Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 HISTOIRE du MAROC

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:33

page 127


... 1930 un mouvement de 2.500.000 tonnes de marchandises. Son trafic est comparable à celui des plus grands ports français. Les autres ports : Port-Lyautey (Kenitra), Rabat, Mazagan, Safi, Fedala, Mogador et Agadir, voient également augmenter leur trafic.
D'excellentes routes, qui couvrent dans l'ensemble plus de six mille kilomètres, facilitent les transports automobiles, plus développés au Maroc que dans les pays européens.
Un chemin de fer à voie normale fait communiquer Fès avec Tanger, Rabat, Marrakech et Oujda. Ainsi est assurée la liaison entre le Maroc, l'Algérie et la Tunisie. Une partie de cette ligne est déjà électrifiée.
Un service d'avions met le Maroc en relations rapides avec la France (Toulouse), l'Algérie (Oran), le Portugal (Lisbonne), l'Afrique occidentale (Dakar) et l'Amérique du Sud.
Le Maroc agricole, qui compte onze millions d'hectares, en a près de quatre actuellement cultivés. Ce sont les céréales qui dominent ; dans les bonnes années, le Maroc exporte un million de quintaux d'orge, cinq cent mille quintaux de blé, quatre cent mille quintaux de graines diverses. Les progrès de l'irrigation, de la motoculture, augmenteront ces chiffres.
L'extension de la culture des primeurs, des plantations d'olivier, de vigne et de toutes sortes d'arbres fruitiers apporte de jour en jour une richesse plus précieuse.
L'amélioration des diverses races d'animaux contribue aux progrès de l'élevage, qui compte huit millions de moutons, trois millions de chèvres, deux millions de bœufs.
L'industrie se développe rapidement : minoteries, huileries, savonneries, fabriques de conserves de poissons, usines de chaux et ciments, extraction de produits miniers (phosphates pour deux millions de tonnes, houille, manganèse, ...


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Pierre AUBREE
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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:37

page 128



RABAT. Le jardin des Oudaïa.
Ce jardin merveilleux, qui entoure une medersa et une tour de guet, édifiées au XIIIe siècle par les Mérinides, se trouve au pied d'une puissante kasbah, commencée au XIIe siècle sous les Almohades, sur le haut promontoire qui domine l'embouchure du Bou Regreg. Après avoir servi de garnison aux troupes de Yacoub el Mansour, cette kasbah devint le refuge des corsaires de Salé.

... cobalt, plomb, fer, zinc, cuivre). Les phosphates constituent une richesse inappréciable pour le Maroc et le meilleur soutien de son progrès économique. Dans ce pays peu riche en houille, ce progrès sera favorisé encore par l'utilisation des forces hydrauliques (barrages de Si-Saïd-Machou sur l'Oum er R'bia et d'El Kansera sur l'oued-Beth), pour la production de l'électricité. Ces barrages, qui servent aussi à l'irrigation, permettent de fertiliser de vastes espaces.
Le commerce général suit une progression marquée. Il s'est élevé, en 1929, à 3 milliards 780 millions, dont 2 milliards 547 millions aux importations et 1 milliard 233 millions aux exportations. La part de la France a été de 56 % à l'importation et de 44 % à l'exportation. En régression, à cause de la crise mondiale, le commerce extérieur a atteint 2 milliards seulement en 1936.

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:41

page 129


3. L'avenir du Maroc.
Malgré cette régression, ces chiffres ne manquent pas d'éloquence. Ils montrent le succès
de l'effort gigantesque que la France poursuit au Maroc depuis 1912.
Ce pays nouveau, dont l'essor est déjà si plein de promesses, deviendra l'un des plus prospères du monde. Il fournira de plus en plus aux grandes puissances économiques des produits particulièrement recherchés : orge, blé, primeurs, huile d'olives, amandes, coton, alfa, liège, œufs, poissons, moutons, bœufs, laines, peaux, phosphates et minerais divers. Mais le Maroc, pays en pleine période d'organisation, aura longtemps besoin des importations européennes. La mise en valeur de ses richesses, l'utilisation de la houille blanche permettront bientôt aux exportations de dépasser les importations.

