Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 Au MAROC en suivant FOUCAULD.

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 10:52

page de couverture




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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 11:05

présentation




J. LADREIT DE LACHARRIERE

"AU MAROC EN SUIVANT FOUCAULD"

ILLUSTRATIONS DE THEOPHILE-JEAN  DELAYE


PARIS. SOCIETe D’ÉDITIONS GÉOGRAPHIQUES, MARITIMES ET COLONIALES
184, Boulevard Saint-Germain (VIe)
1932





Itinéraire de FOUCAULD au MAROC.




TABLE DES  CHAPITRES

INTRODUCTION .......... 1
CHEFCHAOUEN ou L'ENTRAINEMENT .......... 13
FES, LA GRAND'VILLE .......... 21
TAZA, SENTINELLE INCERTAINE .......... 33
BOUJAD ou LA SYMPATHIE CONFIANTE .......... 41
DE KASBAH TADLA A DEMNAT, ou COMMENT LE VIEUX MAKHZEN ADMINISTRAIT LES BERBERES .......... 55
OUAOUIZERT, OU QUE ALLAH TE PROTEGE .......... 69
DEMNAT-TELOUET-TIKIRT, D'UN BORD A L'AUTRE DU HAUT-ATLAS .......... 81
L'INSECURITE SAHARIENNE .......... 99
Du SAHARA VERS MOGADOR ou L'AMITIE DANS LE PERIL .......... 125
MOGADOR, SIMPLE HALTE, PUIS LA ROUTE BIENTOT REPRISE .......... 145
VERS LES CRETES DU HAUT-ATLAS .......... 163
DERNIERES ETAPES, DERNIERS PERILS .......... 195
CONCLUSION .......... 211
TABLE DES ILLUSTRATIONS .......... 221




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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 11:07

page 1




«   C'est   l'ouvrage fondamental auquel il faut toujours se référer, même maintenant. »
Louis MASSIGNON.

AU large de Gibraltar...
La Méditerranée idéalement calme...
Sur le pont du Nicolas Paquet, en petits groupes, des « Marocains », jeunes et vieux, devisent. La conversation tombe sur les événements du Sud.
- Une chose extraordinaire est de constater qu'aujourd'hui, les meilleurs parmi les renseignements que nous possédions sur le Tafilelt, le Djebel Sagho, la plus grande partie du Sahara marocain oriental, soient encore ceux que Foucauld a donnés il y a quarante-cinq ans. En levant la carte, on le suit pas à pas sur le terrain. On le recoupe, on le vérifie. Le travail commence parfois avec quelque scepticisme. Un itinéraire, des positions établies dans des conditions pareilles!... Pensez-donc. Nous qui opérons cent réglages, multiplions visées, relèvements, etc..., etc..., qui avons produit cette carte, orgueil du Service géographique du Maroc, à laquelle la rue Saint-Dominique elle-même rend hommage! Eh bien, nous complétons Foucauld; nous le précisons parfois dans les détails; jamais nous n'avons à ...


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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:05

page 2



- Au large de Gibraltar : le rocher.

... réformer le labeur de l’humble youdi travaillant au milieu des pires dangers, à l’aide d’appareils peu nombreux et d'une précision... Les personnalités ont changé, mais les hommes, leurs mœurs, leurs habitudes, leurs querelles, leurs alliances, demeurent les mêmes. Le paysage n’a pas bougé d’une ligne, les descriptions de l’explorateur restent vraies autant qu’elles sont complètes.
— Comment Foucauld, voyageant comme il voyageait, a-t-il pu voir tout ce qu’il a vu et noté? C’est vraiment l’explorateur type!
— Sobriété, sincérité, documentation précise et variée, couleur, relief, sa « Reconnaissance » à toutes ces qualités, souvent contradictoires. Un chef-d’œuvre complet et durable que ce livre aere perenius.
— Soit. Ignorez-vous cependant que des travaux récents contestent tels passages de cette « Reconnaissance » et que puisque vous en êtes aux citations certains prétendent que,
... Comme elle a l’éclat du verre,
Elle en a la fragilité.
— En voilà bien une autre! Que Foucauld n’ait pas tout vu, qu’il ait parfois mal vu, que son récit renferme des négligences, des erreurs dont quelques-unes tout à fait inexplicables d’ailleurs, la belle affaire ! Ne suffit-il pas de se rappeler les-quelles l'explorateur ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:07

page 3/4



- Marchands juifs marocains.



