Ce Maroc bien aimé

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Mémoire de la présence Française au Maroc à l'époque du Protectorat
 
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 Les Kasba du Haut Atlas.

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Pierre AUBREE
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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Lun 16 Déc - 18:35



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Lun 16 Déc - 18:39




LES KASBAS DU HAUT ATLAS
par
M. de Mazières, Président
J. Goulven, Secrétaire
de la Fédération des Syndicats d'Initiative et de Tourisme (ESSI) du Maroc.

Photographies de L. Guillot et M. de Mazières
Dessin de couverture de E. Brindeau.

Edition de la Vie Marocaine Illustrée
Imprimé à Casablanca, aux Imprimeries Réunies de la "Vigie Marocaine" et du "Petit Marocain".





TABLE DES MATIÈRES

Ière PARTIE

DANS LA MONTAGNE BERBERE
CHAPITRE     I. — Des hauteurs de l'Atlas au  plateau du Thibet  7
CHAPITRE   II. — L'Atlas   pittoresque 11
CHAPITRE III. — Villages et maisons de boue 17
CHAPITRE  IV. -- Les Kasba du Haut Atlas 24
CHAPITRE    V. — Dans le Haut Dadès 42

2ème PARTIE

SOUVENIRS ET EXCURSIONS DANS L'ATLAS
CHAPITRE    I. — Chemins  du  Haut   Atlas  et   excursions aux  Kasba  51
1. En pays Glaoua   55
La   vallée   d'Ounila 64
Vers le Dadès et le Drâ 67
2. En pays Goundafa 74
3. La   Kasba  d'Asni 85
CHAPITRE   II. — Routes   actuelles 87

Carte des chemins et Kasba du Haut Atlas.




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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:06

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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:08

page 4


PRÉFACE

par M. Lucien SAINT, Résident Général Je France au Maroc
C'est pour le Maroc une fortune inestimable, à l'heure où ses vastes plaines, ses montagnes grandioses, ses villes peuplées de mystère se détendent enfin dans l'euphorie de la paix française, de trouver les peintres et les écrivains les mieux préparés à comprendre sa nature intime, sa poésie sauvage, le charme d'un passé qui ne meurt pas, les séductions d'une renaissance fertile en surprises merveilleuses.
Un regard promené sur la collection déjà considérable des ouvrages qu'ont publiés depuis vingt ans nos explorateurs, nos soldats, nos romanciers, permet de suivre, avec les progrès de la sécurité, des communications et du bien-être, la découverte des visages multiples et divers de cette terre, où coexistent des tribus pastorales échappées des temps bibliques, des communes de marchands et d'artisans sorties toutes bruyantes d'un Orient haut en couleur, des universités pieuses, conservatrices d'une religion pour toujours fixée, et, vers le Sud, au-delà de Marrakech, aux ...




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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:09

page 5


... portes du désert, les châteaux-forts et les villages clos des dernières populations féodales.
C'est ce dernier aspect du Maroc, le moins connu, peut-être le plus attirant, que MM. de Mazières et J. Goulven font vivre dans les pages de ce livre, et sans doute ne pouvait-on choisir un moment plus favorable pour l'offrir au public d'aujourd'hui.
Des milliers de touristes ont visité le Maroc. Ils en ont rapporté des visions inoubliables souvent une nostalgie si impérieuse qu'ils reviennent flâner dans ses médinas, se mêler à ses foules, rêver dans ses solitudes apaisantes.
Mais bien peu connaissent le pays des kasba où nos routes viennent seulement d'être poussées, à travers les neiges de l'Atlas, au bord des oueds rouges, parmi les ksour, hier farouches, aujourd'hui loyalement soumis au Maghzen.
Si l'on veut retirer d'un voyage dans ces rudes vallées tout le plaisir des yeux et de l'esprit qu'elles peuvent donner ; si l'on veut connaître, approcher les Berbères qui les habitent, il faut lire ce livre écrit par par deux animateurs remarquables du tourisme marocain, dans un sentiment d'amour profond pour le pays et pour les hommes.
Lucien SAINT.




