grand succès. Le "Cercle d'Escrime" organise fréquemment des tournois. Plusieurs Sociétés Sportives (S.A.M., A.S.M., A.G.M., Sportring) organisent de fréquentes réunions de football, d'athlétisme, de boxe, des courses cyclistes sur route et sur piste se déroulent assez fréquemment. Plusieurs club boulistes donnent d'intéressants concours.
La Chasse et la Pêche constituent aussi de considérables attractions. "Le Saint Hubert Club" fournira à cet égard tous renseignements. Signalons seulement l'abondance des lièvres, perdreaux, cailles, grives, bécassines, vanneaux, etc. du sanglier, du mouflon (dont la chasse momentanément interdite sera très probablement autorisée à certaines périodes) Les rivières de la plaine offrent bien des variétés de poissons quant aux lacs et rivières de l'Atlas ils renferment truites et ombles chevaliers.



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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Mar 23 Déc - 6:49

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- Une porte du palais du Sultan. (Photo Félix)
- L'Hôtel de la Mamounia. (Photo Flandrin)
- Bijoux berbères exposés à la Foire de Marrakech. (Photo Kynel)

MARRAKECH D'HIER ET DE DEMAIN

Lorsqu'on voyage en avion, on voit courir comme des veines sous la peau de la terre, des pistes et des routes.
Et, depuis les innombrables et capillaires sentes de la montagne, dont les brins, par les cols se tordent en un fil, dont les fils par les vallées se cordent, jusqu'à la plaine où les tresses se marient en rubans de routes impériales, on voit circuler le sang de la terre et l'on peut reconnaître le cœur du pays.
Si l'on pouvait s'élever assez pour embrasser d'un seul coup d'œil un si vaste horizon, on verrait se tresser ainsi aux cols de l'Anti-Atlas les pistes de la Mauritanie qui, ensuite, par les hautes vallées du Sous et des Goundafa, gagnent la plaine du Haouz. Par les cols du Haut-Atlas, arrivent le Drâa et le Dadès et les royaumes du Soudan. Le Tafilalet vient par les gorges du Moyen Atlas. Aux portes de l'Oum er Rebia passent les Tadla, les Zaërs et les Chaouia. Les riches Doukkala franchissent les défilés des Djebilet et les fertiles Abda percent dans les collines des Mouissat la route de Safi qui ouvre les portes de la mer comme la coulée naturelle du Tensift.
Et toutes ces innombrables voies, tous ces drains de vie, convergent au centre de l'oasis du Haouz où, comme dans une immense coupe de vert émail, s'épanouit dans la lumière glorieuse, Marrakech la Rouge, Reine du Sud.
Par ce chemin-ci surgirent du Sahara, avec Youssef ben Tachefin, les sombres almoravides qui fondèrent la ville, en l'année 454 de l'hégire (1061 après J. - C.). Une mosquée et une toute petite forteresse au milieu d'une multitude de tentes en poil de chameaux formèrent la capitale d'un empire qui s'étendit rapidement des rives de l'Ebre à celles du Niger, de la côte atlantique mogrébienne à la Nubie.
Par cet autre sentier montagneux descendirent du Tinmel les Almohades, guerriers conquérants et bâtisseurs, qui construisirent les remparts, la Koutoubia (1195), Bab Aguenao, des mosquées et aqueducs.
Un annaliste marrakchi écrit alors : « Si l'on dit Marrakech parfaite, ce n'est pas à cause de l'une de ses perfections, mais de toutes ».
Les gués de l'Oum er Rebia facilitèrent ensuite le passage des Mérinides (1269-1520) qui, venus de Fez, négligèrent toujours les provinces du Sud.
Puis les cols de l'Atlas virent les Saadiens issus du Drâa et du Souss qui, pendant un siècle (1520-1640), firent de Marrakech la merveille des merveilles.
Ouverte aux relations européennes, étendant son autorité et ses affaires jusqu'à Tombouctou, recevant de somptueuses ambassades, elle s'ornait chaque jour d'un palais, d'une mosquée, d'un jardin nouveau.
Léon l'Africain qui y séjourna, à cette époque, pouvait la dire « plus grande que Paris et ville de 5 à 600.000 habitants ».
Le peintre A. Mathan, ds Haarlem, après l'avoir visité, en 1641, avec la mission hollandaise de Liedekerkl, écrivait :
« O ville inestimable de Marrakech largement connue, du point où le soleil se lève jusqu'au point où il se couche ».
Puis avec la désaffection des premiers souverains de la dynastie filalienne ou Alaouite, pendant plus de deux cents ans, Marrakech subit et les normales conséquences de son abandon au profit de Fès et Meknès, et les rigueurs de guerres civiles provoquées par les zizanies entre les compétiteurs à son provincial gouvernement.
A ces luttes intestines, aggravées de famines et d'épidémies consécutives, vinrent s'ajouter les révoltes des tribus avoisinantes, pour lesquelles Marrakech constitue encore une proie de choix.
Un tel excès d'horreurs et la salutaire crainte de son extension incita les souverains chérifiens à ne plus mésestimer « le tambourin du Sud ». Moulay Mohamed ben Abderrahman vient, en personne, rétablir l'ordre, châtiant impitoyablement les rebelles. De 1859 à 1873, il s'éjourne fréquemment à Marrakech, faisant agrandir les jardins de l'Aguedal où il installe fabrique de poudre, cartoucherie, sucrerie.
Avec le Grand Moulay Hassan, la ville de Maroc, qui avait donné son ancien nom à l'Empire chérifien moderne, retrouva son activité et un peu de son ancienne splendeur. Ce prince, à l'instar des fondateurs de l'Empire Maghrébin, affectionne la grande cité du Sud. Il y passe une grands partie de l'année, la fait embellir et assainir tandis qu'à son exemple certains de ses favoris tels son grand vizir Ba Ahmed, ou de puissants seigneurs, y entreprennent la construction de somptueux palais.
Ds 1895 à 1902, son fils et successeur, Moulay Abdel Azziz, réside surtout à Marrakech pour aller ensuite se fixer à Fès, jusqu'à son détrônement par Moulay Hafid qui le renversa avec l'appui des grands seigneurs de l'Atlas « pour une auto », selon le mot de Paul Adam.
Puis Marrakech végéta, éloignée d'un pouvoir central décadent, à la merci des compétitions entre féodaux de le plaine et des monts, vassaux chérifiens en demi dissidence. C'est alors que les Allemands, qui avaient jeté leur dévolu sur le Sud marocain, dont ils avaient pressenti l'avenir, commencèrent, à la faveur de telles circonstances, et en sachant en tirer profit, une campagne de pénétration, soi-disant pacifique
Mais avec leur lourdeur habituelle, ils compromirent tous leurs efforts. En 1907, ils font assassiner le docteur Mauchamp, puis travaillent après la signature du Protectorat à faire proclamer Sultan El Hiba, fils de Ma el Aïnin, marabout mauritanien.
Le mouvement de ce prétendant, qui s'était présenté aux tribus du Suri comme le « Maître de l'heure », à d'heureux débuts.
El Hiba, l'imposteur, acclamé à Tiznit, accepté dans le Sous fait le 15 août 1912 une entrée triomphale à Marrakech où la population lui livre neuf de nos compatriotes, qui n'eurent la vie sauve que grâce à la diplomatie protectrice des grands chefs glaouas.
Le 7 septembre 1912, la colonne française de Mangin — qui, « y allant carrément », avait en quelques jours bousculé toutes les hordes hibistes d'avant-garde, taillé en pièces., à Sidi ben Othman, le gros de l'armée du prétendant ...