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:08

page 5




... voyageait? Et alors ce ne sont pas des très rares taches dont il faut s’étonner, mais bien de la multiplicité des vérités qu’il a recueillies et qu’on a vérifiées par la suite. Foucauld n’a jamais eu l’orgueil — assez sot — de se croire infaillible au sujet du Maroc. Au reste il suffisait de l’entendre; jusqu'à la veille de sa mort, il interrogeait les voyageurs, même les plus humbles, leur demandant par exemple : « Vous revenez du Sous? N’ai-je pas, autrefois, dit trop de bêtises sur Taroudant? » Il est un moyen de contrôle facile : prenez les admirables dessins qui illustrent la « Reconnaissance » ; projetez-les sur les paysages originaux un demi-siècle après qu’ils ont été tracés; ils « collent » exactement aux sites qu’ils représentent. Croyez-moi, même en attribuant à cette exploration le coefficient d’insuffisance inhérent à tout ouvrage humain, elle reste, je le répète, un extraordinaire chef-d’œuvre. Et si actuel, le plus substantiel des guides pour pénétrer et comprendre le Maroc, même aujourd’hui!
— Pourtant le Protectorat...
— Bien sûr la France a façonné le pays ; elle a fait sortir d’un néant anarchique le Maroc, mais elle n’a pu opérer cette création qu’en fonction des éléments existant, de ces éléments que Foucauld a dégagés, catalogués, définis. Vous autres, les jeunes, lisez- vous assez Foucauld avant d’entreprendre une colonne, d’amorcer une organisation?
— Remarquez comment il fixe son itinéraire. D’instinct il se dirige vers les points centraux de tous les problèmes : Chefchaouen, Taza, l’Oued el Abid, le Draa...
— Dites mieux : il a abordé toutes les difficultés de l’exploration marocaine et il a triomphé de chacune d’elles; c’est un beau courage...
— Mais ce n’était pas un équilibriste qui jonglait inutilement avec le danger; son voyage reste justement précieux, par ceci que tout en constituant un admirable tour de force, il est ...


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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:09

page 6




... un tour de force intelligemment utile. Son livre est autre chose qu’un récit d’aventures et un recueil d’itinéraires ; c’est une synthèse complète du Maroc.

*
* *
Prendre Foucauld comme guide au Maroc, le suivre dans la recherche des éléments de cette synthèse, dégager ce qui, dans ce long périple, fut particulièrement dur ou fructueux, montrer comment des observations vieilles d’un demi-siècle bientôt restent actuelles et utiles : c’est peut-être entreprise profitable pour notre Maroc présent. C’est en tout cas exprimer l'hommage qu’ont rendu et rendent chaque jour à l’initiateur, tous ceux, soldats, fonctionnaires, voyageurs, colons qui, en quelque façon, ont poursuivi le but précisé par lui : faire du Maroc le chef-d’œuvre de l’activité coloniale et de l'action civilisatrice de la France.
D’autres ont dit, diront mieux encore, les mérites de l’Ascète, le rayonnement du conducteur d’âmes qui, perdu dans l’infini saharien, entraînait par sa charité efficiente tant d’intelligences lointaines. Les méditations de l’ermite de Tamanrasset enrichissent la pensée humaine. Bientôt des autels s’élèveront, sans doute, à son intercession. Le Maroc n’a pas attendu pour vénérer celui qui l’a si bien connu, si exactement décrit, si sagement apprécié, et qui, chaque jour, l’a voulu français.
On sait les circonstances et les modalités du voyage. Le vicomte Charles de Foucauld, lieutenant de cavalerie démissionnaire, est mordu par l’amour de l’Afrique. Le Maroc, terre alors l’une des plus inconnue, l’attire; il s’attache à l’étudier. Pour préparer son expédition, il fréquente assidûment la Bibliothèque Nationale d’Alger et son conservateur Mac Carthy, l’homme qui connaissait le mieux alors l’Afrique du Nord. Il apprend l’arabe, ...