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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:10

page 6



PREMIÈRE PARTIE

DANS LA MONTAGNE BERBÈRE




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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:12

page 7


CHAPITRE I.

DES  HAUTEURS   DE   L'ATLAS AU PLATEAU DU THIBET


Les habitants de Marrakech s'enorgueillissent de vivre dans une cité d'allure soudanaise, au milieu d'une oasis, que protègent, dans une certaine mesure, contre les vents chauds du désert les hautes montagnes de l'Atlas où s'est réfugiée, dans les siècles passés, une curieuse population, communément dénommée berbère ou chleuh.
La réunion d'éléments d'une si puissante originalité, à proximité de l'Europe, les fait envisager avec une grande confiance l'avenir touristique de leur région : il faut reconnaître qu'ils ont raison et nous souhaitons que cet ouvrage aide à la confirmation rapide de tous leurs espoirs et, au seuil de ces lignes, ce nous est un devoir agréable d'exprimer notre gratitude aux soldats et aux pionniers français qui, sans trêve, à la faveur d'un effort incessant, ont ouvert depuis peu au grand tourisme les sites magnifiques du Haut Atlas, poussant même actuellement leur avance jusque dans les vallées de l'extrême sud marocain, jusqu'au Tafilelt aux confins du grand désert saharien, alors que, voici seulement quarante années et moins, nos réputés explorateurs Ch. de Foucauld, R. de Segonzac, Doutté, Ch. de Castries, Brives, etc.... étaient parfois fort mal accueillis en tribu berbère. (1).

( 1 ) Au premier rang de ces pionniers, citons les Services des Renseignements et le Syndicat d'Initiative et de Tourisme de Marrakech.  



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:18

page 8


Qu'on ne cherche pas à voir dans ce livre un travail technique ou une œuvre d'érudition : telle n'a pas été notre pensée. Le but que nous poursuivons est de signaler aux touristes l'existence au Maroc d'une région intéressante par ses paysages, ses habitants, ses constructions d'un genre très ancien quoique, cependant très nouveau pour des hommes d'Occident, et nous prions de ne voir dans les références indiquées en fin de chapitre que le désir de justifier nos allégations en même temps que d'être utiles aux lecteurs qui voudraient consulter sur l'Atlas et les Berbères les sources où nous avons puisé, mais nous le répétons, ce travail n'a pas la prétention d'avoir épuisé la matière, et nous serons satisfaits, si nous avons réussi, d'avoir donné une idée assez exacte du pays.
Il y a peu de mois, une personnalité du corps diplomatique français en voyage d'agrément à Marrakech qui a parcouru le globe au cours de sa longue carrière, exprimait son admiration très vive pour les Kasba., de l'Atlas et, cherchant dans ses souvenirs un terme de comparaison exact, déclarait qu'elles lui rappelaient sans conteste les palais sacrés et les forteresses du Thibet. Elle ajoutait même que par leur style spécial qui ne s'apparente ni aux châteaux ruinés d'Auvergne, ni aux burg du Rhin, ni aux constructions de l'Amérique Centrale, autant que par leur puissance de structure et la force de leurs couleurs, ces Kasba constituaient un véritable enchantement des yeux, une des merveilles de la terre.
Voilà une appréciation de prix pour le tourisme marocain, car un pays qui offre à la curiosité générale quelque chose d'unique au monde pour ainsi dire — étant donné que l'accès du Thibet n'est pas facile pour le grand nombre — possède en soi un trésor inestimable. Mais cette opinion est-elle exacte ? Il ...



