Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 LYAUTEY L'AFRICAIN

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Paul CASIMIR




MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Ven 21 Nov - 9:44


9 Janvier 1924. Photo Flandrin, Casablanca  
FIN Décembre 1924. Photo Flandrin, Casablanca  

Fin de la 2° Conférence nord-africaine.

Retour du Maréchal Lyautey au Maroc.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Ven 21 Nov - 9:54


Entre temps, les opérations militaires réalisent un redressement qui nous replace sensiblement sur les lignes que nous occupions avant l'invasion rifaine. Le maréchal choisit ce moment pour demander une nouvelle fois d'être remplacé. Avec la certitude qu'il peut dire que la tâche qui lui a été confiée en 1912 a été remplie, il démissionne le 24 septembre 1925, non sans faire remarquer, dans sa lettre au Gouvernement, qu'il avait prévu la menace d'Abdel Krim et même sa réalisation « à l'époque où ses rapports l'avaient fait prévoir », et que maintenant la situation du protectorat se trouvait rétablie telle qu'elle était en avril, c'est-à-dire au point où elle avait été portée après treize ans de progression continue ».

En dépit des critiques et attaques violentes de certains ambitieux que le virus de leurs idées politiques travaille et qui ne veulent pas se rendre compte que le Maroc souffre alors beaucoup plus d'une situation économique difficile que des méthodes du Grand Chef, l'œuvre marocaine, un chef-d'œuvre, subsiste : Lyautey peut partir sans s'émouvoir de l'ingratitude des hommes. II peut être content et fier de lui : il a bien gagné son repos et bien mérité du Maroc et de la France.

On ne connaît pas dans l'histoire coloniale d'adieux plus émou­vants que ceux de Lyautey au Maroc et réciproquement ceux des Marocains de toutes confessions au grand Marocain qui les quitte pour toujours, après treize ans de séjour et de dévouement parmi eux. A lire les premiers, on sent l'immense chagrin d'une belle âme que les fatigues humaines arrachent malgré elle à l'objet de sa flamme. C'est avec un accent doulou­reux qu'il répète sans cesse : « Mon cœur et ma pensée resteront toujours fidèlement attachés à cet empire chérifien »... « Ma pensée, mon cœur et mes vœux seront avec vous toujours »... « Ma vie, mon bonheur étaient ici »...

N'est-ce point là la preuve que jamais œuvre coloniale ne s'est autant identifiée avec l'homme qui l'a entreprise ? Ah ! plus de harangues vibrantes comme il en prononçait autrefois ! Son cœur est brisé : « Les longs discours, dit-il, ne conviennent pas aux profondes émotions, elles s'expriment brièvement, beaucoup moins par des paroles que par des étreintes de mains, par l'échange de regards, de pensées muettes qui vont du cœur au cœur.»


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Ven 21 Nov - 10:01

VOYAGE DE MONSIEUR MILLERAND, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE





5 Avril 1922
Photo Flandrin, Casablanca.

Le Maréchal présente à M. Millerand le chef de la région de la Chaouïa.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Ven 21 Nov - 10:06



VOYAGE DE MONSIEUR MILLERAND, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE



5 Avril 1922.
Photo Flandrin, Casablanca.

M. Millerand se rend au Palais Impérial pour rendre visite au Sultan. Au passage, il salue les enfants des écoles massés sur le boulevard du 4° Zouaves.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Ven 21 Nov - 10:12



VOYAGE DE MONSIEUR MILLERAND, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE



5 Avril 1922.
Photo Flandrin, Casablanca.

Sa Majesté Moulay Youssef s'avance au devant M. Millerand, auquel le présente le Maréchal Lyautey , et lui souhaite la bienvenue.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Ven 21 Nov - 10:16



VOYAGE DE MONSIEUR MILLERAND, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE



Photos Flandrin, Casablanca

9 Avril 1922. - Rabat. Visite de la Maternité.

14 Avril 1922. - Taza. Remise de décorations.



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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 9:00



Comme ses collaborateurs et amis comprennent son sentiment ! Cependant, au Conseil du Gouvernement du 5 octobre à Rabat, sa volonté retrouve toute sa force pour dégager, d'une voix qui d'ailleurs cache mal l'émotion, la philosophie de son action, la leçon de sa méthode :

