Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 Le MAROC chez les auteurs anciens

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Paul CASIMIR




MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Jeu 17 Juil - 19:02




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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 7:16




LE MAROC


CHEZ LES AUTEURS ANCIENS

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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 7:18



TABLE DES MATIERES




Dernière édition par Paul Casimir le Lun 29 Sep - 10:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 7:23

page 5

PRÉFACE



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Dans son avant-propos, M. Roget indique très clairement ce qu'il s'est proposé, en réunissant les textes géographiques grecs et latins relatifs au Maroc. On trouvera dans son recueil ce qu'il fallait chercher dans une douzaine d'ouvrages, dont quelques-uns sont assez peu répandus. Et, grâce aux traductions très fidèles de M. Roget, ces textes sont mis à la portée de ceux qui, sans être des érudits, s'intéressent au passé du Maroc ; de ceux qui, par leurs fonctions ou leurs voyages, peuvent faire des constatations, des recherches profitables à la science. Disons aussi : profitables à la mise en valeur du pays, car, dans l'Afrique du Nord, l'étude du passé apporte toujours des leçons au présent et à l'avenir.

Assurément, on souhaiterait des renseignements plus abondants et plus précis. Dans l'antiquité, comme jusqu'à ces dernières années, le Maroc a été une contrée peu visitée, mal connue. Aucun des auteurs dont M. Roget nous donne des extraits ne paraît y être allé, sauf le Carthaginois Hannon. Celui-ci en a longé les côtes et y a fondé quelques colonies, dont, à l'exception d'une seule, l'emplacement reste incer­tain. Son rapport est malheureusement bien court et parfois assez décourageant, car, si l'on admet sa véracité, — qui n'est guère douteuse, —on doit croire que, sur plusieurs points, la configuration du littoral s'est beaucoup modifiée.


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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 7:28

page 6


PRÉFACE
Le périple grec, rédigé au milieu du IV° siècle avant J.-C. et mis à tort sous le nom de Scylax, contient une page fort instructive sur la côte océanique du Maroc ; elle le serait plus encore, si une grave confu­sion n'avait pas eu pour conséquence de brouiller l'ordre des lieux énumérés.

Du voyage de Polybe le long de ces mêmes rivages, nous ne savons à peu près rien ; c'est, non pas à Polybe, comme on le croit d'ordinaire, mais à une carte dressée par ordre d'Agrippa, sous le règne d'Auguste, que Pline l'Ancien a emprunté une longue liste de noms de lieux, caps, rivières, montagnes, peuples, liste qui se termine par des indications fan­taisistes. L'expédition du général romain Suétonius Paulinus au delà de l'Atlas ne nous est guère mieux connue; nous ne savons même pas d'où elle est partie.

C'est dans Strabon et Pline que l'on trouve le plus de choses, avec des erreurs, avec des fables que ces deux auteurs auraient pu nous épargner, surtout celles auxquelles ils ne croyaient pas eux-mêmes. Mais ni l'un ni l'autre ne nous a présenté le tableau d'ensemble que nous eussions désiré. Ils se sont contentés de mettre bout à bout, — et plutôt en désordre, — des renseignements qu'ils ont rencontrés ailleurs et dont nous ne pouvons pas, en général, déterminer la source première.

Ptolémée est utile pour la nomenclature des lieux maritimes, du moins jusqu'au Grand Atlas (car, plus loin, il s'embrouille terriblement). Pour l'intérieur, les positions astronomiques qu'il donne sont sans valeur. Et l'on constate ou devine chez lui maintes bévues.


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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 7:32

page 7

PRÉFACE
L'Itinéraire dit d'Antonin ne mentionne que trois routes, qui partent de Tanger : une par mer, le long du Rif ; deux par terre, l'une n'allant guère au delà de Rabat, l'autre dépassant à peine Volubilis.

Quant au Géographe de Ravenne, ce pauvre hère a copié pêle-mêle, en les estropiant souvent, des noms de villes qui figuraient sur une carte plus ancienne ; à part ces noms, il n'apporte presque rien dont on puisse tirer profit.

Tout cela n'empêche pas que, faute de mieux, ces divers documents ne soient très précieux. L'explora­tion archéologique du pays, la découverte d'inscriptions les compléteront ou les rectifieront ; mais il est indis­pensable de les avoir sous la main, pour pouvoir aller plus avant. C'est le service que va rendre le recueil de M. Roget ; je suis heureux de me trouver le premier à l'en remercier.


Stéphane GSELL.




