Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 HISTOIRE du MAROC

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mar 7 Jan - 10:09

page 102


Aussi est-ce sans hâte qu'il soumet à l'autorité du Sultan des régions de plus en plus vastes. Agadir est occupé en 1913, la région du Tadla au début de 1914. Deux mois avant la Grande Guerre, à la tête de deux colonnes, venant l'une du Maroc oriental, l'autre du Maroc occidental, le général Lyautey entre à Taza, établissant ainsi la liaison entre l'Algérie et le Maroc.

4. La zone espagnole du Maroc. — L'accord signé avec l'Espagne, le 3 octobre 1904, qui déterminait une zone espagnole dans le nord du Maroc, limitée à la ligne de partage des eaux entre le versant méditerranéen et le bassin du Sebou, fut complété par le traité franco-espagnol du 27 novembre 1912. Celui-ci confirma les principales dispositions du premier accord.
L'Espagne cédait à la France toute la vallée de l'Ouergha, ce qui assurait les communications de Fès avec Taza et l'Algérie. Mais nous ne pûmes obtenir la cession du Cap de l'Eau, à l'embouchure de la Moulouya, véritable débouché, cependant, du Maroc oriental et qui en faciliterait l'exploitation. Au sud, le territoire espagnol de Rio de Oro arrivait à l'oued Dra et une enclave espagnole était créée autour d 'Ifni.
Toutes les régions du Maroc comprises dans la zone d'influence espagnole, quoique autonomes, restent soumises à l'autorité du Sultan. Il est représenté par un khalifa, qu'il choisit sur une liste de deux candidats présentés par le gouvernement espagnol. Ce khalifa, résidant à Tétouan, est placé sous le contrôle d'un Haut Commissaire espagnol.
La ville de Tanger formait une zone à régime spécial, qui devait être précisé plus tard.
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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mar 7 Jan - 10:16

page 103



LECTURE

L'ALLEMAGNE  CONTRE  LA  FRANCE  AU MAROC
L'opposition allemande a gêné longtemps notre politique marocaine. Les conventions de 1904 avec l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie, nous accordaient toute facilité pour assurer l'ordre dans l'empire chérifien, mais l'Allemagne, sous prétexte que ces conventions portaient atteinte à ses intérêts économiques, s'était dressée contre notre intervention.
Elle nous déniait le droit d'être à Fès les mandataires de l'Europe pour réorganiser le Maroc. Après la conférence d'Algésiras, elle dut reconnaître la situation privilégiée de la France et de l'Espagne, chargées, au Maroc, de la police des ports. Elle n'en continua pas moins ses agissements et amena la chute d'Abd el Aziz, qu'elle considérait comme trop favorable à la France.
Le nouveau Sultan, Moulay Hafid, devait faire appel cependant à la protection française. Le Maroc avait besoin de soldats pour établir l'ordre et faire rentrer l'impôt, mais il fallait de l'argent pour avoir des soldats. Le Sultan ne pouvait rien sans la France, et, avec Moulay Hafid, notre situation devint la même qu'avec Abd el Aziz.
C'était encore un échec pour la diplomatie germanique au Maroc. L'affaire des déserteurs de Casablanca, en 1908, faillit provoquer une rupture. Mais notre pays montra si bien qu'il ne craignait pas la guerre, s'il ne la désirait pas, que l'Allemagne dut consentir à soumettre le litige à l'arbitrage du tribunal de La Haye, et il apparut bien que la campagne contre la légion avait l'appui officiel de la légation allemande.
La fermeté et la ténacité de notre politique amenèrent une lassitude dans l'opinion germanique. Nos ennemis comprirent qu'ils ne gagneraient rien à l'obstruction et qu'il fallait appuyer leurs prétentions par la force pour aboutir. Mais nous donnions de plus en plus l'impression que nous n'avions pas peur de la guerre et que nous ne reculerions pas. L'Allemagne n'était-elle pas prête à ce moment-là ? Elle préféra chercher une entente et obtenir des facilités en Asie Mineure, où elle construisait le chemin de fer de Bagdad. L'accord de 1909 intervint et stipula l'intégrité du Maroc et une collaboration économique entre les deux puissances.