« II est une chose, déclare-t-il, qui a toujours ici dominé nos rapports, c'est que nous n'avons pas fait de politique. L'une des caractéristiques de notre vie commune pendant treize ans, c'est que si chacun de nous a gardé ses opinions personnelles, que chacun a le droit et le devoir d'avoir, il les laissait aux portes du Maroc. Nos grandes discussions, parfois assez vives, ont porté seulement sur les questions pra­tiques, sur des réalités d'ordre économique. Nous avons su, au Maroc faire régner un état d'esprit et une tolérance réciproque pour lesquels je vous adresse toutes mes félicitations, en vous demandant de les maintenir après moi... L'effort privé, qui est toujours tellement méritoire, si sympa­thique et si passionnément intéressant, a été au Maroc le triomphe de l'initiative, de la recherche moderne, du mieux, et a infligé un éclatant démenti à la légende du Français routinier et incapable de coloniser. Vos efforts à tous donnent ici une leçon qui doit s'imposer non seulement à nos compatriotes, mais au monde entier. »

Et voulant indiquer combien son cœur reste attaché à ses administrés, il leur demande, sur un ton saccadé, presque comme une prière, « de regarder, quand vous viendrez en France, ma maison comme la vôtre. Je continuerai à suivre vos efforts avec un intérêt passionné. Gardez-moi votre amitié comme je vous garde la mienne. »

Ne cachons pas une vérité qui nous honore : l'émotion est grande chez tous, au Maroc. Le Sultan sait l'ami qu'il perd, les notables musul­mans le pleurent. Qu'on en juge par ces adieux du Baghdadi, le vieux pacha de Fès, qui affectent le ton d'une oraison funèbre :

« Notre douleur est immense, ainsi que vous pouvez en juger par la tristesse qui se reflète sur nos visages. Tout le bien que vous nous avez fait nous apparaît aujourd'hui encore plus grand. Votre collaboration de tous les instants avec notre grand maître, le Sultan Moulay, et son maghzen, fut pour nous la plus sûre garantie que tout en nous laissant conserver nos traditions si chères, vous conduisiez très haut nos destinées. Ainsi votre nom restera gravé dans nos cœurs aussi longtemps que Dieu nous permettra de vivre ici-bas, et dès maintenant, afin que votre nom ne fasse qu'un avec celui de la France et du Maroc, nous allons transmettre votre tradition à nos enfants et à nos petits-enfants, qui perpétueront votre souvenir immortel durant les géné­rations. »


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 9:10




20 Juillet 14924
Photo Flandrin, Casablanca

Le Maréchal prononce son discours devant le beau monument de la Victoire dû au talent
du statuaire Landowski et élevé sur l'initiative des Vétérans du Maroc.



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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 9:14




20 Juillet 1924. Casablanca.
Photo Flandrin, Casablanca

Inauguration du Monument de la Victoire. - Le Maréchal remet une décoration
à une fillette dont le père a été tué à l'ennemi.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 9:21



Notons seulement cette pathétique réponse du maréchal :

« Je me sépare de vous avec le douloureux déchirement avec lequel on quitte une famille. »

De leur côté, les tribus, qui ont senti l'action bienfaisante du grand chef, déclarent avec leurs images de style habituelles n'avoir « qu'une parole éloquente, qu'une voix unanime pour adresser leurs remerciements à l'homme plein de sollicitude qui, par sa grande et belle œuvre, élève la bienveillance dans le ciel de l'humanité, étend partout le manteau de l'ordre, jette à bas les citadelles de l'anarchie et fait toujours en sorte qu'il n'y ait aucun conflit entre la civilisation et les coutumes anciennes du pays. En suivant cette méthode, cet homme a pris dans le cœur de tous les peuples ci-dessus énumérés la place que doit avoir un père plein d'affection dans le cœur d'enfants pieux envers lui et loyaux. »

Chez les européens, on ressent l'impression d'un grand vide, telle­ment on était habitué à le rencontrer partout, à le voir s'occuper de tout dans les moindres détails, mais on sent aussi qu'on perd un animateur incomparable, qui laisse, selon le mot de Louis Barthou, « un chef-d'œuvre mûri, réfléchi, définitif, qui fait honneur à l'un des hommes d'action les plus complets que les services extérieurs de la France aient eu l'heureuse fortune de rencontrer, »

Leurs porte-paroles, M. Urbain Blanc pour les civils, le général Calmel au nom de l'armée, traduisent au maréchal l'émotion qui étreint tous les cœurs. Puis, le 10 octobre, c'est le départ, après que l'Académie Française et certains milieux économiques de la métropole, comme les Chambres de commerce de Nancy, de Lyon, de Bordeaux, l'Insti­tut Colonial de Marseille, l'Union Lorraine des Syndicats agricoles lui ont adressé des télégrammes particulièrement chaleureux et que la presse anglaise ait décerné ses plus vifs éloges au « Proconsul né ».