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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 7:38

page 9

AVANT-PROPOS

________


Le livre que nous présentons n'est pas un ouvrage d'érudition. Il est peut-être quelque peu vain de faire cette affirmation ; une lecture même rapide en eût décidé. Mais nous tenons à ce qu'il n'y ait aucune méprise : la Collection Guillaume Budé offre à ses lecteurs des textes savamment établis et colligés. Contrairement à cet usage, nous avons pris un texte que nous avons traduit, sans apporter d'effort personnel à son établissement. C'est que le but que nous nous proposons est quelque peu nouveau. Nous avons voulu grouper en un volume maniable et portatif les textes anciens ayant trait au Maroc. Il ne s'agissait pas pour nous de renouveler la critique de ces textes : ils sont bien connus, bien établis et même souvent déjà traduits. Mais jusqu'ici on devait faire des démarches nombreuses pour se les procurer. Nulle part on ne les trouvait sous un format réduit, commode, permettant au Français qui va dans le « bled » d'emporter avec lui la geste de Suetonius Paulinus et le périple connu sous le nom de Scylax.

A l'instigation de M. G. Hardy, Directeur général de l'Enseignement au Maroc, nous avons voulu combler cette lacune. Notre dessein a été de faire un livre qui pourrait à la rigueur s'intituler « Le Guide du Maroc Antique ». Il y a au Maroc, dans le bled, des officiers de renseignements, des chefs de postes, des instituteurs, des topographes, des colons, auxquels leur travail et l'ardeur solaire laissent cependant encore quelques loisirs pour une occupation désintéressée ; à l'occasion, ils signalent des ruines, quelques vieilles pierres, une inscription qu'ils ont décou­verte.


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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 7:43

page 10

AVANT-PROPOS

Ce livre leur facilitera peut-être la tâche : ils trou­veront là groupés des textes qui sont disséminés sur les rayons divers d'une bibliothèque. Certains d'ailleurs ne se trouvent pas dans les jeunes bibliothèques, pourtant assez riches, du Protectorat.

Dans un autre sens, il plaira peut-être à quelques tou­ristes, parmi ceux qui affluent au Maroc, d'avoir, en visitant Volubilis, les rapports des historiens du peuple qui avait eu l'audace de fonder un municipe au cœur de la Tingitane.
Maintenant que les précautions oratoires nécessaires ont été prises, nous pouvons passer au sujet proprement dit de ce livre.

Dès la plus haute antiquité, les peuples civilisés se sont intéressés à l'Afrique et en particulier à l'Afrique du Nord. Sans parler des Carthaginois qui étaient là chez eux, les Grecs et les Romains ont reconnu de bonne heure toutes les régions qui pouvaient intéresser leur commerce mari­time. Aussi les géographes et les historiens anciens ont-ils eu rapidement leur attention attirée vers ces contrées nouvelles : ils en ont écrit, soit d'après leur expérience personnelle — ce qui est rare — soit en se documentant auprès des voyageurs, militaires ou commerçants, qui avaient visité les pays du Nord de l'Afrique.

La partie de l'Afrique (1) dont nous avons à traiter, le Maroc actuel, s'appelait Maurétanie. En 42 ap. J.-C. elle prit le nom de Maurétanie Tingitane pour se distinguer de la Mauretania Caesariensis qui venait d'être érigée en pro­vince. Ses limites étaient : à l'Ouest, l'Océan Atlantique; au Nord, la Méditerranée ; à l'Est, la Mulucha (Moulouïa) et au Sud une ligne voisine de l'oued Drâa.



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(1) Pour la bibliographie, cf. Besnier, Géographie du Maroc (Archives marocaines, T. I).


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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 7:54

page 11

AVANT-PROPOS

Le premier témoignage que nous trouvons dans l'anti­quité est celui d'HOMÈRE (Odyssée V. 55 sqq.). L'île de Calypso, d'après M. Bérard (1) ne serait autre que l'îlot de Péréjil, dans le détroit de Gibraltar, et l'Atlas se confon­drait avec le Mont aux Singes.

Dans les écrits d'HÉCATÉE DE MILET ( VI° siècle ), nous trouvons quelques noms de villes de Tingitane.

Hérodote ( V° siècle ) cite le cap Soloeis. Il a entendu raconter les voyages de navigateurs grecs ; il connaît les expéditions faites par des Phéniciens sur l'ordre du Pharaon Néchao et celles du Perse Sataspès. On trouve chez lui quelques détails sur la manière dont se faisait le commerce avec les indigènes.