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mar 7 Jan - 10:22

page 104



- GÉNÉRAL GOURAUD.
Le général Gouraud fut un des meilleurs collaborateurs du général Lyautey, qu'il remplaça comme Résident général quand celui-ci fut appelé au ministère de la Guerre en 1917. Aimé du soldat, parce qu'il l'aimait lui-même, son heureuse tactique inaugura, en juillet 1918, la seconde victoire de la Marne.

Cette collaboration devait porter sur les travaux publics, les chemins de fer et les mines. On s'aperçut bientôt que nos adversaires voulaient pénétrer partout et nous réduire à une sorte de vassalité économique. La rébellion des tribus de la vallée du Sebou obligea le Sultan à demander notre appui pour châtier les rebelles et marcher sur Fès. Cette action fut considérée par nos rivaux comme une mainmise de la France sur le Maroc et les journaux de Berlin se montrèrent de plus en plus agressifs. Après avoir exigé le maintien de l'intégrité et de l'indépendance du Maroc, ils en réclamaient maintenant le partage. « II nous faut Mogador et Agadir », écrivait-on à Berlin. Un navire de guerre allait même mouiller devant Agadir sous prétexte de protéger les intérêts allemands menacés par une révolte dans le Sous.
Lepartage était inacceptable pour nous.
Mieux valait faire la guerre dès ce moment, que de consentir à laisser créer aux flancs de notre Algérie une seconde frontière des Vosges, plus difficile à défendre que la première. La fermeté patriotique de l'opinion française prouva à l'Allemagne que toute pression serait inutile.


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mar 7 Jan - 10:26

page 105


Encore une fois, il fallait, ou faire la guerre, ou négocier pour obtenir au moins des compensations.
C'est à ce dernier parti que se résigna l'Allemagne. Les négociations furent laborieuses. Nos adversaires discutèrent tous nos moyens d'action pour assurer la tranquillité du Maroc. L'accord fut toutefois signé le 4 novembre 1911. En échange de compensations au Congo, l'Allemagne acceptait l'établissement de notre protectorat, mais exigeait toutes sortes de garanties au sujet de l'égalité économique.
C'était une lourde hypothèque. Notre suprématie politique devait cependant nous procurer des avantages commerciaux en augmentant notre influence et en attirant nos nationaux.
Malgré ce traité, les Allemands n'avaient désarmé qu'en apparence. Ils s'efforçaient de gêner notre action politique autant qu'économique, et, dans notre travail de pacification et d'organisation de l'empire chérifien, nous nous heurtions sans cesse à leur hostilité.
Tous les moyens leur étaient bons pour entraver notre œuvre : contrebande d'armes et de munitions, agissements antifrançais dans les tribus.
Depuis dix ans, l'opposition germanique s'était dressée contre nous au Maroc ; elle avait pris toutes les formes, soulevé toutes les questions, et pourtant nous n'avions pas voulu la guerre. Nous comptions l'éviter en discutant nos droits avec vigilance et fermeté et en opposant la franchise et la netteté de notre politique à l'infatuation insidieuse et arrogante des Allemands.
L'autorité, que notre diplomatie obtenait ainsi, groupait autour de nous beaucoup de sympathies, et ce crédit dont nous jouissions dans le monde nous semblait, à la veille même de la Grande Guerre, une garantie de paix.

N. BAYSSIERE. (Le Progrès Marocain,)


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 8:28

page 106



- LE PORT DE CASABLANCA : LA GRANDE JETÉE
La ville européenne, qui s'étale en croissant au bord de l'Océan, enserre la ville indigène, entourée de murailles. A l'extérieur d'un petit port pour les bateaux de faible tonnage, la grande jetée a deux kilomètres de longueur.

CHAPITRE XIII

Le Maroc depuis 1914


SOMMAIRE
Pendant la Grande Guerre européenne de 1914 à 1918, le maréchal Lyautey, en même temps qu'il déjouait toutes les tentatives de l'Allemagne pour soulever le Maroc contre la France, étendait son occupation à la plus grande partie du pays. Le traité de Versailles (1919) a libéré le Maroc de l'opposition allemande. La convention de Paris de 1923, revue en 1928, a organisé le statut de Tanger.
La guerre du Rif, provoquée par Abd el Krim, d'abord contre l'Espagne de 1923 à 1925, puis contre la France de 1925 à 1926, s'est terminée heureusement, grâce à la collaboration de l'Espagne et de la ...