C'est sur les quais de Casablanca, dont il a suivi la construction bloc par bloc, que s'incruste dans l'esprit des Français la notion de l'incalculable perte qu'ils font.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 9:27





20 Juillet 1924.  
Photo Flandrin, Casablanca

Le Maréchal et Madame Lyautey ainsi que le Général Calmel et le Pacha de Casablanca,
écoutent les discours prononcés à l'occasion de l'inauguration
du Monument de la Victoire à Casablanca.



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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 9:36



A tout jamais, ils perdent leur maréchal, homme presti­gieux par ses dons naturels d'intelligence, de séduction, d'activité, de vigi­lance, de désintéressement et de dévouement à la chose publique, tous dons tendus vers un seul but : agir, servir la Patrie ! Ils perdent le maître, exigeant et sévère dans le travail, mais juste, aimant, fraternel, sachant reconnaître que deux causes lui ont permis de réaliser son œuvre, lorsqu'il disait : « J'ai été bien secondé et j'ai duré ». Ils sont émus de penser qu'ils ne reverront plus ce visage grave, au regard direct, à la moustache longue, aux cheveux blancs, à la voix rauque et assourdie, au chef coiffé d'un bonnet de police campé sur l'oreille droite, au corps sanglé de justesse dans un dolman orné de la médaille militaire, à l'esprit volontiers cocardier, à la démarche svelte et élégante, d'allure toujours pressée comme tendue vers un but défini. Ils ne reverront plus ce grand administrateur qui professe le culte du beau, du faste, qui aime la pompe, les réceptions magnifiques, les superbes équipages, parce que tout cela sert à sa politique, mais qui, au fond, éprouve des sentiments très simples, se ferait, à l'en croire, « gardien de musée s'il n'était maréchal de France », et n'a jamais eu le temps de s'arrêter aux joies, gloires et dignités de la vie, parce que celle-ci l'a entraîné sans cesse dans sa course et lui a donné la mission de bâtir un empire en treize ans.

Pour ces raisons et beaucoup d'autres encore, la foule qui se presse au départ du maréchal le pleure sur la grande jetée de Casablanca au moment où il monte à bord de l'Anfa, qui le reconduit en France, tandis qu'il se répète peut-être à lui-même cette phrase qu'il a prononcée quelques minutes auparavant :

« Casablanca est le meilleur souvenir que j'emporte du Maroc, comme il a été la plus grande joie de mon gouvernement. »

Mais les Casa­blancais n'auraient-ils pas pu s'approprier, de leur côté, cette parole d'un cultivateur de Vézelise, le jour de sa mort : « S'il a tellement bien réussi au Maroc, c'est que rien de ce qui touchait à la misère et à la peine des hommes ne le laissait indifférent. Il aurait voulu du bonheur pour tout le monde... »

Sur mer, Lyautey est l'objet d'un geste délicat qui monte droit à son cœur. L'Amirauté britannique envoie, lors de son passage à Tanger, deux destroyers, le Witch et le White hall, pour escorter son paquebot jusqu'à la sortie des eaux marocaines : ainsi traite-t-on en Grande-Bretagne les grands Proconsuls de l'Empire !


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 9:41




Photos Chabance, Rabat

Wagons sanitaires offerts par la ville de Rabat.
Convoi de blessés. Madame Lyautey.  

Maréchal Pétain. Départ pour Melilla.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 9:48




1925. Région de Taza. - Communiqué par l'Essi de Taza.
Photo Flandrin, Casablanca

Le Maréchal au poste de Bou Méhéria
avec le Colonel Cambay.  

Le Maréchal à l'Automobile-Club de Casablanca.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 10:00



Dernière consolation avant de se retrouver en France où il débarque en Octobre 1925, comme Maréchal de France, alors qu'il était parti en Octobre 1894 , comme chef d'escadron.

Trente et un ans ont passé sous le ciel d'Orient, au cours desquels il a servi son pays de toutes ses forces au Tonkin, à Madagascar, dans le Sud-Oranais, et donné à la République un magnifique Empire.

Pourquoi faut-il, qu'en dehors d'une phrase officielle, un peu froide, lui adressant avant son départ, " l'expression de la reconnaissance du pays pour la grande œuvre française de civilisation accomplie par lui au Maroc" aucun représentant du Gouvernement ne soit venu à Marseille témoigner au Glorieux chef cette reconnaissance et le recevoir avec tous les honneurs dus à son rang et à ses mérites ?