Le Périple d'Hannon est le récit d'un voyage de navi­gation au delà des Colonnes d'Hercule, entrepris probable­ment au V° siècle par le Carthaginois Hannon. La relation grecque qui porte ce titre n'est qu'une traduction — vraisemblablement abrégée — d'un ouvrage phénicien aujourd'hui perdu. Ses indications sont précieuses. On remarquera qu'Hannon signale au Sud du cap Cantin des éléphants ; il prétend que les bêtes fauves abondaient a l'intérieur du pays.

Le périple de Scylax, rédigé vers le milieu du IV° siècle, est attribué à Scylax, Grec d'Asie, qui avait été dans l'Inde et en était revenu en longeant la côte d'Arabie. Son récit n'est qu'un recueil de compilations, sujettes à caution.
Quelques historiens et géographes du IV° siècle, dont les œuvres ne nous sont parvenues que mutilées, ont traité de la Maurétanie ; nous avons relevé là les quelques indications qu'Etienne de Byzance a prises chez Ephobe et chez Eratosthène ( III° siècle ).



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(1) V. Bérard, Les Phéniciens et l'Odyssée, Paris 1902. T. I, 241-302.


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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 8:08

page 12

AVANT-PROPOS

Polybe (210-122) raconta dans un Périple le voyage qu'il fit sur les côtes d'Afrique. Cette œuvre a été malheu­reusement perdue. Mais Pline cite le voyage de Polybe. Certains détails donnés par Pline sur la Tingitane sont d'ailleurs attribués à Agrippa (siècle d'Auguste) et non à Polybe.

Alexandre Polyhistor dans ses écrits vers 70 av. J.-C.) donnait des détails sur la Tingitane ; quelques-uns seulement nous sont parvenus.

Strabon ( Ier siècle ap. J.-C. ) a écrit sur la Tingitane (Liv. XVII, ch. III) en se documentant chez des auteurs comme Ophélas, Ératosthène, Posidonius, Artémidore, Tanusius. Il discute d'ailleurs leurs témoignages. Il prétend aussi avoir interrogé des indigènes venus à Rome.

Pomponius Mêla écrit sous le règne de Claude. Il est originaire de l'Espagne Méridionale, exactement de Tingentera ; il a pu se documenter auprès des Phéniciens, venus d'Afrique, qui habitaient sa ville.

Pline l'ancien, mort en 79 ap. J.-C., décrit avec abon­dance la Tingitane (début du livre V de son Histoire Naturelle]. Il a travaillé d'après des documents anciens, malheureusement sans méthode et sans critique.

Ptolémée, vers 140 ap. J.-C., écrivit sa Description de la Terre. Il a repris tous les renseignements donnés par des auteurs plus anciens et en particulier ceux de Marin de Tyr (fin du Ier siècle ap. J.-C.). Il les utilise avec méthode; il fait une énumération ordonnée de tous les noms de lieux et les accompagne de l'indication des positions astrono­miques.
C'est un ouvrage d'une assez grande précision, quoiqu'il y ait à faire quelques réserves. Il fut utilisé au III° siècle par G. Sulius Solinus, qui le copia sans y presque rien changer.


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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 8:21

page 13

AVANT-PROPOS



L'Itinéraire d'Antonin, qui est le tableau des routes de l'empire romain, a été rédigé sous Caracalla. Il indique les stations des trois grandes routes de Tingitane. Il y joint les distances qui séparaient les postes. Dans sa sécheresse précise il a été beaucoup plus utile aux archéologues que les verbeuses dissertations d'un Pline.

Nous avons laissé de côté les documents postérieurs au III° siècle, sauf le Géographe de Ravenne. C'est que ces auteurs ne font que des travaux de compilation, sans intérêt. Citons Festus Avienus ( Ora maritima, IV° siècle ap. J.-C. ), la Cosmographie de Julius Honorius ( V° siècle ), Paul Chose ( Histoires, V° siècle ), Etienne de Byzance ( V° ou VI° siècle) qui nous a conservé quelques fragments de textes anciens, etc...

Le Géographe Anonyme de Ravenne, qui paraît avoir écrit vers l'an 700, se sert, fort maladroitement, d'une carte du monde bien antérieure, très apparentée à celle dont une copie nous est parvenue et est désignée sous le nom de carte de Peutinger (1).
Il écrit sans ordre, il ne sait pas composer. Il nous donne des listes de noms plus ou moins déformés qui s'offrent à la sagacité du chercheur.