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Mar 23 Déc - 6:51

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- Cuivres du Souss exposés à la Foire de Marrakech. (Photo Kynel)

... cher aux Germains — était reçue en libératrice à Marrakech, tandis qu'EI Hiba, vaincu, pouvait s'enfuir après nous avoir abandonné, sains et saufs, ses otages.

Et, depuis lors, depuis vingt-cinq ans, bientôt sous l'influence de l'Administration française, Marrakech, libérée de l'anarchie, épargnée par la famine et les épidémies, reprend petit à petit la situation prépondérante dont elle bénéficia par le passé.
Il y a cinq ans, Monsieur Lucien Saint, alors Résident Général, écrivait :
« Marrakech, porte du Sud, s'ouvre chaque année vers de plus vastes horizons. Son étincelante couronne de sommets ne limite plus, que pour le regard, les pays soussis à son rayonnement.
Par des routes vertigineuses où se sculpte, dans le roc, l'audacieuse souplesse de la pénétration française, son emprise s'étend jusqu'aux merveilles des oasis sahariennes qui deviennent autant de satellites lointains de sa palmeraie.
Pour le nomade qui rêve d'elle, comme pour le fellah qui entrevoit de loin son profil le geste de ses minarets dresse sur le fond du ciel, la certitude d'une paix toujours plus forte et d'une opulence sans cesse accrue ».
C'est grâce d'ailleurs à la féconde intervention française en tout le Sud marocain, aujourd'hui fidèlement soumis à la totale souveraineté de S. M. Sidi Mohamed, grâce à la valeur de chefs militaires et politiques remarquables (les Généraux de Lamothe, de la Bruyère, Daugan, Hure, Catroux, de Loustal), servis par d'admirables collaborateurs des Affaires indigènes et des troupes magnifiques, que Marrakech peut, aujourd'hui, dans la sécurité et dans l'ordre, songer non seulement à une légitime renaissance, mais encore à une ère nouvelle de prospérité.
Nous avons parlé de la gloire passée de la capitale du Sud marocain. Nous venons d'évoquer son relèvement et d'aborder avec un certain optimisme les perspectives d'un brillant avenir.
Marrakech ne retrouvera sans doute plus le prestige politique des années qui suivirent sa fondation, mais elle est nantie d'un si beau capital de diverses richesses naturelles qu'elle peut, sans prétention, aspirer à devenir l'un des centres économiques les plus actifs du Protectorat.
Malgré l'inévitable concurrence créée par le développement d'un réseau routier dérivant certains courants anciens, ou la création de nouveaux centres d'absorption et de dispersion, Marrakech, avec ses deux cent mille habitants, reste le grand marché permanent du Sud. Certes, elle a souffert de la crise comme beaucoup de grandes cités marocaines, mais elle l'a plus facilement supportée du fait que les transactions de tout ordre n'y ont jamais été réalisées au seul titre spéculatif, mais en raison de réels besoins ou de sûrs placements.
Chaque année, méthodiquement et progressivement, confiante en son destin, elle augmente dans les plus divers domaines sa capacité de production et, de ce fait, ses facultés de consommation.
Ainsi s'est-elle mise à organiser rationnellement l'industrie du Tourisme qui sera bientôt pour elle et pour le Maroc, un élément considérable de richesse. Dotée d'un inestimable capital attractif (dont par ailleurs on vous a fait l'inventaire), climat, sites, monuments, elle peut devenir l'une des stations les plus fréquentées du monde. Consciente de ce profitable potentiel elle ne ménage rien pour se rendre chaque jour plus séduisante. Un magnifique hôtel, le Mamounia, véritable palace exploité aujourd'hui par la Compagnie des Chemins de Fer, plusieurs très confortables hôtels et d'excellents restaurants accueillent ses visiteurs.
La Municipalité sous l'impulsion d'un chef énergique, urbaniste de grande classe, M. Léopold Couget a méthodiquement assaini et embelli la ville indigène tout en lui conservant son caractère.
D'innombrables promenades dans la Palmeraie, où les jardins de l'Aguedal ou de la Ménara, de pittoresques excursions dans les pleines et la haute montagne, des ascensions de sommets à neige pérenne, de longues randonnées aux confins du désert constituent depuis quelques années déjà, pour ses hôtes, d'agréables distractions.
Chasse, pêche. — Tous les sports : golf, tennis, foot-ball, basket-bail — voire même les sports d'hiver — y sont confortablement praticables, Aussi, déjà, Marrakech bénéficie d'une excellente réputation mondiale et, d'année en année, le nombre de ses visiteurs étrangers progresse, comme