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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:10

page 7



- Rue d'un mellah du Sud marocain.

... se documente à toutes les sources, fixe sa route. Mais il veut la parcourir à son aise, c’est-à-dire avec la liberté maximum de voir sans être, espère-t-il, trop espionné, suivi, traqué, arrêté. Il lui faut pour cela adopter le déguisement grâce auquel il passera le plus inaperçu. Le stratagème est bon; il a été employé avant lui, non sans succès, et justement au Maroc, par René Caillé par exemple. Aussi longtemps qu’il réussit, il assure au voyageur un accès plus facile dans les contrées hostiles. Considérant le passant comme un des leurs, les indigènes lui font l’accueil bon ou mauvais qu’ils sont accoutumés de se réserver entre eux. Mais que de difficultés et de risques supplémentaires. Découvert, la mort ou, pire encore, la torture, attend l’étranger chrétien qui a voulu forcer l’entrée du domaine de la xénophobie et du fanatisme. C’est pour le moins l’obligation constante de ne pas se trahir par un mot, un geste, alors que l’explorateur est exposé par la nature même de son entreprise à faire des gestes inaccoutumés : instruments inconnus, baromètre, boussole, lunette astronomique, maniés à tous moments ; questions innombrables sur les détails de la route, les mœurs, la politique locale... et cela, malgré les fatigues et dans un isolement complet. L’accomplissement d’un tel dessein prouve une force d’âme, une maîtrise de soi- même extraordinaires.
Après longues réflexions, Foucauld choisit le costume israélite, de l’être le plus méprisé qui soit, mais que ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:11

page 8



- Cavalier.

... son entregent, ses qualités d’intermédiaire, ses ressources, rendent indispensable au musulman. Qui donc fait attention au pauvre juif qui va, la tête baissée, le regard inquiet, tremblant à la moindre alerte, qui supporte sans regimber insultes, brocards, bousculades, à peine certain de trouver un abri auprès de ses frères, cachés dans les mellah (ghetto), dont le Maroc est parsemé. Foucauld revêt donc la calotte noire, la djellaba et les babouches de même couleur ; il laisse sur ses tempes pousser les nouader (cadenettes) traditionnelles. L’élégant hussard est transformé au point que ses camarades passant près de lui, ne le reconnaissent pas. Le rabbin Mardochée Abi Serour, connu pour son séjour au Soudan, l’accompagnera, pour faciliter ses relations avec les indigènes, lui trouver le logis solitaire nécessaire à la mise au net de ses observations journalières et, à l’occasion, lui servir de répondant vis- à-vis de ses pseudo-coreligionnaires.
Foucauld voyagera le plus souvent à pied, relevant sa route pas à pas, notant les indications de sa boussole, de sa montre, de son baromètre. La nuit, caché au fond du mellah, il observera les étoiles pour relever la position exacte.
« Parti d’Oran le 10 juin 1883, il n’y reviendra que onze mois plus tard, pendant lesquels il aura été sans cesse ...



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page 9



- Rue du Mellah de Fès.