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 8:36

page 107



- UNE KASBAH DANS LE HAUT-ATLAS.
Avec leurs tourelles, leurs remparts, leurs créneaux, leurs chemins de ronde, les grandes kasbahs du Haut-Atlas rappellent les châteaux forts de la France du moyen âge. — Les grands caïds du Sud, à qui elles appartiennent, sont de véritables seigneurs féodaux.

... France. Cette œuvre de pacification a été très habilement conduite par le Résident général Steeg, qui, en 1925,a remplacé le maréchal Lyautey. La défaite et la soumission d'Abd el Krim ont affermi le prestige de la France dans l'Afrique du Nord, et l'avènement du nouveau Sultan Sidi Mohammed, s'est opéré dans le plus grand calme en 1927.

1. Le Maroc pendant la Guerre(1914-1918). - La déclaration de guerre, au commencement d'août 1914, pouvait remettre en jeu toute la question marocaine. Les Allemands avaient compté   soulever  le   Maroc contre la France. Il fut au contraire, un précieux auxiliaire.
Grâce à la fermeté du général Lyautey, le Maroc ne fut nullement troublé. Les positions acquises furent consolidées, les agissements d'Abd el Malek contre le couloir de Taza, ...

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 8:43

page 108



- LE SULTAN MOULAY YOUSSEF (1912-1927).
Le sultan Moulay Youssef s'est toujours montré un fidèle allié de la France, dont il a su apprécier la puissance protectrice. Son loyalisme a facilité la pacification du Maroc.

... de Moha ou Hamou dans le moyen Atlas et d'EI Hiba dans le Sous, tous à la solde de l'Allemagne, furent repoussés par d'incessants déplacements de nos groupes mobiles.
Dans le sud, nos troupes franchissaient, en 1917,le haut Atlas, avec l'appui des grands caïds
et surtout d'El Glaoui; elles dégageaient Agadir et descendaient jusqu'à Tiznit, au pied de l'Anti-Atlas. La même année, les troupes de la région de Meknès faisaient sur la haute Moulouya leur jonction avec celles du sud du Maroc oriental. La dissidence berbère se trouvait ainsi dissociée et incapable de toute action d'ensemble.



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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 8:52

page 109


A l'abri de cette solide armature, le développement économique du Maroc s'est poursuivi durant toute la Guerre, de 1914 à 1918; des routes, des chemins de fer et des ports ont été construits, les cultures se sont étendues et le Maroc est définitivement entré dans la période de restauration qui assurera sa prospérité.

2. Le Maroc après la Guerre.
Le traité de Versailles (1919) a définitivement libéré l'empire chérifien de l'opposition allemande. L'Allemagne ne peut plus gêner l'action colonisatrice de la France et a dû renoncer à tous les droits qu'elle tenait de l'acte d'Algésiras ou des accords de 1909 et 1911.
Le Irailé de Saint-Germain (1919), signé avec l'Autriche, lui impose les mêmes conditions qu'à l'Allemagne dans le traité de Versailles.
La victoire de la France et les traités de 1919 ont donc fait disparaître l'opposition la plus grave à son action civilisatrice. Toutes les nations, excepté l'Angleterre et les Etats-Unis, ont renoncé au régime des Capitulations.
Les zones de dissidence ont été considérablement réduites, depuis la fin de la guerre européenne, grâce à l'action persistante de nos troupes et à l'habileté politique du maréchal Lyautey et de son successeur M. Steeg. La trouée de Taza a été élargie vers le sud, et la ville d'Ouezzane occupée en 1920 par le général Poeymireau, en même temps que des postes étaient créés en face de la zone espagnole du Rif. Il ne restait plus à soumettre qu'un petit noyau berbère, dans le moyen Atlas et les oasis du Tafilalet, avec les pays avoisinants.
Ainsi, quelques années seulement après la Grande Guerre, la France était maîtresse de la majeure partie du Maroc.