s'accroît celui de ses réguliers hivernants. Un très beau Casino sera bientôt achevé, dans un quartier de plaisance en voie d'aménagement et l'autorisation d'y exploiter les jeux a été concédée à la ville de Marrakech. Dès l'hiver prochain, cet établissement sera ouvert tandis que le construction de nouveaux hôtels est envisagée.
La région de Marrckech a toujours vécu essentiellement de sa production agricole et de son élevage. Vécu assez mal. il faut bien le dire car la technique dont les arabes furent jadis les maîtres avait été bien oubliée et les soins des récoltes et du bétail abandonnés à la volonté d'Allah. Les terres du Haouz sont cependant d'une richesse remarquable et susceptibles, avec le concours de l'irrigation (pour compenser l'insuffisance des précipitations atmosphériques), de donner des rendements fort intéressants comparables en bien des points, aux plaines californiennes, celles du Haouz et du Sous sont particulièrement propices à l'arboriculture et aux primeurs. Les indigènes l'avaient d'ailleurs bien compris en créant de beaux vergers d'oliviers sur les superficies irrigables. C'est d'ailleurs à cette branche de l'activité agricole, que les colons européens officiels ou privés, ont consacré tous leurs efforts. Et, après bien des tâtonnements, aussi bien dus à la nonchalance administrative qu'à la méconnaissance des influences du climat et de l'irrigation sur les diverses essences fruitières, dus surtout à l'insuffisance des ressources hydrauliques, la colonisation est parvenue à mettre parfaitement au point sa production arboricole et maraîchère. Sur des milliers et milliers d'hectares, complantés selon les plus récentes méthodes, adaptées au milieu, s'étendent de magnifiques vergers d'agrumes. Leurs « fruits d'or » ont rapidement fait la conquête des marchés européens. Partout, cette année, ils ont fait prime en raison de leur précocité et de leur saveur. D'autres variétés fruitières (olives, amandes, abricots, prunes, raisins...) donnent de très encourageants résultats tandis que la culture de certaines primeurs (artichauts, asperges, petits pois, haricots verts) s'organise aussi bien dans les vallées proches de Marrakech que sur les pentes de l'Atlas et dans la vallée du Sous. Le cap des premières difficultés paraît franchi. De l'ère de l'expérimentation on passe à la réalisation et elle s'avère féconde.
Le prompt développement de l'arboriculture sera, comme le Tourisme, un nouvel élément de richesse pour la Région de Marrakech.
L'élevage amélioré par la sélection des sujets ovins et bovins, par le croisement avec des races d'importation, est déjà une source de revenus appréciables. Mieux industrialisé, avec le concours d'abattoirs modernes dotés de frigorifiques, dont la construction est envisagée, il pourra prendre une extension considérable.
La présentation et la transformation des produits de l'agriculture et de l'élevage pourraient, à eux seuls, assurer l'activité industrielle de Marrakech. Mais, par ailleurs, le sous-sol de sa région renferme les minerais les plus variés : cuivre, plomb, zinc, molybdène, cobalt, manganèse, argent et or.
Certains sont actuellement exploités, d'autres le seront si la reprise du cours des métaux se maintient comme on le prévoit.
Ainsi avons-nous, très brièvement, résumé les ressources essentielles du Sud Marocain : Tourisme, arboriculture et élevage, industrie minière.
Il est peu de régions qui en offre une pareille diversité. Et, cependant, il est peu de régions qui pendant si longtemps, du fait de son éloignement du pouvoir central, ait eu autant à pâtir de la négligence officielle.
Au cours de sa première visite à Marrakech, le Général Noguès, Résident Général, a bien voulu donner la solennelle assurance que la Capitale du Sud et ses territoires ne seraient plus, à cet égard, une zone déshéritée.
Aussi, sommes-nous persuadés qu'avec le concours de l'administration et la persévérance de tous ceux qui dans le commerce, l'industrie et l'agriculture, ont toujours fait preuve des plus louables initiatives, la Région de Marrakech occupera une place de premier plan dans l'activité économique du Protectorat et qu'elle deviendra l'une des très grandes cités de l'Afrique du Nord.
J. du PAC


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Mar 23 Déc - 6:53

page 28


Marrakech-Guéliz. — Avenue Mangin
Marrakech. — La Gendarmerie
Marrakech. — Le coilège