4. Le Maroc, pays de tourisme. — Ce déficit de la balance commerciale est d'ailleurs déjà comblé en partie par le mouvement touristique, dont le développement constant apporte des ressources considérables qu'il importe de signaler.
Les visiteurs viennent au Maroc de tous les points du monde, et surtout d'Angleterre, d'Allemagne et d'Amérique. De vieilles villes, une civilisation originale, les progrès de la colonisation attirent en hiver et au printemps de nombreux touristes. Des syndicats d'initiative envoient des brochures de propagande et poursuivent l'amélioration des hôtels et des moyens de communication. La Compagnie transatlantique organise chaque saison des circuits nord-africains, par mer de Bordeaux à Casablanca, et la visite par transports automobiles de toutes les grandes villes du Maroc, avec retour par Alger et Marseille, et parfois même des transports directs de New-York à Casablanca. La circulation automobile est d'ailleurs très active au Maroc et des Compagnies puissamment organisées ...


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:46

page 130


... assurent des communications rapides entre toutes les villes.
On y vient régulièrement par Bordeaux ou Marseille et Casablanca, ou par Port-Vendres-Oran et Oujda, et aussi par l'Espagne et Tanger.
Les touristes qui visitent le Maroc ne risquent pas d'être déçus. Peu de pays offrent autant de pittoresque et de diversité. Le grand port de Casablanca, une ville à l'américaine qui compte déjà plus de 260.000 habitants, leur montrera les installations les plus modernes. A Marrakech, une immense palmeraie entourant une énorme ville de pisé rouge, dressée en avant du magnifique décor du Grand Atlas ; à Rabat, |e site des Oudaïa et du bou Regreg, ainsi que l'admirable point de vue du Palais de la Résidence ; à Meknès, la ville des minarets, en face du balcon du Zerhoun, à proximité des ruines de Volubilis ; à Fès, le moutonnement des maisons entre les vieux remparts et les jardins, le grouillement de la foule dans les souks millénaires ; le Maroc oriental, avec son sol nu et crevassé; les routes elles-mêmes circulant à travers des plaines monotones, des plateaux ravinés ou des montagnes aux crêtes rocheuses et abruptes, présentent les aspects les plus nouveaux et les plus attachants pour le voyageur.
Le Maroc, autrefois repaire de pirates, « où l'on n'entrait que captif et d'où l'on ne pouvait sortir que contre rançon », est devenu maintenant, grâce à la France, un merveilleux pays de tourisme, et l'on peut circuler en toute sécurité dans la plupart des régions.



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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:48

Table des matières



TABLE  DES  MATIÈRES


PREFACE : 5
CHAPITRES
— I. — Les origines : 7
— II. — Les Arabes au Maroc : 18
— III. — Les Idrissides (IXe et Xe siècles) : 23
— IV. — Les Almoravides (XIe siècle) : 30
— V. — Les Almohades (XIIe et XIIIe siècles) : 36
— VI. — Les Mérinides (XIIIe - XVe siècles) : 45
— VII. — La  Renaissance islamique du XVIe siècle et les Chérifs Saadiens (1550-1660) : 53
— VIII.  —  Les Chérifs Alaouites ou Filaliens (aux XVII et XVIIIe siècles) : 61
— IX. — Les relations du Maroc avec l'Europe avant 1830 : 69
— X. — Les Chérifs Alaouites du XIXe siècle  : 78
— XI.  — La crise marocaine (1900-1912) : 87
— XII. — Le Maroc, pays de protectorat : 99
— XIII. — Le Maroc depuis 1914 : 106
— XIV. — L'œuvre colonisatrice de la France : 116
— XV. — Les richesses actuelles du Maroc : 124





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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:53

page 131



TH. STEEG, RESIDENT GENERAI. (1925-1929).
« Négocier plutôt que combattre, attirer les indigènes pour collaborer avec eux, se faire aimer après s'être fait craindre », telle était la formule colonisatrice de M. Steeg, qui a hâté la pacification du Maroc.