3. Le statut de Tanger. — Les négociations, interrompues en 1914 entre la France, l'Espagne et l'Angleterre, ...

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 8:57

page 110


... furent reprises après la Guerre. Elles aboutirent, en 1923 et 1924, à la signature de la convention de Paris entre ces trois puissances. Cette convention ayant été revue, le nouveau statut de Tanger de juillet 1928 donne à l'Espagne la direction de la gendarmerie internationale et d'un bureau mixte d'information franco-espagnol, chargé de surveiller les faits relatifs à la sécurité de Tanger dans ses rapports avec les zones voisines. L'Italie a, comme l'Angleterre, trois membres à l' Assemblée législative qui administre la ville. Cette assemblée est présidée par le mendoub, assisté de quatre vice-présidents (un français, un espagnol, un anglais et un italien). L'Italie participe aussi à la juridiction mixte et sa marine collabore à la surveillance de la contrebande de guerre.
Tout en soumettant la ville au quadruple protectorat de la France, de l'Espagne, de l'Angleterre et de l'Italie, l'on s'est efforcé d'assurer la cohésion entre les divers organes administratifs, de sauvegarder l'autorité du Sultan, représenté par la France, et aussi de maintenir la neutralité de la zone internationale, en temps de paix comme en temps de guerre.

4. L'agitateur du Rif, Abd el Krim.
1° La guerre contre l'Espagne( 1923-1025). Un agitateur, Abd el Krim, ayant soulevé les populations du Rif contre les Espagnols, réussit à les vaincre et leur infligea de grosses pertes de munitions et de prisonniers dans le désastre d'Anoual(1921), où une armée de 20.000 hommes fut anéantie.
2° La guerre contre la France el l'Espagne (1925). Abd el Krim crut pouvoir non seulement faire du Rif un Etat indépendant, mais encore conquérir le Maroc tout entier.
Après ses succès sur les Espagnols, il n'hésita pas, en avril 1925, à jeter ses troupes, organisées à l'européenne et ...


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 9:04

page 111



- HADJ TAMI GLAOUI, PACHA DE MARRAKECH.
L'appui des grands caïds du Sud, qui sont maîtres des passages du haut Atlas et commandent à de véritables armées, a permis à la France d'établir son autorité dans le Maroc méridional avec très peu de troupes régulières. Le plus puissant d'entre eux, Hadj Tami Glaoui, devenu pacha de Marrakech, jouit d'une grande autorité, avec une véritable cour et une armée à sa solde.

... pourvues d'armes modernes, contre les postes français établis sur les rives de l'Ouergha, en bordure de la zone espagnole. Cette agression subite provoqua la défection des tribus. Les villes de Fès, Taza et Ouezzane furent un instant menacées. L'alliance franco-espagnole qui fut conclue permit de réprimer la contrebande des armes, le long de la côte du Rif, et d'attaquer partout à la fois les troupes d'Abd el Krim.
Les flottes françaises et espagnoles, en surveillant la côte méditerranéenne du Rif, empêchèrent le ravitaillement ennemi et protégèrent un débarquement des Espagnols dans la baie d'Alhucemas. Ils purent ainsi s'emparer d'Ajdir, la capitale d'Abd el Krim (octobre 1925). En même temps, ils attaquaient les Djebalas à l'ouest. Les troupes françaises, ...

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 9:15

page 112



- MARÉCHAL PETAIN.
Le défenseur de Verdun et le général en chef des armées françaises durant la Grande Guerre sut, grâce à une préparation savante et méthodique, amener rapidement la soumission d'Abd el Krim.

... commandées par le général Naulin, sous l'autorité supérieure du maréchal Pétain, un des grands chefs de la guerre européenne, rétablirent promptement la situation dans la vallée de l'Ouergha. Les postes français furent repris et les Rifains refoulés dans leurs montagnes.
Dans l'hiver de 1925-1926, les Djebalas demandaient l'aman aux Espagnols et la plupart des tribus rifaines faisaient leur soumission aux autorités françaises.

5. La pacification du Rif. — L'offensive des troupes françaises au printemps de 1926, sous le commandement du général Boichut, amena la prise de Targuist, le dernier refuge d'Abd el Krim, et la soumission du rebelle, qui a été relégué dans l'île de la Réunion.
L'œuvre de pacification fut habilement conduite par le Résident géneral Steeg, qui, en 1925 remplaça le maréchal Lyautey.
La soumission d'Abd el Krim a mis fin à la résistance concertée des tribus rebelles et affermi le prestige de la France dans l'Afrique du Nord. L'avènement du nouveau ...

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 9:22

page 113



ABD EL KRIM.
Devant cette figure sans finesse, mais où la vivacité du regard donne une impression de ténacité et d'intelligence, on comprend l'autorité qu'Abd el Krim sut imposer à toutes les tribus rebelles du Maroc septentrional pour les jeter d'abord contre l'Espagne, ensuite contre la France.