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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Sam 22 Nov - 10:04





Photos Flandrin, Casablanca

29 Septembre 1925. - Aux mines de phosphates.
3 Octobre 1925. - Il cache son émotion
en allumant une cigarette.



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MessageSujet: Re: LYAUTEY L'AFRICAIN   Dim 23 Nov - 14:25

LA  ZONE  FRANÇAISE  DU  MAROC  EN   1912   ET  EN   1925

_________________________________________________________
_________________________________________________________







......................................................................1912 .............................. 1925............

Territoire occupé............................ Quelques kilomètres autour........... 23.500.000 hectares.
................................................... des ports avant la mar­che
.................................................... sur Fès et Marrakech.

Population :
Marocaine ................................. Pas de recensement ......................... 4.124.434 habitants
Européenne ................................... Quelques centaines .......................  104.712 habitants

Instruction :
Etablissements ......................... Neuf écoles franco-arabes .....................   273 écoles
................................................... Cinq écoles françaises.
Elèves .......................................... 700 + 420 ........................................  36.144

Santé Publique :
Formation  sanitaires ................. Huit    dispensaires ; .............................. 94 Consultations ................................ Pas de renseignements....................... 1.925.839.
Hospitalisations ............................. Pas de renseignements....................... 37.546.

Justice :
Tribunaux ..................................... Tribunaux consulaires ........................  16 tribunaux français.
.................................................... dans les ports.

Villes :
Valeur des constructions
européennes ................................... Quelques milliers de francs.................  100.000.000 francs.
Chaussées européennes..................... Néant .............................................  516.521 mètres.
Conduites d'eau ............................... Néant. ............................................  263.367 mètres.
Réseau électrique ............................. Néant .............................................  480.205 mètres.

Industries :
Etablissements européens ............ Industries locales ...................................  600 établ.
 ...................................................... rudimentaires.
Personnel .........................................   Pas de renseignements.................... 10.991 personnes.
Force motrice .................................... Pas de renseignements...................... 50.657 H.P.

Mines :
Exportations ................................. Néant ................................................. 888.727 tonnes.



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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Lun 24 Nov - 8:16






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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Lun 24 Nov - 8:18

Routes : Principales
Secondaires
Chemins de fer :
Voie normale. .. Voie de o m. 60
1912
Pistes plus ou moins pra­ticables. Pas de renseignements.
15 kilomètres. 88 kilomètres.
1925
3.388 kilom. 1.625 kilom.
571 kilom. 1.234

Transports aériens : Kilomètres parcourus .
P.T.T. :
Bureaux de postes  . .. Lignes télégraphiques ,
Colonisation :
Superficies cultivées à
l'européenne
Nombre de colons..
Néant.
Dans les centres. 1.250 kilomètres.
Quelques hectares. Quelques Européens.
2.458.570 kilom.
196 bureaux. 7.142 kilom.
640.000 hectares. 2.000 européens.
Finances :
Budget
Recettes . Dépenses.
17.000.000 de francs. Pas de renseignements.
531.445.091  francs. 367.082.565 francs.

Navigation :
Nombre de navires . Tonnage des navires
Commerce général :
Importations
Exportations
2.752 navires. 2.414.500 tonnes.
134.309.234 francs. 66.054.356 francs.
6.058 navires. 5.442.988 tonnes.
1.189.427.045 francs. 564.480.648 francs.

Commerce des ports
Casablanca
Mazagan    
Mehedia-Kenitra  .
Mogador  
Rabat
San
Fedhala
63.226.123 francs. 25.276.008 francs. Non ouvert au commerce. 19.900.206 francs.
13-537-57° francs. 28.586.810 francs. Non ouvert au commerce.
1.028.268
146.563
129.938
112.406
91.093
64.408
19.540
.477 francs.
.306 francs.
.238 francs.
,253 francs.
.568 francs.
.292 francs.
.203 francs.


