Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)

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Paul CASIMIR




MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Mar 28 Oct - 10:26

page 75

Images marocaines. (1935)

Photo Martel, mission Ricard

Une piste sous les chênes-verts du Haut-Atlas


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Mar 28 Oct - 10:29

page 81

Images marocaines. (1935)

Cliché de la Résidence

Ksar des Aït HAMMON


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Mar 28 Oct - 10:31

page 83

Images marocaines. (1935)



Le cèdre Gouraud dans la forêt d'Azrou


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Mar 28 Oct - 10:34

page 85

Images marocaines. (1935)

Cliché Cauchy

Oliviers du Zerhoun près de Moulay-Idriss


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Mar 28 Oct - 10:36

page 89

Images marocaines. (1935)



Un douar dans la région d'Aïn-Leuh


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Jeu 30 Oct - 17:40

page 94

Images marocaines. (1935)


Cliché Cauchy


Un Berbère et son âne se rendant au marché, à Fez.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Jeu 30 Oct - 17:42

page 95

Images marocaines. (1935)

Cliché de la Résidence

Mesquita du Draa à TAMANNGALT.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Jeu 30 Oct - 17:47

page 97


HISTOIRE VRAIE

Aujourd'hui, c'est une histoire vraie que je voudrais vous raconter, une histoire qui s'est passée au pays ber­bère.

Vous permettez que je déroge aux habitudes ? Cette histoire vous donnera peut-être une idée du rôle complexe que jouent, au Maroc, nos officiers de rensei­gnements. Ce sont eux les véritables artisans de cette " pénétration pacifique " grâce à laquelle nous achevons la soumission des tribus encore dissidentes. Apôtres ma­gnifiques, d'un dévouement sans égal, messagers de notre civilisation, ils sont tout à la fois : administrateurs, juges, médecins, soldats, agriculteurs, constructeurs, etc....

Or donc, dans une région récemment soumise, la nièce du caïd voulait épouser un de ceux qui avaient combattu contre les Français et qui venait à peine de reconnaître notre autorité.
Mais le caïd ne voulait pas du mariage, parce que le père du jeune homme avait été emprisonné pour une assez vilaine affaire.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Jeu 30 Oct - 17:51

page 98


On l'avait accusé de meurtre et de vol. Malgré les supplications de sa nièce, il refusait obstiné­ment de donner son consentement.

Alors la fille joua sa dernière carte. Elle alla trouver l'officier et lui dit : « Je te donne quatre jours pour décider mon oncle... Si dans ce laps de temps mon oncle ne cède pas... je me tue... »

Elle était toute jeune encore et belle, belle comme les filles berbères quand elles sont jolies. L'officier, comme tous ses pareils, là-bas, cachait sous une enveloppe rude un cœur tendre et sentimental. Il connaissait, au surplus, le caractère de la race qu'il gouvernait et ne douta pas que la fille mît son projet à exécution si son oncle le caïd restait intraitable.



Cliché Cauchy

Oliviers et Agaves près de Fez.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Ven 31 Oct - 9:11

page 99

Pris de pitié, ému par ce grand amour qui se découvrait à ses yeux, il résolut d'intervenir.

Il alla donc trouver le caïd, lui raconta la conversation qu'il avait eue avec sa nièce et lui demanda de donner son consentement au mariage. Le caïd entra d'abord dans une violente colère : « Inal el kabali », s'écria-t-il, avec beaucoup d'autres injures. Jamais je ne consentirai. Cette fille veut nous déshonorer en se mariant avec le fils d'un condamné. Jamais!...

« D'ailleurs, ajouta-t-il après quelques instants de méditation, inutile de crier. Ecoute-moi... Nous allons régler cette affaire, si tu veux et si tu m'en crois, selon nos méthodes. Ce sera très simple.




UN CHARMEUR DE SERPENTS.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Ven 31 Oct - 9:15

page 100

Vous vous embarrassez pour rien. Tu vas nous organiser une grande chasse, à laquelle tu me convieras, bien entendu, ainsi que ce gar­çon. Pour le reste, ne te tracasse plus... je me charge d'arranger cela. »

L'officier comprit, mais n'accepta point « le moyen rapide et sûr » que lui proposait le caïd. Alors ce der­nier pensa rendre le mariage impossible en exigeant une grosse dot ; car, là-bas, ce sont les hommes qui fournissent celle-ci, exactement à l'opposé de ce qui se passe chez nous.