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:20

page 9


... semble qu'on ne peut que l'adopter lorsqu'on a lu le livre si captivant que M. David Macdonald a publié récemment sur les pays tibétains.
Là-bas, en effet, sur le « Toit du Monde » à 4.000 et 4.500 mètres d'altitude, la vie se passe tout comme sur nos cols marocains élevés à 2.000 et 2.400 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les routes y sont d'étroits sentiers s'accrochant aux flancs des montagnes en longeant le cours des torrents et empruntés par des bêtes de sommes qui s'obstinent toujours à marcher sur le bord extrême du chemin, près des précipices d'une ou plusieurs centaines de mètres de profondeur. Ces routes, très anciennes, qui ne ressemblent aucunement à celles des pays occidentaux sont jalonnées de caravansérails, de solides et massives demeures de riches ou de masures dont les crevasses sont bouchées à la terre glaise et où les pauvres thibétains mènent une vie qui, ailleurs serait tenue pour toute de misères et de désagréments.
Dans ces sites, où les lamas d'autrefois ont fait preuve d'un coup d'œil merveilleux pour découvrir le grandiose et le pittoresque, s'élèvent des monastères en pierre grossièrement taillée et enduite de boue ou de terre battue, tantôt perchée au faîte de lochers presque inaccessibles, tantôt cramponnés aux pentes abruptes des falaises, tantôt encore blottis dans des vallées bien abritées. Dans les grandes cours de ces monastères s'exéciUent lors de certaines fêtes patronales les danses de lamas, tant goûtées du peuple tibétain et dont certaines, comme celles du « chameau noir », ont une grande célébrité. De ces réjouissances, les gens d'humble condition tirent un courage nouveau, les ouvriers pour tasser les toits uniformément plats qu'ils mêlent de terre, de brindilles et de paille en dansant une sorte de double gigue, blanchir de chaux les murs de terre battue ou les décorer de bordures ...



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:22

page 10


... brunes et de bandes verticales rouges ; les cultivateurs pour retourner avec une charrue primitive de bois leur petit champ entouré d'une murette ou réparer les canaux d'arrosage dès la sortie de l'hiver ; tous pour venir porter aux « commandeurs de forteresse » le montant des impôts et l'argent dont ceux-ci, pour une cause ou une autre, les extorquent jusqu'au dernier centime : la vénalité des chefs de province n'égale que celle des lamas et le pouvoir, dans les forteresses comme dans les palais, est absolu, despotique et corrompu... En est-il autrement dans l'Atlas ? On le verra plus loin et on comprendra par suite qu'un rapprochement entre le Thibet et la montagne berbère peut s'imposer à l'esprit du voyageur qui a visité les deux contrées.
Il ne s'ensuit pas qu'on doive tirer de ces similitudes des conclusions historiques, archéologiques ou sociales favorables à une interpénétration de l'Asie et du Maroc. Celles-ci dépasseraient les prémices générales auxquelles ont doit se borner en pareille matière, à savoir que ie milieu conditionne la façon de vivre des peuples et qu'il n'est guère besoin d'aller chercher au loin des explications très simples toutes proches de soi. Avec cette réserve, nous croyons que cette conformité de traits entre deux pays d'ancienne civilisation est intéressante à noter et justifie ce rapprochement peut-être inattendu mais amusant entre les hauteurs de l'Atlas marocain et l'immense plateau du Thibet.
REFERENCES : David Macdonald. — Mœurs et coutumes des Thibéttins 1936 — Traduction Bilot.



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:26

page 11


CHATITRE II.

L'ATLAS   PITTORESQUE


La Société de Géographie du Maroc, le Syndicat d'initiative et de Tourisme de Marrakech, des peintres, parmi lesquels il faut citer Majorelle, ont beaucoup travaillé à faire connaître par l'image les paysages et les Kasba du Haut Atlas : leur silhouette, grâce à leurs efforts, commence à se vulgariser et leur renommée se propage rapidement. Le Kodak et le pinceau ont joué, à la vérité, plus activement que les livres et, constatons-le, à l'heure actuelle il n'existe pas d'étude d'ensemble sur les Kasba susceptible de guider les touristes. C'est ce qui excusera notre essai : nous avons cherché à combler cette lacune en publiant quelques notions sommaires sans autre prétention que celle d'être de lecture facile. (1).
Tous les touristes sont frappés par la diversité et la grandeur des passages du Haut Atlas. Si dans l'Ourika ils ressentent une forle impression d'isolement, si, dans les vallées étroites et encaissées des Glaoua, des Ouzgita et autres lieux, ils se sentent écrasés, si, dans les défilés, véritables canons, les parois se rejoignent et les entassements de roches éboulées dessinent des voûtes géantes aux arches cyclopéennes, si par endroits les montagnes prennent ...
(1) Aux personnes qui veulent se documenter de façon plus précise sur l'Atlas, ses populations, son organisation sociale, nous recommandons la lecture des deux ouvrages fondamentaux suivants:
Laoust : Mots et Choses Berbères, 1920.
R. Montagne : Les Berbères et le Maghzen, 1930 — Villages et Kasba berbères, 1930.