... en route à l’exception de quelques semaines de repos à Mogador. Il aura repris, dit Duveyrier dans son rapport à la Société de géographie, en les perfectionnant six cent quatre-vingt-neuf kilomètres des travaux de ses devanciers, et il y a ajouté deux mille deux cent cinquante kilomètres nouveaux.
Il a déterminé quarante-cinq longitudes et quarante latitudes ; et, là où nous ne possédions que des altitudes se chiffrant par quelques dizaines, il nous en apporte trois mille. On ne sait ce qu’il faut le plus admirer, ou de ces résultats si beaux et si utiles, ou du dévouement, du courage et de l’abnégation ascétique, grâce auxquels ce jeune officier français les a obtenus. Il nous avait conquis des renseignements très nombreux, très précis, qui renouvellent littéralement la connaissance géographique et politique presque tout entière du Maroc. »
Ascétique : mot venu sous la plume de Duveyrier; celui-ci, explorateur illustre du Sahara, susceptible d’apprécier, grâce à l’expérience acquise chez les Touaregs, les mérites d’un explorateur et les difficultés d’une exploration, a écrit ce mot-là spontanément. Ascétique : comme la vie de Foucauld va bientôt, sur un autre plan, en faire résonner l’écho. Et combien sur un plan moins ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:13

page 10



- Moukala.

... élevé, ce qualificatif définit bien la condition éminente, informulée parfois par ceux même qu'elle imprégnait au maximum, qui, par delà les intérêts matériels, les considérations individuelles, a valu au Maroc le don passionné et souvent définitif des dévouements par lesquels l’œuvre française s’est accomplie.
Or, ce qui apparaissait alors aux yeux de l'explorateur du Sahara comme une révélation, s’est trouvé confirmé par les constatations opérées sur place au fur et à mesure que le pays s’ouvre sous les efforts pacificateurs de la France. Pour les régions encore mal connues ou insoumises, Foucauld reste le guide, toujours consulté, riche d’informations précises et nettes. Pour les régions organisées et qu’il avait parcourues, il demeure un des informateurs les plus précieux, un de ceux qui a le mieux dégagé les traits caractéristiques des paysages et de leurs habitants.
Pour le Maroc tout entier, son livre constitue la description la plus large, la plus profondément évocatrice, qui ait jamais été tracée, la synthèse la plus délicate et la plus nuancée d’un ensemble disparate et confus, inconnu avant lui.
Nous avons pensé, maintenant que, sans mérite aucun, chacun peut refaire ou presque le voyage de Foucauld, demander à l’explorateur d'être pour tous, une fois encore, un guide averti.
Aujourd’hui, la rapidité, le confort, empêchent l’observation pénétrante. Ascétique, écrivait Duveyrier. Le Maroc est-il aujourd’hui aimé comme autrefois, maintenant qu’ont disparu risques, inconfort? Cette passion-là comme d’autres requiert des sacrifices. Existent-ils encore? Sont-ils suffisants?



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:14

page 11



- Chkara, gibecière.

On va trop vite pour éprouver autre chose qu’une impression superficielle et vague; on sacrifie trop à ses aises pour entrer en contact direct avec les réalités. Et celles-ci déjà déformées par la civilisation même que nous avons apportée, n’apparaissent que couleur locale pour retenir l’attention et voilent d’oripeaux pittoresques et les traditions qui continuent et les progrès qui s’affirment déjà.
Foucauld n’a pas vu un Maroc frelaté. Nul mieux que lui n’est susceptible de conduire au cœur des problèmes qui dominent encore l’existence du pays. Les difficultés mêmes rencontrées par lui soulignent les transformations accomplies par notre labeur. Il a peiné et souffert pour connaître ce pays. Qui donc a pu décrire ce Maroc mieux que celui qui l’avait aimé au point de se sacrifier pour lui à toute heure pendant de longs mois et souvent au péril de sa vie.
Rentré en France, l’explorateur avait commencé à mettre ses notes au point : long travail qui devait durer jusqu’au début de 1887. L’année suivante, le volume paraît en librairie sous le titre : Vicomte Ch. de Foucauld. Reconnaissance au Maroc, 1883-1884, ouvrage illustré de quatre photogravures et de cent- un dessins d’après les croquis de l’auteur. Un atlas, contenant vingt-deux cartes, complète le texte.
Ici, sans suivre le voyageur dans tous les méandres de son itinéraire, on a choisi les étapes les plus caractéristiques pour présenter l’ensemble du Maroc d’après ses multiples aspects. On s’est borné à remettre dans l’ambiance locale, à relier d’un simple lien, ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Mar 15 Juil - 12:15

page 12




... chaque épisode dont la modestie de l’auteur avait diminué l’importance.
Pour le reste (1), c’est Foucauld qui parle.