La nièce, lorsqu'elle fut avertie des exigences de son oncle, et d'accord avec son prétendant, répondit : « Soit, il croit nous séparer, il n'y réussira point. Nous boirons l'eau des sources, nous mangerons l'herbe des monts, nous vendrons jusqu'à notre dernier tapis. Qu'importé, nous nous aimons ! »

Que pouvait faire le caïd ? Désespéré, mais vaincu, il s'écria : « Inch Allah! » (Dieu le veut) et il donna son consentement. Les jeunes gens se marièrent avec les trois jours de fêtes et toutes les cérémonies réglementaires, furent très heureux... et sans doute eurent-ils beaucoup d'enfants, comme dans les contes...

Le « bon du conte » n'est pas là. Il est dans les consé­quences politiques qu'eut ce mariage.

Un jour, l'officier rentrait chez lui, à cheval, au retour d'une tournée. Il n'était accompagné que de deux mokhaznis lorsqu'on l'avisa qu'une troupe de trois cents dissidents l'attendait au détour de la route.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Ven 31 Oct - 9:18


page 101


Il n'eut point de frayeur, car il avait l'âme trempée, mais se résolut à vendre chèrement sa peau. Cependant, lorsqu'il parvint à la hauteur de la troupe, il vit un groupe se détacher et venir à lui. Il cria : « Qu'un seul prenne la parole ! ».

Alors un seul homme, après avoir laissé son fusil aux camarades et sans armes, vint jusqu'à l'officier. A quel­ques pas, il s'arrêta, salua et dit :
« Tu as réussi à faire marier l'un des nôtres avec la nièce du caïd. Nous reconnaissons à ce signe que tu n'es pas notre ennemi. Nous sommes à toi ! »

Et les trois cents derniers dissidents, ultimes réfractaires, firent leur soumission.

Depuis, le pays n'a plus bougé.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Ven 31 Oct - 9:21

page 103

LES CEREMONIES DU MARIAGE

CHEZ LES BERBERES

Je voudrais vous conter aujourd'hui les fêtes qui sont données chez les Berbères à l'occasion des mariages. Notez bien, chez les Berbères, c'est-à-dire chez les habi­tants de la montagne, vers l'Atlas. Chez les Arabes, c'est autre chose.

Donc, chez les Berbères, les jeunes gens et les jeunes filles susceptibles de se marier se réunissent pour des cérémonies spéciales, une fois par an, au printemps, au moment où les épis commencent à se former. Ces céré­monies commencent un jour faste, c'est-à-dire un dimanche ou un mercredi. Elles durent toute une semaine.

Le premier jour est celui des fiançailles. Les jeunes gens et les jeunes filles revêtent leurs plus beaux habits et se réunissent dans une grande prairie. Une foule énorme se presse autour d'eux : marchands de gâteaux et de sucreries, marchands d'étoffes, bardes et troubadours.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Ven 31 Oct - 9:25

page 104

Et tout ce monde mène grand tapage. Et la fête com­mence au son des tambours berbères, au rythme nostal­gique.

Courses à pied, fantasias, tirs à la cible mêlent leurs cris, leurs bruits, leurs éclats aux chants des aïdous, chants épiques improvisés, chants lyriques. Les jeunes garçons sont ou cherchent à être élégants et spirituels ; les jeunes demoiselles ont leurs plus beaux atours et se couvrent de bijoux, après avoir teint leurs pieds et leurs mains au henné.

Ce sont elles qui choisissent leurs fiancés , lesquels peuvent toujours refuser d'ailleurs de souscrire aux avances qui leur sont faites. Pour faire connaître leur choix, les jeunes filles se servent d'émissaires, de petits garçons généralement. « Va dire au fils de ..., murmu­rent-elles à l'enfant, qu'il me plaît et qu'il sera mon fiancé ! » Ceux qui acceptent se joignent à leur future et, par couples, ils font trois fois le tour du marabout, c'est-à-dire de la chapelle du saint en disant : « Que Dieu bénisse notre mariage et notre postérité. » Ou bien, dans certaines tribus, les fiancés allument un feu de branchage, dont ils font trois fois le tour en se tenant par la main, après y avoir jeté du sucre, de la menthe et du harmel.