L'ESSOR DE LA RÉGION SUD -MAROCAINE

Les facteurs d'activité et de prospérité des diverses villes du sud présentent des aspects variés. L'ensemble des causes qui contribuent actuellement au développement de chacune de ces cités, est de nature à assurer dans un avenir très proche, une extension très active aux affaires de la région tant au point de vue commercial et agricole qu'immobilier.
Marrakech devient la ville du tourisme par excellence : son casino, en voie d'achèvement, sera très prochainement le centre d'animation du quartier de plaisance, quartier mis en valeur par la Gérance de la Société Chérifienne d'Hivernage.
L'organisation du secteur de la Palmeraie, la création de rues nouvelles dans le centre la ville à proximité de la place administrative, l'édification du Tribunal et des Services Financiers, l'achèvement d'un hôpital très moderne, la construction prochaine de l'Hôtel de Ville sur l'avenue principale reliant la ville européenne à la Médina, sont les plus immédiates réalsations d'un plan d'urbanisme très important envisagé depuis peu d'années sous l'impulsion d'un chef des Services Municipaux remarquable, M. Couget.
Tout concourt à faiie de Marrakech le centre de séjour des Touristes, sports d'hiver, excursions, cure de repos. La création de l'Office de Tourisme au Maroc contribuera dans une large mesure au développement de l'industrie hôtelière du pays.
L'agriculture s'est orientée depuis quelques années vers des données nouvelles, notamment vers les plantations d'arbres fruitiers, d'agrumes surtout. Les résultats obtenus ont donné pleine satisfaction. La création de ressources hydrauliques nouvelles permettra de mettre en valeur des terres encore non cultivées.
La reprise des exploitations minières vient en outre de donner un nouvel sssor à ces industries sur lesquelles on peut fonder les plus beaux espoirs.
Safi bénéficie depuis quelques années d'un regain d'activité important. Le port a été achevé. La ligne de chemin de fer a été mise en exploitation. Les Services Municipaux sont en cours d'achèvement. La nouvelle ville, établie sur une hauteur d'où l'on jouit d'une vue splendide commence à se meubler de coquettes villas et de nombreux édifices.
L'installation de nombreuses conserveries de poissons très prospères a permis à la population d'avoir une industrie rémunératrice dont l'activité ne cesse de croître.
L'embarquement des phosphates assure un revenu régulier au mouvement du port.
Mogador a vu aussi depuis quelques années se constituer en bordure de ses remparts une ville nouvelle à proximité de la plage. L'artisanat indigène, est en voie de développement.
Agadir prospère depuis quelques années avec un développement très rapide. Ce sera très prochainement l'une des grandes villes de la côte.
En effet, son site, son climat, sa baie grandiose contribueront à en faire une ville agréable.
La continuation du port crée un mouvement important qui ira sans cesse grandissant.
Le Souss donne la certitude des plus grandes réalisations. La culture de la banane a donné des résultats très satisfaisants qui permettront de développer son extension. De grandes étendues de terres ont été mises en valeur pour la culture primeuriste. Il y a lieu d'envisager une continuation prochaine des efforts effectués à ce jour.
De nombreux projets de route sont en cours d'exécution, ce qui facilitera les transactions.
Aussi, sans vouloir manifester un excès d'optimisme, on peut affirmer que la mise en valeur de toute la région Sud Marocaine entraînera un courant d'affaires favorable à toutes les activités.
De ce fait il faut s'attendre à une plus-value immobilière. Des placements sont d'autant plus intéressants qu'il n'existe pas au Maroc d'impôt sur le revenu ni sur les créances hypothécaires et que les impôts fonciers y sont peu élevés.
Me Chartes Rocher, notaire à Marrakech.


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:22

page 29


- La grande Kasbah de M'Gouna, sur les bords de l'Oued Dadès.
- Le Ksar, Dar el Khalifa, dans la vallée supérieure du Dadès.
(Photo Cheile)

LE SUD MAROCAIN

par Marc de MAZIERES
Le car commence à s'essoufler sur le chemin rapide qui serpente au-dessus de l'Oued Zat ; il est vaillant tout de même et maintient une allure moyenne malgré les changements de vitesse que le tracé impose. On passe de la vallée de l'Oued Zat, dans celle de l'Oued R'Dat, chemin du pays glaoua ; les vieilles kasba échelonnées, dominent le passage des sentiers où allaient les antiques caravanes ; antiques c'est à peine cinq à six ans, car le progrès va tellement vite, la route ouverte en décembre 1928, est si bien tracée, avec des redressements et des rectifications faits depuis, que l'on oublie ce que nos mulets peinaient pour nous sur les pentes qui vont vers le Tizi N'Telouet à 2.600 mètres où passa Charles de Foucauld en 1883. Aghbalou, sur l'autre versant de l'oued, la kasba aux murs aveugles, rébarbative et sinistre comme une prison ; à nos pieds, Zerekten, près de l'oued et les lauriers rosés, encadré de hauts peupliers. On tourne, on vire, en grimpe, le moteur ronfle plus fort et l'on gagne Taddert et son auberge accueillante, où il est coutume de s'arrêter avant d'affronter les rapides et nombreux virages qui sont là devant nous, au-dessus de nos têtes.
La route est comme un isthme, entre deux crêtes, au-dessus de deux vallées ; puis, elle s'accroche sur un promontoire et alors, on tirebouchonne, tantôt à droite, tantôt à gauche ; et voici l'Aguedal du Tichka où les Caïds des Glaoua, Si Hamou et Si Thami. avaient offert une somptueuse fête berbère au jour de l'inauguration de cette route du Haut-Atlas. Des plaques de neige sur la route ; elles sont plus serrées au fur et à mesure de la montée ; au col, dans un moment, nous lancerons des boules de neige sous le froid qui pique.
C'est alors la descente sur le versant Sud, vers Aït-Ben-Haddou, le village en amphithéâtre sur l'oued la vallée d'Ouarzazate: ensuite le camp, l'installation dans les trop modestes auberges, la cordiale bienvenue du Colonel Chardon, puis du Commandant Bossan qui présidera le soir, dans le Taourirt d'Ouarzazate, la diffa intime et la fête populaire, devant les flammes de palmes.
C'est encore le Caïd Hammadi Glaoui des Ouarzazate qui nous reçoit. L'âge l'a un peu courbé et il nous laisse monter, seuls, sur la terrasse, où nous reverrons le miracle quotidien de la lumière qui rayonne au loin avant de mourir, les tons veloutés qu'elle ...