(1) -  Les emprunts à la « Reconnaissance », sont soulignés ici par des caractères italiques. On leur a conservé le style direct et les suppressions nécessitées par allègement de l’ensemble ont été indiquées par des points. Ces citations nombreuses ont été autorisées avec la plus cordiale amabilité par M. Guillaume Grandidier et par M. P. Bourdarie, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences coloniales, auquel le Père de Foucauld avait confié le soin de s’occuper d’une réédition éventuelle de la « Reconnaissance » (cf. la communication faite à l’Académie des Sciences coloniales le 11 juin 1923). Qu’ils soient tous deux remerciés ici de leur amical empressement.

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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Jeu 17 Juil - 6:50

page 13




CHEFCHAOUEN OU L'ENTRAINEMENT

JE débarquais à Tanger le 20 juin 1883...
C'était la caïda, l'habitude, au reste logique. Tanger, porte du Maroc... Il a fallu tant d'avatars pour réformer la géographie.
N'ayant rien de nouveau à glaner à Tanger, peu soucieux qu'il était de goûter les charmes de la vieille cité, le voyageur n'a cure que du bled. Un premier but : Tétouan. But classique mais va-t-il s'y arrêter? Il a mieux à faire, s'enfoncer davantage dans le pays. Justement, l'inconnu se dresse tout près. En route...
Autant Tétouan était accueillante, autant, quelques cinquante kilomètres plus au sud, Chefchaouen (1) était inhospitalière : contrastes fréquents dans ce Maroc morcelé par la nature et par les hommes.
Chefchaouen, Ech Chacun, les cornes, ainsi nommée parce que la ville s'adosse au double sommet du Djebel Mzedjel, était ...

(1) Ce prélude de Chefchaouen est un des rares passages dont l'exactitude a été contestée notamment dans une étude récente faite par un officier espagnol, le commandant Cortillo, au lendemain de la prise de la ville. Il serait injurieux pour la mémoire de Foucauld de ne pas signaler des mises au point qui font d'ailleurs ressortir en contraste la valeur de sincérité générale dont témoigne toute la « Reconnaissance ».



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Jeu 17 Juil - 6:51

page 14



- Chefchaouen au pied des hautes cimes.

... réputée inaccessible pour quiconque n'était pas musulman. Aucune difficulté de route n'en défendait pourtant les approches. Beaucoup de montées, beaucoup de descentes, un terrain généralement pierreux, mais de passage difficile point. Seul le fanatisme des Chouani en interdisait l'accès. Un voyageur comme Foucauld ne pouvait choisir pour s'entraîner un objectif plus difficile, plus attirant. Une longue tradition alimentait la xénophobie d'une ville qui devait son origine à cette xénophobie même, puisque de fondation relativement récente, — elle date de la fin du XVe siècle, — elle avait été conçue comme une espèce de fort d'arrêt destiné à briser la pénétration des Portugais installés alors à Ceuta et s'infiltrant vers l'intérieur par le sillon de l'oued Laou.
Le point stratégique était occupé par des personnages qui se réclamaient de la plus noble des origines, par des chorfas, c'est-à-dire des descendants directs du prophète Mohammed et qui plus est, des Chorfas Idrissites dont l'ancêtre Moulay Idris I avait fondé au Maroc la première dynastie musulmane au IXe siècle... Chassés de Fez au Xe siècle, les Chorfas Idrissites s'étaient répandus dans le pays et particulièrement dans les massifs septentrionaux du Rif et des Djebalas, constituant autour d'eux des noyaux d'irréductibles parmi les frustes Berbères qui trouvaient dans ces ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Jeu 17 Juil - 6:53

page 15



- Tanger.