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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:31

page 12


... à leurs yeux un aspect sauvage ou désolé, avec leurs su*i-mets hérissés de tuyas dressés comme des gibets, si certains passages au bord des abîmes sont infernaux et dignes de tenter le crayon d'un Gustave Doré .tandis que des nuages ou des brouillards s'effilochent sur les sommets couronnés de neige en hiver et au printemps, en revanche que de tranquilles panoramas, daas le Goundafa, ou les villages sont entourés d'amandiers, alors que sur les terrasses en terre bordées de pierres plates sèchent au soleil les grappes d'or des maïs et les piments écarlates; combien Tinmel dans sa petite plaine aux terres fertiles et aux oliveraies généreuses semble agréable et qu'il est doux dans le fond des vallées, où se blottit une forêt de noyers séculaires, d'entendre bruire un éternel torrent. Le paysage est délicieux dit un voyageur : «l'automne a déjà jauni les feuilles des amandiers, des figuiers et des grenadiers; seul l'olivier garde intact son feuillage grisâtre les orangers sont couverts de fruits et, au fond d'une prairie, deux dattiers dressent, sur le fond pelé de la montagne, leurs panaches isolés » Et l'on conçoit que, dans les vallées peuplées de vergers fleuris d'où l'œil remonte des pentes verdoyantes profondément crevassées par des cours d'eau et qui s'élèvent à des amphithéâtres de rochers où s'accumulent les neiges, le sentiment d'un paysage admirable saisisse l'individu abîmé dans la contemplation d'une extraordinaire et puissante nature.
Et cependant, ceci est bien peu de chose en regard du reste.
Certes la montagne d'Afrique n'est pas la montagne d'Europe, et ses flancs pelés, zébrés de multiples hachures rougeâtres trahissent vile sa latitude et son milieu géographique ! Mais la curiosité du touriste ne s'en lasse pas, parce qu'elle est sollicitée ici et là par mille détails qui lui révèlent la vie des montagnards. L'homme qui va, tête nue et rasée, enveloppé dans son long burnous ...



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:33

page 12 b



Kasba de Tagoundaft.


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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:35

page 13


... nous de bure noire bizarrement décoré d'un motif rouge dans le dos, la femme savamment drapée de laine brune que des fibules d'argent attachent à sa poitrine retiennent et captivent l'esprit du voyageur; de suite celui-ci se surprend à imaginer l'existence rude et monotone de ces gens non seulement dans le cadre
sauvage ou gracieux dans lequel on les voit évoluer, mais surtout dans la hiérarchie où ils sont groupés sous l'autorité absolue de leurs chefs. On sent, comme le dit très bien Doutté, qu'aucun d'eux n'aspire à d'autre sort que le sien, qu'aucun d'eux n'a d'espoir de changer de condition et pourtant le calme et le contentement sont empreints sur les visages. Race impénétrable que nous ne sommes pas près de connaître et qui reste si éloignée de nos conceptions occidentales !
Mais à quoi bon philosopher dans l'Atlas ! N'y vient-on pas chercher des sensations fraîches, des impressions nouvelles ? Il faut regarder, sans plus, ce surprenant kaléidoscope africain, et à le regarder bien, on se découvre chaque jour plus d'attachement pour des tableaux vieux comme le monde, pour des gestes enfantins, pour des scènes villageoises ou pastorales qui peut-être paraîtraient quelconques ailleurs. Quelques femmes berbères, par exemple, transportent du fumier. Immédiatement, la couleur locale enchante le touriste. C'est qu'ici, pour ce travail, les femmes se réunissent en commun, et qu'elles soient vieilles ou jeunes, riches ou pauvres, se parent de leurs plus beaux habits de fête, souvent bien saies d'ailleurs, et placent sur leur tête de grands paniers de « doum » (1) qu'elles ont remplis du fumier du village. En chantant, elles descendent apporter l'engrais à Ions les minuscules champs qui bordent le ruisseau. Et ceci constitue une scène ravissante que l'on demande au kodak de conserver.
(i) Palmier nain.