... Sultan, Sidi Mohammed, qui, en d'autres temps, aurait été une occasion de troubles, s'est opéré dans la plus grande tranquillité, le 18 novembre 1927.

LECTURE

UN FRANÇAIS CHEZ ABD EL KRIM

J'arrive à la tente, sur le seuil de laquelle se tient un homme petit, assez gros, qui s'incline et me souhaite la bienvenue : c'est Abd el Krim.
Dans la tente, quatre ou cinq chaises sont disposées en face d'une petite table en bois blanc qui servirait très bien dans une cuisine européenne. Azerkane et moi-même, nous nous asseyons. Abd el Krim, lui, prend place dans un fauteuil derrière la petite table, sur laquelle il s'accoude. Je remarque qu'il boite légèrement. Il a dû suivre le mouvement de mes yeux, car il sourit, et, me montrant sa jambe, m'apprend que c'est un souvenir des geôles espagnoles.
La tente où nous nous trouvons est spacieuse ; elle est doublée intérieurement de cretonne claire. Abd el Krim est vêtu de façon extrèmement simple, très propre, ...


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 9:27

page 114


... un turban d'une blancheur éblouissante, une djellaba gris beige, les pieds nus dans des babouches.
Pendant que nous échangeons les salamalecs d'usage, j'examine curieusement cet homme. Il fait bien évidemment un effort pour conserver une attitude hiératique et voiler l'éclat de son regard, mais il est aisé de se rendre compte qu'il y a là une intelligence et une volonté peu communes. On a également l'impression d'une très grande habileté, et la façon dont il conduit la conversation en est la preuve.
Mon premier soin est de remercier Abd el Krim du geste d'humanité qu'il a eu en me laissant venir secourir prisonniers français, prisonniers espagnols, prisonniers indigènes. Il m'est répondu que latitude complète m'est donnée de visiter tous les prisonniers, de quelque race et de quelque nationalité qu'ils soient. Je leur ferai les distributions que je croirai devoir leur faire. Je pourrai acheter sur place pour eux ce qu'il me sera possible d'acheter et l'autorisation m'est accordée de prendre toujours les photographies que je voudrai.
Abd el Krim s'excuse de me recevoir aussi simplement : « Nous sommes, me dit-il, dans le Rif et il ne faut pas t'attendre à y trouver des palais comme à Paris. »
Je lui fais un plaisir évident en lui répondant que j'estime que les pays ne valent que par leurs habitants et non par leurs monuments.
Il est entendu que Si Abdeslem, l'oncle d'Abd el Krim, me donnera la liste de tous les camps où les prisonniers sont internés.
Comme il fallait s'y attendre, la question de la guerre est immédiatement traitée. Abd el Krim m'affirme qu'il y a entre les Rifains et les Français, pour lesquels il éprouve une grande sympathie, un malentendu déplorable, qui peut, à son avis, être immédiatement réglé. Mais il ajoute qu'il croit que nos militaires ne tiennent pas beaucoup à voir ce malentendu se dissiper. Je me récrie très vivement ; je l'assure qu'il est mal renseigné et que tous les Français, quels qu'ils soient, n'ont qu'une pensée : épargner des vies humaines, aussi bien celles des Rifains que celles de nos propres soldats. Abd el Krim reste sceptique et me dit :
— Nous aurons l'occasion d'en reparler.
Nous abordons ensuite la question des prisonniers. Il refuse de lire les lettres que j'apporte pour les prisonniers français, certain, dit-il, que si je les ai apportées, c'est qu'elles ne contenaient rien qui puisse lui nuire.


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 9:33

page 115



- UNE COUTUME MAROCAINE. Les Oulad Arif et leurs taureaux de targuiba.
Cette scène se rapporte à la campagne du général d'Amade en Chaouïa. La tribu des Oulad Arif voulant demander l'aman vient présenter les traditionnels taureaux de targuiba, c'est-à-dire de soumission. Ces taureaux doivent avoir les jarrets coupés, puis être égorgés devant l'autorité à laquelle se soumettent les indigènes.