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Jeu 17 Juil - 6:54

page 17



- Sabre marocain.
- Fusil des Chouani.


... querelles un aliment à leurs propres dissentiments. L'endroit était particulièrement bien choisi car il commandait tout le pays de Ceuta, sur la Méditerranée, à Arzila, sur l'Atlantique. Il devait donner naissance à un de ces petits Etats rudimentaires tantôt fiefs dans la mouvance d'un puissant sultan maître de Fès, tantôt manière de principauté indépendante quand, le pouvoir central étant affaibli, surgissaient aux quatre coins du pays la poussée de ces minuscules royaumes. Lors de sa fondation, Chefchaouen avait un rôle spécial à jouer, un rôle de couverture, de fort d'arrêt, dirions-nous. Suffisamment distante de la mer pour échapper à la surprise d'une flotte ennemie, sa position obligeait les étrangers qui souhaitaient s'en emparer à entreprendre une expédition à l'intérieur des terres. Et les montagnards savaient déjà par expérience tous les avantages représentés pour eux, contre une troupe agglomérée, par leur parfaite connaissance du pays, leur endurance et leur mobilité.
La médaille pourtant avait son revers et lorsqu'un sultan fort devait faire rentrer dans l'obédience toutes ces indépendances, il se heurtait à Chefchaouen dont la force de résistance s'accroissait de son rôle de forteresse protectrice de l'Islam maghrébin. Un complexe comme il en est tant au Maroc et dont la fonction dans le passé du pays, semble avoir été d'ensanglanter l'Histoire et de maintenir le désordre. De plus, le sol fertile, les eaux abondantes, faisaient de cette région un centre de richesse vivante que ses occupants, les Akmas préservaient farouchement de toute pénétration étrangère, soucieux qu'ils étaient de ne ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Jeu 17 Juil - 6:55

page 18



- Le donjon de Chefchaouen.

... partager avec personne, pas même avec le sultan du Maroc, le profit de leurs récoltes et de leur commerce. Foucauld n'est que plus attiré par ces obstacles accumulés. Il part de Tétouan avec un seul guide musulman, s'arrête le soir à la limite de la tribu Akmas, se remet en route le lendemain matin à l'ombre d'oliviers séculaires, côtoyant les champs où travaillent de nombreux moissonneurs. Un dernier ressaut montagneux et tout à coup ce labyrinthe cesse, la roche fait un angle; à cent mètres de là, d'une part adossée à des montagnes à pic, de l'autre bordée de jardins toujours verts, apparaît la ville. A six heures du matin, les premiers rayons du soleil, laissant encore dans l'ombre les masses brunes des hautes cimes qui la surplombent, doraient à peine le faîte de ses minarets : l'aspect en était féerique. Avec son vieux donjon ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Jeu 17 Juil - 6:56

page 19




... à tournure féodale, ses maisons couvertes de tuiles, ses ruisseaux qui serpentent de toutes parts, on se serait cru bien plutôt en face de quelque burg paisible des bords du Rhin que d'une des villes les plus fanatiques du Rif.
Le but atteint, il faut se hâter de rebrousser chemin, car l'hostilité se marque déjà contre ces deux étrangers, si humbles pourtant. La calotte crasseuse du Juif qui cache le voyageur ne lui épargne pas les avanies, pas un musulman qui ne le croise sans le saluer d'une malédiction : « Allah iharraq bouk, ia el Ihoudi — Que Dieu fasse brûler éternellement le père qui t'a engendré, Juif! »
II faut partir sans peut-être avoir traversé l'Outa el Hammam au centre de la ville, autour de laquelle se distribuent les différents quartiers de la cité, aperçu les mosquées et les tombeaux vénérés des saints protecteurs, Sidi Ali Ben Rached et Sidi Ahmed ben Yahia, enterrés là depuis trois cents ans.
Il faut partir, et Chefchaouen retombe dans l'inconnu pour nous jusqu'au jour où, trente-sept ans plus tard, les troupes du général espagnol Barrera entreront de vive force dans la ville.
Le 3 juillet 1883, Foucauld vient de réussir l'un des plus difficiles exploits. Il est prêt à entreprendre son magnifique voyage.