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:39

page 14


Autre vision champêtre ! Le travail féminin, collectif eo pays berbère, est toujours amusant à observer. En voie? une description qui prend tout son charme si on la place dans son cadre, an site de gorge : « Nous sommes là près d'un petit champ d'orge que l'on moissonne ; des femmes esclaves, en longues files, descendent de la maison du Caïd, traversent le lit de la rivière, gravissent l'escarpement de la rive opposée où nous sommes campés et passent près de notre tente. Elles vont aux champs où les hommes coupent les chaumes à la faucille et chantent des chansons en leur honneur : ce sont des mélopée» dont le rythme est souvent difficile à saisir et qui ont un accent de douceur et même de tristesse. Les femmes leurs répondent par des Zer'arit c'est-à-dire par des cris gutturaux et stridents qu'il est d'usage de pousser dans les fêtes en signe de joie. Les femmes ployant sous le fardeau des épis blonds vont les emmagasiner à la Kasba et rien n'est plus gracieux que cette théorie de travailleurs dont une bonne moitié sont fort jeunes et qui, toutes ont, dans leurs mouvements et dans leurs attitudes, la simplicité naturelle aux races primitives. >>
II n'est pas nécessaire de multiplier les citations pour laisser deviner l'attrait incessant qu'exercé sur le touriste cette vie berbère si originale et si peu connue ; mais comme l'on sera bien inspiré avant d'entreprendre un voyage dans l'Atlas de se plonger dans les études si riches et si pleines d'intérêt d'un Laoust ou d'un Robert Montagne, ou dans celles de deux excellents géographes : Célérier et Charton, tous des amoureux du Maroc ! C'est un bon moyen de parvenir à comprendre les influences naturelles ou religieuses auxquelles le pays est si profondément soumis, de faire connaissance avec les Saints locaux, nombreux comme en Bretagne, de saisir le sens des tas de pierres, des arbres ...



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:40

page 14 b



Fêtes indigènes en montagne.



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:44

page 15


... magiques, des sources sacrées etc... que l'on trouve partout. L'union d'anciennes "traditions à des cultes naturistes et des rites agraires s'y révèle au plus grand degré et c'est véritablement un régal de l'esprit autant que des yeux d'assister aux feux de joie des fêtes rituelles et aux danses nocturnes si recherchées par les jeunes gens et les jeunes filles, voire même par les familles qui tendent par ce moyen à recréer une unité sociale brisée ou tout au moins relâchée dans le cours des temps (1).
Le spectacle de ces fêtes, on peut le répéter, est l'un des plus attachants du pays berbère ,et le Pacha de Marrakech, qui le sait, ne manque pas de faire donner à l'occasion, par les gens de sa Kasba de Telouet et des villages voisins, quelques danses, dont la plus pittoresque est peut-être celle qu'on appelle le « haouach ».
Cette danse commence à la nuit. Sur la place du village entourée de noyers séculaires un feu a été allumé qu'un homme entretient soigneusement avec des bois résineux qui crépiteront en longues bannières d'étincelles. A quelque distance, le chœur des hommes ; de l'autre côté, les femmes sur un rang, en demi cercle, face à la flamme. Dans la nuit calme la lune se lève et vient éclairer cette scène à la fois gracieuse et barbare où les jeunes filles, il y en a jusqu'à une cinquantaine, vêtue de robes de gaze blanche et les cheveux pris dans un voile de couleur éclatante, conduisent le chant au son des tambourins. « Au milieu de chacun des rangs, se trouvent les poètes qui improvisent. Les danseuses étroitement serrées épaules contre épaules, commencent par une invocation à Dieu, puis chantent en chœur, sur une petite phrase musicale indéfiniment répétée, les vers du poète.
(1) On lira avec plaisir la belle étude de M. Laoust. « Noms et cérémonie des feux de Joie chez les Berbères du Haut et de l'Anti-Atlas dans Hespéris 1921, 1er trimestre.