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:24

page 30


- La vallée du  Dadès.
-Kasbah d'Animiter rur l'oued Ounila.
- Skoura près de l'Oued Dadès.
- Les gorges de l'Oued Dadès.


... étend sur la plaine et la palmeraie dans un court crépuscule. Sur le chemin qui débouche de la vallée du Drâa, s'élève un nuage de poussière qui avance au-dessus de cavaliers et de gens de pieds, en burnous et djellaba blancs et gris. Est-ce une caravane de paisibles négociants revenant d'un souk, ou bien est-ce un mirage, l'avant-garde des hordes venues du Sahara, les Aimoravides  sous la conduite de Abou Tachfin, à la conquête du Maroc, ou bien encore les guerriers du Drâa qui suivent les Sâadiens pour s'emparer de Marrakech ? Chemin du Drâa, du Soudan, de Tombouctou, chemin des conquérants qui allèrent par la suite en Espagne, de ceux qui apportaient du bord du Niger, par longues caravanes, l'or qui les rendit plus puissants ? Vision, sans doute ; les uns, ceux que nous voyons, comme ceux qui suivirent ce chemin bien des siècles auparavant, allaient à cheval et à pied et les chameaux chargés, suivaient ; ils avaient la même djellaba et, au-dessus, un nuage de poussière les enveloppait.
Bientôt, les hautes tours du Taourirt, dentelées de blanc, qui percent encore dans le ciel, vont sombrer dans la nuit.
Mais les préparatifs de la fête sont rapides, tiges de palmiers amoncelées dans le coin de la cour, au pied du haut donjon crénelé ; elles seront tirées et jetées au milieu, puis un grand nègre y mettra le feu ; des hommes bronzés alimenteront ensuite le brasier en y jetant toujours et toujours des branches palmées. Alors, le feu s'active à nouveau, les flammes montent dans le tournoiement de la fumée ; elles se balancent sous le vent., les flammèches se détachent et volent vers les visages qui s'illuminent où les yeux ont plus d'éclat.
Il y a là, maintenant que la fête bat son plein, sous les coups sonores du tambour et les saccades des tambourins et cymbales métalliques, une centaine de femmes en demi-cercle, coude à coude, sur un rang ; elles étaient venues par petit groupes à la tombée de la nuit, en robe de fête, caftans aux teintes violentes recouverts de gaze blanche. Leurs cheveux sont maintenus dans un voile de couleur vive qui descend sur la nuque, un bandeau enserre le front, les oreilles libres sont parées de bijoux, comme le cou qui supporte des colliers à plusieurs rangs, plaques d'argent, verroteries teintées et boules d'ambre dont le parfum ranime le désir des hommes ; les yeux sont entourés de khôl et des plaques rouges illuminent les joues. Elles chantent, ces femmes, en battant des mains dans un geste cadencé ; les corps n'ont qu'un léger balancement d'ensemble, à droite et puis à gauche, marqué par un simple jeu de la plante des pieds, martelé ou glissé. Prostituées ? pas toutes ; quelques-unes ont leur mari dans l'assistance anonyme des hommes au burnous terreux et en simple chemise, accroupis devant les flammes.
Les chants, les tambourins, les fifres et surtout les coups puissants sur l'énorme tambour frappé ...


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:25

page 31


- L'Haouache, fête chleuh. (Photo du Pac)
- Kasbah des Aït - ben - Haddou.
- Groupe de Kasbahs dans la vallée du Dadès.


... à pleine force, par celui qui donne la cadence, animent la fête. Quand les tambourins ne vibrent plus les musiciens les présentent devant le brasier pour que la peau se tende à nouveau sous la chaleur.
L'Haouache, la fête chleuh durera tant qu'il y aura des palmes à brûler. Les feux de bengale verts ou rouges, embrasent les hauts murs du
Taourirt derrière lesquels, se cachait la lune qui vient maintenant participer à la fête.
Jusqu'à Rass Staff qui n'est qu'un point géographique marquant la limite de la région de Marrakech et du Territoire du Tafilalet, nous serons en pays glaoua. A part les Taourirt de Telouet et d'Ouarzazate, qui sont les fiefs des Caïds Glaoui, demeures seigneuriales et cités à la fois, avec un aspect de grosse forteresse, toutes les kasba qui s'échelonnent le long des jardins de l'Oued Dadès rappellent celles du village d'Animiter sur l'Oued Ounila, qui est le prototype des villages berbères de la région ; kasba aux tours d'angles effilées, terminées en une couronne blanchie de chaux avec quatre pointes. Les tours et les murs sont plus ou moins décorés de motifs dentelés, suivant la fantaisie et la puissance du maître.
C'est Bou Jelal, dont les tours du cheikh commandent la vallée, la suite des kasba de Skoura entourées de longs palmiers, très près les unes des autres, en bordure de l'Oued.
Les filles de Skoura ne sont pas sauvages ; elles comprennent leur valeur esthétique et se groupent sans résistance devant l'objectif. Puis, viennent les kasba d'Imassin et ensuite, celles qui surplombent l'Oued Dadès, sentinelles posées pour regarder les jardins de keles des M'Gouna et commander tous les chemins qui y conduisent. Et c'est Boulmane, point d'étape. Certes, si la région est pittoresque entre la chaîne neigeuse du Haut-Atlas et les pentes du Djebel Sagho d'une teinte verdoyante que lui donnent les résédas poussés sous la pluie, elle réserve de l'imprévu. Elle ne peut être encore ouverte qu'aux touristes isolés et peu difficiles sur les moyens de couchage que donnent les petites auberges rudimentaires. Mais l'attrait du pays fait vite oublier ces misères matérielles et l'on ne pense qu'au chemin que l'on vient de quitter et à celui que l'on prendra demain. Et puis, partout l'accueil des officiers est si cordial que l'on accepte avec le sourire l'inconfort du gîte d'étape.