A tous ces auteurs qui ont fait effort pour donner des renseignements aussi objectifs que le leur permettait leur documentation ou leur tempérament, nous avons joint une partie de légende : ce que dit Platon de l'Atlantide dans le Timée (2). Nous avons pensé qu'il y avait dans cette énigme de la cité disparue une part d'intérêt pour tous ceux qui veulent étudier la géographie du Maroc chez les Anciens.



_____


(1) La partie de la carte de Peutinger concernant la Maurétanie Tingitane ne nous est pas parvenue.

(2) Nous ayons emprunté le texte et la traduction de cette page à l'édition du Timée préparée par M. Albert Rivaud pour la Collection des Universités de France. Nous n'avons pas cru utile d'y joindre la description romanesque de l'Atlantide qui se trouve dans le Çritias et qui ne contient aucune indication géographique précise.



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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 8:25

page 14

AVANT-PROPOS

En terminant, nous remercions M. Stéphane Gsell qui a bien voulu revoir entièrement notre manuscrit et nous indiquer maintes corrections ou additions importantes. Sa profonde connaissance des choses de l'Afrique du Nord nous a rendu les plus grands services.


Rabat, octobre 1923



Raymond ROGET.




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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 8:32

TEXTES ANCIENS SUR LE MAROC



Note hors-texte : Ce livre est un ouvrage bilingue. La présentation sera donc, en première lecture sur la page de gauche le texte traduit en français et, en seconde lecture sur la page de droite , le texte original en grec ou en latin. La page de droite sera donc, toujours, une reproduction photographique du livre.

Nous avons respecté la particularité de la pagination : les deux pages, français et langue d'origine, portent le même chiffre.

Enfin, nous signalons que " L'INDEX DES NOMS DE LIEUX, avec traduction, localisation et/ou explication se trouve en fin d'ouvrage , pages 47 à 50.



Dernière édition par Paul Casimir le Lun 29 Sep - 10:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 8:41

page 16

HÉCATÉE DE MILET
Etienne de Byzance.

Thrinké, ville auprès des Colonnes (d'Hercule) (Hécatée, Description de l'Asie).
Thingé, ville de Libye (Hécatée, Description),
Mélissa, ville des Libyens (Hécatée, Asie).
Douriza, lac près du fleuve Lixus. Hécatée écrit dans sa Description de l'Asie : « Le lac s'appelle Douriza ».


HÉRODOTE

IV 43. ... Sataspe arriva en Egypte; avec un navire et des matelots que lui donnèrent les Egyptiens, il fît voile vers les Colonnes d'Hercule. Il les dépassa et doubla le cap de Libye appelé Soloeis, puis fît voile vers le Sud...

184. A dix jours de là, il y a un autre tertre de sel et de l'eau : des hommes habitent aux environs. Près de ce tertre de sel, se trouve une montagne : l'Atlas. Il est resserré et arrondi de tous côtés ; il est, paraît-il, si élevé qu'on ne peut pas en voir le sommet. Jamais, en effet, ni en été, ni en hiver, les nuages ne le découvrent. Les indigènes prétendent que ce mont est une colonne du ciel. Ces hommes tirent leur nom de cette montagne : on les appelle en effet les Atlantes. On raconte qu'ils ne mangent pas d'êtres animés et qu'ils n'ont pas de songes.



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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Mer 27 Aoû - 8:45

page 16



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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Lun 1 Sep - 8:26

page 17

PÉRIPLE D'HANNON

IV196. Les Carthaginois racontent encore ceci : il y a en Libye, au delà des Colonnes d'Hercule, un pays qu'ha-bitent des hommes. Lorsque les Carthaginois arrivent chez ces peuplades, ils déchargent leurs marchandises, les rangent le long du rivage, puis remontent à bord et allument des feux pour faire de la fumée. Lorsque les indi­gènes voient la fumée, ils viennent sur le bord de la mer, placent de l'or vis-à-vis des marchandises et s'éloignent. Les Carthaginois débarquent alors et vont se rendre compte : si l'or leur semble égal au prix des marchan­dises, ils le prennent et s'en vont, sinon ils remontent à bord et attendent. Alors les indigènes reviennent, ajoutent de l'or à celui qu'ils ont mis, jusqu'à ce qu'ils soient d'accord. Ni les uns ni les autres ne sont malhonnêtes : les Carthaginois ne touchent pas à l'or, tant qu'il ne leur paraît pas payer leurs marchandises et les indigènes ne touchent pas aux marchandises avant que les Carthaginois n'aient pris l'or.