Et il ajoute finement :
— Dans le Rif, aucune censure.
Il me prévient que je trouverai les prisonniers dans un état peu brillant; il s'en excuse, disant qu'il lui est impossible de les traiter autrement, mais, ajoute-t-il, « ce qui convient à un Rifain ne peut contenter un Français ».
Il m'affirme à nouveau qu'il n'a jamais mis d'opposition à ce que des secours parviennent à nos malheureux compatriotes ; la preuve en est que les Espagnols ont envoyé vivres et vêtements à leurs soldats captifs.
On vient annoncer à ce moment que les caïds des Béni Mestara sont arrivés et tiennent à voir le Sultan. Je me lève aussitôt et prends congé d'Abd el Krim en lui demandant l'autorisation de visiter immédiatement les prisonniers français dont la mechta se trouve à quelque deux cents mètres.
Il m'est répondu que je n'ai plus aucune autorisation à solliciter, qu'elles me sont données une fois pour toutes.
Pierre PARENT. (Mercure de France.)

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 9:37

page 116



- CASABLANCA. La ville européenne.
L'effort français au Maroc n'apparaît nulle part aussi remarquable qu'à Casablanca. Son immense port et la cité moderne qui enveloppe la ville indigène de ses rues animées, de ses larges boulevards où s'élèvent des immeubles grandioses, font l'étonnement des visiteurs.

CHAPITRE  XIV

L'œuvre colonisatrice de la France


SOMMAIRE
C'est pour assurer l'ordre au Maroc et pour développer ses richesses, que le protectorat français a été établi. Les routes, les chemins de fer, les ports, la colonisation ont transformé et enrichi ce pays. Les indigènes, secourus dans les dispensaires, instruits dans les écoles, assurés d'une administration régulière et d'une vie paisible, apprécient de plus en plus les bienfaits apportés par la France. La résurrection du Maroc a été appelée « un prodige africain >>.

1. Le Maroc depuis le protectorat. — La France n'est pas venue au Maroc dans un esprit de conquête. Elle a voulu ...

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 11:25

page 117



- M. LUCIEN SAINT. Résident général du Maroc (1929-1933).

... empêcher les luttes intestines pour mettre en valeur ses richesses et assurer la tranquillité de l'Algérie.
Le maréchal Lyautey, le premier Résident général, se consacra à cette œuvre avec le même génie que le maréchal Bugeaud en Algérie. Il aurait pu prendre la même devise que ce dernier : « Ense et aratro » (par l'épée et par la charrue). Il avait à vaincre de gros obstacles, dans un pays sans sécurité, qui n'avait ni ports, ni routes, ni chemins de fer.
Son successeur, M. Steeg (1925-1929), s'est efforcé, par des moyens pacifiques, de rallier à l'autorité du Sultan les dernières tribus insoumises.
Après lui, le Résident général Lucien Saint (1929-1933), en suivant la même politique, a fait encore reculer les limites de la zone de dissidence. La pacification complète ...

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 11:29

page 118



- LE GÉNÉRAL NOGUES Résident Général du Maroc
Faire aimer la France, en améliorant le sort de la population marocaine, tel est le but essentiel de la politique du Général Noguès.

... s'est achevée en 1934, grâce à l'activité du général Hure, commandant supérieur des troupes, lorsque M. Henri Ponsol était Résident général.



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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 11:33

page 119


2. La transformation du Maroc.
M. H. Ponsot (1933-1936), par des accords commerciaux et une politique d'économies, s'est attachée réduire les funestes effets qu'une crise mondiale sans précédent faisait supporter au Maroc. Par une politique d'action méthodique et de réalisations hardies, M. Pegroulon, puis le général Noguès, ses successeurs en 1936, ont réussi à raviver l'activité économique du pays. Cette activité a été facilitée par le rétablissement de l'ordre, l'afflux de nombreux colons et l'emploi des capitaux français. Les routes, les chemins de fer, les ports ont complètement transformé le Maroc ; l'agriculture est florissante, l'exploitation des mines de phosphates procure une richesse de premier ordre et le commerce se développe très rapidement.
C'est un grand pays d'avenir dont la France a brisé l'isolement séculaire, en même temps qu'elle lui apportait tous les bienfaits de la science moderne.