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mar 17 Déc - 10:48

page 16


Chaque vers est repris et redit par les deux rangs jusqu'au moment où sa réponse est trouvée ; le rythme est donné par deux tambourins, par les battements des mains, un balancement régulier du corps et le bruit des tâtons qui frappent la terre en cadence... Peu à peu le rythme s'accélère, les battements de mains se précipitent sur le thème du dernier vers ; pendant quelques minutes les corps s'agitent en une danse frénétique mais parfaitement cadencée ; puis brusquement, sans un signal, la danse s'arrête dans le plus grand silence ». D'ordinaire, quand la provision de bois qui a servi à éclairer la fête est épuisée, les chants se taisent, le public se disperse et les chanteurs s'en vont par deux ; mais parfois le « haouach » ne cesse qu'à l'aube et chacun se remet alors au travail comme si rien n'était.
A quoi auront servi ces danses villageoises ? A s'amuser ? Oui. mais pas uniquement ; elles sont souvent données dans des petits buts politiques. Sous le signe du feu, des familles ont pu se réconcilier et, dans leur cœur vindicatif, les passions et les vengeances se seront endormies pendant quelques heures, pas plus, car le lendemain peut-être, les discordes auront éclaté si violentes entre les clans que les femmes seules oseront sortir dans les champs et que les hommes ne se dirigeront vers la mosquée que le fusil sur l'épaule. Curieux pays que celui où, en plein vingtième siècle, se sont conservées de telles mœurs et combien il mérite d'être visité et étudié dès maintenant si l'on désire saisir celles-ci sur le vif et dans leur caractère primitif.
RÉFÉRENCES : E. Aubin. — Le Maroc d'aujourd'hui, 1902. page 57.
E. Doutté. — En Tribu, 1914, P. 49-50.
R. Montagne. — Les Berbères et le Maghzen, 1930, p. 238.
R. de Segonzac. — Au cœur de l'Atlas, 1910.



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mer 18 Déc - 8:34

page 17


CHAPITRE III.

VILLAGES   ET   MAISONS   DE   BOUE


Lorsque des cols qui s'élèvent jusqu'à près de 2.500 mètres il a admiré les incomparables panoramas de l'Atlas, lorsqu'il a fini d'assister au spectacle des scènes villageoises, le touriste n'a pas encore épuisé le cycle de l'émerveillement. Là haut, sur les pentes de vallées, souvent au voisinage des plateaux favorables à la vie des troupeaux ou bien au contraire, en bas, au fond de fertiles cuvettes, apparaissent ça et là des groupes de hameaux dont certains sont dominés par des bâtiments aux allures de forteresses. C'est là que se niche le petit urbanisme berbère avec ses villages si simples et rustiques et ses maisons de boue, ses fenêtres à meurtrières ou ses galeries en alvéoles, ses terrasses bordées de pierres plates, sa pauvreté, sa tristesse, ses haies de jujubiers, ses champs liliputiens et ses grisailles qui le fondent dans l'harmonie générale de la montagne, les jours de pluie. Seuls, l'orge, le maïs, les navets, qui pour être sèches pendent en longues guirlandes contre les murs, jettent une note de couleur dans ce paysage morne et terne, qui l'hiver se blanchit sous les flocons de neige, mais ne présente guère alors plus d'animation, sauf à certaines heures. Chaque jour, en effet, les femmes sont obligées de halayer sur les terrasses la neige qui menace éternellement d'enfoncer celles-ci et c'est-là une corvée continuelle qui s'impose pour la protection de ces terrasses, mais qui est amusante à voir : c'est l'heure du vacarme et du caquetage. Aussi avec quelle joie, les beaux jours sont-ils salués et il faut assister vers la fin du printemps ...