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:27

page 32


- Tafraout (Anti Atlas). (Photo de Mazières)
- La mosquée d'Agadir. (Photo de Mazièrej)

LE "ROYAUME DU SOUSS"

par le Colonel VIGNOLI Chef du Territoire d'Agadir
Si le « royaume du Souss » dont parlaient les vieux auteurs musulmans n'a pas tenu au contact de la réalité toutes les promesses des légendes merveilleuses, si les mines d'or et de pierres précieuses se sont changées en modestes mais certaines mines d'argent, de plomb et de manganèse, de cobalt, il n'en est pas moins vrai qu'il offre à notre activité d'Européen un champ magnifique; sorti à peine d'un long sommeil il se doit sous peu de répondre à nos espérances et de tenir au Maroc une place enviable et indiscutée.
Parmi toutes ses richesses naturelles encore mal connues il en est une que nous pouvons dès à présent faire connaître aux nombreux visiteurs de l'Empire Marocain, à savoir sa beauté pittoresque faite de contraste et de simplicité; peu de contrées de l'Afrique du Nord nous offrent en effet un tel luxe de variétés : montagnes ou plaines, étendues désertiques ou oasis souriantes petits douars agrippés au flanc des collines ou agglomérations citadines, autant de paysages qui ne manquent pas d'étonner et de charmer le touriste.
En ajoutant que de telles richesses se trouvent réunies dans une région relativement peu étendue, que le voyageur peut aisément, en peu de temps, de ville en ville, visiter nombre de ces sites sans jamais abdiquer de son confort, on conçoit que le Territoire d'Agadir soit prochainement promis à un avenir touristique de tout premier ordre. Trois centres importants et aménagés permettent au touriste de rayonner à loisir dans une région où les itinéraires sont nombreux et pittoresques : Ce sont dans l'ordre d'importance : Agadir, Taroudant et Tiznit.
Nous examinerons succinctement dans une première partie la valeur touristique de chacune de ces trois villes, que nous quitterons par la suite pour parcourir les nombreuses excursions réalisables tant dans la plaine du Sous proprement dite que dans l'Anti-Atlas.

Favorisée par un climat doux et égal et un ciel incomparable, Agadir présente au touriste de nombreuses distractions; plage des plus belles du monde, bains en toutes saisons dans une baie très sûre, club nautique avec bateaux à voiles, canoës canadiens, aquaplanes, aéroplages... très bon terrain de golf de neuf trous, bientôt de 18 trous, dans un site magnifique, club de tennis avec d'excellents courts, boules, piscine d'eau douce aménagée aux Ait Melloul à 8 kilomètres de la Ville... sans compter toutes les possibilités ouvertes par d'autres, à savoir la pêche et la chasse particulièrement fructueuses dans cette contrée.
Facilement accessible par une excellente route de corniche accidentée et pittoresque, Agadir, grâce à ses nombreux hôtels confortables et à la portée de toutes les bourses, est un lieu idéal de repos et de détente.


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:30

page 33


- Tafraout. — Type d'habitation indigène avec décorations. (Photo de Mazières)

Taroudant, sœur de la capitale du Sud, à 82 kilomètres d'Agadir par la plaine du Souss, est reliée directement à Marrakech par une des plus belles pistes de montagne de l'Atlas; noyée dans ses jardins d'orangers, d'oliviers et de palmiers elle offre le spectacle de ses remparts et de ses mosquées mystérieuses, de ses souks nombreux, de sa vie indigène intacte. Son artisanat se signale par un travail très fini du cuivre et de l'argent qui met en valeur des articles de cuivrerie, des poignards ciselés et des bijoux de femme très recherchés dans tout le Maroc.
Jouissant d'un climat idéal en hiver, possédant deux très bons hôtels, entouré d'un pays verdoyant et giboyeux Taroudant possède tous les agréments qui charment et retiennent le visiteur.
Tiznit à 102 kilomètres au Sud d'Agadir, est un marché d'échange entre les produits du Sud et ceux du Nord; son clôt de verdures dernière halte avant le désert, ses remparts rouges, son méchouar, ses minarets lui donnent une couleur locale unique qu'aucune habitation européenne n'a encore violée.
A 12 kilomètres de la ville profitant d'un climat exceptionnel en hiver, possédant un hôtel indigène, elle sera bientôt dotée d'un gite d'étape confortablemen aménagé qui ne laissera rien à désirer aux touristes.

Parmi toutes les excursions qu'offre le Territoire d'Agadir, un bon nombre peut se faire en zone de sécurité. Ces excursions sont parfaitement décrites dans le dépliant touristique d'Agadir édité par le Syndicat d'initiative. Nous nous contenterons d'y renvoyer le lecteur et nous les énumérerons simplement pour mémoire.
Ce sont les suivants :
Agadir - Immouzer des Ida eu Tanan 50 km. par la nouvelle piste, 80 km par l'ancienne.
Circuit d'Ouloso;
Circuit par Bigoudisse;
Agadir, Sidi Zahia - Inesgane.
Forêt d'Adessine.
Taroudant Marrakech par le Tizi n'Test, etc... etc..
Autant de circuits réalisables en une seule journée qui ne manquent pas de mettre en valeur la calme beauté du Souss et les sites sauvages et grandioses du versant Sud de l'Atlas.
Situés en lisière de la zone d'insécurité, Tiznit et Taroudant sont les points de départ de nombreux itinéraires vers le Sud dans la Région récemment soumise de l'Anti-Atlas que bien peu d'Européens ont encore pu visiter et admirer.
Sillonnée d'un réseau de pistes très dense et praticable en toute saison, cette contrée aux aspects divers offre aux voyageurs à chaque tournant de route des décors toujours nouveaux, embellis par les couleurs d'une lumière sans cesse changeante; les buts d'excursions sont multiples; nous ne citerons que les plus pittoresques à savoir : Tafraout, Bou Izakarène, Igherm, Tanalt.
Tafraout, (108 kil. de Tiznit) (198 kil. de Taroudant), située dans une vallée chaotique et encaissée, ce village ne manque pas d'étonner le touriste par le spectacle étrange de ses amoncellements de blocs ...