PÉRIPLE D'HANNON

Récit du voyage du roi des carthaginois Hannon autour des contrées de Libye qui sont au dela des colonnes d'hercule. il fut gravé sur des plaques sus­pendues dans le temple de Cronos.


1. Les Carthaginois décidèrent qu'Hannon doublerait les Colonnes d'Hercule et fonderait des villes carthagi­noises. Il fît voile avec 60 navires à 50 rameurs, emme­nant environ 30.000 hommes et femmes, des vivres et tout
ce qu'il faut.

2. Après avoir franchi les Colonnes d'Hercule et navi­gué deux jours au delà, nous fondâmes une première ville
qui reçut le nom de Thymiaterion : elle était entourée d'une grande plaine.




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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Lun 1 Sep - 8:28

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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Lun 1 Sep - 8:37

Page 18

PÉRIPLE DE SCYLAX


3. Puis, faisant voile vers le couchant, nous arrivâmes au Soloeis, cap de Libye, hérissé de forêts.

4. Après avoir élevé un autel à Poséidon, nous mîmes le cap au levant pendant une demi-journée et nous arri­vâmes à un lac, situé non loin de la mer, rempli de roseaux nombreux  et élevés ; il y avait là une grande quantité d'éléphants et d'autres bêtes sauvages qui paissaient.

5. A une journée de navigation de ce lac,  nous fon­dâmes sur la côte les villes de Garicon Teichos, de Gytte, d'Acra, de Melitta et d'Arambys.

6. Partis de là, nous arrivâmes au grand fleuve, le Lixus, qui coule de la Libye. Sur ses bords, des noma­des,  les  Lixites, faisaient paître leurs troupeaux.  Nous restâmes  assez longtemps près d'eux pour devenir leurs
amis.

7. Au-dessus de ceux-ci habitaient des Éthiopiens inhos­pitaliers ; leur pays est infesté de bêtes sauvages, isolé par de grandes montagnes, où, dit-on, le Lixus  prend sa source. Il paraît qu'autour de ces montagnes habitent des hommes appelés Troglodytes, qui, suivant les Lixites, sont plus rapides à la course qu'un cheval.



PÉRIPLE   DE   SCYLAX


§ 111. Dans ce golfe se trouvent l'île et le port de Bartas, la ville de Chalcos sur le fleuve, la ville d'Arylon, là ville de Mes et son port, la ville de Sige sur le fleuve et, en avant du fleuve, une île : le grand Cap ; la ville d'Akros et son golfe ; une île déserte appelée Drinaupa ; la colonne d'Hercule en Libye : le cap d'Abyla et une ville sur le fleuve ; en face d'elle, les îles de Gadès. De Carthage aux Colonnes d'Hercule, dans d'excellentes conditions de navigation, on compte sept jours et sept nuits.




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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Lun 1 Sep - 8:46

Page 19

PÉRIPLE DE SCYLAX


112. Si l'on dépasse les colonnes d'Hercule en faisant voile vers la mer Extérieure, et en ayant à sa gauche la Libye, on trouve un grand golfe qui s'étend jusqu'au cap d'Hermès. Car là aussi il y a un cap d'Hermès. Au milieu du golfe, se trouvent la région et la ville de Pontion. La ville est entourée d'un grand lac où il y a beaucoup d'îles. Sur les bords du lac poussent des roseaux, des cyperus, de l'osier et des joncs. Il y a là des oiseaux appelés Méléagrides, que l'on ne trouve nulle part ailleurs, à moins qu'on ne les ait amenés d'ici. Ce lac s'appelle Céphésias ; le golfe Cotes. Il est dans l'intervalle qui s'étend des Colonnes d'Hercule au cap d'Hermès. Du cap d'Hermès s'étendent des chaînes de grands écueils, dirigées de la Libye vers l'Europe ; ils ne dépassent pas le niveau de la mer : ils sont pourtant battus par elle en quelques endroits. Cette chaîne s'étend vers l'autre cap situé en face en Europe et qui s'appelle le cap sacré. Partant du cap d'Hermès, on trouve un fleuve l'Anides ; il se jette dans un grand lac. Après l'Anides, il y a un autre grand fleuve : le Lixos et la ville phénicienne de Lixos ; au delà du fleuve, il y a une autre ville libyenne et un port. Après Lixos, on trouve le fleuve Crabis, un port et la ville phénicienne appelée Thymiateria. Partant de Thymiateria, on arrive au cap Soloeis, qui avance beaucoup dans la mer. Toute cette région de Libye est très célèbre et très sacrée. Sur la pointe du cap se dresse un grand autel, consacré à Poséidon. Sur l'autel, sont sculptées des figures d'hommes, de lions, de dauphins ; on dit que c'est l'œuvre de Dédale. Partant du cap Soloeis, on trouve un fleuve appelé Xion. Sur ses bords habitent les Ethiopiens sacrés. Près de là est une île appelée Cerné. La traversée, le long de la côte, des Colonnes d'Hercule au cap d'Hermès dure deux jours. Du cap d'Hermès au cap Soloeis, elle en dure trois ; du cap Soloeis à Cerné, elle dure sept jours. Toute cette traversée des Colonnes d'Her­cule à Cerné est donc de douze jours. Pour ce qui est au delà de Cerné, on ne peut y parvenir, à cause des bas