LECTURE

LA   PAIX   FRANÇAISE   EN   AFRIQUE   DU  NORD

Steeg le pacificateur, c'est bien le nom que mérite notre ancien Résident général au Maroc, car, si l'on considère son œuvre africaine, on voit en tous lieux se déployer avec une parfaite unité son effort pacificateur. M. Théodore Steeg appartient à l'école des « expansionnistes » français, qui n'admettent pas la colonisation si elle n'est pas justifiée par un apport de progrès et de civilisation, capable de récompenser les indigènes des concessions que, de gré ou de force, ils ont été obligés de consentir. Notre présence sur des terres nouvelles ne se comprend que si nous savons mettre en valeur, pour le bien commun de l'humanité, tout un ensemble de richesses morales et matérielles.
Dans son livre La Paix française en Afrique du Nord, M. Théodore Steeg montre avec clarté que son constant souci a été d'assurer un sort meilleur aux populations algériennes et marocaines qui nous sont confiées, et de les engager dans les méthodes régénératrices propres à accroître l'essor de leur pays.

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:59

page 132


« L'élan est donné, affirme M. Théodore Steeg dans la préface de son livre. Un instrument économique de rajeunissement et de recréation multipliant les produits, les variant surtout, rénovera le pays dans sa figure morale comme dans son aspect physique. La multiplicité des tâches accomplies avec une meilleure certitude de succès renforcera cette collaboration de tous qui, entrant dans l'ordre naturel des choses, fondera sur l'intérêt collectif la réconciliation ethnique, la pacification définitive des esprits. »
Au Maroc, M. Théodore Steeg a su adapter ses qualités de pacificateur aux nécessités de l'heure et aux problèmes spéciaux du pays. C'était une succession délicate à recueillir que celle du maréchal Lyautey, alors que nous nous battions avec Abd el Krim !
La diplomatie de M. Théodore Steeg s'exerça, néanmoins, de telle sorte qu'il n'y eut pas de conflit et que, gardien fidèle des prérogatives du pouvoir civil, le second Résident général sut accomplir la tâche qu'il s'était fixée en s'associant les chefs de notre armée.
Il leur démontra qu'il importait, selon les principes du maréchal Lyautey, de ne négliger aucune occasion de négocier avec l'adversaire du moment pour l'amener, autant par la force de persuasion que par la force des armes, à cesser le combat. Malgré les emballements de nos « jusqu'au-boutistes » marocains — et l'on peut bien le dire, malgré leurs intrigues, — M. Théodore Steeg — qui voulait terminer la guerre le plus vite possible — se servit avec habileté des émissaires en contact avec Abd el Krim. Il prépara savamment la capitulation du roghi. Il nous épargna, ce faisant, de durs combats et des pertes sanglantes. C'est par les mouvements de dissidence qu'il provoqua dans les tribus, mouvements qui gagnèrent de proche en proche, que M. Théodore Steeg influença le chef rebelle. Celui-ci comprit que la partie était extrêmement compromise, sinon perdue pour lui. Au moment psychologique intervinrent la mission sanitaire, les envoyés officieux de la Résidence, les conseillers subtils qui persuadèrent Abd el Krim de l'inutilité d'une résistance prolongée... On connaît le reste de l'histoire.
Comme le dit M. Théodore Steeg : « II faut, en pays musulman, montrer sa force. Mais, là comme ailleurs, il faut aussi s'ingénier à panser les blessures qu'elle a causées et savoir se faire aimer après s'être fait craindre. » C'est la vraie formule.

François DE TESSAN. (La Dépêche de Toulouse.)




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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 9:03

Carte






Fin de " HISTOIRE DU MAROC " par N. BAYSSIERE


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