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:31

page 34


- Territoire d'Agadir.

... granitiques diversement sculptés par l'érosion; ses vertes palmeraies tapissant le fond des gorges, ses douars et Kasbahs artistement décorés accrochés aux flancs des montagnes, ajoutent encore à la beauté d'un lieu digne de fixer le pinceau d'un peintre.
Bou Izakarène (100 kil. de Tiznit), petite palmeraie étendue dans une large vallée du plateau des Akhssas offre un contraste saisissant avec l'aridité du désert environnant; la vie indigène y est demeurée intacte à l'abri de ses hauts remparts troublée par le seul murmure des segguia ce lieu d'un calme absolu semble être un îlot retiré du monde vivant.
Ifrane (130 kil. de Tiznit) petite kasbah féodale dominant de longues palmeraies et Tanalt (94 kil. de Tiznit - 100 kil. d'Agadir) en plein cœur d'un pays mouvementé et sauvage à souhait sont également à noter; nous ne pouvons malheureusement pas décrire même sommairement tous les autres lieux dignes d'être vus : Aït Baha et la vallée des Ida ou Gui Dif - Anzi et Assakta, Anja... chacun possède son charme propre et mérite d'attirer le visiteur curieux d'horizons nouveaux.
Nous indiquons ci-dessous les principales excursions avec le kilométrage et l'horaire approximatif. Le point de départ et d'arrivée prévu pour chacune d'entre elles étant un gîte d'étape.
Tiznit-Aglou Océan-Tiznit   (40 km.  0 h.   50);
Tixnit-Mirleft-Tiznit   (90 km. 2 h.  30);
Tiznit-Agadir  Bou  Adane-Tiznit   (40  km.   1   h.)
Tiznit-Outggasse-Tiznit   (40 km.   I   h.);
Tiznit-Anja-Bou     Izakarène-lfrane-Tiffermit-Tiznit     (245     km.     6 heures) ;
Tiznit-Anzi-Tanalt, Aït Baha, Agadir   (195  km   4 h   30);
Tiznit-Tiffermit-Tafraout-Aït   Abdallah-Igherm-Taroudant    (310   km. 8 heures)   ;
Âgadir-Aït Baha-Tafracut-Aït AbdaElah-lgherm-Taroudant   (310  km. 8  heures).
Toute    description    ou    évocation    restent   malheureusement    impuissantes à décrire les beautés si  prenantes de tels paysages.Toute description ou évocation restent malheureusement impuissantes à décrire les beautés si prenantes de tels paysages ; elles demeurent loin de la réalité et n'ont jamais remplacé la vision directe des choses.
La couleur, le charme et la puissance du Souss ne peuvent transparaître en ces quelques lignes ; au voyageur de constater par lui-même toute la gamme infinie des beautés naturelles de ce pays.
VIGNOLI


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:34

page 35


- Vue panoramique d'Agadir. A gauche l'Hôtel Marhaba de la Compagnie Paquet.