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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mer 18 Déc - 8:43

page 18


... ,à l'exode des populations vers les hauts sommets où elles vivront avec les troupeaux dans les pâturages, pour se rendre compte du bonheur qu'elles éprouvent à passer deux mois en pleine liberté, loin des Caïds et des Kasba, n'ayant pour refuge la nuit que « l'azib », un enclos restreint entouré d'un petit mur de pierres sèches qui les protégera contre l'attaque des rapaces. On conçoit que ce camping ancien, — nous n'avons rien innové, — soit plus agréable que la vie de village où tout trahit l'humilité de Ja condition de ses pauvres habitants, à commencer par la maison restée toujours triste en dépit de la variété de plan, de construction ou d'aménagement que l'on peut rencontrer d'une tribu à l'autre. Ces rez-de-chaussée qui servent d'écuries et de cour intérieure, ces portes massives ornées de clous de fer, ces terrasses garnies de broussailles et de terre et supportées par une mauvaise charpente, ces murs de pisé construits au pilon dans un coffrage de bois, ces colonnes et chapiteaux en bois, grand motif d'architecture intérieure dont la forme curieuse fait penser parfois à de l'art nègre, donnent une piètre opinion de l'urbanisme en montagne. Seules, quelques maisons de Cheikh, plus soignées, soulignées de rouge, font saillie dans le bloc incolore de ces modestes maisons qui semblent avoir pris un bain de boue. Quelle existence pour les malheureux condamnés à y vivre, s'ils ne trouvaient dans leur fatalisme d'inépuisables motifs de patiente résignation.
En Algérie, les villages Kabyles avec leurs toits de tuiles sont plus avenants ; ils sont d'ailleurs toujours mieux placés que les villages berbères ; on observe, en effet, que contrairement à la manière des agglomérations de la Kabylie ou du Djurdjura, celles de l'Atlas n'occupent qu'exceptionnellement des emplacements défensifs naturels sur des sommets de pitons : d'habitude, elles ...


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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mer 18 Déc - 8:46


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Un Mellah (guetto juif) du Haut-Atlas.


Dernière édition par Pierre AUBREE le Mar 3 Fév - 19:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mer 18 Déc - 8:53

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... s'étagent sur les pentes des vallées. On explique la chose en disant que dans ce pays où les difficultés d'accès sont très grandes, on a rarement à craindre l'attaque des étrangers. Et cela est vrai, car le plus grand péril vient des luttes intestines. Aussi « l'exposition des maisons au soleil, le voisinage des cultures, les nécessités de l'abri des troupeaux, de la conservation des grains, de l'usage des aires à battre sont pour la fondation des hameaux des circonstances qui l'emportent sur le souci de la sécurité. Seuls les chefs pour se défendre de leur sujets plus souvent que de leurs ennemis se préoccupent d'édifier des enceintes et des tours élevées. »
Bien entendu, la question de sécurité ne se pose pas partout de la même façon. Dans les régions d'accès facile les groupements doivent y veiller davantage et c'est ce qui fait qu'on les voit présenter tantôt l'aspect de véritables petites forteresses aux murs épais et aux meurtrières étroites, tantôt une allure défensive naturelle par resserrement autour de magasins collectifs appelés « agadir » ou « tighremt », tantôt plus simplement une velléité de protection par un entourage de haies de jujubiers et l'édification de tours de guet. Et c'est encore un autre caractère celui-là qu'on trouve aux villages des sommets du Siroua et de l'Anti-Atlas, groupés par cent ou deux cents feux à l'abri de grands magasins-forteresses sis à plus de 2.000 mètres d'altitude. Les gens n'y habitent plus, il est vrai, de façon permanente ; ce sont des villages d'hiver dans lesquels i!s passent la période de mauvais temps  ;  après quoi ils se dispersent par groupes familiaux au milieu des hauts pâturages et cultivent ça et là de misérables champs de seigle et d'orge, attenant à des enclos de pierres sèches qui leur servent de maisons. C'est la transhumance comme dans certaines montagnes d'Europe.