3. La colonisation européenne. — Depuis l'établissement du protectorat français, la population européenne au Maroc s'est énormément accrue : de 10.000 âmes qu'elle était environ, en 1912, elle dépasse actuellement 250.000. La population totale dépasse 6 millions d'habitants. Des villages de colonisation ont été créés, aussi bien dans le Maroc oriental que dans le Maroc occidental. Autour des villes indigènes agrandies, se sont bâties des villes européennes.
Cette population européenne, pour les trois quarts d'origine française, est en général à la tête des affaires.
L'administration du protectorat s'est efforcée et s'efforce d'attirer, par des concessions de terre, des colons pour défricher de vastes espaces, y semer des céréales, planter de la vigne, des oliviers, des arbres fruitiers, développer la culture des primeurs, améliorer l'élevage.
Le travail incessant de ces colons a permis d'accroître les ...


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 11:39

page 120



- UNE CLASSE CORANIQUE.
La France, respectueuse des coutumes et de la religion des indigènes, a annexé à ses écoles musulmanes une classe coranique où un fquih donne l'enseignement religieux. Les élèves, assis sur des nattes, étudient sur des tablettes de bois.

... échanges entre le Maroc et la France ou les autres pays européens. Le Maroc est devenu pour la France un grand marché d'achat et de vente.

4. La conquête morale des indigènes.
La France, en mettant fin aux guerres perpétuelles entre les tribus, a assuré la tranquillité des indigènes. Elle s'efforce de rechercher et de réprimer les abus dont ils peuvent être victimes, et d'établir parmi eux l'ordre et la justice.
Mais la France ne veut pas s'en tenir là. Elle veut gagner l'affection des indigènes, en les instruisant et en leur prodiguant ses bienfaits. Des écoles, tout en assurant le rapprochement moral avec la France, répandent sa langue ; des dispensaires, des hôpitaux permettent de donner des soins aux plus pauvres.

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Mer 8 Jan - 11:42

page 121



C'est par tous ces avantages que la France se fait aimer. Les Marocains voient dans la France une alliée du Sultan, l'aidant à maintenir son autorité dans des régions où, depuis des années, elle ne pouvait plus s'exercer. La résurrection de cet empire, voué longtemps à l'anarchie et à la pauvreté malgré ses dons naturels, et subitement devenu paisible et prospère, a été appelée « le prodige africain ».

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 6:53

page 122



- MARECHAL LYAUTEY. Résident général de France du 27 avril 1912 au 10 octobre 1925.
Le maréchal Lyautey a été au Maroc aussi bien un diplomate qu'un soldat. C'est l'animateur qui a su faire surgir un empire splendide dans un pays dont la décadence semblait irrémédiable.

LECTURE

UNE OEUVRE

L'histoire se plaira à célébrer les admirables qualités du maréchal  Lyautey, ce  soldat-diplomate  qui, après avoir conquis  le Maroc, l'a sauvé pendant la Grande Guerre. Il a merveilleusement compris les conditions locales et su choisir des collaborateurs spécialisés dans les questions musulmanes si complexes et si délicates, de façon à obtenir toujours le maximum de résultats avec le minimum de risques. Au Maroc, on a toujours « gardé le sourire », même à certaines heures graves, et c'était très habile, en face du Marocain, qui ne croit qu'au succès. L'Exposition de Casablanca, puis la série de foires annuelles, faites en pleine guerre, parurent audacieuses et inopportunes à quelques esprits à courte vue ; elles restent une idée géniale du maréchal Lyautey pour ceux qui connaissent toute la portée politique qu'elles ont eue sur l'imagination des indigènes.


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 6:57

page 123


Quel effet de puissance et de richesse leur a produit la France ! Ils ont vu que, malgré une longue guerre, elle pouvait dépenser encore pour des manifestations économiques et qu'elle continuait à expédier des marchandises. Combien de chefs de tribus dissidentes firent à cette occasion des réflexions salutaires ! Assurer, avec notre pénétration commerciale et économique, la vie de nos soldats, n'était-ce pas là une conception digne de tous éloges, maintenant que nous en constatons les magnifiques résultats?
Car aujourd'hui, l'œuvre française au Maroc est bien établie.
Et la grande guerre européenne a eu cette conséquence d'affermir notre domination, non seulement en Algérie et en Tunisie, mais au Maroc même. Les indigènes marocains, en combattant sous nos drapeaux, ont appris à aimer leurs frères français. Désormais, ils ont les mêmes souvenirs et les mêmes espoirs que nous-mêmes. Et c'est encore une habileté du maréchal Lyautey d'avoir tout fait pour la protection des soldats marocains, pour le bien-être des mutilés et des blessés.
Pour beaucoup de Marocains, la France apparaît déjà comme une patrie tutélaire qui exerce sur eux un mirage dont ils ont bien de la peine à se défendre.
Il ne s'agit pas là sans doute encore d'une « fusion de races », mais c'est une pénétration d'âmes et une garantie incontestable d'aspirations communes.
Ajoutons enfin que c'est surtout au maréchal Lyautey que l'on doit cette transformation si rapide du vieux Maroc, qui fait l'étonnement de tous les visiteurs : ces milliers de kilomètres de routes et de voies ferrées, ces ports, ces grandes villes modernes, surgies comme par miracle, ces centres décolonisation répandus dans les régions les plus reculées.
Voilà une œuvre admirable, poursuivie au milieu des pires difficultés par un animateur de génie, et c'est la certitude d'un grand avenir pour notre nouvelle France.