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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Lun 1 Sep - 8:51

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PÉRIPLE DE SCYLAX


fonds, de la vase et des algues. Ces algues sont larges d'une palme, pointues par en haut et piquantes. Les com­merçants sont des Phéniciens ; quand ils arrivent à Cerné, ils amarrent leurs vaisseaux ronds et se dressent des tentes dans l'île. Ils déchargent leur cargaison et la transportent à terre dans de petites embarcations. Il y a là des Ethio­piens, avec qui ils font des échanges. Ils échangent leurs marchandises contre des peaux de cerfs, de lions de léo­pards, contre des peaux ou des défenses d'éléphants, contre des peaux d'animaux domestiques. Les Éthiopiens se parent de tatouages et boivent dans des coupes d'ivoire. Leurs femmes se parent de colliers d'ivoire ; même pour leurs chevaux, ils ont des ornements d'ivoire. Ces Ethio­piens sont les hommes les plus grands que nous connais­sions ; leur taille dépasse quatre coudées ; certains même atteignent cinq coudées. Ils portent la barbe et ont de beaux cheveux. Ce sont les plus beaux de tous les hommes. Leur roi est le plus grand d'entre eux. Ils sont bons cava­liers, lancent le javelot et sont bons archers. Ils se servent aussi de traits durcis au feu, Les commerçants phéniciens leur apportent de l'onguent, de la pierre d'Egypte, ..., des poteries attiques, des conges. On vend ces poteries à la fête des Conges. Ces Éthiopiens mangent de la viande et boivent du lait, ils font beaucoup de vin de leurs vignes que les Phéniciens exportent. Ils ont aussi une grande ville où vont les vaisseaux des marchands phéniciens. Certains prétendent que ces Ethiopiens s'étendent de là jusqu'en Egypte sans interruption, que cette mer est continue et que la Libye est une péninsule.




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MessageSujet: Le MAROC chez les auteurs anciens   Lun 1 Sep - 9:04

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STRABON


ÉPHORE


Etienne de Byzance.
Garicon Teikhos, ville de Libye, à gauche des colonnes d'Hercule (Éphore, 5e livre).


ALEXANDRE POLYHISTOR


Etienne de Byzance.
Libye, pays aux noms nombreux, suivant Polyhistor : Terre Olympienne, Océanienne, Extrême, Coryphée (le sommet), Hespérie (occidentale), d'Ammon, Ortygie (pays des cailles), Ethiopie, Cyrène, Ophiousa (pays des ser­pents), Libye, Kephénia (pays de Képhée, ancêtre des Ethiopiens), Aéria.
Lixa, ville de Libye, suivant Alexandre Polyhistor, dans le 1er livre des Libyques, du nom du fleuve Lixos.
Gilda, ville de Libye. Nom du peuple : Gildites (Alexandre Polyhistor, 3e livre des Libyques],
Xilia, ville de Libye.


ViTRUVE


VIII, II 18 (Choisy, tome III, p. 73).
Dans la Maurusie, que les nôtres appellent Maurétanie : du mont Atlas sort le Dryis, qui, prenant sa source dans la région septentrionale, arrive par l'occident jusqu'au lac Heptagone et, changeant de nom, est dit [Ni]ger ; puis, à partir du lac Heptabole, coulant souterrainement sous des montagnes désertes, s'épand en traversant des régions méridionales, et se jette dans un marais qui est dit...


STRABON

III 170.
Certains auteurs pensaient que les Colonnes d'Hercule étaient Calpé et Abilyca : c'est la montagne située en Libye en face de Calpé ; selon Eratosthène, elle s'élève sur le territoire du peuple numide de Metagonium.




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