N.B. : la présentation du tableau sera faite début Janvier


Dernière édition par Paul CASIMIR le Lun 24 Nov - 8:26, édité 1 fois
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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Lun 24 Nov - 8:19





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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Lun 24 Nov - 8:25




28 Septembre 1925.
Photo Flandrin, Casablanca.

Au Conseil administratif de Rabat le Maréchal Lyautey indiquant les raisons de sa démission
de Résident Général remercie ses collaborateurs
de leur activité et de leur dévouement.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Lun 24 Nov - 8:39





V


Le Maroc perd Lyautey, mais Paris le gagne », écrit Wladimir d'Ormesson. C'est exact. On a seulement l'impression que le cadeau embarrasse la France, qui n'est pas habituée aux hommes de cette trempe, aux ressources multiples, à la renommée universelle et à l'intelligence toujours en éveil lors­qu'il s'agit de travailler pour la Patrie. De son côté, le maréchal ne se trouve pas à son aise en terre de France. Le cœur saignant et fortement contrarié d'avoir été dépossédé de son Maroc, il « tourne en cercle » pendant des mois, ne trouve pas d'objet à sa dévorante activité, se promène aussi de long en large comme un fauve en cage, se lamente, cherche à « accorder ses contrariétés ». La princesse Bibesco nous le dépeint, sans doute avec une pointe d'exagération, « malheureux, furieux, méconnu, incompris, criant sa rage comme Prométhée ». Mais ses colères passent vite heureusement et il se ressaisit.

Son temps, désormais il le partagera entre son appartement de la rue Bonaparte à Paris et le petit village lorrain de Thorey, au pied de la colline de Sion, si chère à Maurice Barrés. De sa demeure de Crévic, détruite par les Allemands — il les aura trouvés partout — il n'en est plus question ailleurs que dans son cœur resté meurtri, et le grand bâtisseur n'aura plus que la ressource d'aménager sa maison de Thorey, avec un goût d'artiste, une passion d'archéologue et un penchant particulier pour les liaisons mysté­rieuses qui unissent le présent au passé. Paluel-Marmont, que nous rectifions un peu, résume ainsi son installation, si pleine de souvenirs, à l'ombre de la colline inspirée : « Là, avec les souvenirs rapportés du Tonkin, il a composé un salon dont la somptueuse harmonie est légendaire.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Lun 24 Nov - 8:41




2 Octobre 1925.
Photo Flandrin, Casablanca

Dernière hédia.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Lun 24 Nov - 8:47



Ici, d'une ferme modeste ouverte sur la route campagnarde, il a fait un château à clochetons lorrains qui s'ouvre sur un jardin à longues allées. A l'intérieur, le plus magnifique décor : des souvenirs militaires par centaines, des livres, des lettres, dont certaines, quelque jour, feront rebondir l'histoire ; des bro­deries, des tapis, des boiseries, des cuivres, des trophées, la cantine qui le suivait au combat, la table qu'il dressait sous sa tente, ses fanions de commandement, sa selle, tout ce qui lui rappelait ses séjours au Tonkin, à Madagascar, dans le Sud-Oranais et au Maroc. » Ainsi, après avoir construit plus de vingt villes dans le monde, se voit-il réduit, dans sa vieillesse, à équiper un parc et un village :
« On ne m'a plus laissé que cela », dit-il avec mélancolie.

C'est peu de choses évidemment pour cet homme qui a toujours été un « animal d'action » et qui se sent encore capable de tous les dévouements. Rappelant le mot de Guizot : « La France est un pays difficile à servir, mais c'est tout de même un grand pays », il aime confier à ses familiers sa déconvenue de rester inemployé dans sa retraite. Peut-être faut-il chercher là une des raisons pour lesquelles il s'attache passionnément à son charmant coin de province ! Il s'y entoure de « fétiches » lorrains et coloniaux : portraits de ducs, gravures, drapeaux, images de camarades et de chefs; il vit, plein de sollicitude pour eux, avec les cultivateurs de la région, puis, revenant à l'action sociale de sa jeunesse, à laquelle il paraît s'être dérobé pendant trente-cinq ans, il établit des contacts entre étudiants et paysans, s'occupe des jeunes et se fait aimer de tous, sans oublier les petits moines du monastère des oblats de Notre-Dame de Sion qu'il affectionne particulière­ment et chez qui il voudrait s'installer « pour faire une retraite de travail ».

Cependant, une diversion lui est fournie par l'Exposition Coloniale de Vincennes, qui doit être pour lui l'occasion d'un dernier triomphe. En 1927, Lyautey est nommé Commissaire général de cette manifestation, dont il fixe la date au printemps de 1931. Habitué à commander seul, il exige d'en être Tunique maître, mais prend comme adjoint un bon colonial, le Gouverneur général Olivier.


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MessageSujet: LYAUTEY L'AFRICAIN   Lun 24 Nov - 8:50




Photo Chabance, Rabat

Adieux du Maréchal Lyautey à S.M. Moulay Youssef.




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