Le mariage a lieu trois ou sept jours après les fian­çailles et comporte trois jours de fête. C'est le fiancé qui en fait les frais. La fiancée n'apporte pas de dot, elle reçoit des vêtements, du henné et un mouton.
Le premier jour, on festoye, et, au repas, les futurs époux, assis côte à côte, se partagent le cœur du mouton.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Ven 31 Oct - 9:27

page 105


Cliché Cauchy


Une rue de Meknès.




Dernière édition par Paul Casimir le Ven 31 Oct - 9:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Ven 31 Oct - 9:35

page 107

Le lendemain, la fiancée est conduite à cheval chez les parents de son époux. Dans sa main droite elle tient un roseau portant un morceau d'étoffe pris au turban du fiancé. Son garçon d'honneur est assis derrière elle et la tient par la taille. Au départ, femmes et jeunes filles chantent :


Je pars, ô mes parents, sur un bœuf aux flancs blancs,
Restez en paix, ô montants de la tente qui abrite ceux que j'aime,
Malgré mon départ, je n'oublierai jamais ma famille.
O Dieu, quelle paraît longue la route qui conduit à la tente du fiancé.
O fiancée ! que ta destinée soit belle comme une prairie
Parsemée de fleurs, dans laquelle paissent des bœufs, des moutons et des brebis,
Comme la source d'eau claire qui fait pousser l'herbe autour d'elle.
Sois douce pour ton fiancé, comme le tapis sur lequel vous dormirez.


Les cavaliers du douar galopent autour du cortège en tirant des coups de fusil. Les meilleurs tireurs brisent le roseau que tient ia fiancée.

Enfin, celle-ci est descendue de cheval par son garçon d'honneur et reçue par la mère du fiancé. Trois fois, elle fait le tour de la tente, en commençant par la droite et en frappant sur les flidj (bandes d'étoffe de laine qui forment la tente). Puis elle casse un œuf avant d'entrer.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Ven 31 Oct - 9:43

page 108

Alors, la mère du fiancé la présente aux esprits protec­teurs du foyer, lui lave les doigts des pieds sur les pierres de l'âtre, après avoir jeté sur les braises de l'encens, du beurre et du sucre. La fiancée trempe ensuite sa main dans un bol plein de beurre fondu et la passe sur la maîtresse-poutre de la tente. C'est le symbole de la douceur.

Réci­proquement, les invités du fiancé cherchent à dérober le foulard de la jeune fille, qui est défendue par sa garde d'honneur armée de longues baguettes d'osier. Après ce jeu, la mère du fiancé casse plusieurs pains de sucre et jette les morceaux sur les flidj.

Au grand repas qui suit, on mange une bouillie épaisse et chacun cherche à en barbouiller son voisin. Ce sont des jeux et des rires suivis, le soir, de danses, d'aïdous, sans arrêt.

Mais, comme chez nous, les époux se sont déjà esqui­vés et s'en sont allés dans la maison ou la tente d'un ami.

Et la fête continue sans eux à la clarté de grands feux allumés au milieu du douar, et dont les reflets illuminent les rudes visages berbères ou font briller les lourds bra­celets d'argent des convives.

Voilà comment on se marie au pays que nous venons de visiter.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Sam 1 Nov - 10:27

page 110

Images marocaines. (1935)

Cliché de la Résidence

La foule écoutant un conteur à Fez, près
de Bab Dekaken.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Sam 1 Nov - 10:30

page 111

Images marocaines. (1935)

Cliché Cauchy

Porte de Bab-El-Mansour à Meknès.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Sam 1 Nov - 10:35

page 115


CHELLA  ET SALA





Au-delà du Palais de la Résidence, au milieu de terres dénudées et passé la muraille rouge qui entoure la ville, dans un vallonnement au flanc de la colline qui domine le Bou-Regreb, oued de Rabat, on peut visiter Chella, ruines fort curieuses, où s'étagent trois constructions d'âges différents.