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Ven 18 Juil - 6:58

page 21




FÈS,  LA  GRAND'VILLE


Fès, Foucauld est à pied d'oeuvre.
Pour y parvenir la route était relativement facile et sûre. C'est une plaine, couverte tantôt de champs de blé et de maïs, tantôt de pâturages, tantôt de nouara hebila (1), qui s'étend à perte de vue dans les directions de l'ouest et du sud; au nord et à l'est, elle est bornée par une longue ligne de hauteurs bleuâtres, au flanc desquelles on distingue de blancs villages et les taches sombres des vergers.
C'est El Ksar el Kébir. Très mal construite avec ses maisons non blanchies qui lui donnent un air de saleté et de tristesse, c'est la plus laide des villes que j'aie vues au Maroc : elle manque d'eau; on est obligé d'en aller chercher dans les outres à l'Ouad el Qous, à près d'une demi-heure de distance
. Et pourtant le voyageur est retenu là toute une longue journée de samedi passée ...

(1) Les nouara hebila sont de larges fleurs blanches portées par des tiges raides qui atteignent jusqu'à 1 m20 à 1 m40 de hauteur, elles poussent sans culture, très serrées, formant comme de vastes champs blancs; les tiges ont en moyenne 1 mètre à 1m20 d'élévation; elles servent, une fois sèches, à allumer le feu et à faire des huttes grossières. Cette plante n'est propre à aucun autre usage : les animaux ne la mangent point.



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Ven 18 Juil - 6:59

page 22



- Fès et l'arête du Zalar.

... à ne pouvoir rien faire : A-t-on jamais vu au Maroc juif écrire durant le Sabbat? C'est défendu au même titre que voyager, faire du feu, vendre, compter de l'argent, causer d'affaires, que sais-je encore? Et tous ces préceptes sont observés, avec quel soin! Pour les Israélites du Maroc, toute la religion est là : les préceptes de morale, ils les nient; les dix commandements sont de vieilles histoires bonnes tout au plus pour les enfants; mais quant aux trois prières quotidiennes, quant aux oraisons à dire avant et après les repas, quant à l'observation du Sabbat et des fêtes, rien au monde, je crois, ne les y ferait manquer. Doués d'une foi très vive, ils remplissent scrupuleusement leurs devoirs envers Dieu et se dédommagent sur les créatures.
C'est la vallée de l'oued Ouergha aux eaux vertes, poissonneuses, celle du Sebou, dont le fond limité par un double talus en pente raide, autrefois occupé par de maigres cultures, est aujourd'hui transformé en une sorte de Beauce par les efforts de notre colonisation. C'est enfin l'arrivée à Fès qui apparaît d'un col d'où l'on jouit d'un spectacle merveilleux : à droite le Terrats et le Zerhoun; à gauche l'arête rocheuse du Zalar; en avant, bornant toute l'étendue de l'horizon, une ligne confuse de montagnes ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Ven 18 Juil - 7:00

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- Bab Guissa.