N. BAYSSIERE. (Le Progrès Marocain.)


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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 7:00

page 124



- LE PORT DE CASABLANCA.
Les plus puissants navires de guerre peuvent s'y abriter. On voit, sur cette photographie prise en avion, le cuirassé « Bretagne » évoluer au milieu des bâtiments de commerce.

CHAPITRE XV

Les richesses actuelles du Maroc

SOMMAIRE
Le Maroc s'est enrichi grâce aux bienfaits du protectorat français. Le travail agricole, industriel et commercial, qui se fait aujourd'hui dans la paix, a permis de développer très rapidement les ressources de cet empire dont l'avenir s'annonce des plus brillants. Le Maroc est enfin un pays de tourisme, visité par des voyageurs qui viennent de plus en plus nombreux de tous les points du monde.

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:24

page 125



CASABLANCA. — La Place de France.
C'est le centre des affaires et de la vie de Casablanca, le point de départ des autobus qui vont vers toutes les extrémités de la ville.

1. Le travail dans la paix.
Pour bien mettre en relief les bienfaits du protectorat français, il n'est pas sans intérêt, à la fin de cette histoire du Maroc, d'attirer l'attention sur les résultats déjà obtenus. Grâce à l'action politique, vigoureusement et habilement conduite, la pacification est achevée. Après la soumission d'Abd el Krim, l'occupation française a d'abord été consolidée dans les régions d'Ouezzane et de l'Ouergha, en bordure de la zone espagnole. Au sud de Marrakech, la pénétration vers le Sous et Agadir a été facilitée par la soumission de nouvelles tribus.
La grande zone de dissidence, occupant tout le sud du Maroc, depuis les palmeraies du Tafilalet jusqu'à l'Atlantique, et enveloppant tous les hauts sommets de l'Atlas, a été considérablement réduite de 1930 à 1933. Notre installation sur les deux rives de l'Oued el Abid, affluent de l'Oum er R'bia, et sur l'important nœud hydrographique du ...

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MessageSujet: HISTOIRE du MAROC   Ven 10 Jan - 8:29

page 126



- CASABLANCA. — Un train de phosphate à traction électrique, sur les quais.
Des quais spécialement aménagés pour les phosphates, dans le port de Casablanca, permettent un transbordement très rapide dans les bateaux.

... Djebel Ayachi, a enlevé aux insoumis, en 1931, tous les observatoires d'où ils partaient pour s'attaquer à nos établissements. La conquête du Tafilalet, en 1932, décidée par M. Lucien Saint, Résident général, et accomplie d'après les directives du général Huré, a ôté aux dissidents la possibilité de se ravitailler dans une vaste et riche oasis. En 1933, le général Huré a achevé la soumission du Haut Atlas, et en 1934 celle de l'Anti-Atlas et des régions du Drâ, jusqu'aux confins sahariens.
Ces opérations ont marqué la fin de l'œuvre de pacification que la France poursuivait au Maroc. L'autorité des sultans Alaouites s'étend maintenant sur un Empire chérifien entièrement pacifié, avec des limites qu'ils n'avaient jamais pu atteindre.
Quelques actes de brigandage, dont on aurait tort d'exagérer l'importance, n'ont pas empêché les travaux agricoles de se poursuivre dans une quiétude générale et de s'étendre chaque année à de nouvelles terres de colonisation.

2. L'œuvre économique. — L'outillage économique, qui comprend essentiellement les ports, les routes et les chemins de fer, s'accroît rapidement.
Le grand port de Casablanca, admirablement situé sur les routes de la côte d'Afrique et de l'Amérique du Sud, a eu en ...


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