Ici s'affirme la volonté de maîtres successifs, qui, ne voulant rien laisser subsister des vestiges de vaincus, édifient sur ce qu'ils ont saccagé le monument destiné à leur propre gloire. Mais nous y trouvons encore un autre sujet de méditation et de satisfaction.

Chella nous fournissant la preuve que si nous sommes actuelle­ment au Maroc, au fond nous n'y sommes que revenus. Les premiers occupants de ce pays ne furent pas les Ara­bes, mais les Latins, car c'est une ville romaine, une grande ville romaine qui sort des fouilles entreprises et continuées avec ténacité, sous la direction du chef du service des Beaux-Arts au Maroc (1) et la surveillance attentive et bénévole d'une jeune princesse, la princesse Hahtja Fouad, descendante de Méhémet-Ali et cousine du roi d'Egypte.



________

(1) M. Bornely


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Sam 1 Nov - 10:42

page 116

Images marocaines

Cliché B. Hachette
Moulay-Idriss.


Ne peut-on dire même que, la première, elle eut l'idée d'entreprendre ces travaux, avec l'intuition de ce qu'ils allaient révéler.

J'ai parcouru Chella sous un soleil éclatant, guidé par deux aimables chefs de service de la Résidence, érudits et lettrés (1). C'est une visite fort émouvante.

Lorsqu'on pénètre dans Chella, on passe sous une porte voûtée flanquée de deux tours d'architecture hispano-mauresque du XII° siècle. Ce sont les restes de l'enceinte de Chella qui fut à cette époque un ribat, c'est-à-dire une sorte de camp retranché arabe, où se réunissaient les ar­mées se préparant à attaquer l'Andalousie.


________

(1)   Mrs. Benoît et Tortat (René Maur).


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Sam 1 Nov - 10:47

page 117

Images marocaines

Elles sont richement décorées et présentent sur les côtés des motifs fort curieux creusés dans la pierre.

En continuant sa promenade, on parvient au sanctuaire de Chella qui comprenait jadis une mosquée, la mosquée d'Abou Yousof Yacoub, les tombeaux de différentes dates, et la zaouïa d'Abou Saïd Othman, siège d'une confrérie religieuse. De la mosquée reste le minaret dont on ne savait, avant les fouilles, la raison de sa présence en ce lieu.

Les tombeaux sont marqués par des colonnes py­ramidales couchées, en marbre, avec inscriptions. Au pied du minaret s'étend une place où débouchaient trois rues. On y remarque aussi une maïdha, c'est-à-dire des latrines, avec conduites d'eau et tellement semblables à celles d'au­jourd'hui ! Mais Chella ne fait que recouvrir Sala, la ville romaine dont le nom sans doute a donné naissance à celui de Salé.

Cliché Cauchy

Les ruines de Volubilis.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Sam 1 Nov - 10:50

page 118

Images marocaines

Et la ville romaine apparaît maintenant. Ce fut une grande cité : Sala Colonia, qui s'étendait probablement jusqu'aux rives du Bou-Regreg. Déjà on en a découvert le forum, un arc de triomphe à trois portes dont on voit les assises fort nettes, un monument construit pour recueillir l'eau de source et de nombreux vestiges dont une statue de marbre, drapée à l'antique, et fort belle, des poteries, des fûts de colonnes, etc...

Les fouilles continuent sous l'œil de la princesse, toujours présente, les terrassiers arabes enlèvent la terre avec précaution. Sur leurs têtes, dans des paniers de palmier tressé et d'alfa, ils la portent au-delà de l'enceinte, et Sala la romaine renaîtra bientôt tout entière sans doute à la lumière, en dépit de la volonté d'Abou Yousof Yacoub enseveli à Chella.

Ainsi les musulmanes qui, chaque vendredi, viennent au sanctuaire pour la prière (seules alors elles y peuvent pénétrer) rendront hommage à Mahomet, au milieu de la ville détruite par leur ancien sultan qui n'aura pas effacé de l'histoire toute trace de ses ennemis.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Sam 1 Nov - 11:52

page 121

Images marocaines. (1935)

Cliché Cauchy

Une rue de Rabat.


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MessageSujet: Roland CHARMY : Images marocaines. (1935)   Sam 1 Nov - 11:57

page 123

Images marocaines. (1935)


Souk du Talaa à Marrakech.


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