... lointaines que dominent la haute cime du Djebel Riata et les crêtes neigeuses du Djebel Béni Ouarain : au milieu de cette ceinture grandiose, au pied même du Gebgeb, apparaît Fès, émergeant comme une île blanche de la mer sombre de ses immenses jardins.
Bab Segma, la porte mérinide voisine du bassin où on lavait les morts, donne accès dans l'antique cité de Moulay Idris.
Foucauld, dans sa hâte d'aborder l'inconnu, ne voulait pas demeurer longtemps à Fès, mais son séjour se prolonge. C'est le mois de Ramadan, le mois de jeûne rituel pour les musulmans, durant lequel tous les projets sont suspendus, et nul ne se mettant en route, aucune caravane ne quitte la ville, aucune garde ne loue ses services. Un mois d'attente.
La cité a été souvent décrite; Foucauld ne veut pas marcher sur des sentiers battus. Il est muet sur les monuments dont d'ailleurs son costume lui interdit d'approcher. Seuls les musulmans ont accès dans le Horm, l'enceinte sacrée qui entoure le sanctuaire vénéré où repose Moulay Idris, le fondateur de Fès. Eux seuls peuvent venir y réciter leur prière,
faire leurs ablutions, dans  la vasque de marbre blanc au milieu de laquelle jaillit en bouillonnant une eau abondante, ou ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Ven 18 Juil - 7:01

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- Lampes de Fès.

... s'étendre pour dormir sous les voûtes du patio. Seuls ils peuvent approcher de la porte ajourée en bois d'arar dont les arabesques proclament la grandeur de Dieu l'Unique, et que baisent avec dévotion au passage, les femmes berbères de la campagne venues à la ville vendre les étoffes tissées par elle, acheter provisions ou bijoux. Aujourd'hui il est facile d'accéder aux abords du lieu saint. Encore convient-il d'y mettre cette discrétion, que le plus élémentaire des savoir-vivre commande au reste. Les touristes parfois l'oublient, qui en sont châtiés par l'éclair de réprobation méritée qui luit dans les regards. La France le sait et l'heureuse coutume s'est instituée pour les visiteurs de marque : Résidents généraux à leur première arrivée à Fès, Président de la République en visite dans le Protectorat... de glisser en riche aumône, une poignée de pièces d'or dans le tronc extérieur de la mosquée.
La foule est dense dans les petites rues, autour des boutiques dans lesquelles s'entassent broderies, fins haïks, babouches brodées, instruments pour tous usages, objets de toutes natures, parfums, victuailles, le thé, le sucre. Fès fait un commerce considérable : elle est le centre où affluent d'une part les marchandises européennes venant par Tanger, de l'autre les cuirs du Tafdelt, les laines, la cire et les peaux de chèvre des Ait loussi et des Beni-Ouarain, parfois même les plumes du Soudan. Les laines, les peaux, la cire sont expédiées par grandes quantités en Europe; les plus beaux cuirs restent à Fès où, travaillés par d'habiles ...



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Ven 18 Juil - 7:03

page 25



- Patio de la medersa Saharij.



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MessageSujet: Au MAROC en suivant FOUCAULD.   Ven 18 Juil - 7:04

page 27



- Souk Semaghrine.

... ouvriers, ils servent à faire des belras, ces coussins, ces ceintures, objets de luxe, qu'on vient y acheter de tous les points du Maroc du Nord.
Les objets d'origine européenne arrivant dans la ville sont nombreux. Une portion de ces marchandises, tout ce qui est passementeries, pierres fines, coutellerie, reste à Fès. Le reste, c'est-à-dire la plus grande part de beaucoup, va alimenter des marchés, de Fès au Tafilelt. Les grands négociants de la capitale envoient des agents, munis de cotonnades et de belras, sur les marchés des Hiaina et des Beni-Mgild ; de plus, ils ont des correspondants échelonnés depuis Sefrou jusqu'au Reteb : ils leur expédient du sucre, du thé, des cotonnades, qui s'écoulent de là chez les Beni-Ouarain, les Ait-Ioussi, les Ait-Tsegrouchen, et chez toutes les tribus de la haute Moulouia et de l'oued Ziz.
D'un autre côté les caravanes qui viennent du Tafilelt apportant des cuirs et des dattes, s'en retournent chargées de cotonnades, de sucre, de thé, de riches vêtements de drap et de belras fines, pour lesquels Fès est renommée, et d'une pacotille de parfums, de papier, d'aiguilles, d'allumettes, de verres et de
...



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