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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mer 18 Déc - 8:56

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Ch. de Foucauld, et après lui Quedenfelt ont été les premiers à signaler l'existence de ces « tighremt », bâtisses lourdes et trapues, si utiles autrefois, au temps de la « siba » (1). Voici en quoi elles consistent d'après le type le plus ancien qui est encore actuellement reproduit. La partie essentielle est constituée par un donjon en pierre qui représente la partie défensive de la maison. Les murs sont également construits en pierres plutôt équarries que taillées disposées en couches horizontales inégales. Des poutres sont encastrées dans ces murs afin de consolider la fragile maçonnerie de pierres sèches, et de rares fenêtres, simplement décorées, donnent sur l'extérieur. A ce donjon s'appuient les corps de bâtiments réunis les uns aux autres par des couloirs et englobant des cours qu'un mur entoure complètement afin de permettre aux gens et aux troupeaux de se protéger en cas de menace. Les murs de ces constructions sont tantôt en pisé, tantôt en pisé et en pierres et servent à soutenir des greniers et des passages en terrasse ; généralement ils sont surmontés de créneaux flanqués de bastions et de tours en troncs de pyramide. La porte d'entrée, unique, se trouve à l'endroit le plus éloigné du donjon. Un escalier, aux marches faites de poutres ou de branchages couverts de terre, mène à une galerie ouverte sur une cour intérieure et à l'appartement des hôtes qui est parfois d'une décoration remarquable, ces motifs décoratifs classiques étant rajeunis par la naïveté de certains artistes dont le plus célèbre est le « Maallem » Mohamed qui, appliquant ses talents de « Tighremt » en « Tighremt » chez les Ait Mgoun, a donné aux maisons de cette région de l'Atlas leur renom de splendeur. Ajoutons que la réserve d'orge ou ...
( 1 ) Guerre. 20



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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Mer 18 Déc - 9:00

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Village Berbère d'Anfegeïn et sa Tighremt à l'écart du village.

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MessageSujet: Les Kasba du Haut Atlas.    Jeu 19 Déc - 12:12

page 21


...de fruits secs, biens précieux du village, se trouve dans la petite pièce supérieure du donjon et que les berbères la défendront âprement si la « tighremt » venait à être forcée par l'adversaire. Dans nos régions pacifiées l'éventualité n'est plus à craindre aujourd'hui et la « tighremt » ne sera bientôt plus de ce fait, qu'une construction archaïque abandonnée à son destin.
Si en effet ces « Agadir » au nom punique et ces « Tighremt » au nom berbère, ont été jadis une institution économique très importante en montagne, elles ont actuellement tendance à se localiser dans le Siroua où l'on en trouve encore en assez grand nombre, toujours flanquées de tours d'angle pour la défense, puisque en cas de guerre, les familles viennent y chercher asile. Par contre, dans les autres régions de l'Atlas, on assiste à la décadence de ces magasins fortifiées depuis que les Sultans en ont rasé sans compter, aussi bien pour châtier les tribus que pour les réduire à l'impuissance. Ceci est bien dans les mœurs maghzeniennes, de même qu'il est dans les mœurs berbères de ne pas reconstruire ce qui est en ruines. D'ailleurs avec la sécurité apportée par la France dans la montagne, chacun garde ses provisions chez soi, et l'on peut dire sans risque de se tromper que l'usage de la « Tighremt » aura disparu dans quelques années.
La vision de ces ruines d'habitations abandonnées donne parfois aux voyageurs l'impression d'un pays désolé, d'un « Empire qui croule » selon l'expression de Doutté. Ceci était vrai, il y a quelques années et s'appliquait surtout à la plaine qui était parsemée de ruines de maisons de Caïds révoqués ou victimes de l'adversité. Aujourd'hui ces « Agadir » et « Tighremt » détruites ont une autre signification : si elles scandent une à une l'agonie des républiques berbères et la disparition ...

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