AGADIR

Agadir est une ville française dont l'enfance lente contraste avec celle des autres villes françaises du Maroc.
Ses premiers vagissements remontent déjà à l'affaire du « Panther » dont le retentissement illustra le nom jusqu'alors inconnu, puisqu'il y a à peine un quart de siècle son nom ne figurait pas sur les atlas scolaires.
Mais depuis les visées allemandes tant de choses ont été dites et écrites sur elle par les voyageurs, les techniciens et les marchands de terrains, que l'histoire de ce point géographique est aujourd'hui bien connue.
On sait, en particulier, comment Agadir, de simple poste militaire avancé, devint un jour, par un décision gouvernementale, « ville érigée en Municipalité », ouverte à toutes les activités.
C'était en 1930. Le paysage alors est celui classique du vieux Maroc : une agglomération de masures indigènes groupées autour de l'unique point d'eau de « Founti », ou, à l'abri de la vieille enceinte crénelée de la Kasbah juchée au faite de la colline qui domine la baie à la manière des Kasbah de l'Atlas.
Entre ces deux agglomérations s'accumulent les baraquement militaires, et, plus au sud entre la plage et les collines couvertes d'euphorbes, futurs emplacements de la ville neuve, quelques constructions — inspirée de celles de l'ancienne zone de Paris — abritent les premiers pionniers civils d'Agadir sur 500 mètres de la piste de Mogador à Taroudant.
Des services administratifs existent bien déjà — Affaires Indigènes, Gendarmerie, Travaux Publics — campés plutôt que logés dans des installations précaires ; mais rien qui montre encore la volonté formelle de créer, sur ces bases, une ville digne de ce nom.
Cependant, toute difficulté étant disparue, l'administration ne tarde pas à faire les premiers pas.
Rapidement on voit s'élever, après l'école et le bureau des P.T.T. déjà existants, un hôpital, quelques logements pour les premiers fonctionnaires. Ces aménagements suffisent à donner la confiance et l'élan nécessaires aux entreprises privées.
Aussitôt sont entreprises les études des plans d'aménagements des futurs quartiers, les projets de rues, d'égoût, de distribution d'eau potable et d'énergie électrique.
Les rouages administratifs fonctionnent normalement, la ville existe et se développe.
L'atmosphère générale n'est cependant pas celle qui conviendrait à pareille entreprise. Pourtant, malgré les impatiences, les espoirs trop tôt déçus, les attentes décevantes, les chiffres sont éloquents qui constatent la vitalité de la cité naissante.
A l'heure actuelle, 23 kms de rues goudronnées sillonnent l'ensemble des terrains constructibles compris dans le périmètre municipal. Plus de 11 kms d'égoûts ont assaini vieux et nouveaux quartiers protégeant en même temps plus de 3 kms de plage de tout déversement d'immondices et d'eaux usées.
14 kms de canalisations distribuent une eau potable dans tous les secteurs habités, tandis que la distribution d'énergie électrique produite par une usine locale est assurée par 27 kms de lignes à haute et basse tension.
Près de 11 millions ont été consacrés à la construction de bâtiments publics de première nécessité tandis que les investissements privés s'élèvent à plus de 20 millions de constructions en villas, immeubles, hôtels dont celui de la Cie Paquet compte parmi les plus beaux établissements similaires de l'Afrique du Nord.
Sans doute les résultats, après 7 années d'activité, eussent pu être plus probants. Mais la crise économique qui a si cruellement atteint le Maroc n'a pas épargné Agadir ; mais là du moins elle n'a retardé qu'un départ, contenu un élan, sans détruire les possibilités, sans entamer les espoirs solides et réfléchis qui restent entiers ; car Agadir, dont l'avenir dépend aujourd'hui de la construction de son port qu'on dit prochaine, reste toujours le seul débouché sur la mer, de la plaine du Souss aux terres fertiles et aux immenses richesses minières en puissance et des régions d'au delà de l'Anti-Atlas.
Lorsque, en effet, les bateaux pourront venir s'y ravitailler, faire leurs opérations de chargement et de déchargement en tout temps et à toute heure, non seulement les riches cultures d'agrumes, de bananes et maraîchères dont les premiers résultats sont si prometteurs, pourront être entreprises en grand avec confiance, mais les mines qui auront un exutoire proche pourront aussi être exploitées et de nombreux industriels métropolitains, séduits par la richesse d'une côte poissonneuse mais demeurés dans l'expectative à cause de son insécurité, n'hésiteront plus à bâtir leurs usines actuellement en projet.
Cependant, il est une autre richesse d'une exploitation facile de laquelle la Ville et la région espèrent beaucoup ; c'est celle du tourisme.
Le Sud marocain est encore trop peu accessible aux voyageurs, toujours pressés, débarquant à Casablanca à qui on a tout juste le temps de faire visiter Marrakech. Quand les touristes pourront de la capitale du Sud franchir l'Atlas sans être tenu de le repasser pour revenir à Casablanca par le même itinéraire, long, ennuyeux et fatiguant, quand ils auront la possibilité soit de se réembarquer à Agadir, soit d'y débarquer directement pour aller reprendre le bateau à Casablanca après avoir visité Taroudant, Tiznit, Goulimine, ce jour-là un courant de voyageurs s'établira dans les deux sens et la visite des sites incomparables de l'Anti-Atlas et des confins ne sera plus pour eux une expédition difficile sinon impossible comme aujourd'hui par suite de l'éloignement du point de départ.
L'inédit des visions qu'offrira une visite facile de ces régions extraordinaires suscitera au profit non seulement d'Agadir et du Sous mais du Maroc tout entier une ruée de voyageurs avides de paysages nouveaux et de sensations nouvelles comme aux premiers jours du tourisme marocain.


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:35

page 36


- Restaurant REX, J. VAURY, Marrakech Guéliz.
- Ameublement A. FOTIS, Marrakech Guéliz.
- Garage du Guéliiz, M. COSCIA, Marrakech.
- Parfumerie LABOURDETTE, Marrakech Guéliz.
- SAMA, Huile la Samaline.


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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:37

page 37


- L'OFFICE CHÉRIFIEN DE CONTRÔLE ET D'EXPORTATION.



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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:38

page 38


- Cuirs et Tapis d'Art Marocain : "la bahia", L. M. DUTEL, Marrakech.
- Source BADDA-OULMES, C. HAZERA, Marrakech.
- Librairie de la Poste, C. HAZERA, Marrakech-Guéliz.
- Transports GONGORA, Marrakech.
- Etablissements GONGORA, Ouarzazat.
- Ameublement Général, A. ARRIBE, Marrakech.
- Armes etc..., Ernest FRAISSE, Marrakech-Guéliz.
- Restaurant KOUTOUBIA, Marrakech.
- Photogravure Franco-Marocaine : Camille PENEL, Casablanca.
- Garage INTERNATIONAL, Marrakech.
- P. WEITE : Agent F. THONIEL, Marrakech.



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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:39


Veuillez patienter le temps du chargement des fichiers photos

page 39


- Majestic-Hotel, Casablanca.
- Photographe O. KYNEL, Marrakech.
- Hotel EL MAGHREB, marrakech.
- MAROFRANC, Marius BOUVIER, Casablanca.
- Photographe FLANDRIN, Casablanca.
- Foire Internationale de Casablanca, Casablanca.




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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:41

Troisième de couverture :


- Jacques MAJORELLE : Les Kasbahs de l'Atlas.



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MessageSujet: Tourisme et Hivernage.   Sam 27 Déc - 17:49

Quatrième de couverture :



- Cie de Navigation PAQUET, Marrakech.
- Hotels MARHABA : Safi, Agadir, Taroudant. Société Hotelière MARHABA, Casablanca.


*****************************

FIN de la Revue


L'ATLAS

Organe hebdomadaire de Marrakech et de la Région Sud Marocaine

Numéro Spécial :


" Tourisme et Hivernage à Marrakech et dans le Sud-marocain. "


*****************************



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